Une histoire vraie personnelle #1 – Le Monsieur du train

L’histoire s’est passée il y a plus de 10 ans. Je crois. En fait, je pourrai être sur de la date et de l’année mais je n’ai pas envie de vérifier. Pas envie de trop remuer le passé. Je le sais, ça va être quelque chose sur lequel je vais avoir besoin de travailler, mais pas tout de suite… De toute façon cela n’a pas d’influence sur l’histoire vraie que je vais vous raconter.

J’étais en échec scolaire, ou plutôt en décrochage. On parlerai aujourd’hui de « Phobie Scolaire », mais à cette période, on n’utilisé pas vraiment ce terme. On décrivais plutôt cette maladie avec ces phrases : « Ce jeune homme est rebelle.

Ce jeune homme est fainéant. Ne veut rien faire de sa vie. Ce jeune homme va devenir un futur délinquant. Ce jeune va terminer en prison. »

Ce n’est pas moi qui ai dit ça, c’est un juge des affaires familiales.

Mon père m’emmena donc en train passer des « tests » pour la SNCF. Il était tôt, dans un matin glacial, attendant un train pour Paris dans une petite gare de village.

Le train arriva, nous montâmes dans un wagon première classe. Non pas que nous avions l’argent mais parce que mon père étant ancien cheminot nous avions encore quelques avantages.

Nous nous assîmes sur une place avec table au milieu. À côté de nous, un Monsieur métisse, recroquevillé sur lui même semblait plongé dans un sommeil profond. Je jeta un regard amusé à mon père. Je lui chuchota :

« Ça c’est une sieste de gueule de bois »

Il sourit. Il faut dire que la gueule de bois, il savait ce que c’était…

Le train était en marche depuis peut-être trois quart d’heures. Le monsieur se réveil, nous regarde et sourit. Mon père dit :

« – Gueule de bois ?

– Oui ! Je reviens d’une fête avec des amis. On était dans un chalet. Un mal de crâne ! Mais j’en ai vu pire ! »

J’ai souri, par politesse. Et je suis retourné écouter ma musique. À bas volume car je voulais écouter la discutions que mon paternel, toujours très sociable, avait avec ce Monsieur.

Ce Monsieur était grand, costaud, pas gros mais costaud, comme un Hemingway. Il venait, si je me rappel bien, de la Réunion. La discussion n’était pas très interessante, pour moi, l’adolescent « destiné à être une crapule ». Je décida donc de monter le volume de ma musique dans mes écouteurs tout en planifiant comment je pourrai faire un hold-up dans le train pour prouver au juge, se voyant, se médium, qu’il avait raison. J’étais pas malade, j’étais juste un Billy The Kid en puissance !

Jusqu’à ce que mon père me fasse signe d’enlever les écouteurs. Ce que je fis. Billy The Kid écoutait-il son père alcoolique ? J’en sais rien cher lecteur, demandez au juge. Mais moi, ça m’arrivais…

Le monsieur, m’a dit :

« – Et toi garçon ! Tu fais quoi ?

– Bah rien.

– C’est pour ça que tu es là avec ton père ?

– Oui, pour faire des tests.

– Tests de quoi ?

– Pour… en faite j’en sais rien. Lui, je pointai du doigt mon père, m’a presque forcé à aller à se truc.

– D’accord, donc tu sais pas quoi faire et tu te laisse entraîner à ce test loin de ta campagne.

– C’est ça en gros »

À ce moment, j’avais honte. Tous ce que je voulais c’était retourner à ma musique et à mon futur plan machiavélique pour devenir le gangster le plus notoire de tous les temps…

« – Tu as quel âge ?

– 15 ans

– 15 ans ? C’est triste. C’est quoi ton problème avec l’école alors ?

– J’ai pas envie d’en parler. Il y a d’autres gens dans le wagon…

– On s’en fou, de tout façon ils sont loin dans le wagon. Alors dit moi. »

Mon père me regardait curieusement. Cet inconnu allait-il retirer les raisons des problèmes scolaires de SON fils, alors que lui même, le paternel, ne savait plus par quel moyen s’y prendre ?

J’ai inspiré et répondu :

« – J’en ai juste marre. Assis, toujours assis. Obéir, écouter, être sage, surveillé, entouré de jeunes de mon âge sois disant mature comparé au collège alors qui, au final, sont aussi méchants voir plus qu’au collège. J’ai envie d’air. La vérité je veux être le plus loin du lycée possible. J’ai besoin d’air. De me reposer. De rassurer mon corps et mon esprit que je ne vais pas me réveiller encore tous les jours pendant 3 ans à 5 heure du matin à attendre un train qui vient une fois sur deux en retards. Arriver au lycée à la bourre où le motif de « retard de train » n’était accepté que deux fois après c’était heures de colles. Et avec se foutu sac à dos pesant 2 tonnes. On veut faire de nous des citoyens ou des esclaves ? Oui madame. Non monsieur. Si vous répondez, on vous colle. Rien à foutre qu’il n’y ait plus de train à une certaine heure. Vous resterez dans la rue tant qu’à faire ça vous apprendra. Vous vous dites peut-être que je résonne comme un adolescent rebel. Mais j’ai vécus des drames que la plupart des gens ici n’ont pas vécus et par chance, peut être, ne vivront jamais. Au final j’en ai juste plein le cul, je veux être libre.

– De quel drame parle tu ?

– Mon grand frère qui se tue en scooter à 18 ans ? »

Mon père déglutit. Le sujet est difficile pour lui. Mais il voulait que je parle au Monsieur, je l’ai fais.

« – Crois moi ou pas, mais je te comprends me dit le Monsieur. Regarde moi. »

À mon tour de déglutir, à la limite de pleurer. J’ai craché, un peu, de mon mal-être à un inconnu. Je me tourne vers lui et il me dit :

« – On a tous un parcours différent. Moi non plus j’ai pas eu la vie facile. Mais au final, ça m’a construit en tant qu’homme. J’ai vécus et vis encore une vie que j’ai choisis. J’ai été traducteur en Asie dans une zone dangereuse. Je me suis pris une balle dans le bras vois-tu. »

Il remonte la manche de son bras gauche, je crois, et me montre la cicatrice.

Je regarde avec circonspection, carrément ! Une balle ! J’ai devant moi un putain de vrai aventurier ! Encore aujourd’hui je me dis Wow !

« – Est-ce que je regrette d’avoir été la bas me prendre une bastos ? NON. Parce que c’était MON choix ! Les regrets, c’est soit pour les vieillards ou ceux sur leurs lits de morts gamins. Ce qui compte, c’est que TU décide de ce qui est important pour toi ou pas. Des fois, tu va te tromper sur mais ne le regrette pas. Les erreurs c’est la vie. Si on vivez une vie sans erreurs on se ferait sacrément chier non ? »

Il regarda mon père puis moi :

« – Fais tes choix ! C’est ta vie. Pas celle de ton père, de personne. Tu te plante. Tu te relève, tu avance. Tant bien que mal. »

Je reste silencieux. À ce moment, on entend que le bruit hypnotisant du train.

Je me sens… Vide mais en même temps j’ai l’impression de voir plus clair. Mon père reste silencieux. Je regarde mon reflet par la fenêtre, putain, pourquoi on a pas des profs comme ça, des gens qui transpercent votre armure en douceur et vous font comprendre des choses, passer des idées au lieu de prof qui passe sois leurs temps à gueuler, humilier, punir, à réciter leurs cours comme des robots ou les complètements déjantés, à la limite de la folie ou qui se pensent cool ou se comporte comme des demi-dieux, en n’oubliant pas les dépressifs, alcooliques et ceux à la limite d’une crise de nerf. Pourquoi ne pas mettre des professeurs avec du vécus, des êtres humains avec l’expérience de la vie, des gens ouverts, passionné par leurs travailles. Prêt à aider, assister sans bousculer, avec passion et bienveillance. Bien sur, j’ai eu la chance d’avoir des professeurs passionnés par leurs métiers. Ce genre de profs n’ont pas besoin d’élever la voix pour calmer la classe car tous les élèves sont intéressés par le cour. Le lâcher d’endorphines dans notre cerveau est tel que le cour devient un PLAISIR plutôt qu’une tare. Même les cancres se taisent et suivent. Ces professeurs, je les comptes sur les doigts d’une main…

Durant cet instant de silence, après cette leçon du Monsieur, j’ai envie de retourner en cour et d’affronter les difficultés. De faire de mon mieux. De faire mon bonhomme de chemin sans faire attention aux autres. C’est MA vie après tous.

Une discussion reprends entre mon père et le Monsieur. C’est à propos de moi, des choses que j’ai vécus. Je ne veux pas écouter. J’ai vécus ces drames j’ai pas besoin d’entendre quelqu’un les raconter. Je remets mes écouteurs. Cette fois, je vois un futur. Celui que j’ai choisis. Désolé Mr le Juge mais dealer de la drogue, être un gangster, un voyou n’est pas dans mes plans. Ils ne l’ont d’ailleurs jamais été.

Le train arrive à Paris. Nous descendons tous les trois. On se dit au revoir.

Sorti de la gare, j’entends crier mon prénom, c’est le Monsieur qui m’appel et me dit de venir vers lui. Je m’exécute.

« – Jaskiers, serre moins la main. »

Je lui tends une mains, molle, sans conviction.

« – Jaskiers, à partir de maintenant quand tu serrera la main à quelqu’un, tu tends une main ferme, tu sers la main fermement sur celle de ton interlocuteur et tu le regarde droit dans les yeux, quelqu’il ou elle soit. Maintenant recommence. »

Je tends une main ferme, le regarde droit dans les yeux.

« – Tu fera ça à chaque fois que quelqu’un te tends la main à partir de maintenant. Les premières impressions sont importantes. Maintenant je te souhaite bonne chance garçon. Au revoir. »

Il tourne les talons et repart. Sans se retourner.

Je suis bouleversé. Je ne le montre pas, mais ce Monsieur qui part, seul, je l’admire. Quelqu’un de bien encore aujourd’hui, j’en suis sûr…

Avec mon père nous partons directions un bâtiment appartenant à la SNCF. Nous traversons un pont et je m’arrête. J’interpelle mon père et le regarde droit dans les yeux.

« – Papa, j’ai pas envie de passer se test. Cette rencontre était assez. J’ai l’impression que je peux retourner à l’école.

– On n’est pas venus ici pour rien Jaskier. Passe se test et on verra bien ce que la conseillère dira ! »

Je marmonne et proteste… Je cède. Nous arrivons au bâtiment.

La conseillère me fait passer un test sur un logiciel. Logiciel qui ressemble plus à un jeux d’éveil pour enfant qu’un logiciel me permettant de « trouver ma voie ». Le genre de test ou l’on sais où vont mener les réponses. En fin de compte, le test était une excuse pour essayer de me faire inscrire dans un lycée professionnel de la SNCF. « Avec plusieurs débouché à la sortie, mécanicien, aiguilleur ect ect ! » me fait remarquer avec un grand sourire la conseillère.

Je n’ai rien dit. C’était, pour moi, pas du tous ce que je voulais faire. Même le test enfantin qu’elle m’a fait passer prouver que je n’étais pas un « manuel ». D’ailleurs, c’est vrai. Je ne savais rien faire et n’avais aucune connaissance ni intérêt pour tous ça. Je respecte d’ailleurs beaucoup ceux qui font ces métiers car je ne pourrai pas le faire, mes mains ne savent rien faire.

Nous sortîmes de cet entretien sans avoir avancer d’un iota. J’avais encore l’impression, et je l’ai toujours que cette homme dans le train, cet inconnu qui n’était pas payé à me recruter ou à me guider m’a plus aider que ces 3 heures de discutions inutiles avec madame la conseillère avec son test bidon.

Nous en étions, moi et mon père, au même point qu’à l’arrivée. Enfin selon lui, car le Monsieur du train (je ne me souviens plus de son prénom malheureusement) m’a aidé à ouvrir les yeux sur quelque chose d’important. C’est MA vie, et ce jusqu’à mon lit de mort. Si j’ai la chance d’en avoir un…

Depuis se jour, je serre une franche poignée de main avec un regard droit dans les yeux. Et à chaque fois je repense à se Monsieur. J’aimerai tellement le retrouver et parler avec lui, car maintenant je réalise que la vie de se Monsieur était sûrement celle que je voudrai vivre aujourd’hui.

Je profite de cet article que peu de personne vont lire pour le remercier et lui dire que je ne l’ai pas oublié.

Jaskiers

13 réflexions sur “Une histoire vraie personnelle #1 – Le Monsieur du train

  1. Tu l’as fait et rien que pour ça, BRAVO!

    C’est vraiment une histoire touchante. Tu la racontes avec émotions et ça se sent. J’ai beaucoup aimé te découvrir un peu plus malgré la tristesse de certains détails et j’aime beaucoup l’issue. Cet inconnu t’a débloqué une porte de potentiel que tu n’imaginais pas avoir et c’est magnifique. J’espère qu’aujourd’hui dans ta vie, professionnel ou personnel, tu te sens confiant car tu le mérites. C’est un joli chemin parcouru!

    Encore bravo d’avoir osé. Bravo.

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    • Merci beaucoup. J’ai encore beaucoup d’appréhension à penser que j’ai lâché ça dans la « nature ».
      Les rencontres et les voyages, c’est, je pense, une des plus belles choses dans la vie et je l’ai appris à ce moment là.
      Encore aujourd’hui je combat une maladie et comme je peux le lire sur ton blog, des fois ça peux aller et des fois non, c’est pareil pour moi, peut être avec des nuances importantes. Le plus important c’est d’essayer d’avancer. À petit pas au moins…
      Je te remercie beaucoup d’avoir pris de ton temps pour lire et partager ton avis sur l’article, c’est important pour moi !
      J’espère que tu va bien et encore merci !

      Aimé par 1 personne

      • Je comprends, j’ai cette même sensation en racontant mes journées. Je lâche tout de même une grande partie intime de ma vie mais bon, il n’y a pas que du mal partout. Je suis sûre que ton texte parlera à plein d’autres. Et comme tu le dis, avec nos difficultés, le but c’est d’avancer doucement mais sûrement.
        Passe un merveilleux lundi!
        Bisous

        Aimé par 1 personne

  2. Seb,
    Ton texte est très émouvant et surtout sois heureux de l’avoir écrit.
    Tu vois j’ai eu une conversation exactement sur ce que je ressens en te lisant.
    Samedi j’avais rdv avec une personne (on va dire grossièrement « un thérapeute »), et je ne le savais pas mais cet homme a déjà écrit de nombreux ouvrages.
    il m’a dit un truc qui peut t’intéresser ( nous intéresser)
    1-Les français ne lisent pas (ses livres cartonnent à l’étranger 😉 mais pas en France …)
    2-n’écris que ce que tu as besoin d’écrire, ta vérité, c’est quand on ne cherche pas à plaire, qu’on cesse de réfléchir, qu’on touche et qu’on atteint un but, ne parle que de ce que tu connais…
    Sinon on entre dans une douce schizophrénie, on laisse parler un double, mais c’est un jeu dangereux qui ne mène pas loin et qui ne remplit pas, on se perd dans l’imaginaire.
    Je te dis ça parce que je lui disais que j’avais besoin d’écrire des choses beaucoup plus personnelles, moins complaisantes, sur ma vie et mes propres fractures .
    Le problème c’est que j’entends souvent que mon blog fait du bien… du coup je me sens prise au piège du blog qui fait du bien…(je vais peut-être en ouvrir un second…? ça se réfléchit 😉 )
    Je reviens à ton écriture, je trouve que tu te livres avec force et sincérité, j’avais presque l’impression d’entendre cet ado de 15 ans avec la même fraîcheur que si c’était depuis la veille.
    Tu as fait ce jour là une rencontre importante, cet homme t’a fait passer un cap, en quelques mots et avec la puissance de la conscience de l’instant, il était d’une grande clairvoyance, il a su capter vos détresses mutuelles, et vos deuils que vous subissiez et viviez isolément.
    Toi le frère qui vit le trauma de la perte, et lui ton père qui se trouve fendu en deux, que l’absence de ce fils fauché à emporter avec elle un bout de son âme, de sa force, de son intégrité de père.
    En perdant ce fils, ce jour là ton père est un peu mort, c’est comme ça et on ne peut pas le juger.
    je me permets de te dire cela parce que ma mère a perdu sa maman à 18 mois, c’est le drame de sa vie, c’est le drame de notre vie, c’est de là que tout le drame démarre et détruit toute notre vie de famille, et ma relation avec ma mère, qui ne prendra jamais son rôle de mère à bras le corps préférant d’autres sources de bonheurs palliatifs pour combler l’immense trou noir crée par la perte de sa mère.
    Cet homme mystérieux il t’a offert un pont solide, un passage, il t’a fait entrer dans le monde des adultes, il s’est comporté comme un père disponible ancré stable et fort, il a senti que tu étais prêt pour l’entendre, il a répondu à ta sincérité en t’apportant un éclairage et une ressource avec la même sincérité, cash !
    Je t’encourage à aller dans ce chemin, prends simplement le temps, laisse ton esprit se poser à présent. Oublie ce texte, et reviens le voir dans quelques temps. Tu le verras différemment et tu pourras avancer à nouveau en l’étoffant, en apportant de nouveaux éclairages…
    P.S : Je pense que ton père et ma mère avait le même soucis, donc je comprends certaines de tes blessures, crois moi – à ce sujet je ne peux que te recommander le livre suivant qui m’a beaucoup aidé dans ma vie d’enfant d’alcoolique « Quand l’autre boit » de Claude Uehlinger, c’est un livre très important et tu comprendras le pourquoi de ton sentiment de révolte en plus du malheur que tu as subit avec le décès de ton frère).
    je te dis à tout bientôt
    N’hésite pas à m’écrire !
    j’espère que ce que j’écris ne te blessera pas, mais je me permets de t’écrire certaines choses, parce que je sens que je peux te les dire.
    Bisous et BRAVO !!
    Corinne

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup pour ce commentaire, je sais que lire l’article a déjà pris pas mal de ton temps mais m’écrire a dû en prendre encore plus.
      Oui ton blog fait du bien, mais blog tu pour toi, pour ton plaisir, ou pour faire du bien au autres ? Je te vois comme une fine connaisseuse de blog donc je pense que tu trouvera une solution je ne m’inquiète pas là dessus. Ça fais plusieurs blogueurs qui me parlent d’écrire des choses plus personnelles mais qui au final ne le font pas. C’est pas simple, surtout le fait de s’étaler au grand zoo qu’est internet… J’ai de l’anxiété d’avoir posté cette article mais en même temps j’avais envie d’écrire dessus. C’est le fait d’être jugé à cause de se que j’écris qui me donne de l’appréhension…
      Merci pour le conseil de lecture et merci d’avoir parlé de ton expérience. J’ai pas les mots pour te répondre là dessus actuellement car s’est quelque chose qu’il faut que je digère et travail personnellement dessus… Poster ça m’a déjà pris beaucoup de réflexion et comme j’ai écris plus haut, l’anxiété m’assaille même si j’ai beaucoup apprécié l’écrire. J’espère que là dessus tu ne m’en veux pas…
      Ce que je voulais faire passer en filigrane c’était que « voyager » et rencontrer des gens venus d’autres horizons et avec une autre expérience de la vie (comme toi qui partage ton expérience dans ton commentaires), ça aide drôlement. Il y a beaucoup de bonne chose à partager avec des gens que l’on connaît pas ou peu même le temps d’un instant, et le fait de voir d’autres point de vue aide aussi.
      En tous cas encore merci, désolé, mon commentaire n’est pas du tout à la hauteur du rien.
      J’espère que tu va bien et merci pour les encouragements et les conseils !

      Aimé par 1 personne

      • Ton commentaire est tout à fait à la hauteur du mien, prends conscience de ta valeur !
        Tu lis énormément, tu t’intéresses à de nombreuses choses, tu es passionné d’histoire…moi je trouve que l’ado que l’on montrait du doigt et qui inquiétait tout le monde et qui allait mal finir a pris une sacrée revanche, et puis ce garçon aurait beaucoup de choses à apprendre à ses anciens camarades de classe et à ses anciens profs !
        Ne t’excuses pas pour tout pour rien, prends ta place dans ce monde, et si tu as besoin de dire des choses, dis les !
        Le plus important ce n’est pas ce que tu vas dire, mais ce que tu veux dire !
        N’attache de la valeur qu’à ça, et surtout ne crains pas le jugement.
        Qui te juge ? À plus de 80% tu ne le sais pas, parce qu’en face c’est plus le grand vide que le zoo, des gens qui avancent souvent masqués…tu t’en fous complètement, un blog c’est un espace de liberté, et toi tu ne cherches pas à nuire, tu livres simplement ce qui t’anime, ce qui te traverse, ce qui est important et te constitue, ta part de vérité. Et puis, pourquoi ne pas tourner les choses autrement ?
        Peut-être que ce que tu as à dire « fait du bien » 😌Dis toi aussi que tu as de la chance, tu as cette motivation intérieure, ce feu pour écrire et laisser s’échapper et s’exprimer cette plume qui te brûle les doigts, tu as les bons mots pour le dire.
        C’est bizarre qu’on parle de tout ça parce que tu vois moi je suis en ce moment très animée par le désir de faire un livre sur mon histoire mais surtout sur le rdv manqué avec ma mère.
        Est-ce grave ou indécent ?
        Non c’est mon histoire, je n’ai pas d’autre échappatoire que de l’accepter, dois-je en avoir honte ?
        Surtout pas, parce que je ne suis coupable de rien et encore moins responsable !
        Tu as raison de dire que lorsqu’on voyage on fait des rencontres parfois bien étranges.
        Une fois au US j’ai croisé un jeune homme qui s’appelait « Solow », et il m’a raconté l’histoire la plus perchée que j’ai jamais entendu…des ovnis, des agents secrets, un père qui le menaçait de mort, la totale, le deal, sa copine qui voulait plus le voir, sa mère qui priait H24…
        J’ai adoré cette rencontre parce que ce garçon m’a offert une histoire folle et fascinante
        Comme toi ado j’ai rencontré un jour des gens qui m’ont fait beaucoup avancer, je ne les oublierai jamais, ils m’ont parlé comme jamais on ne m’avait parlé avec beaucoup de bienveillance et d’Amour.
        Je vais devoir te quitter, mais sache que c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi !
        Bonne soirée Jaskiers 😘

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    • Merci beaucoup ! Je crois que les rencontres, et les voyages, sont très important pour le développement personnel et ce je crois à n’importe quel âge.
      À nos pères cheminots et à nos poignées de mains ferme !
      Merci pour votre commentaire !

      Aimé par 1 personne

      • Aux voyages en de multiples lieux, en France, Suisse et Grande-Bretagne, grâce aux bons de transports cheminots ont ouverts mon appétit pour les découvertes proches ou plus lointaines.
        De cette première partie de ma vie, j’ai retenu (entre autres) l’odeur de la moleskine des banquettes, des transports la nuit et du goût des sandwichs au jambon de la pause repas pendant le trajet de ma province vers Paris. 😉

        Aimé par 1 personne

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