Qui de l’Homme ou de l’animal… | Zombie

https://youtube.com/watch?v=6Ejga4kJUts

Another head hangs lowly
Child is slowly taken
And the violence, caused such silence
Who are we mistaken?

But you see, it’s not me
It’s not my family
In your head, in your head, they are fighting
With their tanks, and their bombs
And their bombs, and their guns
In your head, in your head they are crying

In your head, in your head
Zombie, zombie, zombie-ie-ie
What’s in your head, in your head
Zombie, zombie, zombie-ie-ie, oh

Do, do, do, do
Do, do, do, do
Do, do, do, do
Do, do, do, do

Another mother’s breaking
Heart is taking over
When the violence causes silence
We must be mistaken

It’s the same old theme
Since nineteen-sixteen
In your head, in your head, they’re still fighting
With their tanks, and their bombs
And their bombs, and their guns
In your head, in your head, they are dying

In your head, in your head
Zombie, zombie, zombie-ie-ie
What’s in your head, in your head
Zombie, zombie, zombie-ie-ie
Oh oh oh oh oh oh oh, ay, oh, ya ya

Source:slate.fr

Jaskiers

Innocents | A Hard Rain’s A-Gonna Fall

Source gif : Pinterest

https://youtube.com/watch?v=T5al0HmR4to

Oh, where have you been, my blue-eyed son?
And where have you been my darling young one?
I’ve stumbled on the side of twelve misty mountains
I’ve walked and I’ve crawled on six crooked highways

I’ve stepped in the middle of seven sad forests
I’ve been out in front of a dozen dead oceans
I’ve been ten thousand miles in the mouth of a graveyard

And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall

Oh, what did you see, my blue eyed son?
And what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it
I saw a black branch with blood that kept drippin’
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin’

I saw a white ladder all covered with water
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
I saw guns and sharp swords in the hands of young children

And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall

And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder that roared out a warnin’
I heard the roar of a wave that could drown the whole world
I heard one hundred drummers whose hands were a-blazin’

I heard ten thousand whisperin’ and nobody listenin’
I heard one person starve, I heard many people laughin’
Heard the song of a poet who died in the gutter
Heard the sound of a clown who cried in the alley

And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall

Oh, what did you meet my blue-eyed son ?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony
I met a white man who walked a black dog
I met a young woman whose body was burning
I met a young girl, she gave me a rainbow
I met one man who was wounded in love

I met another man who was wounded in hatred 

And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall

And what’ll you do now, my blue-eyed son?
And what’ll you do now my darling young one?
I’m a-goin’ back out ‘fore the rain starts a-fallin’
I’ll walk to the depths of the deepest black forest
Where the people are a many and their hands are all empty
Where the pellets of poison are flooding their waters
Where the home in the valley meets the damp dirty prison

And the executioner’s face is always well hidden
Where hunger is ugly, where souls are forgotten
Where black is the color, where none is the number
And I’ll tell and speak it and think it and breathe it
And reflect from the mountain so all souls can see it
And I’ll stand on the ocean until I start sinkin’
But I’ll know my song well before I start singing

And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall

Source photo : commondreams.org

Jaskiers

24/02/2022 | The Man Who Sold The World…

https://youtube.com/watch?v=fregObNcHC8

We passed upon the stair
We spoke of was and when
Although I wasn’t there
He said I was his friend
Which came as a surprise
I spoke into his eyes
I thought you died alone
A long long time ago

Oh no, not me
We never lost control
You’re face to face
With the man who sold the world

I laughed and shook hand
And made my way back home
I searched for form and land
For years and years I roamed
I gazed a gazeless stare
We walked a million hills
I must have died alone
A long, long time ago

Who knows?
Not me
I never lost control
You’re face to face
With the man who sold the world

Who knows?
Not me
We never lost control
You’re face to face
With the man who sold the world

24/02/2022

Jaskiers

D’une femme sur la route

-Ce récit est inspirée de l’histoire vraie de Mary Defour.

Steven Owscard connaissait Marina Delord depuis qu’il travaillait comme infirmier assistant pour l’hôpital pour criminels fous de l’état dans le Nord de l’Illinois.

Comment et surtout pourquoi avait-elle atterri ici, dans cet enfer, il se le demandait, sans toutefois partager ses interrogations à haute-voix.

Médicalement parlant, rien ne montrait qu’elle était folle, ni dangereuse. Elle avait, disait-on, était retrouvé sur le bord de la route, seule, perdue, ne connaissant ni son nom, ni où elle habitait, ni où elle allait.

Et juste pour une amnésie sévère, on l’avait enfermé ici, avec des fous, des vrais, des tueurs, des violeurs, des hommes, pour la plupart. Cette jeune femme d’environ 25 ans, avec des yeux bleus très clair, des pommettes hautes, des cheveux châtain clairs bouclés, et son visage rond faisait tache, une tache élégante, dans cette antichambre de l’enfer.

Quand Steven apportait le dîner à Marina, il essayait de poser des questions, variées mais ayant toujours attrait à son passé pour voir, si par une curieuse gymnastique du cerveau, elle pouvait recouvrer cette mémoire, mémoire défaillante qui l’a retenez ici, ou elle n’avait pas sa place.

Madame Delord, pourquoi l’avait-on appelée ainsi ? Personne ne le sais vraiment. Comme si on devenait amnésique juste à la côtoyer. Il ne travaillait pas encore dans cet hôpital quand elle y fut amenée. Selon ses collègues, elle était catatonique, ne parlait pas, ne manger presque pas, comme une créature venue du ciel échouée sur la planète Terre et se demandant où elle avait atterrie.

Maintenant, elle semblait calme, sortie de sa carapace et communiquait normalement avec le personnel de santé, elle avait un vocabulaire, une capacité d’éloquence qui faisait penser à ceux d’un professeur. Le seul problème c’était cette mémoire défaillante.

Aux questions que Oswcard avait posé à ses collègues qui était là le jour de son arrivée, on lui avait répondu qu’elle avait souffert d’une agression à caractère sexuelle violente. Quand Steven fit remarquer que ça placé était dans un hôpital civil et que la place de son agresseur était ici, avec les criminels fous, on lui répondit que c’était comme ça. À ses pourquoi, on lui répondit qu’ici, il ne fallait pas trop poser de question. Non seulement, on risquait de devenir fou comme ces patients criminels, mais aussi parce que cela pouvait affecter les soins prodigués aux malades, qui étaient aussi des prisonniers.

Madame Delord, bien qu’amnésique, avait un traitement de cheval, extrêmement lourd, doublé par des séances d’électrochocs régulières. Bien qu’étant la plus saine des patients ici, et n’étant pas une criminelle, son traitement semblait avoir comme but premier de l’assommer et si possible, de dégrader sa santé mentale.

L‘assistant-infirmier Steven avait assisté au lent et terrible déclin de la psyché de cette jeune femme. Sortie de sa catatonie, elle était lucide, intelligente, éloquente et charmante, elle était passée dans un état d’hébétude, d’avilissement et bien sûr, de folie dû à ce lourd traitement.

Des questions, Oswcard en avait beaucoup, et plus le temps passait, plus il y en avait. Comme pourquoi une femme victime était enfermée avec des criminels ? Pourquoi le traitement que l’on lui donnait n’avait pas pour but de la soigner mais plutôt d’empirer son état ?

En plus de ce traitement injuste, l’assistant infirmier apprit qu’elle avait accouchée d’un enfant tout de suite après son arrivée ici. L’enfant avait été placé directement en orphelinat. Bien qu’elle réclamait sa fille, il lui fut interdit de la voir. Ni même de la nommer. Là encore, pensait-on vraiment qu’arracher une tout jeune et nouvelle mère à son enfant allait l’aider à recouvrir la mémoire ?

Son traitement était indigne d’être appelé ainsi. Steven n’avait jamais signé pour abrutir une jeune femme innocente.

Au début, Marina avait tenté de se rebeller contre son sort injuste. Steven était arrivé en plein milieu et il avait assisté et aidait à lui faire prendre de force des concoctions de médicaments destinées à annihilé son esprit, mais les médecins disaient, eux, que c’était pour la calmer. Protester une injustice, il n’y a rien de plus normal et de plus sain, mais selon ces tous puissants docteurs, c’était une névrose, une maladie psychique à annihiler. Qu’elle guérisse non, mais l’annihiler oui. Tel semblait être le mot d’ordre sans jamais le mentionner.

L’ingestion forcée de médicaments n’était pas assez, parfois, tant sa détresse justifiée l’a menée à la révolte.

Dans ces moments-là, il fallait la déshabiller entièrement, l’attacher sur une chaise roulante, l’amener pour des séances d’électrochocs : de puissantes et très douloureuses décharges électriques administrées au cerveau, sans anesthésies.

Les traitements aux électrochocs étaient choses courantes, mais le traitement réservé à Marina était d’une brutalité sans pareille. Les décharges étaient tellement fortes qu’elle finissait par s’évanouir de douleur. Quand elle finissait par tourner de l’œil, son corps, nues, était plongé dans une baignoire remplie d’eau froide et de glaçon.

Pour Steven, ces moments où il était appelé pour assister à la torture, car c’est comme cela qu’il considérait ce traitement, était une épreuve. Un traitement si violent que même les criminels les plus dangereux internés ici n’avait pas à subir.

L’injustice, Oswcard l’a ressentez aussi. Cette femme avait été probablement violée et molestée, avec une telle violence que son cerveau décida de lui ôter la mémoire dans un soucis de conservation. Elle ne devait pas être déshabillée de force par des hommes pour se voir coller des électrodes sur le crâne afin de lui griller l’esprit et finir balancée dans une baignoire glacée. C’était un traitement pour un criminel fou à lier, et non pour une victime. Victime qui réclamait son nouveau-né, le seul élément positif de sa vie, capable de la guérir, de la faire avancer.

Steven ne pouvait plus supporter d’être complice d’une telle horreur. Il était un allié de Marina, essayant de placer des mots d’encouragements, de réconfort, de soutiens, quand il était appelé à son chevet. Mais des alliés, Delord n’en voyait pas, ou plus. Elle était devenue une morte-vivante, son esprit cédait, le peu de résistance dont elle pouvait faire preuve était supprimé par la torture. Elle ne luttait plus ou peu. Et Oswcard sentait qu’il était de son devoir, devoir professionnel mais surtout d’être humain, de l’aider à sortir de cet enfer et de retrouver sa famille, essayer de reconstituer son passée, de trouver des personnes qui l’avaient connue et même aimée. Quitte à donner des informations confidentielles aux médias, enfreindre les règles de déontologies pour une cause juste.

On l’appelait à l’instant dans la chambre de Marina qui se débattait, du peu de force qui lui restait, pour ne pas prendre ses médicaments.

Steven s’offusquât de la manière brutale dont ses collègues l’avait plaqué contre le lit. Hubert, l’infirmier en chef lui rétorqua qu’il n’avait pas son mot à dire, qu’il n’était même pas infirmier à proprement parler mais un sous-fifre forcé d’obéir. Il n’avait qu’a démissionner si ces méthodes n’étaient pas à son goût.

Mais Hubert oubliait comment Steven avait eu cette place, par le père de sa fiancé. Gouverneur dans l’Illinois. Bien que ses relations avec lui étaient tendues, il savait que son beau-père le soutiendrait car ce travail rapportait de l’argent au ménage de sa fille.

Steven éructa d’une colère terrible, hurlant l’injustice dont Marina était la victime. Il se précipita sur Hubert, le prenant par le col de sa blouse, il voulait le tuer, le faire passer par la fenêtre grillagée de la chambre de Delord, lui faire comprendre que lui n’était qu’un infirmier, pas un médecin. Il en avait sa claque de ces infirmiers qui pensaient être aussi compétent qu’un docteur. Il cracha son venin sur l’infirmier en chef, l’accusant de prendre son pied à dévêtir une jeune femme pour la maltraiter. Qu’il semblait presque qu’Hubert avait quelque chose à gagner dans tout ça, qu’il ne serait même pas surpris qu’il l’ai violé pendant ses pertes de connaissances.

Entravé maintenant par ses collègues qui l’empêchaient de fracasser Hubert, il vit sur ce dernier un sourire narquois. Et une réflexion lui vint à l’esprit. Et si le traitement de Marina avait pour but de couvrir quelqu’un ? Quelqu’un de haut placé ou un groupe de personne ? Et si, ici, elle était à la merci de son agresseur ?

Il sentit une piqûre sur son épaule gauche, les ténèbres l’envahirent. La dernier chose qu’il vit était le regard inquiet et le sourire niais de Hubert.

Jaskiers