Anna Karénine de Léon Tolstoï

Quatrième de couverture :

Anna Karénine, très belle femme issue de la haute société où son charme fait l’admiration de tous, est mariée à un fonctionnaire de rang supérieur qu’elle n’aime pas. Elle tombe amoureuse au premier regard d’un brillant mais frivole jeune officier, le comte Alexis Wronsky. Luttant contre cette passion scandaleuse et destructrice, elle finit par s’y abandonner avec un bonheur coupable. Lorsqu’elle attend un enfant de son amant, rongée par sa faute, elle décide d’avouer son infidélité à son mari.

Mais en cette fin de XIXe siècle, dans l’aristocratie de Saint-Pétersbourg et de Moscou, on ne transgresse pas impunément les convenances. Le tragique engrenage se referme alors sur cette âme honnête et droite qui tentera jusqu’à la fin de concilier sa passion et son intégrité.

« Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative. » Vladimir Nabokov

Le second grand roman (1877) de Léon Tolstoï connaît à sa parution un immense succès, alors que la renommée de l’auteur est déjà bien bien établie. Chef-d’œuvre de la littérature russe du XIXe siècle, cette passion sensuelle et tragique qui paraît pour la première fois en France en 1885, marque l’entrée triomphale de la littérature russe dans la culture européenne.

Ma première confrontation avec la plume de Léon Tolstoï. Et je ne suis pas déçus.

Je n’ai pas encore lu Guerre et Paix, je ne pense pas que cela m’empêche de lire et d’avoir lu se gros (plus de 900 pages) livre.

Je le savais, ce livre était hors de ma zone de confort de lecture. J’avais peur de ne pas pouvoir comprendre, de ne pas pouvoir suivre la prose du Monsieur dont j’ai tant entendu parler. Et je l’avoue, rien de tous cela ne m’est arrivé. J’ai adoré la psychologie que Léon Tolstoï insuffle dans ses personnages, la vivacité des dialogues et les réflexions personnelles de l’auteur subtilement disséminées dans son œuvre.

C’est un livre d’amour, un amour impossible à l’époque des Tsars en Russie. Les mœurs, en tous cas dans l’Ouest on complètement changées. J’ai découvert la haute-société Russe du XIXe siècle. Ses coutumes, la place des hommes, des femmes, de tous rangs dans une société qui se questionne, notamment sur le socialisme, le communisme. J’ai l’impression que Tolstoï, mort avant la Révolution Russe, prédit les dégâts du communisme.

Un voyage dans une autre époque, un autre monde presque. Et dire que Anna Karénine a été inspiré par un fait divers, que je ne vous révélerai pas sous peine de vous spoiler, qui a marqué et perturbé Léon Tolstoï. Ce dernier a peiné à pondre cette œuvre mais il l’a fait, et c’est marquant.

Hemingway parlait souvent de ses lectures dans ses correspondances, adorant Hemingway, il me fallait me procurer une œuvre de Tolstoï, voir de quoi il en sortait. Il est facile, après avoir lu ce roman, de comprendre l’affection d’Ernest pour ce grand écrivain russe.

J’imagine Tolstoï, ressemblant à un ermite, avec sa plume et ses feuilles vierges, écrire ses œuvres qui marqueront le monde même encore aujourd’hui. La magie de l’écriture.

Un jour, je vais devoir m’attaquer a « Guerre et Paix », une odyssée m’attends, et je crois devoirs me préparer avant se périple.

Jaskiers

9 réflexions sur “Anna Karénine de Léon Tolstoï

      • Bon du coup j’ai le temps…
        Tolstoï, je n’ai jamais essayé, j’ai lu Dostoïevski (que j’adore), il faudra un jour que je lise ces grands classiques, et celui dont tu parles à l’air énorme et excellent, surtout pour ce que tu décris, l’aspect psychologique et sociétal.
        j’aime beaucoup l’histoire de la Russie, ce pays me fascine. je te recommande les biographies d’hommes et de femmes illustres de Russie écrites par Henri Troyat, tu vas adorer, parce que son écriture est brillante et sans concession. J’adore Henri Troyat (qui d’ailleurs est d’origine russe). Tu as la bio de la Grande Catherine, Tolstoï, ma préférée est celle d’Ivan le terrible…(démentiel)
        Bisous et bravo pour ton article, on sent la passion chez toi de la lecture et des grandes lettres 😉

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      • Merci beaucoup pour les conseils ! Vraiment Tolstoï, c’est quelque chose, la psychologie des personnages et le travail abattu est immense. Je sais que je dois me procurer un Dostoïevski. La Russie est un véritable nid à écrivain talentueux, on va pas parler politique actuelle parce que la situation est triste, mais les russes ont pondu de magnifique œuvres d’art. Quel pays ! Je connaissais pas Henri Troyat, encore un à ajouter à ma liste de lecture à cause de toi !
        Merci encore pour tes mots encourageants !

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  1. Je ne l’ai pas lu. J’aime beaucoup la culture russe. Je ne sais pas si c’est moi, seulement mon sentiment à moi, mais j’ai trouvé qu’il se dégageait des romans lus et des films vus une forme de noirceur et une sensation de froid et d‘humidité. À contrario, les légendes russes, leur cinéma d‘animation qui s’en inspire, sont eux très colorés et pleins de poésie.

    Aimé par 1 personne

    • J’ai, je crois, jamais vu de film ni de cinéma d’animation russe. Je vais me fier à votre avis alors.
      En tous cas, leurs littératures est superbe. Tolstoï, Dostoïevski, Grossman, leurs musiciens sont magnifique, bourrés de talents et d’humanité.
      Merci pour votre commentaire !

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