L’enfer rôde sur la mer

Le cri est strident, « Le diable se dirigent vers nous ! Ohé ! Le diable en a après nous ! »

Les hommes du Wigram se réveillent sans se faire prier, c’est le branle-bas de combat. On se bouscules pour aller à son poste, les canonniers et boutes-feu se postent derrière leurs canons, prêts à lâcher une bordée au premier ordre.

Antoine, le bosco, posté sur la dunette, sort sa longue vue, la dirigeant sur 360 degrés.

« – Mais qu’est-ce que c’est que ça ! Antoine tu peux me dire ce que c’est !

  • C’est une boule de feu ! On dirait un… un soleil ! Un petit soleil ! »

Tous les hommes se relèvent de leurs postes pour chercher de leurs propres yeux les paroles terribles d’Antoine.

À l’horizon, venue de l’ouest, une forme rougeâtre est visible, avec un peu de concentration, certains matelots jurent que cette chose approche.

La forme semble être triple dans la longue vue du bosco, il peut voir cette chose de feu, son reflet sur la mer et ce phénomène curieux qui reflète cette énigme juste au dessus de la ligne d’horizon, comme trois cavaliers de l’Apocalypse parfaitement alignés à la verticale.

« – Antoine, qu’est-ce que tu vois exactement !

  • C’est une chose en flamme mon commandant.
  • Ça vient vers nous ?
  • Ça vient pas de doute.
  • À quelle vitesse ?
  • Je dirais… , Antoine prend son loch, éclair le cadran en l’approchant d’un brasero. Je dirais 35 noeuds mon commandant !
  • Trente-cin… Bon dieu. Faisons lui face à notre bâbord, je veux les canons prêts a lâcher une bordée sur ce… machin. »

Le Wagram fait un quart de tour sur la droite, le contre-amiral Kerjulien approuve de la tête en regardant le timonier.

« – À bâbord, je veux 5 canons d’anges à deux têtes, 5 autres de boulets pleins. Prêts à canonner à mon signal !

  • Oui commandant ! »

Les boutes-feu préparent leurs baguettes, prêts à en enflammer la mèche d’étoupe. Dans la nuit, aucune lune, aucune étoile, les braseros et torches du Wagram vacillent, laissant voir des ombres sur les faces crispés des matelots. Elles dessinent de curieux visages sur celui balafré du contre-amiral, créant l’illusion de lui ajouter, le temps d’une seconde, d’autre cicatrices avant de disparaître. Ses rides semblent se multiplier avec le jeu de lumière erratique, lui donnant des airs de vieillards. Ses pupilles sont rouges, tel un possédé, tel ceux qui entrent en transe dans les lointaines terres hindoues durant ces étranges cérémonies dédiées à Shiva.

« – Commandant, je pense… je pense qu’il dévie de sa trajectoire et met le cap dans notre direction !

  • Je le sais ! On… ne regardez pas trop cette… chose en feu, rien de tel pour vous éblouir.
  • Mon commandant, c’est quoi ce truc ? »

Le commandant allume sa pipe à l’aide d’un petit tisonnier qu’il avait préalablement chauffé à un brasero.

« – Ça… c’est une putain de légende, une légende vraie !

  • Que voulez-vous dire mon commandant ?
  • Ce que je veux dire ? C’est que si nous ne le coulons pas, nous seront morts.
  • Évidement…
  • Évidement quoi sous-fifre ?!
  • Pardon mon commandant.
  • Ce truc là messieurs, c’est le diable en personne ! C’est un navire en flamme, qui terminera sa mission infernale soit coulé, soit en nous coulant.
  • Chef, peut-être qu’on pourrait essayer de le perdre !
  • Inepties ! Conneries ! Ce machin vient pour nous envoyer en enfer, j’ai… il… on a trop péché ! Trente-cinq noeuds ! T’as pas entendu Antoine ! Notre Wigram dépasse difficilement les 10 noeuds !
  • Et si on manœuv…
  • Tu pense pouvoir l’esquiver ? Ah ! Ce machin va vouloir se repaitre de nous, c’est intelligent, cela nous est destiné ! Allez me chercher Spark ! Il n’est pas là, doit être en train de prier sa mère au carré.
  • Oui chef.
  • Et dite lui que si il ne ramène pas son cul ici, je lui fourre mon tisonnier dans l’œil !
  • Oui chef !
  • Du nerf ! »

Le commandant s’approche du charnier et s’asperge le visage d’eau, maintenant, les flammes du navire lui donnent un teint translucide. Les yeux braqués sur le navire en flamme qui approche à grande vitesse.

« – Putain, on dirait… sa carcasse… mais y’a encore les voiles mais c’est… tout en feu !

  • Antoine, arrête de le regarder, tu vois le diable merde ! Arrêtez de le regardez ! Soyez prêt, foutrement prêt à canonner cette terreur ! On aura pas de deuxième chance !
  • Commandant…
  • Spark petit enculé !
  • Désolé mon com… »

Cosmao Kerujulien prend la tête de Spark entre ses mains pour la placer en vue du navire enflammé.

« – C’est de ta faute ça enfant de putain !

  • Commandant… je suis désolé !
  • Tu sais ce que je vais être obliger de faire hein ?
  • Pitié non ! Non ! Laissez moi une chance, une… »

Le commandant lui tranche la gorge, Le corps de Spark, refusant la mort, fait des soubresauts. Le contre-amiral tourne et retourne sa dague dans le cou de Spark, on entends les tendons et les nerfs se défaire et le bruit de scie que fait la lame sur les os du cou de l’infortuné. Le commandant s’acharne, pose le corps du mort à terre et le décapite.

En brandissant la tête, il se déplace jusqu’aux gaillard avant, se tourne face au vaisseau brûlant qui n’est plus qu’à une moitié de mille et hurle :

« – Voici ! Voici Chtuhulu ! Regarde, j’ai accompli ta vengeance ! Chtuhulu, voici mon offrande, épargne moi, mes hommes et mon navire ! Prend-le ! Par pitié ! »

Ces derniers mots sont dits dans les sanglots. Tous les matelots le regardent, son uniforme est tacheté de substance noir, dégoulinante. Son corps a l’air d’une ombre, brandissant en l’air la tête de Spark comme Persée avait dû brandir celle de Méduse devant Phinée et ses sbires.

Les canonniers placent leurs canons dans leurs sabords respectifs, les boutes-feu enflamment leurs baguettes.

« – Chtuhulu je ne mérite pas ta colère. C’est lui, dont je tiens la tête, qui t’as offensé ! Lui a brisé son serment, pas moi ! »

Antoine ne peut s’empêcher de regarder le navire en feu, il croit même voir un visage, une terrible vision, un crâne à la mâchoire immense sortir puis, le fracas des canons firent vibrer l’air.

Les boulets percutent le vaisseau du diable, éclatant sur sa proue, des esquilles mêlées aux étincèles emplissent l’air, les anges à deux têtes fendent les voiles enflammées mais le vaisseaux fantômes ne ralentit pas.

Une seconde de silence, comme si l’oxygène du monde entier avait disparue, les matelots se regardent, à l’ombre des flammes ils ont l’air de spectres.

Le diable de vaisseau émet un son rauque, à faire exploser les tympans, des matelots en paniquent s’apprêtent à sauter à l’eau dans l’embarcation de sauvetage, le contre-amiral, reste debout, il a baissé les bras et la tête. Il est le premier percuté par le navire.

Soudain, tout le vaisseau prends feu, le bois craque et semble même hurler, le métal se tords, les feux de l’Enfer s’effondrent sur les marins.

L’instinct de tous les matelots est de sauter à l’eau, dans un dernier réflexe de conservation, ils sautent par dessus bords mais la mer n’est plus que flammes. Tel un feu grégeois, les marins sautent à leurs pertes, se consument, brûlés dans l’eau.

Tout se désagrège, l’oxygène n’existe plus pour les hommes encore conscients. Ils préfèrent mourir immédiatement plutôt que d’être les témoins de cette horreur. Préférant une mort rapide que de finir mangé par les flammes un mousse se tranche la gorge, l’autre s’enfonce son poignard dans le ventre, un autre encore plonge, la mer n’est plus un espoir, il brûle. On ne sait comment mais il reste à la surface et pousse des cris d’agonie avant que les flammes se repaissent de son visage.

Les mats s’affaissent, se donnant au feu pour mieux le nourrir, tout n’est que vision d’enfer, des silhouettes titubent et s’affaissent à genoux, des torches humaines sautent dans les lames de feux, des gerbes enflamment chaque parcelles de navire et de corps humains. L’air est emplie de petit débris qui se consument, comme des fées éphémères dont la vie est écourtée net par le présent à l’humanité de Prométhée.

Puis une énorme explosion finit de compléter le tableau d’apocalypse, le feu ayant atteint les réserves de poudres. L’atmosphère aux alentours hurle, comme si elle aussi pouvait sentir la souffrance.

Et le calme reprend ses droits. La mer s’est éteinte, des débris encore fumant flottent et sifflent au contact de l’eau, les squelettes des deux navires embrasés restent encastrés l’un dans l’autre comme des amants maudits.

Une immense lame engloutit les deux carcasses. Une épaisse fumée s’échappe de la mer puis s’évapore.

La vie reprend ses droits. Les flots sont calmes. Rien ne les perturbent, l’équilibre est revenu.

Crédit image : Pinterest

Récit inspiré par « Chtuhulu » d’H.P. Lovecraft et par « Moby-Dick » d’Herman Melville.

Jaskiers

Paris : Les lieux de la résistance de Anne Thoraval

Quatrième de couverture :

La vie quotidienne de l’armée des ombres dans la capitale.

Dès l’été 1940, refusant l’armistice, quelques poignées de Parisiens se cherchent, désireux de « faire quelque chose ». Un premier groupe se forme, au musée de l’Homme ; d’autres suivront.

Résister à Paris de 1940 à 1944, c’est recopier un tract, imprimer une feuille qu’on hésite à qualifier de journal, tracer à la va-vite un graffiti sur un mur, glaner des renseignements dans l’espoir de les retransmettre à Londres… plus tard cacher des prisonniers évadés, des réfractaires au STO, trouver des faux papiers… L’action quotidienne est humble et obstinée plus que spectaculaire, même si elle expose à de grands dangers. C’est cet ordinaire qui transparaît dans l’évocation des lieux de la résistance parisienne : où dormir, où tenir une réunion, où imprimer un journal, où trouver des camarades… Une géographie se dessine d’un Paris clandestin, dérisoire par le nombre, immense par sa foie inébranlable dans la victoire.

J’ai eu se livre en cadeau. Je n’aurai pas choisi se livre, parce que je ne connais pas du tout la géographie de Paris. J’aurai pu lire se livre avec Google map ouvert à mes côtés mais les lieux ont changées. Certains bâtiments ont été démolis.

Je me suis plus focalisé sur les individus et leurs actions. Il y a tellement de chose à raconter, de personnes à citer, de lieux, d’actions clandestines que je me suis perdu dans se livre, perdu dans Paris. Je n’ai pas su par quel bout prendre cette œuvre. Nous passons d’un article (car le texte, dans son ensemble, ressemble à des regroupements d’articles), d’une action se passant en 1940 pour passer à un tout autre article, sur un autre groupe de Résistant se passant en 1943. J’ai lu l’ouvrage jusqu’au bout malgré tous. Hey c’était un cadeau !

J’ai quand même trouvé, en comparaison avec la quatrième de couverture, que beaucoup de parisiens se sont mobilisés. Des femmes autant que des hommes, parfois très jeunes. Les photographies illustrant le livre sont parfois un peu « légères », il y en a de très intéressantes, comme celle d’un gestapiste guettant sa cible à la sortie d’une bouche de métro, où les lieux où se sont déroulé des événements importants. Le livre contient beaucoup de photographies des résistants en états d’arrestations.

La collaboration de la police et de la gendarmerie française avec les forces allemande est omniprésente dans l’ouvrage. Une honte de lire de telles choses. Bien qu’il faut noter qu’il y avait des résistants dans les forces de l’ordre française.

La Résistance était aussi (et surtout ?) le fait de petites gens dont les actes anonymes, les petits coups de mains, faisaient une grande différence.

Il est intéressant de voir où a été imprimer Le silence de la mer de Vercors.

Un reproche que je ferais au livre, il n’y a aucune carte de Paris ! Je ne connais pas Paris, à part les grands monuments et bâtiments mais c’est tout. Une carte complète et légendée aurait beaucoup aidé ma lecture.

Je vous le conseil uniquement si vous connaissez Paris comme votre poche et/ou que la Résistance vous passionne. Car on vous balance les noms, les lieux, comme si vous étiez déjà un fin connaisseur de l’histoire, de la géographie de la ville et de la Résistance. Malheureusement je ne le suis pas. Le travail d’historienne fournie par l’auteure est impressionnant. Le travail de documentation est monumental.

Ne pas oublier les actes de sacrifices et de résilience de gens lambdas qui se sont battus et exposés à leurs risques et périls, je crois que c’est le but de cet ouvrage. Et c’est réussi sur se point.

Ce n’est donc pas vraiment une review du livre en profondeur, je voulais juste avertir un potentiel lecteur/lectrice. Pour appréciez pleinement, il vous faut connaître Paris comme si vous l’aviez construite.

Jaskiers

Ernest Hemingway : sur la guerre.

Hemingway a tout juste 18 ans sur le front italien pendant le Première guerre mondiale. Engagé en tant qu’ambulancier dans la croix rouge, il sera blessé sur le front du Piave. Il sera le PREMIER BLESSÉ AMÉRICAIN de la Première Guerre Mondiale ! Touché aux jambes par un obus et par une balle de mitrailleuse, il reviendra en Amérique « troué comme une passoire », décoré de la prestigieuse Croce de Guerra. Cette expérience lui inspirera « L’adieu aux armes », un des plus beau roman de guerre et d’amour. Car en Italie, hospitalisé à Milan, il rencontrera son premier grand amour, Agnès Von Kuroswki, infirmière de la Croix-Rouge.

On écrivait jadis qu’il est doux est bienséant de mourrir pour son pays. Mais dans la guerre moderne, votre mort n’a rien de doux et de bienséant. Vous mourrez comme un chien sans raison valable. Atteint à la tête vous mourrez rapidement et proprement, doucement et avec bienséance même, hormis l’aveuglant éclair blanc qui ne finit jamais, à moins peut-être que l’os frontal ou votre nerf optique ne soient rompus, ou votre mâchoire emportée, ou votre nez et vos pommettes arrachés, de sorte que vous pouvez encore penser mais que vous n’avez plus de figure pour parler. Mais si vous n’êtes pas atteint à la tête, vous serez atteint à la poitrine, et vous étoufferez, ou dans le bas-ventre, et vous sentirez tout glisser et se défaire quand vous ouvrirez, se répandre quand vous cherchez à vous lever ; ce n’est pas très douloureux, dit-on, mais cela fait toujours hurler ; c’est l’idée, je suppose ; ou vous aurez l’éclair, le bruit assourdissant d’un puissant explosif sur une route difficile et vous constaterez que vos jambes sont coupées au-dessus du genoux, ou peut-être juste au-dessous du genoux, ou peut-être qu’un seul pied sera parti et vous apercevrez l’os blanc qui pointe à travers la bande molletière, ou vous les regarderez enlever une botte avec votre pied en bouillie dedans, ou vous sentirez un bras battre mollement et ce qu’on ressent quand un os râpe, ou vous brûlerez, étoufferez et vomirez, ou vous serez déchiqueté de mille manières, sans douceur ni bienséance ; mais rien de cela ne signifie quoi que ce soit. Aucun catalogue d’horreur n’a jamais tenu les hommes à l’écart de la guerre. Avant la guerre, vous pensez que ce n’est pas vous qui mourrez. Mais tu mourras, mon frère, si tu y reste assez longtemps.

La seule manière de combattre le meurtre qu’est la guerre est de montrer les combinaisons malpropres qui les créent et les criminels et les salauds qui l’espèrent et la manière idiote dont ils la conduisent quand ils l’obtiennent, de sorte qu’un honnête homme s’en défiera comme il le ferait d’une affaire véreuse et refusera de s’y laisser asservir.

Ernest Hemingway

Extrait de : Réflexions sur la prochaine guerre : une lettre sérieuse sur l’actualité

Esquire : septembre 1935

Tiré de l’ouvrage : En ligne de Ernest Hemingway

Jaskiers

Histoire vraie et personnelle N#6 – Ma super moto intergalactique.

Moi, à 6 ou 7 ans, sur ma moto intergalactique.

Assis dans mon arbre, je laissai mon imagination d’enfant prendre le contrôle de mon petit cerveau de gamin pour m’envoler vers d’autres univers.

Cet arbre était dans le jardin de ma grand mère. J’allai souvent en vacance étant petit et après avoir relu pour la énième fois toutes les bandes dessinées d’Asterix et Obelix, je partais en direction de mon bolide naturel.

Comme vous pouvez le voir sur la photo, je pouvais m’y assoir et j’ai tous de suite imaginé que j’étais sur une moto. Moto qui volait, dans l’espace bien sur !

Une fois installé, j’étais parti pour une de mes missions spatiales pour protéger la planète Terre des méchants extra-terrestres qui menaçaient de nous exterminer tous, un par un !

Les roues se tournaient à l’horizontale pour me permettre de décoller. Des missiles téléguidés sur les côtés, pour ne jamais rater ma cible !

La grosse branche devant moi servait de levier de direction, comme dans les hélicoptères, pas de guidon pour cette moto !

Mes aventures me menèrent dans des galaxies ou l’ennemi déterminé se préparait avec zèle à nous détruire. J’arrivai toujours à temps, détruisant les complexes d’armes à rayon laser de la mort, avec comme allié les oiseaux. Ils me communiquaient des informations importantes via leurs chants, toujours présent, ayant toujours des réponses à mes questions.

Des fois, j’arrivais tard dans la bataille, les extraterrestres, mauves de peaux, nez de cochons énormes, yeux globuleux, certains petits, d’autres grands, habillés d’uniformes blanc immaculés, étaient prêt à débarquer . Mais grâce à mes informateurs ailés et chantants, j’arrivais à tends pour les combattre.

Ce genre de bataille dans l’espace était des plus difficile, les courses poursuites à la vitesse de la lumière demandaient beaucoup de concentration et il fallait avoir le cœur bien accroché. Mais heureusement pour vous, j’étais super entraîné, maître absolu de mon véhicule et la planète Terre était sauvée à chaque fois !

J’ai bien sûr frôlé la mort plusieurs fois, mais ma dextérité et mon sang froid, ainsi que mes ami(e)s oiseaux m’on toujours sorti des situations les plus dangereuse !

Jusqu’au jour où les nouveaux propriétaires du jardin d’à côté (à ma droite sur la photo) ont décidé qu’il était temps d’installer un grillage pour séparer les jardins. Et pour ce faire, ma moto as dû être sacrifiée.

Devant ma tristesse, mon paternel trouva une vielle moto en plastique, un jouet, statique.

Ma carrière de guerrier intergalactique, sauveur de la planète Terre a pris fin.

Sur ce jouet, une nouvelle mission m’attendait, celle de sauver le hiboux que j’entendais, quelque part, dans un arbre, d’un danger imminent.

Et puis j’ai grandi, vieilli (?) et oublié ma mission. Je ne sais pas si c’était un hiboux pour dire vrai mais j’espère qu’il a pu s’échapper du malheur imminent qui l’attendait.

En tous cas, vous me devez tous une fière chandelle pour vous avoir sauvé de la menace extra-terrestre qui menaçait de tous nous éradiquer !

Jaskiers

« Lendemain de guerre en Afghanistan et en Irak » de Anne Nivat

Quatrième de couverture : Lendemain de guerre n’est pas une nouvelle analyse géopolitique de la situation « post-11 septembre » en Afghanistan et en Irak. Ce n’est pas non plus un pamphlet anti-américain. Ce livre est un long « grand reportage » dans le style qui n’a cessé d’être le mien depuis que je me suis intéressée au journalisme. J’ai interrogé des centaines de gens qui vivent sur place, aiment leur terre, tâchent de continuer à y vivre malgré le chaos régnant depuis les interventions militaires. J’ai vécu parmi eux, me suis habillée comme eux, ai partagé leurs logis et leurs repas. J’ai avant tout voulu donner la parole à celle et à ceux qui ne l’ont jamais. Anne Nivat

J’ai commencé ce livre et ai tout de suite réalisé qu’il était un peu daté, de 2004. Et des choses ont changer en Irak et en Afghanistan depuis tous ce temps. Mais il n’en reste pas moins un livre utile mais, je l’avoue, difficile à comprendre. Entre les différentes ethnies, religions, croyances, conflits, il m’as été difficile de tous comprendre. La mort de Saddam Hussein, les attentats du 11 septembre, la guerre, les talibans, les djihadistes, peshmergas, civiles Irakiens et Afghans, la démocratie, les religions et croyances, l’armée Américaine et son omniprésence…Voilà ce qui est dans ce livre qui date de 2004 et où l’ont réalise, aujourd’hui encore, que les problèmes du Moyens Orient ne sont toujours pas terminés, qu’ils ont parfois empirés… Malheureusement. Voici donc encore un livre de Anne Nivat, grande journaliste et grand écrivaine. J’ai pour elle un grand respect pour son intellect, son courage et son immense talent. Une femme qui a réussis à s’imposer dans un monde et dans certains territoires extrêmement dangereux, encore plus si vous êtes une femmes. Mais Anne Nivat est un exemple, au moins pour moi, de courage journalistique. Jaskiers