California Rocket Fuel – Chapitre 3

Index : Chapitre 1Chapitre 2

Rappel : California Rocket Fuel est une fiction

Vous êtes encore là chers lecteurs et lectrices ? Z’avez pas mieux à faire ? Fermer cette page et soyez un membre productif de la société, allez travailler et surtout payer vos impôts car c’est à ça qu’on sert au final, les employés de l’état, qu’importe votre métier. Si vous êtes malade, on veut vous soignez le plus vite possible non par bonté mais parce qu’il vous faut retourner travailler pour payer vos impôts. Et ceux qui gagnent des milliards et payent moins d’impôt que l’infirmière ? Ou mieux qui ne paie rien du tout (coucou Amazon) ? On s’en fiche, si t’es riche, tu peux faire ce que tu veux dans ce monde.

Pour ceux qui restent, et bien je ne vous juge pas. Merci d’avoir arrêter votre vidéo porno pour me lire.

Enfin on rentre dans le Super U, les trucs de sécurité n’ont pas sonné. Y’a le gel hydroalcoolique à l’entrée, ma demoiselle de dire :

« Ils vont finir par nous le faire boire ce gel !

Trump voulait nous mettre des lampes UV dans le derches donc je serais pas étonné qu’on nous le propose. D’ailleurs je fais pas la troisième dose c’est mort, on parle déjà de la quatrième. J’sais bien que l’acupuncture c’est une bonne thérapie mais on va se calmer. Et puis ça va bien se calmer un jour hein ?!»

Directe à l’entrée, y’a des galettes, j’m’y précipite mais y’a déjà une vielle sur mes talons, j’vois frangipane, j’en prends trois, j’laisse rien à mamie après tout elle va peut-être nous faire un arrêt cardiaque et personne les bouffera ces galettes donc je suis légitime. Jeune, con et insolent en plus de ça !

Bref on continue, rayons gâteaux. Je jette un œil sur mes galettes et je vois que c’est marqué sur l’emballage ‘frangipane aux amandes grises´. Amandes grises ? Jamais entendu parler de ça et j’ai ce mauvais pressentiment tu vois, que c’est pas la bonne frangipane foutrement putain de normale ! Qu’est-ce qui s’est passé avec les galettes cette année ? Sérieusement ! On peux pas avoir une foutue galette à la frangipane NORMALE !

Merde, le virus, mon cerveau en bouillit, ma copine au bout du rouleau qui veut pas me le montrer et en plus pas foutu de trouver une galette des rois digne de ce nom !

J’pose la question à ma dame au cas ou, mais non, jamais entendue parler non plus d’amande grise… faute de mieux, je garde. En plus j’ai pas envie que mamie se réjouisse de ma déconvenue donc.

Rayons bouffe, je prends des brioches aux pépites de chocolat, deux marques différentes, des PIMs framboises, ça s’est bon ! Jamais déçus. Quoi ? Qui a dis que c’était des gâteaux de vieux ?! Madame prends des céréales Trésor avec du chocolat dedans. Ça me fais bien envie aussi mais je digère plus le lait.

I’M LACTOSE INTOLERENT HAAAAAAAANN I’M A VALLEY GIRL YAH HAN HAN TINDER PREGNANT HAAANNN FUCK BOY MOI J’ÉCOUTE BILLIE EILISH TU VOIS QUOI J’SUIS DEPRESSED À MORT QUOI !

J’aime Billie Eillish au passage, et l’article n’est pas sponsorisé par kellogs, ok ? Bon continuons.

Le norset donne faim 24h sur 24. Ce n’est pas une plaisanterie. Je n’ai jamais eu si faim de toute ma vie. Non seulement ça donne faim, mais ça vous donne la gorge sèche. Et ça vous endors comme un somnifère, voir pire. Du coup vous mangez et vous dormez. Les kilos s’agglutinent à vitesse grand V. Ça ne vous rappelle pas une certaines drogue ? Cannabis ? C’est exactement la même chose. Parfois, j’espère que la France comprendra les effets thérapeutiques du cannabis. Mais on peut encore rêvé, par contre l’alcool, vrai poison, continue à détruire des vies et personnes ne dit rien. Enfin où on en était déjà ?!

Mademoiselle, prends aussi des gaufres nappées de chocolat. Et puis un autre truc mais j’regarde pas. J’ai des moments de déconnexion voyez vous, on peux me parler, j’écoute, mais je comprends pas. C’est comme si l’interlocuteur (interlocutrice aussi je vous oublie pas mesdames) parlait un langage barbare, un charabia. Donc je souri niaisement j’dis « Ah ouai… oui » et j’espère que c’était une réponse adéquate parce que sinon la personne va répéter ce qu’elle a dis et se demander ce qui va pas chez moi. C’est naturel on juge, on est tous de sacré connard quand même !

On va à la caisse, bien sûr, des articles seuls sur le tapis en face de nous. La caissière nous dit que la femme devant nous est partie à sa voiture mais nous fait passer quand même. Cool.

Je paie finalement, le sans-contact marche pas, ça m’aurait étonné. J’enfonce ma carte dans le lecteur, ça mets carte muette, pas étonnant non plus. J’attends que la caissière appuie sur un bouton pour que le lecteur se remette à la normale. J’essuie ma carte avec ma veste en espérant que ça passe.

Oui !

J’tape mon code et j’attends de voir si mon paiement passe. Toujours cette crainte d’être à sec sans le savoir bien que je sache que je ne le suis pas.

Ça passe ! Et non madame vous pouvez garder le ticket. Merci au revoir, à vous aussi, bonne journée, au revoir. Merci.

On sort, j’ai même pas stressé à cause des portiques antivols.

On fourre tout dans le coffre, madame, prévoyante avait mis des sacs au cas ou et elle a bien fais. Que ferais-je sans elle ?

Et ça repart comme en 14. Direction la maison.

On se revoit au prochain chapitre n’est-ce pas ? Merci !

Jaskiers

Je n’arriverai pas à écrire sur Margaux Hemingway

J’avais « promis » d’écrire sur Margaux, j’avais écris que « c’était un exercice personnel à faire » il y a de ça 1 ans environ. Mais je n’en ai pas la force et d’une certaine manière, je me trouve même un peu gêné d’écrire sur sa vie et ses drames.

Sous quel angle aurai-je pu m’attaquer à cet article ? J’ai beau retourner la question dans tous les sens, je n’arrive pas à trouver de réponse.

Peut être car je ne connais pas assez la vie de Margaux Hemingway, petite fille d’Ernest, qui s’est suicidé à 42 ans, un 1er Juillet 1996, un jour avant « l’anniversaire » de la mort de son illustre grand-père, Ernest Hemingway, qui s’était, lui aussi, suicidé.

Je n’arrive pas à mettre des mots dessus. Ce que je peux faire, c’est dire qu’elle a été la première mannequin à signer un contrat à 1 millions de dollars, que sa carrière de top-modèle commença au lycée, qu’elle a été marié (et divorcée) deux fois, que son deuxième et dernier mariage était avec un français et ne dura que quelques mois . Qu’elle semblait heureuse mais qu’elle ne l’était pas réellement. Et c’est tout.

Je vais vous donner des liens d’articles que j’ai pu glaner sur le web, dont un que j’ai trouvé bien écrit.

Mais avant, pourquoi cet article ?

Parce que je trouve l’histoire de Margaux importante et déchirante. En effet, elle avait tout, enfin le croyait-on, et a décidé de mettre fin à sa vie. Comme son grand-père, à la veille de l’anniversaire de sa mort. L’addiction, le cœur brisé, les divorces, le show-business, le deuil et la perte du sens de la vie, c’était ce qui semblait peser de toutes leurs forces sur les épaules de cette femme. Je trouve important de partager son histoire avec vous, mais je ne peux en écrire plus. Par manque d’information et aussi moralement. Je trouve difficile de parler d’elle, pour une raison qui m’est encore étrangère.

Est-ce parce qu’Hemingway est important dans ma vie, que ses écrits mon accompagnés dans les plus durs moments ? J’ai peut-être un problème mais j’ai l’impression qu’Ernest fait un peu parti de ma famille et qu’écrire sur Margaux serait un peu comme les trahir.

Les articles :

• La « malédiction » Hemingway. Je n’aime pas tellement ce terme mais il est tristement proche de la réalité : https://www.slate.fr/story/147129/la-malediction-hemingway?amp

• Article de Vanity Fair, quand Margaux visitait les endroits où son grand-père avait vécu à Cuba, les photos sont très belles : https://www.vanityfair.fr/culture/people/diaporama/quand-margaux-hemingway-marchait-dans-les-pas-de-son-grand-pere-ernest-a-cuba/59868/amp

L’article que je préfère le plus entre les autres car il semble brut et aussi vrai, dans la limite du possible. Malheureusement en anglais, désolé pour les non-anglophone mais un passage sur Google traduction ou autre fera peut-être l’affaire : https://www.psychologytoday.com/intl/articles/199612/what-killed-margaux-hemingway

Je laisse ici le numéro de téléphone de S.O.S. Suicide car je pense que c’est important. : 09.72.39.40.50.

Jaskiers

Tyler Cross par Nury & Brüno

Quatrième de couverture :

Tyler Cross transporte 17 kilos de came, d’une valeur d’un demi-million à la revente au détail.

Et il a exactement 21 dollars et 80 cents en poche.

Il note l’ironie de la chose et se met en marche.

Mais que se passe-t-il Jaskiers ? Est-ce que le blog est devenu un blog spécial BD ?!

Hey bien disons que je me suis procuré une bonne poignée de bandes dessinées car l’envie m’a pris de renouer un peu avec cet art qui a bercé mon enfance (merci Astérix et Obelix ! Sempé et Goscinny !).

Cette fois-ci, j’ai donc choisis une histoire de gangster, pour changer un peu…

L’histoire semble se passer dans les années post prohibition au Sud-Ouest des États-Unis. Une histoire de deal de drogue qui tourne au vinaigre et dont le personnage principal, Tyler personnage énigmatique, essaiera de prendre la tangente avec 17 kilos de cocaine mexicaine. Mais bien sûr, c’est loin d’être un partie de plaisir pour Tyler.

Le dessin des visages est original, ça change et ça ne gêne pas la lecture. Les décors et l’encrage sont bons.

Les dialogues sont crédibles, certains passages se veulent stéréotypés, voir caricaturaux, mais cela ne pèse pas sur la lecture et l’on sent que les artistes l’assument pleinement, en fait, ça ajoute un certain côté comique. Ces passages sont, je pense, revendiqués et assumés et… ça passe !

Bien sûr, encore une BD ou ça castagne et tire de partout. Voir même un peu d’amour ! C’est ce que l’on veut dans une histoire de gangster non ? A noter que c’est un BD pour adulte, ou plutôt un public averti.

Le scénario est bien ficelé, certaines scènes sont très violentes, l’ouvrage ne plaisante pas du tous.

J’ai beaucoup aimé et je conseil !

Pour ceux qui ont le cœur bien accroché !

Jaskiers

Dead dream society | Poème |

Où êtes vous les hippies pourquoi nous avoir laissé tomber ?

Pour la menue monnaie.

Pensiez vous à nous ? Déjà mort-né ?

Peut-être l’avions nous pensés

Ces plaie ouvertes, seule nous devons les panser.

N’aviez qu’à protester.

Nous l’avons fais !

Et que s’est-il passé ?

Vous nous avez frappé.

Génération de fainéant, drogué faible et pleurnichard !

Comme vous vous l’étiez avant de plier genoux, avares !

Partez donc jeune insolent !

Pas avant de faire de votre monde du chiendent !

Jaskiers

La guerre Iran-Irak 1980-1988 de Pierre Razoux

Quatrième de couverture :

On ne peut pas comprendre la situation qui prévaut aujourd’hui dans le Golfe sans saisir les frustrations et craintes persistantes qui découlent directement de la guerre entre l’Iran et l’Irak de 1980 à 1988. Terriblement meurtrière, celle-ci a marqué à jamais les esprits par les images dramatiques d’enfants envoyés au combat, les villageois gazés, les villes en ruines, les pétroliers en feu ou les tranchées ensanglantées.

Pour en retracer les événements, et grâce à des sources inédites de première main, Pierre Razoux explique les opérations militaires et détaille les nombreuses affaires – Irangate, attentats en France, enlèvements au Liban – étroitement liées à ce conflit. Une histoire faire de rebondissements permanents au grès de l’attitude des pétro-monarchies, de la Russie, de la Chine et des Etats-Unis, mais aussi caractérisée par la compromission de nombreuses nations, parmi lesquelles la France…

Pierre Razoux est directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM). Praticiens des relations internationales, spécialiste reconnu du Moyen-Orient, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence portant sur les conflits contemporains et le conflit israélo-arabe, en particulier chez Perrin Tsahal. Nouvelle histoire de l’armée israélienne.

« Trente-sept ans après le début des hostilités, Pierre Razoux nous ouvre les portes de ce conflit si déterminant pour le Moyen-Orient, un tournant géopolitique dont les effets perdurent. »

Le Monde

Un soldat irakien observe l’incendie de la raffinerie iranienne d’Abadan. 1980.

Curieusement… en fait non, ce n’est pas surprenant, je ne connaissais rien de ce conflit, absolument rien. Jamais appris de ce conflit à l’école, et cette guerre semble être passée à la trappe de la mémoire collective, françaises du moins. Pourtant, comme souvent au Moyen-Orient, les puissances européennes ne sont jamais loin. Les puits de pétroles, l’or noir en étant la raison principale. Mélanger à cela la guerre froide, l’URSS et les U.S.A. cherchant la destruction de l’un et de l’autre tout en évitant le conflit directe, incorporant dans leur lutte des pays qui souffriront, et qui seront marquées et déstabilisées et dont les blessures et conséquences se voient encore aujourd’hui.

Voici un livre sur la plus longue guerre du XXeme siècle.

Le président (dictateur) irakien Saddam Hussein. Décrit par l’auteur comme un homme violent, attentif mais cruel. N’hésitant pas à exécuter des officiers et généraux à la moindre erreur. (Photo de propagande)
Ayatollah Khomeiny. Le leader spirituel de l’Iran, meneur de la révolution islamique. Le président iranien Abolhassan Bani Sadr n’as presque aucun pouvoir réel dans son pays, le puissant Ayatollah détenant plus d’influence et de popularité. Le conflit interne en Iran opposera le président représentant la laïcité et l’Ayatollah représentant une société islamique. Pendant la guerre, se conflit interne minera l’effort de guerre iranien.
Carte de l’Iran et de l’Irak avec leurs capitales respectives.

La première agression est irakienne. Saddam Hussein voyant l’Iran dans une position précaire suite à la révolution islamique de l’Ayatollah Khomeiny, le dictateur Irakien y voit là l’opportunité idéal d’attaquer son voisin, très rapidement, une attaque à l’allemande de 1939, rapide. Pourquoi cette attaque ? Pour un peu plus de territoire… et d’autre raisons que vous découvrirez par vous même en lisant l’ouvrage.

Il demande à son État-major de préparer une attaque en règle en 1 mois. Malgré l’infériorité numérique de l’Irak, autant humain que technologique, Saddam mise sur l’effet de surprise.

La première attaque irakienne sera aérienne et se soldera par un match nul. Aucun dégât sérieux des deux côté. La riposte de l’Iran aura les mêmes résultats.

Soldat irakien.

Suit l’assaut terrestre, fantassins et blindé irakiens fonce sur les frontières iraniennes. L’attaque se solde par un résultat mitigée, mais le dictateur Baas a gagné du terrain.

Vient ensuite dans le livre un chapitre expliquant la montée au pouvoir des deux protagonistes de cette guerre. Le leader (dictateur) Baas, Saddam Hussein pour l’Irak et l’Ayatollah Komeinyh pour l’Iran. Deux entités complètement différentes. Le premier est considéré comme un gangster, le deuxième comme un potentiel extrémiste islamique par la communauté internationale.

En Iran, l’Ayatollah est le leader religieux, plus important que le président. D’ailleurs, l’Ayatollah a amené au pouvoir le président Abolhassan Bani Sadr, grâce à son influence. L’Ayatollah pourra avoir une certaine emprise sur le président, espérant ainsi le pousser à la faute pour prendre tous les pouvoirs. Le président en Iran n’aura que peu ou pas d’influence sur le pays, il est contrôlé et entouré de proche de l’Ayatollah. L’Iran devient au yeux de la communauté internationale une potentielle enclave islamique extrémiste.

L’Amérique a t-elle influencé Saddam Hussein a attaqué l’Iran ? Cette théorie reste encore d’actualité aujourd’hui. Je vous laisse découvrir l’avis et l’étude de l’auteur pour vous faire votre propre opinion. Toujours est-il que des pays de l’Occident ont des intérêts et influencés la guerre par la vente d’arme. Notamment la France et l’ex-URSS. La Russie cherchant à s’imposer au Moyen-Orient, une Russie qui d’ailleurs partira en guerre contre l’Afghanistan. Avec des conséquences, encore une fois, qui se sont répercutées de manière brutale dans le futur, aujourd’hui encore.

Le conflit Irako-iranien a déstabilisé encore plus le Moyen-Orient. Et les guerres fratricides continues encore aujourd’hui à faire des victimes innocentes.

Plusieurs pays choisissent leurs camps, et en changent souvent, soutenant l’un ou l’autre suivant les intérêts économiques. Pétrole, vente d’armes, opportunité économique diverse. Le but de ses pays, se faire de l’argent. Et de protéger leurs intérêts, surtout pétroliers, que les belligérants n’hésitent pas à attaquer pour influencer l’économie de l’un ou de l’autre.

Les attaques de raffineries sont monnaies courantes et font parties de la stratégie des deux pays.

Les pays arabes ne sont pas en reste. Ils choisissent leurs camps suivant leurs géographies, la menace potentiel, l’argent et l’influence en vu d’une victoire de leur « protégé ».

Ainsi l’ont réalise que la vie humaine ne compte pas du tous dans l’état d’esprit des Etats. Qu’ils soient européens, arabes, américain, russe ou chinois. Même ceux qui se déclare «neutre » font leurs affaires sous-le-manteau, car les pétrodollars sont à la clé.

Ainsi, c’est un conflit où beaucoup de pays apporte leurs aide. Officiellement ou officieusement. Voir sous la contrainte. De nombreuses prises d’otages et attaques terroristes majoritairement commises par les iraniens, pousseront certain pays, notamment la France à collaborer d’une manière ou d’une autre à la guerre.

Extrait : Au total, une quarantaine d’Etats contribueront à l’effort de guerre de l’Irak ou l’Iran. La moitié d’entre eux apporteront un appui matériel à la fois à l’Irak et à l’Iran, à un moment donné ou un autre. Ce sera le cas des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. En Europe, seule l’Irlande pourra se targuer de ne pas s’être sali les mains. Tous les autres États seront impliqués, à des degrés divers, dans des ventes de matériel militaire à l’un ou l’autre des belligérants, bien souvent aux deux. Seul l’éclatement au grand jour de scandales politico-financiers contraindra certains États, dont la France, à mette un peu d’ordre dans leurs affaires.

Soldats iraniens durant la bataille de Khorramshahr.

Revenons au début du conflit.

Bien sur, l’Iran se défend, le conflit s’enlise.

Un nouveau président en Iran est élu en juillet 81, Ali Radjai. Les conflits internes en Iran mine le pays. Il est divisé entre le Président, représentant la laïcité et l’Ayatollah représentant lui d’une société islamique. Et ce dernier compte de plus en plus de partisan.

Ali Radjah décède dans un attentat un mois environ après son investiture. Le complot terroriste semble probable. L’Ayatollah raffermi son pouvoir, plaçant ses hommes de confiances et sous son contrôle aux postes clés.

L’ancien président iranien Abolhassan Bani Sadr s’enfuit en France. L’Iran cri au scandale. La France arme donc l’Irak.

L’Iran contre attaque sur le terrain et gagne rapidement le terrain perdu au début de la guerre.

Soldat iranien tenant sa transfusion.

Et c’est ainsi que continu cette guerre. Attaque de l’un, contre attaque de l’autre. Alliance diverse, vente d’armes contre pétrodollars avec l’Occident et l’Asie. Trahison, civiles bombardés, massacre pour des raisons ethniques. L’ONU appel à l’arrêt des bombardements aveugles sur les civiles et à l’ouverture de pourparlers entre les deux camps. Mais elle n’intervient pas. Le massacre continue.

Acculé dans le nord-est, Saddam Hussein décide d’utiliser le gaz moutarde utilisé pendant la première guerre mondiale. Autre élément qui rappel cette guerre, pendant l’hivers 82-83, les deux camps creusent des tranchées.

Soldat iranien portant un masque à gaz dans une tranchée.

Pour combler la perte énorme de soldat, les iraniens n’hésiteront pas à enrôler des enfants soldats. Ils vivront un calvaire. La plupart non armé, fanatisé et galvanisé, certains partiront sans armes sur le champ de bataille pour ouvrir la voie au soldat de l’armée. Certains jeune irakiens pleureront après avoir abattus des centaines d’enfants.

Enfant soldat iranien embourbé sur le front.

Extrait : Le régime irakien a […] enrôlé des adolescents de 16 ou de 17 ans pour combler les pertes de l’armée populaire, en particulier à la fin de la guerre, mais de manière non systématique. Ce qui s’est avéré choquant, dans le cas iranien, c’est son côté massif, allié au fait que les enfants ont été utilisés, dès l’âge de 12 ans et pendant plusieurs années, comme de la vulgaire chair à canon, dans des missions souvent suicides destinées à ouvrir la voie au reste de l’armée.

Enfant soldat iranien, ils étaient lancés sur les fortins irakien ou les champs de mines pour ouvrir la voie aux soldats réguliers. La plupart n’étaient pas armée.

Couplé l’utilisation d’enfants soldats fanatisés par l’Iran et l’usage d’arme chimique par les deux belligérants et vous avez le cocktail d’une guerre des plus terribles de l’Histoire.

Enfant soldat iranien fanatisé.

Et cette guerre reste toujours la même chose, attaque, contre attaque, alliance, trahison et toujours et encore des civiles utilisés comme monnaie d’échange (notamment les prises d’otages de l’Iran), des civiles innocents recevant des missiles, parfois victime de massacre en guise de représailles pour suspicion de collaboration avec l’ennemi.

Et toujours, et encore, l’Occident, l’Asie et même les Émirats Arabes Unis essayant d’avancer leurs propres agendas, pour de l’influence, de l’armement et surtout et toujours, le nerf de la guerre, la piste qu’il faut suivre durant chaque conflit, l’argent.

Pierre Razoux écrit extrêmement bien. Il est facile de comprendre de conflit grâce à son écriture simple, efficace, droit au but, précis et pédagogique. Les nombreuses cartes montrant les différentes attaques, contre attaques apportent énormément à la compréhension. La fin de l’ouvrage contient des graphiques, des chiffres permettant de réaliser avec encore plus de précision le déroulement de cette guerre.

Je regrette que le sort des civiles n’ait pas été plus détaillé. L’auteur a quand même fait un incroyable travail de recherche sur la guerre. Le livre parle du conflit armé, et non pas des civiles au milieux de celui-ci.

J’appréhendai la lecture de se livre mais je n’avais pas de soucis à me faire, Pierre Razoux a un talent immense, malgré les très nombreux tenants et aboutissants de cette guerre, j’ai compris grâce à son ouvrage l’influence et les retournements de situations du conflit.

Je ne connaissais absolument rien de cette guerre, ce livre est précieux si vous voulez comprendre le déroulement de la guerre Iran-Irak.

Le problème avec cet article, c’est que je ne sais pas vraiment quoi écrire. Je ne veux pas dévoiler l’excellent travail de l’auteur mais j’ai aussi envie de partager ce que j’ai appris durant la lecture avec vous. Mais ce n’est pas vraiment mon but, dans se genre d’article, de révéler tous ce que j’ai lu en espérant que vous lirez un jour un des ouvrages que je présente. J’ai décidé d’écrire sur le début de la guerre, son de déclenchement et les protagonistes. Puis d’écrire les grandes lignes en vous laissant l’opportunité de découvrir l’ouvrage par vous même.

Je pense pouvoir vous dire que se conflit n’as mené à rien du tous, pour les deux camps, à par la ruine financière et des morts.

Jaskiers

Bonne année à vous !

Je vous souhaite le meilleur ! Surtout pour la santé, en grandissant on m’a souvent dit que c’était le plus important et je dois l’avouer, ça l’est.

Le meilleur dans vos projet, professionnels, personnels !

Le meilleur pour vos amours, vos ami(e)s, votre famille, vos proches.

Et pleins d’amour, c’est important ça aussi !

Jaskiers

Les plus grands gangsters & criminels – Ça M’intéresse

« Les lois sont semblables aux toiles d’araignées, qui attrapent les petites mouches, mais laissent passer guêpes et frelons » Jonathan Swift

Ils ont défrayé la chronique. Un escroc « vend» la Tour Eiffel, les « notorious » Bonnie et Clyde, les mafias et les gangs, les « pyramides de Ponzi », Jérôme Kerviel, l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, tueurs en série, truands, cybercriminels, prédateurs en tous genre. Avec des photos et des illustrations. Une lecture terrifiante qui, je pense, plaira aux amateurs de crimes en tout genre.

Jaskiers