À la découverte de Yukio Mishima

Après Francis Scott Fitzgerald, voici une nouvelle aventure littéraire.

Bien évidemment je n’ai pas encore lu tout Fitzgerald, je n’ai même pas commencé à vrai dire, car je lis de vieux livres retrouvés par ma mère et qui ont faillit finirent dans la benne ! Ivanhoé, Le Capitaine Fracasse, Pinocchio, Alice au Pays des Merveilles et tutti quanti ! Vous devriez relire ces vieux livres de votre enfance, vous serait surpris à quel point ils restent tellement puissants, encore modernes et vous trouverez de nouveaux sens, de nouvelles sensations à leur lecture. Enfin c’est pas nouveau, mais pour moi si.

Bon, j’ai découvert Yukio Mishima !

Enfin ! Cela faisait très, très longtemps que je n’avais pas lu d’œuvre sortant du carcan occidental ! Je me rappelle avoir lu un livre en 5ème, je ne me rappel plus le titre, malheureusement. L’histoire se déroulait après le bombardement d’Hiroshima, c’était une belle histoire d’amour, très poétique. Je me rappel avoir beaucoup aimé ce livre et avoir été interrogé dessus. J’avais eu une excellente note, pas difficile quant le sujet est passionnant. Bref, depuis, je crois que je pourrai compter les livres que j’ai lu d’auteurs venant du Pays du Soleil Levant sur les doigts d’une seule mains.

J’ai d’abord découvert Mishima par un Youtuber, dont je ne citerai pas le nom. Honnêtement, je ne me souviens plus vraiment de ce que ce youtuber en disait, à part peut-être le culte du corps et de la philosophie « samouraï ».

2 années plus tard, je découvrais un article écrit par Paquerite (qui me manque beaucoup…) et où j’appris beaucoup plus sur l’homme. Son suicide, par « seppuku », son travail, sa philosophie très… atypique, sa personnalité, grâce à l’article et à mes échanges avec Paquerite, Yukio Mishima devint un artiste que je me devais de découvrir.

J’ai donc fais mes recherches, choisis d’acheter tout ses récits. J’ai dû sacrifier l’achat de ses pièces de théâtres car le budget pour ses romans et nouvelles était déjà conséquent. J’espère un jour pouvoir les lires.

J’attends de découvrir les coutumes, l’amour, la sexualité, une autre mentalité que celle occidentale, je me trompe sûrement car je parle sans avoir lu, jamais, un seul de ses ouvrages. Je ne me base que sur les quatrièmes de couverture, ce qui n’est pas grand chose vous en conviendrez.

La poésie dans l’écriture. Mishima a l’air avant toute chose d’être un écrivain très talentueux, poétique et très sexué. J’oserai dire érotique ? C’est ce que je cherche aussi dans mon « apprentissage » de l’écriture, apprendre des maîtres, lire différentes plumes, différents univers. lire ceux qui ont marqués la littérature mondiale et pas seulement occidentale.

Sa personnalité, qui reste encore une énigme pour moi, semble poser problème à certain. On le disait nationaliste, fanatique. Ce n’est pas ce que je pense mais ce que j’ai lu des autres. Je me ferai mon propre avis après avoir lu ses ouvrages et une biographie, un essaie de Marguerite Yourcenar, plus une bande-dessiné, cette dernière axée sur son suicide. Mais je vais me risquer à poser ma propre opinion avant tout : nous devrions juger son travail, écrivain. Donc ses livres. Sa personne et ses idées sont secondaires. Je vois la vie personnelle et les opinions d’un artiste comme une farce, un jeu, ce qui compte c’est son travail, en dehors, tout n’est qu’illusion. Bien sûr le travail d’un artiste est influencé par les événements de sa vie et son époque mais je crois que c’est un raccourci beaucoup trop simple pour expliquer l’œuvre d’un artiste. Ce qui compte, avant tout, c’est l’œuvre. On juge l’œuvre, on ne juge pas un artiste sur sa vie, mais sur son travail. Je me répète. Et j’ai peut-être tord et suis prêt à changer d’avis sur de bon arguments. Mais avant toute chose, un artiste doit être jugé sur son art. Sa vie, c’est une tout autre histoire.

Bien sûr, qui dit Mishima dit suicide « rituel ». Nous avons tous notre opinion sur le suicide. Je suis pour ma part curieux de voir ce qui l’a poussé à se donner la mort. Mishima était, je crois, un auteur à succès, pressentit plusieurs fois pour le prix Nobel de Littérature. Pourquoi s’est-il tué ?

Folie ? Dépression ? Message ?

Peut-être aucunes de ces raisons, je pars donc à la découverte de l’énigmatique monsieur Mishima.

Je serai curieux d’avoir votre avis sur cet écrivain ! Sans spoiler évidemment.

Bien évidemment, je n’oublie pas sa relation avec le Prix Nobel de Littérature : Kawabata dont je pense me procurer une anthologie.

Et une pensée émue à Paquerite.

Jaskiers

Mon enfance dans le Bronx, enfin presque.

Jaskiers ?! Tu viens du Bronx ?!

Oui ! Enfin… presque ?

Avez vous entendu parler du groupe de musique dont les musiciens tapent sur des énormes bidons à coup d’énormes baguettes (pas de pain hein) et qui s’appel : Les Tambours du Bronx ?

Les Tambours du Bronx (crédit photo : Wikipedia)

Qu’importe votre réponse, si vous connaissez ou pas, recherchez sur YouTube et vous trouverez.

Mais quel rapport avec moi ? (Parce que vous êtes sur mon blog et que je suis peut-être mégalo, tout doit se rapporter à moi ici !)

Les Tambours du Bronx et ma petite personne avons en commun d’être nés au même endroit. Un commune de la Nièvre, accolée à Nevers.

Une partie de cette commune est appelée le Bronx, pourquoi ? Laissons répondre Wikipedia : « Leur nom vient d’un quartier de la commune surnommé « Le Bronx » à cause de son quadrillage de rues et de ses alignements de maisons identiques, de couleur sombre. »

Le Bronx à New-York (source photo : lonelyplanet.fr)

Autant vous dire que ce groupe de musique était notre fierté à tous.

Cette partie de la ville était juste en face de mon appartement, quand j’étais gamin. Cette ville de la Nièvre, sans grande prétention mais somme toute belle, est avec moi, est attaché à mon être. J’y retourne avec plaisir et nostalgie, les plus belles années de ma vie me reviennent en mémoire.

Une amie d’enfance m’a dis un jour que son compagnon ne comprenait pas pourquoi les habitants de cette petite commune étaient si attachés à cette dernière.

Je n’ai pas d’explication, c’est presque dans ma chair, une sorte de havre, My Hometown, j’y ai arpenté tous les recoins, j’y ai appris à lire, à écrire (avec des fautes), à compter, à jouer au foot et au Basket. J’y ai eu mes premiers amours, mon premier vrai amour, des drames, des joies, des soucis et des succès, des ami(e)s, des meilleurs amis, des bagarres, des emmerdes, mes premières rencontre avec la Police, la première fois où j’ai vu quelqu’un dégainer une arme et rentrer dans la partie cave de mon appartement…

Tellement de chose qui font que cette ville fait partit de moi.

Elle est mon Ithaque, et je suis Ulysse… Non disons plutôt un mélange d’Ulysse dont j’expliquerai que son talent pour la ruse viendrait de l’anxiété et Telemaque, l’enfant devenant adulte, ou presque. On dirait aujourd’hui, en utilisant la Novlangue (AKA À – NOTRE – ÉPOQUE – ON – A – DES – MOTS – POUR – TOUS – NOS – MAUX – !) que je suis un adulescent.

Excusez mon écart, j’ai lu il y a quelques jours « Un été avec Homère » de Tesson, le passage où il nous parle du lecteur et de son identification avec un des héros Homériques. Autant jouer le jeu !

A noter aussi cette théorie de Tesson dans cet ouvrage : nous sommes hantés par le lieu qui nous a vue naître, par le lieu où nous avons le plus vécus, ou où nous vivons (ou avons vécus) le plus d’émotions. C’est une sorte de possession qui s’emparerait de l’écrivain, nous devons voir dans un récit l’influence du lieu sur son auteur. L’art de l’artiste est habité par son environnement.

Et n’oublions pas non plus l’influence de l’endroit d’où l’on vient.

L’influence d’Ulysse de James Joyce, que je viens de terminer, tant a apporté une certaine crédibilité à la théorie de Tesson. James Joyce et Dublin. Et vice-versa ?

Pour finir, un article arrivera dans les prochaines semaines voir prochains mois, portant sur la littérature et New-York. Il me faut le temps, et surtout l’argent, pour réunir les ouvrages que j’ai prévus de me procurer.

D’ici là, si vous avez écris sur New-York, n’hésitez pas à partager vos article dans les commentaires. Même des anecdotes, des récits de voyage, pourquoi pas ?! Je me ferai un plaisir de les lire !

Patria est ubicumque est bene

Jaskiers

R.I.P tome 1-Derrick, Je ne survivrai pas à la mort par Gaet’s & Monier

Quatrième de couverture :

Tu veux savoir ce que je fous de mes journées ? Attends un peu que je te raconte. Ça vaut pas un cachou ma vie, mais je suis prêt à parier que tu ne tiendras pas jusqu’au bout.

Ayant vu ce livre sur pas mal de blog et de bon retour, je me suis dis, « pourquoi pas ? »

Le scénario ? Celui d’un homme et de ses collègues dont le métier est de nettoyer les endroits où des personnes sont décédées (crime, suicide ect…). Curiosité malsaine doublée par une quatrième de couverture provocante. J’ai cédé.

Suis-je resté jusqu’au bout ?

C’est l’histoire d’un mec (salut Coluche si tu nous regarde d’en haut) dont le job est de nettoyer les maisons des personnes décédées dans leurs demeures et sans famille.

Il déteste ce travail et va commettre une erreur en essayant de trouver une porte de sortie pour ne plus faire ce métier plus que glauque.

Parlons de glauque. L’ambiance est crade, dégoûtante. Les personnages, les cadavres sont aussi déroutant les uns que les autres. C’est morbide. Des hommes dont le psyché est atteint par leur vie professionnelle atypique. Ou peut-être étaient-ils déjà atteints avant de commencer ce job des plus… révulsants.

Une des premières planches de l’ouvrage. Glauque à souhait. Ça annonce la couleur !

Il faut avoir le cœur bien accroché. Les couleurs portent sur le spectre de la saleté, la poussière, les insectes mangeant les cadavres, la pourriture. Et la misère humaine à son paroxysme, mourrir seul, vieux et souvent dans la misère. Un ouvrage coupe-faim et pas forcément là pour vous donner le moral.

Le dessin est bien sûr excellent.

L’histoire est des plus originale, et les deux artistes l’ont bien développé.

La narration et les dialogues reflètent bien le feeling de types complètement pommés dont le futur semble être aussi morose que leurs gagne-pain.

Je conseil, si vous aimez le glauque, les scénarios originaux et le cœur bien accroché !

Plusieurs tomes sont disponibles, un tome pour chaque employé de cette morbide entreprise, si le coeur vous en dit… enfin si il est toujours à sa place !

Bon courage pour cette lecture cauchemardesque si l’aventure de cette bande de déglinguée vous tente !

Jaskiers

Mauvaise réputation, La véritable histoire d’Emmet Dalton Tome 1 par Ozanam & Bazin

Quatrième de couverture :

– Pourquoi raconter la vie des Dalton ? Vous devriez prendre des héros.

– Oui, mais le public préféra voir un film de bandits dont ils ont entendu le nom.

– Putain de célébrité.

Tagada tagada voilà les Daltons !

Oui j’ai osé la chanson de Joe Dassin !

Allons, nous avons tous dans notre inconscient collectif, en France du moins, les personnages de bandits que sont les Daltons dans la célèbre BD Lucky Luck. Mais saviez-vous qu’ils avaient vraiment existé ?! Moi non.

Hey bien, cette BD est surprenante. J’ai appris, selon le point de vue d’Emmet Dalton, l’histoire du gang des frères Dalton. Rien à voir évidement avec ceux du Lonesome Cowboy Lucky Luck… Quoique…

Je ne saurais dire si cette version est vraie ou non, il serait intéressant de voir quel documents et sources ont été utilisé pour écrire cet ouvrage. Je sais qu’Emmet Dalton a écris un livre sur la vraie histoire des frères hors-la-loi, je me le suis d’ailleurs procuré, mais je ne l’ai pas encore lu.

En tous cas, les bandits et justiciers du Farwest nous fascinent n’est-ce pas ? Si oui, vous serez servis avec cet album.

Les dessins sont épurés, simples mais efficaces. Les décors sont parfois laissés un peu de côté au profit des personnages et de l’action mais ce n’est point dérangeant.

L’utilisation de la couleur est plutôt atypique, de mon point de vue, car les planches ont l’air d’avoir été recouverts d’un filtre vert. Pourquoi ? Aucune idée pour ma part. C’est curieux, original, atypique et mystérieux.

Peut-être aurais-je des réponses dans le tome 2, car cette histoire est en deux tomes. Comme souvent, je trouve les BD trop courtes mais c’est un art… et un business.

Je conseil cet ouvrage si vous aimez les westerns et les légendes du far west et si vous aussi, vous avez envie de connaître la vraie histoire derrières la légende des Daltons. Par contre, pas de Lucky Luck dans les parages ! Même pas son ombre !

Les Dalton et leurs crimes semblent refléter l’époque difficile qu’était l’Ouest Américain à cette période. Par eux, les artistes de cet album nous donnent la possibilité de voir ce qu’était l’Amérique à l’époque où la modernité s’imposait dans une partie du pays encore sauvage et parfois inexploré, ne se laissant pas facilement amadouer par le « progrès ».

Jaskiers

Tyler Cross par Nury & Brüno

Quatrième de couverture :

Tyler Cross transporte 17 kilos de came, d’une valeur d’un demi-million à la revente au détail.

Et il a exactement 21 dollars et 80 cents en poche.

Il note l’ironie de la chose et se met en marche.

Mais que se passe-t-il Jaskiers ? Est-ce que le blog est devenu un blog spécial BD ?!

Hey bien disons que je me suis procuré une bonne poignée de bandes dessinées car l’envie m’a pris de renouer un peu avec cet art qui a bercé mon enfance (merci Astérix et Obelix ! Sempé et Goscinny !).

Cette fois-ci, j’ai donc choisis une histoire de gangster, pour changer un peu…

L’histoire semble se passer dans les années post prohibition au Sud-Ouest des États-Unis. Une histoire de deal de drogue qui tourne au vinaigre et dont le personnage principal, Tyler personnage énigmatique, essaiera de prendre la tangente avec 17 kilos de cocaine mexicaine. Mais bien sûr, c’est loin d’être un partie de plaisir pour Tyler.

Le dessin des visages est original, ça change et ça ne gêne pas la lecture. Les décors et l’encrage sont bons.

Les dialogues sont crédibles, certains passages se veulent stéréotypés, voir caricaturaux, mais cela ne pèse pas sur la lecture et l’on sent que les artistes l’assument pleinement, en fait, ça ajoute un certain côté comique. Ces passages sont, je pense, revendiqués et assumés et… ça passe !

Bien sûr, encore une BD ou ça castagne et tire de partout. Voir même un peu d’amour ! C’est ce que l’on veut dans une histoire de gangster non ? A noter que c’est un BD pour adulte, ou plutôt un public averti.

Le scénario est bien ficelé, certaines scènes sont très violentes, l’ouvrage ne plaisante pas du tous.

J’ai beaucoup aimé et je conseil !

Pour ceux qui ont le cœur bien accroché !

Jaskiers

Trou de mémoire – tome 1 : Gila Monster – par Regnauld & Seiter

Quatrième de couverture :

Imaginez un type qui se réveille au petit matin sur le port de San Francisco avec une blessure à la tête, un flingue à ses côtés et le cadavre d’une fille quelques mètres plus loin. Même si il est sonné et a mal au crâne, il comprend immédiatement qu’il est dans la merde et qu’il va avoir les flics sur le dos. S’il ne veut pas finir sur la chaise électrique, il a intérêt à se barrer vite fait. Mais pour aller où ? Car il réalise tout à coup qu’il a totalement perdu la mémoire. Il ne se souvient ni de son nom, ni de sa vie. Le voilà obligé de fuir la police tout en menant une enquête sur lui-même.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il va aller de surprise en surprise…

GILA MONSTER n.m [angl. Gila monster, lat. heloderma suspectum]

L’heloderma suspectum est un gros lézard venimeux d’Amérique du Nord. Son venin est un neurotoxique aussi puissant que celui du serpent corail. L’attaque du Monstre de Gila est fulgurante et quand il a mordu, il est pratiquement impossible de lui faire lâcher prise. En cas de morsure, la seule solution est de plonger l’animal entier dans l’eau pour le forcer à ouvrir ses mâchoires. Un remède peu pratique quand il s’agit d’un lézard vivant essentiellement dans les zones désertiques de l’Ouest américain…

Encore un polar Jaskiers ?

Tant qu’à faire ! J’avais envie de me plonger dans le côté sombre de l’univers de la bande dessiné.

Donc c’est parti pour cette histoire qui semble prometteuse n’est-il point ? Et cette fameuse description de lézard dans la quatrième de couverture… effrayant non ?

D’abord, parlons du dessin, les personnages ont tous un air patibulaire ! Tous le monde semblent mauvais dans cette bd ! L’artiste a joué sur les couleurs pour jouer sur les différentes ambiances durant le récit.

L’histoire prend son temps, ce n’est pas une tare, au contraire, au début, nous nous retrouvons comme le personnage principal, que ce passe-t-il et qu’elle est ce fichu bordel ? Des indices nous sont données au fur et à mesure de l’histoire (encore heureux !).

La bd ne fait pas dans le gore ni dans le glauque. Peu de violence mais plus de psychologie.

Je trouve la partie enquête policière un peu simple, trop facile. Elle aurait sûrement gagnée à être plus développée.

L’ouvrage reste malgré tout un bon polar. Bien sûr, il y a 2 tomes et celui-ci finit sur un bon petit cliffhanger sans être trop frustrant.

Bien sûr, comme souvent avec les bandes dessinées, elle est très courte.

Je vous la conseil donc mais procurez-vous aussi le tome 2 !

Jaskiers

Pulp par Ed Brubaker & Sean Phillips

Quatrième de couverture :

Que decide-tu de faire de ta vie quand tu t’attends à mourrir jeune, mais que cela n’arrive pas ?…

Auparavant, Max Winter portait un autre nom. Mais c’était dans une autre vie, il y a longtemps.

Maintenant, ce sont les années 1930 à New-York, et Max survit en écrivant des histoires romancées de l’homme qu’il était pour les pulps ; des récits qui parlent d’une frontière oubliée et de hors-la-loi du Far West qui faisaient régner la justice des revolvers à la main.

Mais alors que sa vie s’effiloche, et qu’il voit le monde s’engouffrer lentement vers la guerre face aux nazis en Europe aussi bien que dans les rues de New-York, Max se remet à penser comme un hors-la-loi…

Et une fois engagé sur cette voie, il n’y a pas de retour en arrière possible.

La Dream Team composée de Ed Brubaker & Sean Phillips fait à nouveau mouche, en proposant un récit complet plein de fureur et de sang, situé dans un New York des années 1930, gangrené par les guerres des gangs et la présence rampante des nazis.

Le titre Pulp m’a directement attiré. Les pulps dans les années 1930 à 1960 étaient, aux États-Unis, de courtes histoires souvent violentes, gores, stéréotypées, hyper sexuées (limite sexistes disons-le) et très populaires dû au fait qu’ils étaient à bas prix, imprimés sur du papier de très mauvaise qualité. D’ailleurs, un certain Stephen King a grandi avec ces pulps et ont été et son encore une de ses inspirations.

Bon le titre est une chose, mais la couverture. Ça sentait un peu le western, et un sacré coup de crayon !

Et puis, j’avais entendu parler de Ed Brubaker. Scénaristes de BD à succès, écrivant pour un public adulte (attention, quand je dis public adulte, je ne parle pas de BD holé holé on se comprend !) et dont le nom apparaît sur plusieurs ouvrages qui semblent vraiment intéressant.

Donc, j’ai pris cette bande-dessinée et voici ce que j’en pense.

Une claque magistrale ! Le genre de bande dessinée que vous pouvez donner à un snob des BD et qui peut lui faire oublier ses aprioris sur cet art.

Un scénario brutale, pourtant tellement humain, des dialogues qui tiennent la route. Pas de pathos. Le rythme est parfais. Les dessins sont impressionnants. J’ai adoré les gros-plans sur les personnages comme dans les vieux westerns spaghettis, tellement de talent, tellement réel !

L’encrage est excellent, atypique mais pas dérangeant pour autant. C’est beau. Le jeu sur les ombres est magnifique. Maitrise parfaite du sujet.

C’est violent et émouvant. On sent la colère du personnage principal, on comprend ses motifs, on frissonne. Ça bastonne, ça tire mais c’est aussi psychologique, tendu, plein de suspens. Je l’ai déjà dis, le rythme est excellent. Je n’en dirai pas plus, je vous réserve la surprise de l’histoire, surprenante mais qui tient la route.

On le lit d’une traite. Malheureusement, comme la plupart des BD, je l’ai trouvé trop court, mais j’ai adoré et j’ai encore beaucoup à découvrir du duo Brubaker et Phillips. Ces deux là semblent maîtriser leur sujet à la perfection.

Laissez une chance à cette BD et je doute que vous le regrettiez !

Jaskiers

Blacksad : Quelque part entre les ombres par Díaz Canales et Quarnido

Quatrième de couverture :

« Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis. »

J’avais cette bande dessinée depuis longtemps dans ma liste d’achat. Je n’aime pas trop les séries, je préfère les bd en One-shot, c’est à dire une histoire complète dans une seule BD. Non pas que je trouve les séries mauvaises, mais parce qu’il me faut acheter la suite si le tome 1 me plait. Et ça devient vite un investissement !

Mais j’ai tellement entendu (disons plutôt lu) de bonnes choses sur cette série que j’ai décidé d’essayer, au moins le tome 1 !

Un polar en BD où les personnages sont des animaux ? Intéressant ! Mais en plus, le personnage principal est un chat ? Animal des plus beaux et mystérieux ! Ils me fascinent. Le dessin de couverture est très beau, c’est pour cela aussi que j’ai craqué !

Mais quant est-il de ce matou détective ?

Les dessins sont époustouflants. Ils nous plongent en plein dans l’univers du polar, c’est impressionnant. L’esthétique est parfaite, l’ambiance d’une ville malsaine parfaitement représentée. C’est impressionnant.

Extrait d’une planche

Comment parler du scénario sans ne rien vous révélez ? Cela va s’avérer être difficile car la BD est courte, 48 pages…

Disons qu’un chat détective se mêle à une affaire très personnelle. Et que la vengeance est un plat qui se mange froid…

C’est violent, ça castagne et parfois ça canarde !

Une certaine dose d’humour qui pour moi n’a pas vraiment fais mouche mais ce n’est pas dérangeant. L’histoire, dans ce tome du moins, se déroule vite, pas le temps de s’ennuyer.

Bizarrement, je sais qu’il y a au moins 6 ou 7 tomes à cette série, mais ce tome 1 ne termine pas vraiment sur un cliffhanger. Comme si les auteurs nous disaient : « Vous avez appréciez ? Rendez-vous au Tome 2 pour une nouvelle histoire ! » Et je trouve ça génial. Je pensais que l’histoire dans ce tome 1 allait traîner et qu’il me faudrai me procurer les autres tomes mais non, les auteurs ont été généreux sur ce coup-là !

Les personnages sont tous des animaux :

Chat, chien, souris, rats, lézards, renards, crocodiles, rhinocéros, singes, gorilles et j’en passe !

Remplacer l’humain par l’animal, l’anthropomorphisme, est souvent intéressant dans l’art, et on se remet en question, presque inconsciemment, en lisant ce genre ouvrage. Je pense aux Fables de Lafontaine ou La ferme des animaux de Orwell par exemple. Il y a dans cette BD, un message que les artistes ont voulu faire passer. À chacun son interprétation.

Qui de l’Homme ou de l’Animal est vraiment une bête ? J’aime la quatrième de couverture qui mentionne la civilité. L’Homme « civilisé », ça veut dire quoi exactement ? Ne sommes-nous pas des animaux, nous aussi, à qui on a donné (par erreur ?) une conscience (qui ne nous empêche pas d’être méchant et cruel envers les autres) ? Coucou les fans de True Detective saison 1 !

Jaskiers

Joker : Killer Smile de Jeff Lemire et Andrea Sorrentino

Quatrième de couverture :

Quand un psychiatre affilié au Joker tente de guérir le plus grand criminel de Gotham, c’est le début d’une descente aux Enfers, pour celui qui était jusqu’ici un père de famille aimant et paisible. Mais cette spirale de dépression et d’hallucinations violentes ne cache-t-elle pas un réel gouffre au sein même de son psyché ?

JOKER KILLER SMILE est un récit complet inédit réalisé par le talentueux tandem aux commandes de GREEN ARROW et de GIDEON FALLS : Jeff LEMIRE (SWEET TOOTH) et Andrea SORRENTINO (Secret empire). Inspirés tout autant par KILLING JOKE que par les œuvres de de David LYNCH, le scénariste et le dessinateur embarquent leur protagoniste principal, mais aussi le lecteur, dans une traversée éprouvante au cœur des ténèbres.

Il faut que je l’avoue, je suis arrivé sur le tard dans l’univers des Comics. Même si j’ai été, et suis encore, un grand fan d’Asterix et Obelix, je pense, peut-être à tord, que la B.D. de super-héros américaine est différente des bandes dessinées européennes.

Au cours des dernières années, l’engouement énorme envers les films Marvels et DC Univers m’ont amené à m’ouvrir un peu à cet univers.

Et pour cette BD, le film Joker de Todd Phillips a été la raison pour laquelle je l’ai acheté. Le personnage du Joker est énigmatique, pas de super pouvoir, mais extrêmement puissant et intelligent. Avec un passé douloureux et des problèmes de santés psychiques. Beaucoup de personne sont attirés par se personnage, le plus grand méchant de l’univers des super-héros. Il a un air d’Hannibal Lecter, se tueur en série cannibal créé par Thomas Harris qui a marqué le cinéma et le petit écran. Nous avons cette fascination pour ces personnages car le mystère les concernants, leurs manières de manipuler nous fais peur tout en nous attirant. On veux comprendre !

C’est surprenant. Loin des stéréotypes que je pouvais avoir sur les BD de super-héros, cette œuvre n’est pas bourrée de testostérone et de scène de combat multiple et violente. Non, l’album est plus centré sur la psychologie.

Le combat dans se livre est mental. Bien qu’il y ait quelques scènes violentes, et des scènes de bastons, l’œuvre est axé sur le thème de la folie.

Encore choqué, après des mois de visionnage, par le film Shutter Island, cette BD m’a agréablement surpris. J’aime ces œuvres qui mettent en doute la réalité. Qui nous amène à questionner notre monde, le présent. Qui mettent en doute la véracité de se que nous voyons et vivons maintenant.

J’ai moins apprécié la fin, qui finit sur un cliffhanger, ne nous apportant pas ou très peu de réponse et nous forçant à attendre/acheter la suite.

Il n’en reste pas moins une bonne lecture, les dessins sont beaux autant qu’effrayants. Le jeux sur les couleurs sont très intéressants, apportant des indications sur la santé mentale du personnage principal.

Je le conseil si le personnage du Joker vous intéresse, ou si vous êtes amateurs de thrillers psychologiques.

Jaskiers

Le photographe de Mauthausen |Le Film | par Mar Targarona.

Synopsis :

Un jeune photographe prisonnier à Mauthausen échafaude un plan pour révéler au monde les atrocités commises dans les camps nazis.

Acteurs principaux :

Mario Casas – Richard Van Weyden – Alain Hernandez

Bande annonce :

Bande annonce sur YouTube

Après avoir lu le livre « Le photographe de Mauthausen » de Benito Bermejo et la bande dessinée éponyme de Salva Rubio, Pedro J. Colombo et Aintzane Landa, j’ai découvert à ma grande surprise qu’il existait le film sur Netflix.

Ayant lu les livres, je me devais donc de regarder le film. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, je ne suis pas un expert du monde cinématographique ni de ses mécanismes. La « critique » de ce film sera plutôt basée sur les lectures des deux livres.

L’histoire est basée sur plusieurs théories sur la manière dont Francisco Boix a sorti les négatifs du camp. Des théories que je n’avais pas lu dans les deux ouvrages m’ont surpris, je ne sais pas si ils sont véridiques ou fabriqués pour le besoin du scénario. Cela peux être déstabilisant si vous avez lu les deux ouvrages avant le film, ce que je vous conseil de faire. Les photographies prise par Ricker (un SS photographe qui avait prit Boix comme assistant) et Boix lui même sont mise en scène de manière parfaite dans le film. Je dirai que c’est un bon complément graphique et vidéoludique pour l’histoire des négatifs de Mauthausen. L’acteur jouant Francisco Boix, Mario Casas, est très bon et très convaincant dans son rôle.

Mario Casas dans le rôle de Francisco Boix.

Côté esthétique, le film est bon, même si on peux voir parfois l’effet fond vert et quelque décors pas très crédible mais cela reste très minime vu la qualité du jeux des acteurs et le scénario « remodelé ».

Je vous conseil le film APRÈS avoir lu les livres. Les photographies que vous verrez dans les livres se transposeront dans le film. L’expérience est intéressante.

Chose importante qu’il faut noter, il est très difficile de faire un film sur les camps nazis. Ne pas tomber dans le voyeurisme, le gore, le « pathos », le « too-much ». Dans cette optique là, la réalisatrice Mar Targarona a fait un excellent travail, ne tombant pas dans les pièges, concentrant son film sur les détenus, leurs relation entre eux et avec les SS.

Richard van Weyden dans le rôle du SS Paul Ricken.

J’ai regardé le film en version originale sous-titré et je pense que vous devriez faire de même. Le film ayant comme sujet les républicains espagnoles et les nazis, la langue vous permet de rentrer plus facilement dans le film.

Femmes libérées devant leurs block à Mauthausen. Photo Boix.

C’est tous pour cette « review » de film, je ne suis pas cinéphile, prenez cette critique avec des pincettes. Mais je vous le conseil. L’horreur et le sacrifice qu’ont vécus les espagnols ne doivent pas être oubliés.

Détenu de Mauthausen à la libération du camp. Le détenu est au bord de la mort, allongé dans ses excréments. photographe inconnu (Boix ?).

Dedico este artículo a los refugiados españoles de la Segunda Guerra Mundial a quienes Francia traicionó.

Jaskiers