J’ai trouvé mon livre préféré dans la rue.

Je n’avais pas envie de sortir aujourd’hui. Mais mon Roméo, mon Chihuahua, avait envie. Et il faisait beau et doux, avec le vent mythique de la Normandie. Le masque sur le nez, je ne pourrais pas vous décrire se que j’ai pu sentir.

Je n’avais pas vraiment le moral, en attente d’une mauvaise nouvelle, une très mauvaise nouvelle qui traîne à venir. Le coup de fil ou le message que personne n’aimerait recevoir. Par chance je ne le recevrai peut-être pas, j’angoisse pour rien. Peut-être.

Il y a des moments durs dans la vie, si si je vous promets ! D’ailleurs vous n’aviez pas remarqué ? Mais celui-là est d’un genre nouveau et cruel pour moi. (Faisons pleurer dans les chaumières !)

Et puis il y a dans ces jours des heureux hasards.

Comme trouver son livre préféré dans la rue. En mauvais état certes mais là ! À mes pieds.

Je l’ai ramassé, c’est un livre de poche, qui ne rentrait dans aucune des miennes mais je l’ai gardé à la main pendant cette petite balade. J’ai pensé à sortir lire dehors. Un jour peut-être. « Peut-être » pourrait-être le deuxième titre de cet article.

J’ai ramené le livre à l’appartement. Je le garde. Je ne pouvais pas le laisser là.

Désolé à celui ou celle qui l’a perdu, mais je ne pouvais pas le laisser dans la rue comme ça. Il est au chaud maintenant, à l’abris du vent cruel de la Normandie, de la pluie et même du soleil.

Et merci de m’avoir redonner un peu de baume au cœur !

Jaskiers

J’approche doucement mais sûrement de mes 27 ans et…

Dont expect me to die for thee.

27 ans, c’est l’âge où beaucoup de mes héros ont disparus.

Cobain, Morrison, Joplin, Hendrix.

J’ai découvert sur le tard Morrison, disons vers 20 ans. De même pour Janis Joplin et Hendrix. J’ai même appris la guitare seul dans l’espoir que cela m’aiderai à m’occuper l’esprit, ne pas trop réfléchir. J’ai vite progresser, je n’avais qu’une guitare sèche ce qui limitait pas mal l’univers musical que je voulais réinterpréter. Mais je pouvais (j’ai arrêté il y a 3 ans après ma dépression aiguë) jouer Smell like teen spirit, et la cover Nirvana de The men who sold the world et quelques autres passages de morceaux divers. Ceux qui son guitariste me diront que ce n’est pas grand chose mais en 1 ans de pratique sans professeur, je crois que c’est plutôt pas mal.

J’ai lu deux superbes biographies, une sur Jimi Hendrix et une autre sur Jim Morrison, toutes les deux des éditions Folio. Je vous les conseils.

Le film Feast of friends réalisé par Morrison est pas mal mais Jim n’as jamais eu vraiment le temps de le finir ni de le peaufiner.

Vient maintenant le cœur de l’article. Nirvana, que j’écoute je pense depuis mes 11 ans. À l’époque, je n’avais pas internet, juste un vieux CD de Nevermind. Ce que je savais de Kurt et ses acolytes venait des grands du collège qui arboraient avec fierté des patchs au Nirvana, de Slipknot, de Korn. Des jeunes gens qui bien que gentils ne se laissaient pas faire et préféraient rester en groupe. J’ai souvent été ami avec des gens plus âgé. J’ai passé la plupart de mon enfance en cité, et en cité, on apprend des grands.

Et puis j’ai perdu mon grand frère. Il avait 18 ans. Il aurait eu 34 ans aujourd’hui. Il était mon héros. L’homme le plus important de ma vie, mon modèle, était parti. Brusquement, sans dire au revoir. Les meilleurs partent les premiers comme dirait l’autre mais plus j’y pense, plus j’y crois. Ça pue sacrément les excréments de vaches si vous lisez ça à 80 printemps. (Je plaisante bien sur.)

Je pensais mourrir à mes 18 ans comme mon frère, vivre plus longtemps aurait été le trahir. Mais les années sont passés foutrement vites et me passer la corde au cou, me foutre sous un train, m’ouvrir les veines, c’était beaucoup trop dur à faire pour moi. On peux penser ce que l’on veut du suicide. Je ne l’encourage pas. Certains disent que c’est lâche, je ne débattrai pas là dessus, mais passer à l’acte, vous enlevez votre propre vie, c’est pas si facile que ça. Il doit y avoir le côté reptilien, primaire, au fond de nous qui bombarde notre cerveau de je ne sais quelle matière chimique pour vous en empêcher. Dans ce cas pourquoi pas les médicaments et l’alcool ? C’est casse gueule l’ami. J’en ai vu beaucoup, en faite tous, se rater. Ratage signifie hôpital psychiatrique, et un séjour là-bas les ami(e)s, c’est peut-être ce que vous avez besoin pour, qu’une fois sortie vous preniez un flingue et le mettez dans la bouche. Là encore vous pouvez vous rater, l’instinct de survie, paraît-il, ferait que par réflexe de conservation la main peut dévier le pistolet au moment où vous appuyez sur la gâchette. Vous retrouvez défiguré dans un hôpital psychiatrique. Aucun moyen de partir. À part peut-être avec l’aide d’un Jack Nicholson, et encore.

Putain qu’elle tangante j’ai prise cher lecteur, toujours est-il qu’à 18 ans, j’étais occupé à me saouler tous les week ends, à faire les 400 coups, trouver des remèdes contre la gueule de bois (jamais vraiment trouver, je peux la réduire mais pas la faire disparaître), conquêtes amoureuses qui ne mèneront strictement nul part, car j’étais un connard il faut le dire.

Passé le cap de ces 18 ans, il me fallait un autre héros. Je suis revenu à Nirvana. Avec internet, j’en avais déjà appris un peu plus sur Cobain, Krist et Dave. Quand l’argent a commencé à rentrer, j’ai cassé ma tirelire, acheté les CD qu’ils me manquaient. Puis est arrivé « Montage of Heck » que j’ai acheté. Dvd et livre. Et l’attachement à un nouveau héros s’est fait naturellement.

Cobain, était loin d’être juste un Junkie suicidaire que le premier venu qui n’écoute et ne connaît que Smell Like Teen Spirit aime à la dire. J’ai découvert quelqu’un qui pouvait remplacer mon frère. Mon frère et Cobain sont différents sur beaucoup de plan. En faite totalement. Ce n’est pas parce que j’ai pris Cobain pour héros que je me suis mis à l’héroïne, la coke. La seule « drogue » que j’ai pris était du Shit, que je déteste, et de la Marijuana que je porte plus dans mon cœur même si le conditionnement dans lequel j’ai grandit, c’est à dire drogue = prison, m’a empêché de trop en consommer. Cela fait peut-être 5 ans que je n’en ai pas fumer et je n’étais vraiment pas un gros consommateur, du tout. Ça, et surtout l’alcool les week-ends, a été remplacé par le Xanax et les antis-dépresseurs. Le xanax c’est légale, l’herbe non. Allez savoir pourquoi.

Cobain et Burroughs dans le jardin de ce dernier.

J’ai ouvert du William S. Burroughs grâce à Kurt. Allen étant l’écrivain préféré de de Cobain.

Burroughs et Cobain dans la maison de William.

Burroughs m’a ouvert les portes de la Beat Génération, Kerouac et tous le gang. Les portes de la littérature américaine se sont ouverte, les unes après les autres, toujours un nouveau livre à me procurer. Qu’est ce que j’ai lu. On dirait pas hein ? Mais je vous promet que j’ai dépensé des milliers d’euros en livre. Mon bureau de travail était rempli de bouquin comme l’était la chambre de Morrison.

Burroughs et Cobain.

Les années ont finalement passées, avec d’autres événements et drames que j’ai déjà conté précédemment sur le blog, et j’arrive à 27 ans dans quelques jours. J’ai laissé mon frangin sur le bord de la route en restant en vie tout se temps. Il me manque et le deuil n’est toujours pas fait.

Passé les 27 ans dans quelques semaines, j’aurai Cobain dans ma tête. Pourrais-je encore écouter sa musique, son travail ? Dive, Plateau, Scentless apprentice, The men who sold the world, Polly, Pennyroyal Tea, Jesus doesn’t want me for a sunbeam, Dumb, Lake of fire, All apologies, Radio Frendly Unit Shapeshifter, Lithium, Stay away, Something in the way, Breed, Aneurysm, School, About a girl, Been a son, The money will roll right in, D-7, Territorial Pissing… (Pour les puristes, je sais qu’il y a beaucoup de covers, notamment The Vaselines, ne me brûlé pas dans les commentaires…)

Kurt restera dans chacun de mes écrits, c’est à cause de lui que j’écris. Kurt tenait des journaux intimes, on appellerai ça Scrapbook si vous étiez une influenceuse Instagram trop fashionnable aujourd’hui. Un de ses journaux intimes est en vente, disponible partout. Je l’ai lu, j’ai décidé de faire pareil, ça va faire 7 ans que je tiens un journal intime, 5 minutes d’écritures après la cigarette du matin (je sais fumer c’est mal.) Un moment pour moi.

Je n’aimerai pas que quiconque lise mes journaux, je présume que pour Kurt, ce serait pareil… Je me suis sentie comme un voyeur, mais en même temps ça m’a donné envie d’écrire. Une thérapie. Il m’a ouvert un monde que je ne pensais jamais ouvrir. Pour compenser cette gêne d’avoir lu son journal, je n’ai jamais lu entièrement sa lettre de suicide.

Si vous auriez dis au moi de 15 ans, que dans 10 ans je lirai 3 heures par jours en moyenne avec l’envie d’écrire aussi. Cet ado de 15 ans vous aurait regardé avec des yeux ronds et serait retourné jouer à la console.

Mais ceci est comme cela.

Je ne me butterai pas à 27 ans. M’étant trouvé un Hemingway comme nouvel héros. De Kurt Cobain (et grâce à) je suis passé à Hemingway. Deux hommes que presque tout opposent, quoique…

Lui s’est tiré une balle a 61 ans. J’ai le temps de voir venir. J’aurai bien choisis un Abel Tesfaye, AKA The Weeknd, mais il n’est pas mort, Dieu merci qu’il le garde le plus longtemps possible avec nous.

J’avais écouté un neuro physicien dire que 27 ans était un âge pivot dans une vie. Une histoire de passage de l’enfant à adulte ou quelque chose de se genre. Un truc qui se passerai dans le cerveau (tous ce passe dans le cerveau à bien y regarder). Je prends cette information avec précaution, le type a sorti ça et d’une certaine manière je me suis dit qu’il n’avait peut-être pas tord. Mais tous le monde peut s’autoproclamer médecin sur internet.

J’ai qu’un vieil article tout pourri bourré de faute et mal organisé pour rendre un hommage à mon frangin le jour de son anniversaire.

Mais s’est Punk ça non ? Qu’elle était gênante cette question, j’ai honte de moi, je deviens vieux tout doucement. C’est moche.

L’art permet à beaucoup de personne de s’accrocher à la vie et de lui donner parfois un sens. En tous cas pour moi.

Et dire que Cobain détestait être un Role-Model…

Want’s some help, help myself.

P.S. : même si j’ai parlé de suicide, je ne vais PAS me suicider. Le travail que j’ai fais et que je fais encore sur moi même m’a éloigné définitivement de cette perspective d’avenir. Si on peux appeler ça une perspective. Si vous avez des idées suicidaires ou connaissez un proche à la limite de passer à l’acte, voici un numéro d’urgence : 0800 23 52 36.

Jaskiers

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash

Pauvre Bob qui reçoit une bonne grosse tape de Johnny Cash sur le torse !

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash sur YouTube

Un magnifique « Folk Song » interprété par deux légendes de la musique américaine. Bob Dylan le vagabond avec Johnny Cash, l’ex-tollard ! Magie et douceur de la folk (country ?) américaine !

J’espère que vous apprécierez ces deux hommes en duo !

Je dédicace cette article à můj přítel Midian Poet !

So, if you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Bob Dylan, The Original Vagabond !

J’aurai pu y penser avant ! Voici du Bob Dylan, un des plus grands poètes de notre époque, ce n’est pas que moi qui le dis, Sir Elton John l’avoue aussi !

J’espère que vous aimerez les citations du vagabond, le prix Nobel de littérature, l’éternel rebelle qui ne l’avoue pas ! Mais tu l’es Bob, avec ta guitare (sèche ou électrique), ton harmonica et ta tignasse !

Passez un agréable dimanche (confiné ? Moi oui…)

Jaskiers

Ma petite trouvaille personnelle. Ou pas !

Quand je lisais En Ligne, recueil d’article d’Hemingway, j’ai lu un article dont un passage me rappelai fortement une photographie de lui sur le front espagnol à Teruel, lors de la guerre civile espagnole. Voici l’extrait :

La chute de Teruel (dépêche de la North American Newspaper Alliance).

[…] Le soldat près duquel j’étais allongé avait des ennuis avec son fusil qui se bloquait après chaque coup de feu et je lui montrai comment ouvrir la culasse avec un cailloux […]

Et voici la photographie que je me souvenais avoir vu :

Je n’ai malheureusement pas pu trouver l’auteur de la photo, j’ai pensé à Robert Capa mais je n’ai rien trouvé.

Je ne pense pas avoir fait une découverte inédite, beaucoup de gens ont dû faire le rapprochement, mais je voulais juste partager avec vous ma petite trouvaille personnelle.

Si cela se trouve, j’ai complètement faux sur toute la ligne mais la photographie a bel et bien était prise sur le front de Teruel.

Jaskiers

Varúð par Sigur Rós

Varúð par Sigur Rós sur YouTube

J’ai découvert se groupe islandais par hasard après avoir écouté une musique de M83.

J’ai été envoûté par cette musique. L’instrumental d’un autre monde, les voix douces, le rythme qui s’accélère pour finir sur une apothéose liant le tous.

Bien sur, je ne parle pas l’islandais, et bizarrement je n’ai pas envie de regarder la traduction car j’ai envie de garder une part de mystère à cette musique.

Pour ceux qui regarderons le clip, les petits personnages sur la montagne communiquent en morse avec leurs lumières. Je vous laisse découvrir ou faire vos recherches pour savoir de quoi ils parlent !

Tout est dans le mystère.

Crédit photo : NewYorkTimes

Bonne écoute !

Jaskiers

C’est dimanche, une dose de Ray Bradbury sous-cutané.

Quand les gens touchent mes livres… Ils sont vivants.
Y’en a un peu marre du Covid quand même Ray.
Ne prenez pas cette citation au premier degré je veux pas avoir de problème.

Après cette bonne dose de Bradbury, j’espère que vous passerez un bon dimanche.

Le seul effet secondaire de cette dose est une probable envie de consommer du livre. Enfin de les lire pas de les manger ni de les brûler.

Et n’oubliez pas :

Jaskiers

Oblivion par M83 featuring Susanne Sundfør

Anthony Gonzalez

Oblivion – M83 featuring Susanne Sundfør

Daft Punk n’avait pas le monopole de la French Touch, bon un petit peu, mais ce serait oublier les français qui cartonne aux States et peu connu du public français.

Pour preuve, M83, groupe de musique mené par le français Anthony Gonzalez. L’Amérique et Hollywood s’arrache ses musiques.

J’ai découvert M83 en regardant le magnifique documentaire sur le snowboard « The Art Of Flight » que je vous conseil de regarder même si le snowboard ne vous intéresse pas. Il est magnifique !

Celle que je vous fais découvrir aujourd’hui est la bande son du film Oblivion starring Tom Cruise, avec en featuring l’excellente Susanne Sundfør ! Un ambiance sonore hors de ce monde portée par la voix puissante de Susanne Sundfør !

Susanne Sundfør

J’espère que vous apprécierez !

Breathe in the light,
I’ll stay here in the shadows
Waiting for a sign, as the tide grows
Higher, and higher, and higher

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Faulkner.

Quelques citations glanées sur Internet du célèbre auteur de l’ouvrage « Le bruit et la fureur ».

J’oserai ajouter qu’on peux aussi vivre d’espoir… L’espoir est peut-être une illusion en soit…
L’art rend-elle les Hommes immortels ?
Attention de ne pas être happé par ces ombres.

Bon dimanche à vous ! Et bonne semaine !

Jaskiers

Saturno devorando a un hijo de Francisco de Goya

Saturne dévorant un de ses fils – Francisco de Goya

J’ai découvert Goya grâce à Hemingway. Goya n’était pas le peintre préféré de Hemingway, lui c’était Cezanne. L’une des occupations préférées d’Ernest en Espagne après la Corrida était de visiter le musée du Prado, il en parlait beaucoup dans ses correspondances, tombant même amoureux d’une peinture ! Il y mentionnait Goya, que j’avais déjà vu en lisant La Peste de Camus car une peinture de Goya, Le préau des pestiférés faisait office de couverture.

Ma curiosité était piquée !

À la première vue de ses œuvres, j’ai ressenti beaucoup de colère, du sombre, de la tristesse et de la violence.

Et la vue de cette peinture sanguinolente m’as interpellé.

Quelle violence ! C’en est presque gore ! C’est dérangeant. Choquant. Je m’imagine Goya, peignant cette œuvre, dans quel état d’esprit était-il ? Pourquoi faire cette œuvre ? Il y a t’il un message personnel ? Un besoin d’extérioriser une colère ? Une angoisse ? Une peur ?

Et que dire du titre de l’œuvre ? À l’image de la terreur que peut exercer sur vous se tableau. Même le nom est dérangeant !

En tous cas, je doute que cette peinture vous ai laissé indifférent.

Je ne suis pas nécessairement amateur de peinture, je n’ai aucune connaissance solide en la matière ni de vraie culture. Je partage juste mon sentiment à l’égard de cette peinture comme le néophyte que je suis.

Voici la page Wikipedia de l’œuvre pour en prendre connaissance.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_d%C3%A9vorant_un_de_ses_fils?wprov=sfti1

Jaskiers