Le magicien d’Auschwitz de J.R. Dos Santos

Quatrième de couverture :

« Une vision totalement nouvelle de l’Holocauste où J.R. dos Santos donne la parole à ceux qui l’ont perdue à Auschwitz. » – Rabin Schlomo Pereira

Prague, 1939. Les allemands envahissent la Tchécoslovaquie où se sont réfugiés Herbert Levin, sa femme et son fils pour fuir le régime nazi. Le magicien, qui se fait déjà appeler le « Grand Nivelli » est très vite remarqué par les dirigeants SS fascinés par le mysticisme et les sciences occultes.

Leningrad, 1943. Le jeune soldat Francisco Latino combat pour Hitler au sein de la Division bleue espagnole. Ce légionnaire réputé pour sa brutalité se fait remarquer durant le siège russe. Les SS décident de l’envoyer en Pologne où les enjeux sont devenus prioritaires.

Ni Herbert, ni Francisco Latino ne savent encore que leurs destins vont se croiser à Auschwitz. Un destin qui a dépasser leur propre histoire.

Avec son exigence constante de vérité, J.R. Dos Santos aborde ici l’un des sujets les plus douloureux de l’histoire contemporaine. C’est grâce aux très précieux, et encore méconnus, manuscrits retrouvés enterrés près des fours crématoires, qu’il arrive à nous amener au plus près de l’histoire et au cœur de l’enfer.

J.R. DOS SANTOS

Journaliste, reporter de guerre, présentateur du 20 H au Portugal, J.R. dos Santos s’est imposé comme l’un des plus grands auteurs de thrillers scientifiques en Europe et aux États-Unis. Ses romans historiques rencontrent le même succès.

Fiction inspirée de faits réels, sur l’horreur de la Shoah, je trouvais qu’écrire sur ce sujet difficile une histoire, un roman, était un exercice plutôt risqué.

En effet, comment écrire sur l’horreur quand nous n’en n’avons pas été témoin ni victime ?

Que penserait d’ailleurs les victimes, les survivants et leurs familles qu’un auteur écrive sur l’indicible, un roman de fiction ?

Le roman est basé sur deux histoires d’amour.

Me voilà moi aussi dans une position délicate, je n’ai aucune idée de comment écrire sur ce livre. Étant un roman, j’ai peur de trop en dévoiler et de gâcher votre lecture.

Je ne connaissais pas J.R. Dos Santos, bien qu’il semble être une personnalité connue au Portugal.

Cet ouvrage commence d’une manière assez atypique. Il semble que l’auteur ai voulu nous expliquer les principes ésotériques qui influençaient et même potentiellement guidaient Hitler et surtout son bras droit Himmler.

Évoquant des figures du monde du paranormal et ésotérique, comme un certain Alister Crowley, dévoilant des rites, des ouvrages portant sur la magie, la « vraie » qui, selon l’auteur, pour les leaders du IIIe Reich étaient une puissance à contrôler pour dominer le monde. Surprenant. Et semble-t-il bien documenté, en tous cas, l’auteur semble avoir plongé dans les croyances ésotériques nazies et en a ressorti des informations (révélations ?) importantes implantés avec brio dans le roman.

Suivre la descente aux enfer de Herbert Levin et sa famille, Juifs allemands réfugiés en Tchécoslovaquie près de Prague, voir de quelle manière l’Allemagne nazie a pris en grippe ce pays et manipulé la communauté internationale, « politique » qui la mènera jusqu’à la guerre mondiale et les horreurs de la Shoah. Là encore, l’histoire est bien menée par l’écrivain.

Il était intéressant de suivre Francisco Latino, légionnaire portugais dans la légion étrangère espagnole, devenue la légion des volontaires espagnoles, pour combattre sur le front russe. Une histoire qui suit parallèlement celle de Levin, chaque chapitre traitant de l’histoire de l’un puis de l’autre.

Le fonctionnement du camp et sa « politique » est extrêmement bien expliquée. Ceux qui ne connaissent pas le sujet pourront y apprendre avec précision et clarté comment Birkenau et Auschwitz détruisaient les êtres humains. Leurs mécaniques de soumissions et de destructions et la vie dans les camps est exposée de manière claire et efficace.

Le problème avec ce livre, c’est la fin. Car finissant sur un cliffhanger, nous avons droit à une publicité pour le tome 2 de l’ouvrage. Autant dire que je pensais que cet ouvrage était un roman complet, un début, une fin, terminé. Malheureusement, il faudra attendre le prochain ouvrage, et je ne suis pas sur de me le procurer car je n’apprécie ce genre de business, plusieurs tome sans que le lecteur n’en soit averti. Pour moi, cela détruit l’expérience de lecture. C’est dommage. Peut-être suis-je trop têtu mais je n’ai pas aimé la manière d’annoncer que ce n’est pas la fin, que le tome 2 arrive bientôt. J’aurai préféré le savoir avant d’acheter. En faite, c’est de ma faute.

D’un point de vue personnel, il était intéressant de découvrir la culture Tchèque. D’une manière plutôt triste malheureusement. Le roman bien qu’extrêmement émouvant et dur apporte cette lumière culturelle qui amène un semblant de baume apaisant. Le baume de la culture, amenant la compréhension de l’autre, l’amour et le respect qui pourrait éviter de telles horreurs. Comprendre l’autre. Tellement simple, comprendre son prochain. Partager et ouvrir sa culture aux autres. Plus d’ignorance menant à l’ignominie. Ce serait tellement simple.

J’ai choisi de ne pas partager d’extrait avec vous tant l’ouvrage est atypique et même surprenant. Il serait risqué de partager un morceau de texte qui pourrait gâcher une potentielle lecture de votre part.

Je le conseil en prenant en compte qu’il existe 2 tomes (et peut-être plus ?).

Jaskiers

Dans les geôles de Sibérie par Yoann Barbereau

Quatrième de couverture :

« Cueilli impréparé, j’étais de ces taulards qui font leur entrée dans le monde sans aucun effet personnel. »

Irkoutsk, Sibérie orientale. Yoann Barbereau dirige une Alliance Française depuis plusieurs années. Près du lac Baikal, il cultive passion littéraire et amour de la Russie. Mais un matin de février, sa vie devient un roman, peut-être un film noir. Il est arrêté sous les yeux de sa fille, torturé puis jeté en prison. Dans l’ombre, des hommes ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom inventé par le KGB : kompromat. Il risque quinze années de camp pour un crime qu’il n’a pas commis. L’heure de l’évasion a sonné…

Un fait étonnant que ce livre écrit par un français, emprisonné en Sibérie, et surtout qui se déroule au début de XXIeme siècle.

Le récit d’une vie qui bascule dans l’enfer sans raison. Yann Barbereau se fait arrêter devant sa fille et sa femme de manière brutale. Pourquoi ? La question le hante. Extrait :

Que diable allais-je foutre dans cette galère ? On m’emmènerait en forêt pour un petit exercice d’intimidation ? Pour m’exécuter ? Mais pour quelle raison ? Au nom de quelle religion obsolète ? Au nom de quels intérêts supérieurs ? Ou alors il s’agirait d’un enlèvement… Ils vont réclamer une rançon ? Improbable. Quelle énorme connerie aurais-je faite ? Qui aurais-je pu offenser récemment ?… Personne… Un politique ? Mais non. Peut-être… Je ne vois pas.

Grand amoureux de la Russie, représentant culturel de la France à Irktousk en Sibérie, il se nourri du froid, de la littérature, des gens et d’amour. Extrait :

Le monde était simple. Devant moi, il y avait l’humanité chaude et minuscule, celle qui fend le cœur. J’étais venu en Sibérie pour ça. Je le croyais.

Trahis par le pays, le gouvernement plutôt, qu’il aimait, il va devoir apprendre à vivre comme un zek argot de russe qui signifie prisonnier. Plus qu’un mot en faite, une condition. Extrait :

« Mais pour ce qui te concerne, silence ! Tu fermes ta gueule. C’est capital. Tu es un zek [prisonnier] ici, c’est-à-dire moins qu’une merde. Nous sommes à la merci de salopards qui peuvent nous frapper, nous torturer, nous mettre plus bas que terre. Ils nous écoutent, ils nous regardent.»

Et vivre, non, survivre en tant que Zek dans une prison de Sibérie en attendant son jugement et son envoie très probable en camps de travail.

Mais que s’est-il passé pour que Yoann finisse dans cette terrible situation. Le FSB, anciennement connu sous le nom de KGB, lui a réservé une petit « surprise », elle s’appelle le Kompromat. Qu’est-ce que ce mot veut dire ? Une contraction russe de Compromis et Dossier. Yoann a été piégé. Pourquoi ? Par qui ? Qui a-t-il offensé ? Quel crime a-t-il commis ? Qui voulait le voir souffrir et mourrir ? Je vous laisse le découvrir dans le livre mais je vous rapporte deux extraits de l’ouvrage décrivant ce qu’est dans le fond et la forme se piège russe du XXIe siècle :

Un homme ayant du savoir-vivre privilégiera le kompromat. C’est une expression du jeu social au début du deuxième millénaire. On travail à la ruine d’une réputation et, dans le même mouvement, on déclenche une procédure judiciaire. Avec les appuis nécessaires, on commandite, on piège, on manipule. L’homme fort peut se débarrasser d’une entreprise concurrente, d’un rival, d’un adversaire politique, il rackette, s’empare du bien d’autrui, aplatit les réfractaires ou se venge ni plus ni moins.

Le kompromat est une mécanique grossière et subtile. La manipulation a beau être criante, un fond de vilénie s’accroche à votre peau. Le prestidigitateur fabrique et lance sa poudre par poignées, il sait pouvoir compter sur quelques faux sages et vrais imbeciles qui répéteront toujours d’un air entendu : « Pas de fumée sans feu. »

Quelqu’un manœuvrait dans l’ombre, et ne faisait pas dans la dentelle. On m’en voulait, et ont le faisait bien voir. Il ne s’agissait pas seulement de m’empêcher de travailler, pas même de m’écarter de la ville ou du pays. On voulait m’enterrer, que j’étouffe sous des tonnes de boue et que j’aille crever en silence dans un camp.

Heureusement, Yoann est plein de ressource, son amour et sa connaissance de la littérature russe, Soljenitsyne, Varlam Chalamov et leurs récits de l’horreur des goulags en tête lui permettront de garder la tête hors de l’eau. Extrait :

Dans un texte sur le monde du crime :

« L’attention des gardiens est toujours moins grande que celle du détenu, nous le savons par Stendhal, qui dit dans La Chartreuse de Parme : ‘Le geôlier pense moins à ses clés que le prisonnier à s’enfuir.’ »

Barbereau s’évade par la lecture et l’écriture. Comme beaucoup, il ne sera jamais seul en présence d’un livre, d’un papier et d’un crayon. Extrait :

La solitude est un bienfait dès lors que l’on dispose de livres, de papier et d’un crayon.

S’évader, l’auteur ne se contentera pas de la lecture et de l’écriture pour cela. Armé de courage, de connaissances et d’alliés russes et de soutiens français (ces derniers donnant une aide plutôt timorée pour la libération d’un compatriote), Yoann réussira, affrontant bien des obstacles et utilisant de subterfuges digne de roman et de film d’espionnage à s’enfuir.

Yoann Barbereau a une plume magnifique. Un amoureux de la littérature russe et française. Le livre n’est pas dénué d’humour, d’amour et de sexe. La vérité a tenu la plume de Yoann, ainsi qu’elle a révélé un talent d’écrivain mélangeant le verbe français avec la culture russe.

Mélange de références d’écrivains et de poètes de l’hexagone et russe, nous avons l’impression, surprenante et désagréable que les récits de Chalamov, Guinsbourg ou autre Soljenitsyne sont encore d’actualités en Russie.

Pays et peuple et culture magnifique, malheureusement plombé par des forces gouvernementales violentes, racistes, homophobique et ploutocratique. L’impression que la Russie est un tableau de maître que les politiques et surtout les oligarques barbouillent sans scrupules.

Jaskiers

L’histoire de la Shoah | La grande histoire de la Seconde guerre mondiale (article interdit aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles)

Quatrième de couverture :

En janvier dernier, le monde commémorait les 75 ans de la libération d’Auschwitz, symbole de la vaste organisation d’extermination perpétrée par les nazis.

Des structures nazies du génocide jusqu’à l’effroyable bilan, en passant par la Nuit de Cristal, et la conférence de Wannsee, découvrez les mécanismes de cet engrenage qui coûta la vie à près de 6 millions de personnes.

Les juifs européens à la veille de la guerre

L’antisémitisme Hitlérien

La Nuit de Cristal

Naissance et essor du système concentrationnaire

La tragédie des ghettos

La Shoah par balles

La logique mortifère du IIIe Reich

La conférence de Wannsee

Les centres de mises à mort (1942-1945)

La logistique de la Shoah

Les camps de la mort

Le journal d’Anne Frank

Un bilan effroyable

Justice et mémoire

Avertissement : mon article contient des photographies et des récits pouvant choquer les plus sensibles.

Le magasine contient une histoire condensée mais avec les faits essentiels pour apprendre, « comprendre » ce qui a amené des hommes et femmes à commettre des horreurs innommables.

Le magasine propose des livres, des exposition, des musées pour approfondir le sujet. Il propose aussi des photographies (celles présentent dans l’article ne sont pas dedans) et de petites biographies des principaux criminels impliqués dans la Shoah.

Nuit de Cristal : Magasin juif saccagé à Magdebourg. (Source Wikipedia)

De l’arrivé au pouvoir d’Adolf Hitler et de son obsession pour les Juifs, jusqu’à sa mort et après. Le magasine explique l’escalade antisémite, de la Nuit de Crystal, pillages des magasins appartenant aux Juifs, incendies criminels des Synagogues en Allemagne, pogromes, jusqu’aux procès de Nuremberg.

Jugement de Nuremberg des plus hauts dignitaires nazis capturés par les Alliés.
(De gauche à droite)
Premier rang : Göring, Hess, Ribbentrop, Keitel ;
Second rang : Dönitz, Raeder, Schirach, Sauckel. (Source : Wikipedia)

Entre ces deux événements. La création des camps de concentrations pour interner les opposants politiques, les «asociaux », les alcooliques, chômeurs de longue durée, les homosexuels. Suivra les exécutions d’handicapés mentaux, arrêtées car critiqué par le pape Pie XII, aux expérimentations de mises à mort par les gaz d’échappements dans des camionnettes, de la Shoah par balle, des ghettos juifs de Lodz, Varsovie ect… jusqu’aux camps de la mort d’Auswchitz, de Treblinka, Sobibor…

Prisonniers affamés du camp de concentration d’Ebensee (7 mai 1945). (Source : Wikipedia)

On n’oublie trop la Shoah par balle. L’assassinat des juifs par les Einsatzgruppen, sections chargées des exécutions des Juifs par balles. Ces sections de « combats » suivaient l’avancée de l’armée allemande dans l’est, réunissaient les juifs des petits villages Ukrainiens, Polonais et Russes pour les exécuter au bord de fosses. Le site le plus connus de ces massacres et le symbole de cette Shoah par balle s’appel Babi Yar.

Shoah par balle : Assassinat de Juifs dans la région d’Ivanhorod en 1942 : une mère protège son enfant avant d’être abattue d’une balle dans la nuque. (Source : Wikipedia)
Shoah par balle : Le 5 juillet 1941 à Zboriv (Ukraine), dénommée Zborów à l’époque, un jeune adolescent est amené sur les lieux du meurtre de sa famille. Il va ensuite être abattu d’une balle dans la nuque par l’officier nazi qui se trouve derrière lui. (Source : Wikipedia)

Je vous conseil très vivement ces livres si le sujet vous intéresse :

La Shoah par balle du père Patrick des bois.

Un livre émouvant et dur à lire sur le combat du Père Desbois pour la recherche des charniers et les restes des victimes de cette Shoah oubliée.

Des hommes ordinaires: le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne de Christopher Browning

Le titre dit déjà tout sur le sujet du livre. Comment des hommes d’apparence ordinaire ont-ils perpétrés l’exécution de femmes, d’enfants, de vieillards et d’hommes sans défense.

J’aimerai ajouter à votre liste de lecture tellement de livres, de témoignages, d’ouvrages historiques ect… Je vous conseil pour commencer « Si c’est un homme » de Primo Levi ; « La Nuit » d’Elie Wiesel et « Le grand voyage » de Georges Semprun. Si vous voulez d’autres conseils de lectures, contactez moi en commentaire.

Je crois qu’il est extrêmement important de lire ces témoignages, de ne pas oublier, de continuer à écouté les survivants encore présents, qui malheureusement ne sont plus nombreux. La vue de la jeune génération (dont je fais parti) qui ne connaît rien ou très peu des horreurs de l’Holocauste et surtout la montée en flèche de l’antisémitisme ces dernières années m’inquiète. Cette montée des actes antisémites devrait vous inquiétez aussi. Ce qui s’est passé aux USA récemment, la parole de certains « politiques » prouve que l’humanité et à l’aube de retourner dans ces horreurs.

Ghetto de Varsovie, enfants (1940 –1943). (Source Wikipedia)

La vie est un éternel recommencement. Mais nous pouvons évitez les violences, les horreurs que nous nous infligeons sans raisons. Juste parce que vous avez perdus le contrôle de votre vie, que tout n’est pas rose (elle n’est rose pour personne), ce n’est pas une excuse pour rejeter votre mal-être sur les autres. N’écoutez aucun homme ou femme de pouvoir qui rejette nos malheurs sur une « catégorie » de personne. Tous le monde souffre. Restez humain.

Jaskiers

Le procès de Nuremberg de Annette Wierviorka

Quatrième de couverture :

Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s’apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l’Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S’appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d’ensemble de cet événement majeur du XXe siècle, depuis sa genèse – problématique – jusqu’aux répercussions considérables qu’il eut sur le conception d’une justice internationale.

Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherche émérite au CNRS, fut membre de la Mission d’étude sur la spoliation des biens des juifs de France. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Déportation et génocide : entre la mémoire et l’oublie (Hachette, 1992) et Auschwitz, soixante ans après (Robert Laffont, 2006). Elle a codirigé aux éditions Liana Levi les ouvrages Les juifs de France et Mille ans de cultures ashkénazes.

« Un ouvrage incontournable pour comprendre et expliquer. » Actualité Juive

Il y a pléthore de livre sur le procès de Nuremberg mais j’ai choisi celui de Annette Wieviorka car, lisant beaucoup d’ouvrages sur la Shoah, j’ai vu son nom et son travail plusieurs fois cité.

Wieviorka a écrit ici un petit livre, qui se lit rapidement, elle « vulgarise » et mets sur la table les documents les plus concrets et les plus importants dont ce sont servis les juges (français, américains, russes et anglais) pour juger les personnalités du troisième Reich les plus importants. Hitler et Himmler et Goebbels s’étant suicider, il ne restent qu’à juger Goring, Hess, Ribbentrop, , Donitz, Kaltenbrunner, Speer, Jodl, Rosenberg et Bormann (par contumace).

Il semble facile aujourd’hui de juger des criminels de guerres mais à la capitulation de l’Allemagne Nazi, le terme « génocide » n’est même pas dans le dictionnaire. Il faut aux juges préparer des chefs d’accusations nouveaux, qui devront marquer, pour l’Histoire, les procès contre les criminels de guerre.

Wieviorka signale les dissensions entre les juges, surtout avec les russes, car ils sont compromis à cause du pacte Germano-sovietique signé en 1939 entre les deux puissance pour l’agression et le partage de la Pologne. Les russes sont aussi partisans du « Tous pendus », alors que les juges des autres puissance s’appuie sur un jugement plus partial.

Nous avons aussi le droit à des réactions et des résumés d’entretiens psychologiques des accusés. Le comportement de Goring durant cette année de procès changera. Tout d’abord imbus de lui même et la tête haute, son attitude change quand des films enregistrés après la libération des camps par les Alliés est diffusé en plein procès. Arrivé à la fin, c’est un Goring pensif, amaigris et silencieux qui écoutera sa sentence, mort par pendaison, sans sourciller. Il se suicidera avec une capsule de cyanure dans sa cellule. Personne ne sait comment il s’est procuré cette capsule encore aujourd’hui.

Je laisse au futur lecteur de découvrir comment les autres accusés se sont comportés durant le procès et découvrir comment les juges ont fait de ce procès historique une base pour les prochains criminels de guerre.

Bien sur, je conseil vivement la lecture de ce livre très important pour comprendre le poids de ces jugements et la place qu’ils portent dans l’Histoire, encore aujourd’hui.

Jaskiers

L’écriture ou la vie de Jorge Semprun.

Quatrième de couverture :

Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945

L’étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n’est pas donné à ceux qui n’ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu’on peut exorciser la mort par l’écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s’arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant.

Semprun aurait pu se contenter d’écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d’art, où l’on n’oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n’est qu’à quelques pas de Buchenwald.

La libération de Buchenwald, le retour à la vie (ou la sortie de la mort), la poésie, la littérature et les femmes. Il faut lire ce livre pour comprendre. Je n’ai que peu de mot pour parler de ce livre, il faut, je pense, le lire et ne pas se forcer à trouver les mots ou à trop chercher ce qu’il vous a fait ressentir car cette œuvre de Semprun est difficile moralement à lire, la mort et la vie, l’amour et la hantise en découle. Et la neige… Vous ne verrez plus la neige comme avant.

Jaskiers

Face à l’extreme de Tzvetan Todorov

Quatrième de couverture :

« Au XXe siècles, nous avons fait la découverte d’un régime politique extrême, le totalitarisme, et de son extrême à lui, les camps.

Cette institution macabre se prête à toutes sortes de commentaires, historiques, politiques, psychologiques. Celui que je propose ici, à travers une enquête narrative et personnelle, est différent : il a trait à la morale. Non seulement, contrairement à un préjugé répandu, la vie morale ne s’est pas éteinte aux camps, mais, de plus, il se pourrait que nous trouvions de quoi fonder une morale quotidienne à la mesure de notre temps. » T. T.

Tzvetan Todorov (1939-2017)

Théoricien de la littérature et historien des idées, il est l’auteur d’une trentaine de livres consacrés à l’analyse des œuvres et des sociétés, dont La peinture des Lumières (Seuil, 2014) et Insoumis (Robert Laffont, 2015).

J’ai vraiment beaucoup aimé le plume de Todorov. Une écriture qui semble compliqué au début mais qui ne l’est pas en fin de compte, on comprends facilement ses pensées et ce qu’il veut faire passer. Avec un travail remarquable de recherche effectués sur de nombreux ouvrages sur les camps (nazi comme communiste), il délivre au grand public comment l’être humain a su conserver, pas tous le temps, une certaine humanité voir une bonté face à l’horreur. Face à l’extrême. Je conseil vivement la lecture de se livre qui peut vous redonner foi, ne serait-ce qu’un petit peu en ces moments difficiles, en l’humanité. Mention spéciale aux femmes, qui pour des raisons encore difficiles à expliquer semblent plus enclins à l’entraide et à la solidarité dans des situations terribles. Elles semblent beaucoup plus fortes moralement et même physiquement devant l’horreur. Les références bibliographiques en fin d’ouvrage est une petite mine d’or. Ce n’est pas toujours facile à lire notamment à cause des nombreux exemples de torture et d’exactions que l’auteur étale pour expliquer ses théories et ses points de vues.

Il tient aussi à mettre en lumière les similitudes, et les différences, entre les camps nazis et soviétiques ainsi que l’idéologie de ces deux régimes totalitaires. Personnellement, je pense que Nazisme et Communisme sont à peu de différences près la même chose. Un poison pour l’Humanité.

L’ouvrage ne s’arrête pas à ces théories, il touche aussi à la dépersonnalisation des êtres humains dans les états totalitaires, l’obéissance « aveugle » ou comment des gens jugés « normaux » peuvent commettres de tels actes de barbaries.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé et je crois que c’est un livre important qu’il faut lire pour reprendre confiance en nous et réaliser qu’ensemble nous sommes avons plus de points communs et que nos « différences » ne servent qu’à nous rapprocher.

Jaskiers

Les Ouïghours, génocide silencieux du XXIème siècle ?

Chaque week end, Combat décrypte le sujet que VOUS avez choisi en début de semaine. Cette fois-ci, vous avez sélectionné le sujet sur le massacre des…

Les Ouïghours, génocide silencieux du XXIème siècle ?

Les élections américaines sont terminées, oui la Covid est toujours là, mais des crimes contre l’humanité sont toujours en cours, en Chine, en Corée du Nord ect… PARTAGEZ – Jaskiers

Source : Combat