La vérité, c’est que je suis bigrement confus.

Depuis quelques jours, et depuis quelques lectures, je me sens perdu, pour dire vrai.

Et j’écris cet article car je vois actuellement beaucoup de blogueurs faire une pause, ou directement quitter la plateforme. La raison étant pour beaucoup une sorte de fatigue, une impression de grande confusion, d’être perdu, d’incompréhension aussi peut-être.

Doit-on blâmer la Covid pour cette morosité ambiante ? Ce serait injuste de ne pas mentionner le poids de la pandémie dans cet article. Entre confinement, déconfinement, re-confinement, confinement mais-pas-trop. Le pire reste les dégâts que cette crise nous déposent sur son chemin. Chômage, licenciement, crise économique, baisses des aides sociales. La peur de l’après, la crise économique et sociale qui s’annonce. Le futur est angoissant. Je lis des articles parlant du « Monde d’avant », c’est à dire pré-Covid. Plus rien ne sera jamais comme avant. Comme dans un film de science-fiction, sauf que des vraies gens sont morts, des vraies familles endeuillés. Déjà qu’avant les choses étaient loins d’êtres satisfaisantes…On sais déjà qui payera les pots cassés. Les plus pauvres.

Tous cela engendrent et il faut le dire, des maladies et névroses mentales. Tous le monde encaisse mais au prix de notre état de santé mentale. Quand l’état mentale est dégradé, le corps suit.

Dépressions, anxiétés, troubles obsessionnelles compulsifs, angoisses, phobies, burns-out, et j’en passe.

Malheureusement je trouve qu’en France, la santé mentale est un tabou. L’esprit se soigne comme le corps. L’esprit s’entretient comme le corps. N’ayons pas honte de demander de l’aide, ce genre de maladie non-traitées vous entraînent dans une spirale qui mène aux endroits les plus sombres de votre être. Plus bas vous vous laisserez tomber, plus longue et difficile sera la remontée.

Dans ce genre de cas, on se sent seul, seul à souffrir avec personne pour nous comprendre, c’est un côté de la maladie qui vous parle. Elle veut vous enfoncer. VOUS N’ÊTES PAS SEUL.

L’aide d’un ou de professionnels ne pourra vous être que bénéfique et vous n’avez rien à perdre. Rien à perdre, tout à gagner, un pas en avant, vers la guérison.

N’oubliez pas la culture. Physique. Vous avez juste à marcher 20 à 40 minutes pour réduire l’anxiété et vous aérer l’esprit.

Quitter ces foutus réseaux sociaux. Les réseaux sociaux pourrissent votre morale, les réseaux sociaux sont un mensonge. En plus d’amasser, sans scrupule aucun, vos données personnelles , elles les revendent à tirelarigot à qui payent le plus.

Lisez des livres, physique si possible, je n’ai rien contre les livres audios ni les livres électroniques, mais le fait de vous déconnecter un peu de la technologie est une libération.

Regardez des films avec vos proches, manger avec eux, faite ce que vous vouliez toujours faire mais n’avez jamais eu l’opportunité, le temps, le courage, dans les limites imposées par se foutu Covid.

Ne prenez pas au sérieux ce que je viens d’écrire si vous n’y tenez pas. J’ai pris une sacré tangente dans cet article, comme Hunter S. Thompson le faisait dans les siens. Sauf qu’il était sacrément bien payé, sacrément bon avec sa plume et sacrément drôle.

Après mes leçons de morale à prendre avec des pincettes, revenons à nos moutons. Tous le monde semble en avoir plein le dos et délaissent leurs blogs.

J’ai cette sensation aussi, j’ai pensé et je pense à faire une pause.

J’ai commencé se blog, pour je ne sais quelle raison. Parler de littérature, principalement américaine, de culture, de musique. Au fond de moi, je crois que je voulais surtout écrire, et progresser dans cet art.

Comme je lis beaucoup, trop peut-être (ça existe « trop lire » ? ), j’avais décidé de partager mes lectures et d’écrire dessus. Une sorte de contre rendu de lecture. Le problème c’est que de plus en plus, au cours de mes lectures, je me détachais du livre pour me dire « je vais parler de ça et ça, prendre cette partie ou celle la, voir même les deux comme extrait ». Lire, et plus précieusement écrire sur mes lectures, est devenu presque un devoir d’école, un job, quelque chose que j’ai peut-être pris trop au sérieux.

Au final, une sorte d’anxiété s’est créée. À chaque fois que j’ouvre un livre, l’article du blog occupe une place trop importante dans ma petite tête d’idiot. Avant le blog, lire était mon évasion, mon truc à moi. Ça l’est toujours, mais le poids de l’article à poster pèse trop sur la lecture. Ajouter à ça la peur de spoiler le lecteur ou d’être irrespectueux envers l’auteur en dévoilant trop de son travail et vous avez mon blocage.

Il est temps de voir les choses en face. Je dois soit trouver ou un équilibre avec mes «comptes rendus» de lecture, sois dédié ce blog à l’écriture personnelle et créative, dans le but de progresser.

Plus j’écris cet article, plus je réalise que j’exposais mes lectures ici comme si j’étais en cours, à faire des textes de Corpus (prononcé « Corps Pouce » comme me le disait cette déglinguée de prof de seconde qui mettait des tongs même l’hiver, ses doigts de pieds étaient dégelasses, ses dents de devant s’entrent chevauchés la faisant zozoter et nous faisait passer le bac blanc oral devant toute la classe en seconde et avait, comme tout professeur qui se respecte une haleine tabac/café bien fétide. Une tangente encore désolé) et à en attendre quelque chose des gens qui me lieront. Je ne veux pas être une sorte de journaliste ou Reviewer littéraire. De toute façon, je suis loin d’être qualifié pour en devenir un.

Pourtant j’aime partager mes lectures ou du moins ce que je lis et partager avec vous mes avis et quelques informations ou citations intéressantes. Mais cela a prit beaucoup trop de place dans mon loisir et ma vie personnelle. Et j’ai l’impression que ces articles sont devenus redondants. Je lis énormément d’œuvre américaine, la plupart sur des conflits armée. C’est répétitif.

J’ai aussi fais je pense, l’erreur de poster un article par jour, ce qui me pressait à lire et à me prendre la tête pour savoir quoi poster et finir la lecture d’un livre avant ma propre deadline. Je précise que je n’ai jamais bâclé une lecture, je voulais être le plus précis possible dans mes articles.

Cela me faisais passer aussi un peu trop de temps sur mon écran. Et ça, c’est extrêmement mauvais. Pour ma santé mentale du moins. Et elle est fragile. Je n’ai pas honte de le dire. C’est un combat de tous les jours. Écrire est LA thérapie qui m’aide. Même si j’écris mal, ou du moins pas aussi bien que je le voudrai. Il me faut écrire mes propres textes pour progresser d’ou la nécessité d’un changement.

J’ai aussi découvert dans mes abonné(e)s des gens qui ne parlent pas français doivent passer mes articles par un traducteur. Je pourrai écrire quelques articles ou textes en anglais. Même si il mon anglais reste très bancal et qu’il me manque pas mal de vocabulaire pour étoffer ces potentiels articles.

Je pense qu’une pause, ou un gros ralentissement dans les articles sera au programme pour le blog. J’ai besoin de lire pour moi. Et d’écrire pour moi. Renouer avec l’essence même de la littérature. Littérature qui m’a sauvé. Le blog servira peut-être à partager mes écrits, et de m’améliorer dans ce domaine. L’attention démesurée que j’ai donné à mon blog m’a freiné. Ça ne m’empêchera pas de venir lire vos articles et de découvrir d’autres blogueurs.

Le fait d’utiliser exclusivement mon IPhone pour écrire et tenir le blog et pénalisant. L’achat prochain d’un ordinateur portable m’aidera peut-être dans la tenu du blog et j’espère, améliorer mes écrits. Mais on en est pas encore là.

En tous cas, je vous remercie de m’avoir lu, ce n’est pas la fin du blog. Je veux juste me concentrer sur l’écriture. Il se peut que je parle d’un livre, d’une lecture ou autre, parce que l’envie de partager sera primordiale pour moi.

Avant de finir l’article, je vous propose quelques personnes rencontrées durant ces quelques mois de blogging, et c’est sûrement une des choses les plus positives que je retiens de ces mois :

Pandora : car je suis son premier fanboy. Du moins je le revendique.

Lili : qui est la gentillesse incarnée et écrit sur son histoire, sur une période difficile de ça vie.

Firenz : Sa poésie, ses photos et son amour des animaux, surtout des chats. Un bisous à Miss Providence et toujours une petite pensé pour Biscotte.

Midian Poet : que j’aime surnommer Poet, amoureux de poésie et passionné comme moi de lettres américaines.

Paquerite : parce que Paquerite est un peu la GodMother du WordPress game et que je l’admire.

Filipa : parce qu’elle parle plus de langue que vous, qu’elle a une plume magnifique et que je pense qu’elle est Paquerite sont lié d’une manière ou d’une autre. Et je l’adore !

J’en profite aussi pour les remercier de leurs disponibilités, leurs gentillesses et leurs aide précieuse.

Le blog va changer de direction… ou pas. Honnêtement je n’en sais rien. Si vous n’avez rien compris à ce que je viens d’écrire, rassurez vous, moi non plus. C’était surtout pour prévenir ceux qui me lisent régulièrement. Si vous avez lu jusque-là, voici en cadeau un peu de Cobain.

Je suis preneur de votre expérience en matière de blog, de passage à vide ou de remise en question.

À bientôt ! Ou peut-être pas. Probablement que si en faite. Et si c’était juste un passage à vide ?

Jaskiers

Balade avec Roméo et rencontre avec des canards.

Seul au monde, voici Gérard, regardant ses ami(e)s et questionnant ses choix de vie.
Voici Josiane et Huguette, leurs activités favorite ? Juger le plumage (et la vie amoureuse) des autres canards.
Elles ? Se sont les pires ennemies de Josiane et Huguette. Elle s’appellent Geneviève et Gertrude. Occupation ? Comme Josiane et Huguette.
Josiane et Huguette rentrent au bercail, sans manquer de gronder le jeune Bertrand, pour des raisons inconnues.
Deux jeunes parents avec leurs petits expliquants à ces derniers la manie qu’ont les humains de planter des trucs de bois au milieu du lac.
« Ne te retourne pas Antoine, mais je crois qu’un humain avec son chien miniature nous observent… »
Le canard de gauche a essayé d’approcher la demoiselle à droite.
Canard de gauche lance une phrase d’accroche.
Canard de gauche s’est prit un râteau, repart vers d’autres possible conquête.
Hey les mecs, y’a du pain ! Et un arc-en-ciel qui se reflète sur l’eau !
Mesdames prennent un bain de soleil après la baignade.
Un rongeur se cache dans cette photo !
Un gang de canards curieux…
Des canards… qui nagent.
Encore des canards qui nagent. Incroyable !
Encore des canards qui nagent ! Décidément ! Qui l’eut cru ?!
Deux canards policiers, vérifiant si nous portons bien nos masques.

Roméo ? Roméo ? Pouvons nous avoir une interview ?

Allez-y, allez-y mais pas tous à la fois !

Quel est votre sentiment après se premier contact avec des canards ?

Question intéressante ! Laissez moi réfléchir…

Alors alors ?

Ils sont gros, bruyants et volent très vites. Pas mon truc les ami(e)s.

Merci Roméo pour de nous avoir accordé de votre précieux temps !

Quant à moi je vous laisse avec cette photo d’un avion qui nous a survolé, avec un bel arc-en-ciel.

Jaskiers

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash

Pauvre Bob qui reçoit une bonne grosse tape de Johnny Cash sur le torse !

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash sur YouTube

Un magnifique « Folk Song » interprété par deux légendes de la musique américaine. Bob Dylan le vagabond avec Johnny Cash, l’ex-tollard ! Magie et douceur de la folk (country ?) américaine !

J’espère que vous apprécierez ces deux hommes en duo !

Je dédicace cette article à můj přítel Midian Poet !

So, if you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Bob Dylan, The Original Vagabond !

J’aurai pu y penser avant ! Voici du Bob Dylan, un des plus grands poètes de notre époque, ce n’est pas que moi qui le dis, Sir Elton John l’avoue aussi !

J’espère que vous aimerez les citations du vagabond, le prix Nobel de littérature, l’éternel rebelle qui ne l’avoue pas ! Mais tu l’es Bob, avec ta guitare (sèche ou électrique), ton harmonica et ta tignasse !

Passez un agréable dimanche (confiné ? Moi oui…)

Jaskiers

Histoire vraie et personnelle n#7 : Un message de l’inconscient ?

L’entrée dans la chambre funéraire fût la chose la plus dure.

La vue d’un corps sans vie provoque une blessure dans l’âme. Cette blessure ne se refermera pas. La douleur peut s’atténuer mais c’est tout.

Encore plus quand le corps est celui d’un proche.

L’odeur d’une de ces chambre est caractéristique. Elle s’imprimera dans votre cerveau et reviendra vous hantez des années après, au milieu de la journée ou de la nuit.

La froideur du corps après l’épreuve de l’entrée de la chambre détruit toute résistance. Vous n’êtes plus rien, bien que vous soyez le seul vivant dans cette salle. En fait, vous mourrez un peu. Quelque chose part en vous. Un peu de votre innocence enfantine, une part de ce que vous étiez se retire. Surtout car vous ne vous posiez pas les bonnes questions vous et votre proche. Les non-dits, l’affection, les secrets, tous ça resteront en vous tout en vous enlevant une partie de vous même. C’est la vie. La vie est un paradoxe, de mon point de vue.

C’est à se demander si à la vue du corps inanimé d’un être aimé ou d’un inconnu, votre propre corps, votre cerveau, votre organisme, vos cellules, se demandent « Est-ce possible ? ».

Ne me dite pas que vous n’avez pas peur de la mort. On peux faire les malins à se dire que l’on n’en a pas peur, mais je pense que quand elle vient vous chercher, quand le souffle de la vie vous ai retiré, la terreur du « et après ? » doit vous submerger. Une sorte d’attente, un temps de latence terrible, de quelque millisecondes, une antichambre avant de quitter se monde.

Votre corps a une mémoire, vous avez votre conscience, les deux sont peut-être lié par l’inconscient, je n’en sais rien, je présume juste. Cette entité s’exprime souvent sans que vous vous en rendiez compte.

La nuit, vous faite se rêve. Ou se cauchemar. Vous choisissez.

Vous rentrez encore dans cette chambre à l’odeur ténue, froide, pathétiquement décorée. Votre proche est allongé la. Rien ne bouge. Vous vous approchez doucement. Ses yeux s’ouvrent. Ses iris sont rouge. Vif. Vous vous approchez, se rouge est en faite une rose. L’être aimé ne cligne pas des yeux, il ne bouge pas il est mort. Mais ses yeux sont ouverts, ses yeux vous offrent deux rose rouges pourpres. Et vous vous réveillez.

Vous ne savez plus quand exactement vous avez fais se rêve. Une semaine ? Deux mois ? Un an après l’enterrement ?

Dans tous les cas se rêve reste avec vous. Son sens vous échappe. L’inconscient a communiqué son message, à vous de le décrypter.

Et aucune réponse ne semble être la bonne ou la mauvaise. Et vous vivez avec. Hanté.

Je crois que pour l’Homme vivant, la mort est un désert, chaque grain de sable est une question. Peut-être devrions nous pensez à la vie, la mort elle est une énigme insoluble. Pendant que l’on se pose des questions sur la mort, le sablier de notre vie s’écoule. Irrémédiablement. Le temps ne se rattrape pas, ne s’achète pas. Il est notre ennemi. Il nous soumet. Corps et âme.

Demain sera toujours un autre jour, jusqu’à ce que le sablier se vide.

Vivons.

Jaskiers

Héroïne : Gerda Taro, photographe et reporter de guerre, épouse de Robert Capa, morte en Espagne à 26 ans.

Le double de Robert Capa, elle aurait convaincu Capa d’américaniser son nom pour avoir plus de succès. Et ce conseil s’avéra important pour la carrière de Robert Capa.

Contemporaine des femmes (et même des hommes) reporters de guerre, son courage et son talent, surtout son humanité, prouveront aux publics du monde entiers que les photographes de guerres sont indispensables pour pouvoir se représenter les horreurs de la guerre, et d’imposer la place des femmes dans le journalisme.

Bien sur, comme trop souvent, Gerda a été oubliée par l’Histoire, souvent cantonnée à être la femme du grand Robert Capa. Mais sa vie et sa mort prouve que son travail a autant de portée que son célèbre mari, qu’elle a grandement aidé à atteindre la célébrité. Elle est décédé sur le front durant la guerre civile espagnole.

Bien sur, je ne parle que des informations et photographies que j’ai pu glaner sur internet et dans quelque livres. Et comme souvent je l’écris, il sera de mon devoir de me procurer ses œuvres, de les lires et les étudier pour ensuite les partager avec vous sur le blog.

J’espère encore découvrir de nombreuses femmes qui ont bravées les interdits et affrontées l’horreur et s’imposer, ou non, dans se monde machiste et patriarcal.

Garda Taro avec son mari Robert Capa.

J’espère vous revoir sur le blog le jour où j’aurais mené mon projet de découvrir ces femmes à bien !

Photographie récemment retrouvée du corps sans vie de Gerda Taro

Jaskiers

How It Was de Mary Welsh Hemingway (English book version)

Quatrième de couverture :

‘As honest and revealing as Hemingway ever wrote’

Los Angeles Times

BRILLANTLY IMMEDIATE

Sunday Times

Ernest Hemingway – the heroïc and finally tragic figure who lived and wrote three wars, hunted big game in Africa, fished giant marlin from the Gulf Stream, fought bulls in Spain – and won the Nobel prize for literature.

With him Mary Welsh experienced a courtship that ragged across Europe, a marriage that made headlines for a generation, and ended in his suicide.

This is her uniquely intimate and loving look behind the legend – and much more.

This is how it was

‘A MASSIVE PORTAIT’

Daily Telegraph

‘FASCINATING READING’

Daily Express

Ce livre est une autobiographie de Mary et non un livre totalement basé sur Hemingway. Le première quart du livre ne mentionne pas du tous Ernest.

Le livre commence par l’enfance de Mary dans le Minnesota, une mère et un père aimants dans la campagne du Mid-West américain.

Son père l’amène très jeune à voyager et à naviguer sur les nombreuses rivières près de leurs maison. Elle apprends auprès des Indiens leurs cultures et leurs langues. Son père l’emmène camper dans les bois, peuplés d’ours, de cerf et de biches. Elle devient amoureuse de la nature, de ses balades avec son père, qui est un homme aisé grâce à ses premier investissements de jeunesse dans le bois.

Son père semble le père « cliché » des bons paternels. Il ne lui crit jamais dessus, même si il faut dire que Mary est une enfant sage, il lui apprends à penser par elle même, et lui transmet sa passion et ses connaissances sur la littérature. Notamment Shakespear, qu’il aime citer dès que la discutions ou la situation si prête.

Puis vient l’adolescence, sans problème, l’âge adulte, ou Mary décide de devenir journaliste.

Ses premières expériences lui montreront à quel point le métier est exigeant, et que les journalistes peuvent parfois être compétitif.

Voyant la situation politique se dégrader en Europe, et la guerre arriver, elle fera des pieds et des mains pour pouvoir se faire engager dans un journal à Londres.

Mary Welsh Hemingway

Après moult péripéties et tout en gardant ses propres valeurs, Lord Beaverbrook, un grand magnat de la presse anglaise lui fera des avances très osé qu’elle refusera, elle réussira grâce à sa persévérance à trouver un emploi de correspondante pour le journal anglais Daily Express et se mariera avec Noel Monks, un journaliste australien.

Puis vient la Seconde Guerre Mondiale et la chute de la France, auxquels elle assiste aux côtés des français. La confusion, l’incompréhension de la débâcle française puis le retour à Londres.

Ernest Hemingway et Martha.

Voici un petit extrait du jour où elle rencontra Robert Capa et Lee Miller pour la première fois :

[…]Bob Capa came to photograph the war and one could almost hear the upswing in female heartbeats around the office. Lee Miller came to photograph the war and with her crusty, cool intelligence smoothed down the office airwaves, but not the heartbeats.[…]

Bien sur, il faut une première fois à chaque chose. Voici la première fois que Mary voit Hemingway :

John Stais gave us a tiny table by the door of his second floor where half a dozen friends were already roosting, and Shaw murmured that the big fellow lunching alone across the room was Hemingway. In his heavy woolen R.A.F. uniform he looked much too warm and uncomfortable.

Ernest et Mary s’amourache rapidement l’un de l’autre. Ernest allant jusqu’à la proposer en mariage lors de leurs première rencontre. Bien sur, c’était pour casser la glace, Ernest étant encore marié avec Martha Gellhorn, célèbre reporter de guerre. Mais les relations entre Ernest et Martha ne sont pas au beau fixe et Hemingway gagne le cœur de Martha, l’histoire de leur amour commence !

Les deux tourtereaux s’installent au Ritz après la libération de Paris, rien de moins. Hemingway continue son travail de reporter de guerre / commandant de troupe officieux, tandis que Mary continue son métier de reporter pour le Daily Express.

Tôt dans leurs relations, Hemingway se dévoile très amoureux et possessif, ce qui engendrera leurs premières bagarres, Hemingway l’a gifla, Mary le rua de coups. Leurs premières disputes se réglera grâce à l’intervention de Marlène Dietrich.

Les amoureux se découvrent peu à peu.

Revenu auprès de Mary au Ritz après un voyage sur le front, Hemingway apprend la blessure et la capture de son fils, parachutiste, près de Nancy. Mary se déplacera en personne près du lieu du drame pour en apprendre plus sur la capture de son nouveau beau-fils.

Elle apprendra aussi que Hemingway est un casse cou. Un homme d’action. Avec les blessures qui vont avec.

His health was a question mark. His old friend Dr. José Luis Herrera, who had been chief surgeon for the 12th International Brigade in Spain, lunched with Ernest at the pool and told him that the first hemorrhage, from a motocar’s collision with a London water tank in the street should have been opened and drained, with three months of convalescence afterward. Instead, in August 1944, Ernest, riding in a motorcycle’s side-car, with his driver and photographer Bob Capa, had rushed into the path of a German antitank gun. The three had jumped into ditches and Ernest had banged his broken head, hard, against a stone. But he now wrote : « Am so much better than have ever been since you’ve known me that please don’t think of me as a hypochondrious »

Elle découvrira aussi l’amour d’Hemingway pour les animaux, notamment les chats de la Finca Vigia :

Ernest introduced me to […] the principal cats : Princessa, the fine-boned elegant gray Persian, mother of the tribe, beautiful, and with her Persian secret a bit to feminine for me; Uncle Willy, the children’s favorite cat, a square, striped, businesslike male, who disdained cats but liked people; Bigotes, the big rough endearing fighting stud of the family; Uncle Wolfie, long-haired and silvery like his mother, debonnair and timid; and that’s year’s crop of young mothers with their children. They sunned in their respective favorite places along the terrace every morning. I noticed, and took to promenading it regularly, offering greetings and ears for scratching.

Mary Welsh Hemingway caressant un chat de la Finca Vigia.

À noter aussi une croustillante anecdote. Boyse, un des chats mâles d’Hemingway s’amourache de Mary. Et Boyse et tellement jaloux et possessif qu’il griffera les organes génitaux d’Hemingway !

Un dernière info sur les chats et Hemingway ?

Il est responsable de la prolifération des chats polydactyles, c’est à dire des chats à 6 ou 7 doigts, à Cuba ! Les chats de la Finca Viga se reproduisant sans aucune limite ! La preuve ? Regardez le Wikipedia des chats polydactyles.

J’ai pas pu résister de vous poster se petit gif !

Puis viendra la découverte du Pilar, le fameux bateau de pêche d’Hemingway ! Et même ces utilisations pour le moins atypiques !

In World War II she [Pilar] had been loaded with radio, high-explosive and sound-detection gear and had served as a Q-ship hunting German submarines which were torpedoing Allied tankers off Cuba and along the eastern coast of the United State. She had cruised the Gulf Stream and the islands off Cuba’s north coast a month at a time for about a year and a half pretending to be a scientific expeditionnary ship.

Hemingway sera toujours hanté par la guerre. Comme cette extrait d’une de ses lettres à Mary :

Meanwhile he was indignant about the Allied treatment of the Germans. […] « We killed 60,000 civilians with one bomb; hang sixty-year old women for killing aviators. […] War is completely and utterly barbarous, a crime against man and mankind. »

Mary fut une fausse couche. Elle faillit en mourir. Le docteur de Cuba ne lui donnait aucune chance. Hemingway prit les choses en mains et la sauva ! Il joua au chirurgien amateur et réussis à sauver in-extrémis sa femme en lui déviant une veine. On pourrai croire à une de ces histoire rocambolesques attribuées souvent à Hemingway mais Mary, après avoir interrogé le médecin et les infirmières lui confirmeront l’intervention héroïque d’Ernest !

Vient les soucis, et souvent ils ne viennent jamais seul. Patrick, le deuxième fils d’Hemingway est victime d’un grave accident, il souffre d’un sévère traumatisme crânien. Le père de Mary est hospitalisé pour un sérieux problème à la prostate. Les voilà séparé, physiquement. Les (très) nombreuses lettres qu’ils s’échangent entre Chicago et Cuba leurs permettent de garder un contact. Les échanges épistolaires sont magnifiques. Entre deux êtres qui s’aiment.

Viendra ensuite un moment rare pour Mary, Ernest parlant de son enfance. Fils d’un père médecin et d’une mère professeur de musique, chanteuse d’opéra américaine et peintre, son enfance se partage entre chasse, et travailles en tout genre, la lecture, l’écriture, son premier amour avec une indienne américaine, des déboires avec sa mère (qu’il insultera abondamment car la famille ayant des finances très limitées, la mère achètera des vêtements et objets hors de prix. Son père, soumis selon Hemingway, ne disait rien). Vient ensuite l’histoire d’une chasse qui fera d’Ernest un hors-la-loi. Ayant tiré sur un animal hors-saison, et sous les yeux du fils du maire de l’époque, il est recherché par les gardes forestiers. Averti par sa sœur il s’enfuira pour travailler dans une ferme et vivre avec des Indiens Ojibwés.

Son père se suicidera à 57 ans.

Dr. Clarence Hemingway et Grace Hemingway.

L’Italie, un voyage en amoureux, direction Venise, ou le couple rencontrera la fine-fleure aristocratique et artistique italienne. Hemingway fera la connaissance d’une jeune femme, Adriana Ivancich, 18 ans, aristocrate italienne, dont la « beauté » aidera Hemingway à débuter son roman Au-delà du fleuve et sous les arbres. Mary ne sera pas jalouse, elle sait que Ernest ne fera pas l’impardonnable pour un couple marié.

Le retour à Cuba, leurs chats, leurs chiens, la construction d’une tour dont le sommet sera le bureau de travail d’Ernest.

Puis reviennent les disputes, surtout à cause de la consommation excessive d’alcool d’Ernest. Ce qui est intéressant, c’est que même dans leurs propres maisons, ils communiquent par lettres durant les moments difficiles.

Mary défiera Ernest dans un concours de pêche, pari et argent à la clé ! (Le résultat ? Désolé mais je ne vais pas tous vous dévoiler).

J’ajoute que durant ces périodes, la santé d’Ernest n’est pas au beau fixe. Des maladies en tous genre l’atteignent et Mary trouve le moyen de se blesser plusieurs fois.

Un autre accident. Pendant une virée de pêche en haute mer sur le Pilar dans le Gulf-Stream, Hemingway est victime d’une chute violente, la tête prendra le choc. Encore une fois.

Les Hemingway aiment recevoir chez eux, à Cuba, dans leurs maison, la Finca Vigia. D’ailleurs, les Ivancich sont invités, et Hemingway devient de plus en plus irascible, insultant Mary sans raison. Mais Madame Hemingway n’est pas le genre de personne à se laisser faire. Elle répond intelligemment, mettant Hemingway devant ses responsabilités. Certes le couple as perdu beaucoup d’ami(e)s, dont F. Scott Fitzgerald, mort à 44 ans d’une crise cardiaque. Le roman d’Hemingway, Au-delà du fleuve et sous les arbres, est miné par la critique. Mary est là, fidèle au poste pour le soutenir.

Et sortant presque de nul part, Monsieur Hemingway sort Le vieil homme et la mer.

Pauline, la deuxième femme d’Ernest et la mère de ses deux plus jeunes fils, meurt, minant sévèrement le moral d’Hemingway ET de Mary avec qui elle était entretenez des relations amicales.

L’énorme succès de Le vieil homme et la mer permets à Ernest de faire un retour tonitruant, prouvant aux critiques qui l’avaient enterrés pour Au-delà du fleuve et sous les arbres qu’il n’était pas fini. D’ailleurs, ils remportera le prix Pulitzer, récompensant sa carrière d’écrivain et de journaliste.

Et vient le temps du grand voyage en Afrique, en n’oubliant pas de passer par la Normandie, Rouen, Paris et le Ritz, l’Espagne, Saint-Sebastian, Saint-Firmin, Pampelune, Madrid avec des fiestas, des corridas, des fêtes entre vieux ami(e)s, avant de remonter pour Marseille et embarquer pour l’Afrique de l’Est pour leurs dernier safari.

Ernest Hemingway (centre avec sa barbe iconique) et Mary à droite assistant à une corrida.

Suis une magnifique épopée, Mary conte leurs aventures peuplées dès légendaires guerriers Maasaï, qui les aident dans leurs périples. Madame Hemingway se révèle être une excellente écrivaine, vous êtes plongé avec eux dans la beauté, et il faut le dire, la cruauté d’un safari. Ne tenez surtout pas les Hemingway pour des braconniers, ils sont suivis et conseiller par des « gardes-chasses » et ont aidé la communauté Maasaï à tuer des animaux nuisibles pour leurs précieuses récoltes, bétails et même leurs vies. Mary s’amourachera d’un bébé gazelle, qu’elle nourrira et s’occupera jusqu’à leurs séparation qui est d’ailleurs plutôt triste. Cette partie contient aussi des péripéties d’Ernest, bien sur, mais ce sera au lecteur/lectrice de le découvrir par lui même, je ne vais pas écrire tout non plus, j’ai peur de vous gâcher la lecture si un jour vous lisez se livre (non traduit en français).

Ernest et Mary avec un bébé gazelle de Grant nommé Baa que Mary as adoptée en Afrique de l’Est. Circa 1953

Le récit des deux accidents d’avions consécutifs en Afrique de l’Est est écrit de façon plus personnel chez Mary que dans celui d’Ernest.

Après le premier crash, au milieu de deux troupeaux d’éléphant, Mary s’en sort avec une côte cassée, Ernest et le pilote presque rien.

L’avion qui doit les rapatrier à l’aéroport et à la ville la plus proche s’écrase encore ! Cette fois, le feu se déclenche, leurs affaires brûles, Mary et le pilote sorte de l’appareil sain et sauf, Ernest lui, est obligé de cassé une fenêtre à coup de tête. Il en sortira grièvement blessé. Traumatisme crânien extrêmement grave, le foie et les reins gravement endommagés. Dans un hôpital de fortune, Ernest essaiera d’éteindre un feu de brousse seul, il ne réussira pas bien et souffrira de nombreuses brûlures. Rapatriés en Europe, Ernest dédaigne de faire soigner, son attitude devient de plus en plus irascible. Mary voyage, Paris, Londres, puis rejoins Ernest en Espagne où elle rencontrera la célèbre actrice Ava Gardner.

Ernest Hemingway, Mary Welsh Hemingway, Ava Gardner

Le jour de gloire de Ernest arrive grâce à un coup de téléphone d’United Press : Ernest Hemingway as remporté le prix Nobel de Littérature.

Pas de fête ou de folies pour fêter cela, les Hemingway font simple, entre eux, à Cuba, à la Finca.

Malheureusement, peu après, le père de Mary décède. Sa mère se retrouvant seule et en proie à un début de démence, Madame Hemingway se démène pour trouver une solution, avec le soutien d’Ernest, qui ne tari jamais d’effort pour aider sa belle famille.

À Cuba, la situation politique se dégrade, ainsi que l’insécurité. Le couple s’étant fait cambriolé plusieurs fois. Le coup d’état de Baptista contre le président Prio à La Havane inquiète.

La Finca Vigia de nos jours.

Malgré grès la terreur qui s’installe à Cuba, Mary trouve le temps de s’occuper de la maison et comme souvent dans se livre, elle écrit sur ses chats. Elle nous décrit leurs comportements et leurs personnalités très en détails. Et leurs aventures.

One day we missed him. He did not come trotting into my room under my breakfast tray to share my egg. He was not lounging on any window sill with his DON’T DISTURB sign nearly visible. Ernest could not recall having let him outdoors after diner for an hour or two of helling around, pretending to frighten lizards in the dark, and we heard no vigorous climb up a window screen, meaning « Let me in ».

I put the whole household on search detail, hunting the thick shruberry outside, calling, checking the gutters of the roof and, most unlikely, the corners of the Cat House. We hunted under chairs and beds, in linen shelves and closets. We suspected the ice man might have run over him with is rickety truck, but there were no trace of slaughter on the road. We interviewed the dogs, but none of them looked guilty. I wondered if we had been hexed.

On the third morning I pulled open my big bottom drawer for clean shorts and a shirt, and out jumped Cristobal eluding my arms and heading, composed but determined, for the pantry where the food was, He spurned out effusive welcomes, ate a snack of ground beef and went to loll and bathe himself on his favorite window sill. He had been most respectful of my clothes, sullying only one pair of shorts. His three-day imprisonment lessened only slightly his interest in the contents of drawers, but ever afterward we left them open a couple of inches.

Mary et un chat à Cuba.

Ernest vend les droits de son livre Le vieil homme et la mer pour en faire un film. Il sera engagé comme consultant, et tentera de se s’occuper de filmer un vrai marlin pour les besoins du film. Malheureusement, rien ne fonctionne comme prévu, le tournage prenant du retard et dépassant le budget, Hollywood s’occupera de construire un faux marlin. Ernest dira dans une de ses lettres, non présente dans se livre mais que je vous livre, qu’Hollywood à été irrespectueux en engageant un acteur américain, ne ressemblant pas du tous à l’image du vieil homme. Il aurait préféré un vrai cubain.

Et retour pour l’Espagne, avec les fêtes, l’alcool, les ami(e)s et un Hemingway devenant de plus en plus irascible envers Mary. Quelque chose ne va pas avec lui. Elle le sait mais fait l’autruche. Ce n’est pas la première fois pense-t-elle, tout reviendra dans l’ordre bientôt.

Après les fiestas, retour à Cuba. Malheureusement, Mary apprendra par télégramme le décès de sa mère. Elle s’occupera de l’enterrement et de son organisation seule.

À Cuba, la situation politique devient délétère. Les forces de Fidel Castro, accompagnées du Che, affronte les forces du dictateur Baptista. Les meurtres en pleine rues, les pendues, les tortures. Les Yankees, le surnom donné aux américains par les cubains, ne sont plus les bienvenus. Il faut trouver un pied-à-terre aux U.S.A.

Ce sera Ketchum, dans l’Idaho. Mary y achète une maison dans la campagne. Ernest ayant retrouvé grâce à des employés du Ritz à Paris des documents datant d’avant la Seconde Guerre Mondiale qu’il avait laissé au bon soin du maître du célèbre hôtel, décidé d’écrire un livre sur son époque à Paris. Paris est une fête est entamé.

La maison des Hemingway à Ketchum, Idaho, U.S.A.

Encore une fois, un voyage en Espagne pour suivre le Mano a Mano entre Luis Miguel Dominguín et Antonio Ordóñez, matadors et beaux-frères. Ernest écrira pour le magazine Life un article sur le duel entre les frères qui durera tout l’été. Cette article deviendra un livre, « l’été dangereux ».

Après un bref retour à Cuba pour entretenir la Finca Vigia et choisir les meubles qui partiront pour Ketchum, Ernest déclare qu’il doit repartir pour l’Espagne, n’ayant pas assez de matériel pour finir son article. Mais.

Son état mental se dégrade grandement. De retour à Ketchum, Mary joue de subterfuges pour interner Ernest en Hôpital psychiatrique. Sous un faux nom pour éviter que la presse ne fouine, mais le poteau rose sera vite découvert. Ernest se dit traqué par la CIA, pense avoir commis des crimes financiers, il est obnubilé par son argent et ses impôts . Il devient paranoïaque.

Ernest se baladant dans la campagne de Ketchum.

Invité à l’inauguration du président J.F. Kennedy, il répond qu’à la vue de sa santé, il ne peut malheureusement pas assister à se moment historique. On lui demandera d’écrire quelques mots sur le nouveau président pour un livre, il mettra une semaine à écrire deux lignes.

La paranoia du prix Nobel de littérature s’empire.

[…] Ernest wanted no visitors, spend his morning mute and brooding at his writing table, his afternoons wandering aimlessly around the house or resting without riding in his room. […] I was not helping him [Ernest] find someplace safe from taxes. I was spending too much money on groceries. I had neglected him throughout his stay at St. Mary’s hospital. How could I have enjoyed a TV program that evening when we were such in great danger ? I was betraying our well-being.

Non seulement Ernest est malade, mais Mary se blesse, encore une fois, en tombant des escaliers. Rien ne va plus.

On Friday, April 21, I compled downstairs to find Ernest, still in his plaid Italian bathrobe, standing in the front vestibule of the sitting room, one of his favorite shotguns in his hand and two shells standing upright on the window sill in front of him.

Grâce à l’intervention de son médecin personnel, Ernest accepte de se faire hospitaliser, encore une fois. Il y reste de longues semaines.

Photographie d’Ernest. Il semble amaigrit et mal en point. Je ne connais pas l’année de prise de la photo.

Une fois revenu à la maison, des ami(e)s de la famille le retrouve avec le fusil à la main. Ils réussissent à le désarmer. Une autre hospitalisation. Avec une surveillance plus sévère. Ernest ressortira, mais il n’est pas guéri. Loin de là.

As we wedged into the small far-corner table, Ernest noticed a couple of men seating themselves at a small table farther inside […]

« They’re F.B.I. » Ernest muttered.

Puis Ernest se suicide. Mary voit le corps de son mari, le sang. Elle fuit. Racontant au média qu’il s’était tué suite à une mauvaise manipulation, parce que, dit-elle, elle ne pouvait se faire à l’idée qu’il s’était tué.

La succession, le régime Castro qui demande de faire de la Finca Vigia un musée, rapatrié des manuscrits, de l’argent. Mary tombe malade sous le poids des responsabilités et du deuil.

Elle voyagera, beaucoup, Nouvelle-Zélande, France, Afrique de l’Est, Honolulu et même l’ex-U.R.S.S. À noter que Hemingway n’est JAMAIS allé en Russie. Surprenant non ? Vu l’estime qu’il avait de Léon Tolstoï. Mary visitera d’ailleurs la maison du grand écrivain russe lors de son escapade en terre communiste.

Ses voyages ne l’empêcheront pas de travailler sur le manuscrits de Paris est une fête et sur d’autres nouvelles et recueils d’Ernest.

Le dernier chapitre du livre et une auto-interview qui répond à plusieurs questions que les lecteurs pourraient se poser à la lecture du livre.

En refermant le livre, j’ai eu comme une sensation que tout n’avait pas été dit… Peut-être est-ce dû à ma lecture du très bon livre de Aaron E. Hotchner, écrivain, journaliste, metteur en scène et grand ami personnel de Hemingway, qui a écrit un livre intitulé Papa Hemingway que je vous conseil fortement.

Mary as semblé omettre les séances électrochocs subit par Ernest, et les deux tentatives de suicide d’Hemingway ( il tentera de sauter d’un avion qui l’amenait à l’hôpital psychiatrique.) Elle a aussi omise le fait qu’Hemingway avait manipulé ses psychiatres, jouant la comédie du patient guéri pour sortir de son internement. Notamment lors de sa première hospitalisation. Vous pouvez lire tous cela dans le livre de Hotchner.

C’est un livre très long, mais aussi très beau. Un livre d’amour oui, mais aussi d’aventures, de voyages, d’amitiés, de drames. Bref, la vie d’une grande femme, intelligente, moralement solide (par expérience, les femmes sont beaucoup plus solide que les hommes mentalement parlant. Mais ce n’est là que mon avis personnel.), elle tient tête à un mari caractériel, parfois violent, physiquement une fois, verbalement durant toute leurs relations. Mais elle était amoureuse de lui, il était amoureux d’elle. Un homme n’avance jamais bien loin sans le soutien d’un ou d’une compagne, et Mary le prouve.

Réussir à vivre dans l’ombre d’Hemingway, tout en gardant son intégrité, ses valeurs et son courage ne devait pas être chose aisée. Mais elle l’as fait. Jusqu’au bout et encore après.

Bien sur, si vous aimez Hemingway, se livre est fait pour vous. Il est long, mais la lecture en vaut la peine. Malheureusement, il n’as pas été traduit en français.

Voici comment se termine m’as dernière lecture sur Ernest Hemingway avant un bon bout de temps. Il va me manquer, mais je crois qu’Ernest n’est jamais vraiment mort. Ses œuvres vivent en nous, comme vivent en nous nos proches disparus.

But I starved for the smell of Ernest’s chest, where my nose always nuzzled. I ached to touch is skin, which was smoother than any other, I thought. Having no creature to absorb and appreciate pats, hugs, kisses, I floundered in a void of unexpressed affections, and I missed my husband’s daily offerings of endearments and flattery. I also missed is discipline, his counseling of restraint when I veered into erratic enthusiasms or fears.

Mary et Ernest.

Jaskiers

The Silence par Manchester Orchestra

Manchester Orchestra

Manchester Orchestra – The Silence sur Youtube

J’ai découvert cette musique en écoutant The Cinematic Orchestra.

Pour une fois que les suggestions YouTube font leurs boulots !

Je dirai que, selon moi, c’est un mélange de The Passenger et Muse. La partie soft et orchestral passant magistralement à un rock soft Mais punchy’.

J’ai adoré et je l’écoute trop.

J’espère que vous l’apprécierez autant que moi !

Je ne sais pas pourquoi j’ai mis cette photographie, j’avais juste envie de la mettre dans l’article alors voici pour vous. Source – Google

Let me watch you as close as a memory

Let me hold you above all the misery

Let me open my eyes and be glad that I got here

Jaskiers

Des écrits inédits de Jim Morrison, journaux intimes, poésies et paroles de chansons vont être publiés le 8 juin !

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics »

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics » est décrit par HarperCollins comme l’ouvrage que Jim Morrison « avait prévu de publier » de son vivant. Il s’étend sur près de 600 pages et rassemble la plupart de ses travaux précédemment publiés […]

[…]des documents inédits tels que des paroles de chansons jamais enregistrées et des extraits de 28 carnets de pensées récemment découverts. L’un d’entre eux, que Jim Morrison aurait écrit à Paris, peu avant sa mort[…]

Source : La Dépêche

Quelle surprise ! J’espère que le public découvrira à quel point Morrison était un vrai poète et un grand écrivain en devenir !

Je suis impatient de pouvoir mettre ma main dessus !

En attendant, on va écouter un peu des Doors pour calmer notre impatience !

[erratum : j’ai écris que le livre sortai le 8 mars alors qu’il sort le 8 juin. Merci Pandora pour m’avoir averti !]

Jaskiers

To Build a Home par The Cinematic Orchestra

To Build Home par The Cinematic Orchestra (YouTube)

J’ai découvert cette musique il y a peu, et j’ai adoré.

Je ne connais rien de The Cinematic Orchestra, donc l’article est court, ne connaissant que cette musique.

En tous cas, je suis presque sûr que vous l’avez déjà écouté quelque part.

J’espère que vous l’apprécierez autant que je l’ai apprécié !

À bientôt !

And, I built a home
For you
For me

Jaskiers