L’histoire de la Shoah | La grande histoire de la Seconde guerre mondiale (article interdit aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles)

Quatrième de couverture :

En janvier dernier, le monde commémorait les 75 ans de la libération d’Auschwitz, symbole de la vaste organisation d’extermination perpétrée par les nazis.

Des structures nazies du génocide jusqu’à l’effroyable bilan, en passant par la Nuit de Cristal, et la conférence de Wannsee, découvrez les mécanismes de cet engrenage qui coûta la vie à près de 6 millions de personnes.

Les juifs européens à la veille de la guerre

L’antisémitisme Hitlérien

La Nuit de Cristal

Naissance et essor du système concentrationnaire

La tragédie des ghettos

La Shoah par balles

La logique mortifère du IIIe Reich

La conférence de Wannsee

Les centres de mises à mort (1942-1945)

La logistique de la Shoah

Les camps de la mort

Le journal d’Anne Frank

Un bilan effroyable

Justice et mémoire

Avertissement : mon article contient des photographies et des récits pouvant choquer les plus sensibles.

Le magasine contient une histoire condensée mais avec les faits essentiels pour apprendre, « comprendre » ce qui a amené des hommes et femmes à commettre des horreurs innommables.

Le magasine propose des livres, des exposition, des musées pour approfondir le sujet. Il propose aussi des photographies (celles présentent dans l’article ne sont pas dedans) et de petites biographies des principaux criminels impliqués dans la Shoah.

Nuit de Cristal : Magasin juif saccagé à Magdebourg. (Source Wikipedia)

De l’arrivé au pouvoir d’Adolf Hitler et de son obsession pour les Juifs, jusqu’à sa mort et après. Le magasine explique l’escalade antisémite, de la Nuit de Crystal, pillages des magasins appartenant aux Juifs, incendies criminels des Synagogues en Allemagne, pogromes, jusqu’aux procès de Nuremberg.

Jugement de Nuremberg des plus hauts dignitaires nazis capturés par les Alliés.
(De gauche à droite)
Premier rang : Göring, Hess, Ribbentrop, Keitel ;
Second rang : Dönitz, Raeder, Schirach, Sauckel. (Source : Wikipedia)

Entre ces deux événements. La création des camps de concentrations pour interner les opposants politiques, les «asociaux », les alcooliques, chômeurs de longue durée, les homosexuels. Suivra les exécutions d’handicapés mentaux, arrêtées car critiqué par le pape Pie XII, aux expérimentations de mises à mort par les gaz d’échappements dans des camionnettes, de la Shoah par balle, des ghettos juifs de Lodz, Varsovie ect… jusqu’aux camps de la mort d’Auswchitz, de Treblinka, Sobibor…

Prisonniers affamés du camp de concentration d’Ebensee (7 mai 1945). (Source : Wikipedia)

On n’oublie trop la Shoah par balle. L’assassinat des juifs par les Einsatzgruppen, sections chargées des exécutions des Juifs par balles. Ces sections de « combats » suivaient l’avancée de l’armée allemande dans l’est, réunissaient les juifs des petits villages Ukrainiens, Polonais et Russes pour les exécuter au bord de fosses. Le site le plus connus de ces massacres et le symbole de cette Shoah par balle s’appel Babi Yar.

Shoah par balle : Assassinat de Juifs dans la région d’Ivanhorod en 1942 : une mère protège son enfant avant d’être abattue d’une balle dans la nuque. (Source : Wikipedia)
Shoah par balle : Le 5 juillet 1941 à Zboriv (Ukraine), dénommée Zborów à l’époque, un jeune adolescent est amené sur les lieux du meurtre de sa famille. Il va ensuite être abattu d’une balle dans la nuque par l’officier nazi qui se trouve derrière lui. (Source : Wikipedia)

Je vous conseil très vivement ces livres si le sujet vous intéresse :

La Shoah par balle du père Patrick des bois.

Un livre émouvant et dur à lire sur le combat du Père Desbois pour la recherche des charniers et les restes des victimes de cette Shoah oubliée.

Des hommes ordinaires: le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne de Christopher Browning

Le titre dit déjà tout sur le sujet du livre. Comment des hommes d’apparence ordinaire ont-ils perpétrés l’exécution de femmes, d’enfants, de vieillards et d’hommes sans défense.

J’aimerai ajouter à votre liste de lecture tellement de livres, de témoignages, d’ouvrages historiques ect… Je vous conseil pour commencer « Si c’est un homme » de Primo Levi ; « La Nuit » d’Elie Wiesel et « Le grand voyage » de Georges Semprun. Si vous voulez d’autres conseils de lectures, contactez moi en commentaire.

Je crois qu’il est extrêmement important de lire ces témoignages, de ne pas oublier, de continuer à écouté les survivants encore présents, qui malheureusement ne sont plus nombreux. La vue de la jeune génération (dont je fais parti) qui ne connaît rien ou très peu des horreurs de l’Holocauste et surtout la montée en flèche de l’antisémitisme ces dernières années m’inquiète. Cette montée des actes antisémites devrait vous inquiétez aussi. Ce qui s’est passé aux USA récemment, la parole de certains « politiques » prouve que l’humanité et à l’aube de retourner dans ces horreurs.

Ghetto de Varsovie, enfants (1940 –1943). (Source Wikipedia)

La vie est un éternel recommencement. Mais nous pouvons évitez les violences, les horreurs que nous nous infligeons sans raisons. Juste parce que vous avez perdus le contrôle de votre vie, que tout n’est pas rose (elle n’est rose pour personne), ce n’est pas une excuse pour rejeter votre mal-être sur les autres. N’écoutez aucun homme ou femme de pouvoir qui rejette nos malheurs sur une « catégorie » de personne. Tous le monde souffre. Restez humain.

Jaskiers

Le procès de Nuremberg de Annette Wierviorka

Quatrième de couverture :

Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s’apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l’Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S’appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d’ensemble de cet événement majeur du XXe siècle, depuis sa genèse – problématique – jusqu’aux répercussions considérables qu’il eut sur le conception d’une justice internationale.

Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherche émérite au CNRS, fut membre de la Mission d’étude sur la spoliation des biens des juifs de France. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Déportation et génocide : entre la mémoire et l’oublie (Hachette, 1992) et Auschwitz, soixante ans après (Robert Laffont, 2006). Elle a codirigé aux éditions Liana Levi les ouvrages Les juifs de France et Mille ans de cultures ashkénazes.

« Un ouvrage incontournable pour comprendre et expliquer. » Actualité Juive

Il y a pléthore de livre sur le procès de Nuremberg mais j’ai choisi celui de Annette Wieviorka car, lisant beaucoup d’ouvrages sur la Shoah, j’ai vu son nom et son travail plusieurs fois cité.

Wieviorka a écrit ici un petit livre, qui se lit rapidement, elle « vulgarise » et mets sur la table les documents les plus concrets et les plus importants dont ce sont servis les juges (français, américains, russes et anglais) pour juger les personnalités du troisième Reich les plus importants. Hitler et Himmler et Goebbels s’étant suicider, il ne restent qu’à juger Goring, Hess, Ribbentrop, , Donitz, Kaltenbrunner, Speer, Jodl, Rosenberg et Bormann (par contumace).

Il semble facile aujourd’hui de juger des criminels de guerres mais à la capitulation de l’Allemagne Nazi, le terme « génocide » n’est même pas dans le dictionnaire. Il faut aux juges préparer des chefs d’accusations nouveaux, qui devront marquer, pour l’Histoire, les procès contre les criminels de guerre.

Wieviorka signale les dissensions entre les juges, surtout avec les russes, car ils sont compromis à cause du pacte Germano-sovietique signé en 1939 entre les deux puissance pour l’agression et le partage de la Pologne. Les russes sont aussi partisans du « Tous pendus », alors que les juges des autres puissance s’appuie sur un jugement plus partial.

Nous avons aussi le droit à des réactions et des résumés d’entretiens psychologiques des accusés. Le comportement de Goring durant cette année de procès changera. Tout d’abord imbus de lui même et la tête haute, son attitude change quand des films enregistrés après la libération des camps par les Alliés est diffusé en plein procès. Arrivé à la fin, c’est un Goring pensif, amaigris et silencieux qui écoutera sa sentence, mort par pendaison, sans sourciller. Il se suicidera avec une capsule de cyanure dans sa cellule. Personne ne sait comment il s’est procuré cette capsule encore aujourd’hui.

Je laisse au futur lecteur de découvrir comment les autres accusés se sont comportés durant le procès et découvrir comment les juges ont fait de ce procès historique une base pour les prochains criminels de guerre.

Bien sur, je conseil vivement la lecture de ce livre très important pour comprendre le poids de ces jugements et la place qu’ils portent dans l’Histoire, encore aujourd’hui.

Jaskiers

L’écriture ou la vie de Jorge Semprun.

Quatrième de couverture :

Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945

L’étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n’est pas donné à ceux qui n’ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu’on peut exorciser la mort par l’écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s’arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant.

Semprun aurait pu se contenter d’écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d’art, où l’on n’oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n’est qu’à quelques pas de Buchenwald.

La libération de Buchenwald, le retour à la vie (ou la sortie de la mort), la poésie, la littérature et les femmes. Il faut lire ce livre pour comprendre. Je n’ai que peu de mot pour parler de ce livre, il faut, je pense, le lire et ne pas se forcer à trouver les mots ou à trop chercher ce qu’il vous a fait ressentir car cette œuvre de Semprun est difficile moralement à lire, la mort et la vie, l’amour et la hantise en découle. Et la neige… Vous ne verrez plus la neige comme avant.

Jaskiers

Face à l’extreme de Tzvetan Todorov

Quatrième de couverture :

« Au XXe siècles, nous avons fait la découverte d’un régime politique extrême, le totalitarisme, et de son extrême à lui, les camps.

Cette institution macabre se prête à toutes sortes de commentaires, historiques, politiques, psychologiques. Celui que je propose ici, à travers une enquête narrative et personnelle, est différent : il a trait à la morale. Non seulement, contrairement à un préjugé répandu, la vie morale ne s’est pas éteinte aux camps, mais, de plus, il se pourrait que nous trouvions de quoi fonder une morale quotidienne à la mesure de notre temps. » T. T.

Tzvetan Todorov (1939-2017)

Théoricien de la littérature et historien des idées, il est l’auteur d’une trentaine de livres consacrés à l’analyse des œuvres et des sociétés, dont La peinture des Lumières (Seuil, 2014) et Insoumis (Robert Laffont, 2015).

J’ai vraiment beaucoup aimé le plume de Todorov. Une écriture qui semble compliqué au début mais qui ne l’est pas en fin de compte, on comprends facilement ses pensées et ce qu’il veut faire passer. Avec un travail remarquable de recherche effectués sur de nombreux ouvrages sur les camps (nazi comme communiste), il délivre au grand public comment l’être humain a su conserver, pas tous le temps, une certaine humanité voir une bonté face à l’horreur. Face à l’extrême. Je conseil vivement la lecture de se livre qui peut vous redonner foi, ne serait-ce qu’un petit peu en ces moments difficiles, en l’humanité. Mention spéciale aux femmes, qui pour des raisons encore difficiles à expliquer semblent plus enclins à l’entraide et à la solidarité dans des situations terribles. Elles semblent beaucoup plus fortes moralement et même physiquement devant l’horreur. Les références bibliographiques en fin d’ouvrage est une petite mine d’or. Ce n’est pas toujours facile à lire notamment à cause des nombreux exemples de torture et d’exactions que l’auteur étale pour expliquer ses théories et ses points de vues.

Il tient aussi à mettre en lumière les similitudes, et les différences, entre les camps nazis et soviétiques ainsi que l’idéologie de ces deux régimes totalitaires. Personnellement, je pense que Nazisme et Communisme sont à peu de différences près la même chose. Un poison pour l’Humanité.

L’ouvrage ne s’arrête pas à ces théories, il touche aussi à la dépersonnalisation des êtres humains dans les états totalitaires, l’obéissance « aveugle » ou comment des gens jugés « normaux » peuvent commettres de tels actes de barbaries.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé et je crois que c’est un livre important qu’il faut lire pour reprendre confiance en nous et réaliser qu’ensemble nous sommes avons plus de points communs et que nos « différences » ne servent qu’à nous rapprocher.

Jaskiers

Les Ouïghours, génocide silencieux du XXIème siècle ?

Chaque week end, Combat décrypte le sujet que VOUS avez choisi en début de semaine. Cette fois-ci, vous avez sélectionné le sujet sur le massacre des…

Les Ouïghours, génocide silencieux du XXIème siècle ?

Les élections américaines sont terminées, oui la Covid est toujours là, mais des crimes contre l’humanité sont toujours en cours, en Chine, en Corée du Nord ect… PARTAGEZ – Jaskiers

Source : Combat