Saturno devorando a un hijo de Francisco de Goya

Saturne dévorant un de ses fils – Francisco de Goya

J’ai découvert Goya grâce à Hemingway. Goya n’était pas le peintre préféré de Hemingway, lui c’était Cezanne. L’une des occupations préférées d’Ernest en Espagne après la Corrida était de visiter le musée du Prado, il en parlait beaucoup dans ses correspondances, tombant même amoureux d’une peinture ! Il y mentionnait Goya, que j’avais déjà vu en lisant La Peste de Camus car une peinture de Goya, Le préau des pestiférés faisait office de couverture.

Ma curiosité était piquée !

À la première vue de ses œuvres, j’ai ressenti beaucoup de colère, du sombre, de la tristesse et de la violence.

Et la vue de cette peinture sanguinolente m’as interpellé.

Quelle violence ! C’en est presque gore ! C’est dérangeant. Choquant. Je m’imagine Goya, peignant cette œuvre, dans quel état d’esprit était-il ? Pourquoi faire cette œuvre ? Il y a t’il un message personnel ? Un besoin d’extérioriser une colère ? Une angoisse ? Une peur ?

Et que dire du titre de l’œuvre ? À l’image de la terreur que peut exercer sur vous se tableau. Même le nom est dérangeant !

En tous cas, je doute que cette peinture vous ai laissé indifférent.

Je ne suis pas nécessairement amateur de peinture, je n’ai aucune connaissance solide en la matière ni de vraie culture. Je partage juste mon sentiment à l’égard de cette peinture comme le néophyte que je suis.

Voici la page Wikipedia de l’œuvre pour en prendre connaissance.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_d%C3%A9vorant_un_de_ses_fils?wprov=sfti1

Jaskiers

Histoire vraie et personnelle N#5 – Le jour ou j’ai vu la mort sur le visage de mon père.

Credit photo : le visage de la guerre de Salvador Dali

Nous descendions dans le bourg, moi au volant et mon père à mes côtés, pour acheter des cigarettes et aller faire quelques courses.

Mon père était gravement malade, se battant contre un cancer du sang. Marchant difficilement, s’aidant d’une béquille de la main droite. Le quotidien était une torture pour lui, chaque pas était un combat. Mais je devais l’emmener acheter ses cigarettes (et les miennes), faire nos petites courses. Je pense que cela venait de son caractère, un gars du village, de la campagne, il ne fallait pas montrer ses faiblesses, lutter jusqu’au bout. Ces gens s’aident souvent, trop souvent, de l’alcool pour anesthésier leurs peines. Amenant à des drames, souvent dans le village, on entendais parler de quelqu’un que nous connaissions, du moins de vue, dont le foie avait explosé, mort dans le parc, sur un banc, chez eux, pendu dans leurs maisons. Et bien sur, les maladies, cirrhoses, cancers ect… Malheureusement mon père faisait parti des alcooliques et de ceux qui ont attrapés le crabe. Mais même avec ses maladies, il voulait se montrer fort, debout, pour moi et je le sais. À l’époque, je ne le savais pas. J’étais plutôt en colère et triste.

Je gara la voiture sur une place arrêt minute, demandant à mon père si il voulait que je l’aide, retirer les sous et aller chercher le tabac à sa place. Voir l’aider à descendre de voiture. J’ai eu le droit à son sacro-saint non.

Je le laissa faire, sachant que c’était une question de fierté, d’amour propre, de me montrer à moi et au village que l’homme souffrait certes, mais il continuait à marcher. À vivre, tant bien que mal. Plutôt mal que bien en faite.

Il sortit de la voiture et je le vis marcher sur le trottoir direction le distributeur, claudiquant doucement, prenant son temps à répondre au salut de connaissances passant en voiture.

Il retira son argent puis revint en direction de la voiture. Quelque chose n’allait pas ou il y avait un problème.

Arrivé à la voiture, il ouvrit la portière et me demanda : « – Tu voulais combien de paquet déjà ?

– Euh… Trois, ça fera la semaine normalement.

Il ne m’entendît pas et me demanda de répéter. C’est là que je vis que la fin était proche. Sur son visage, j’ai vu la mort.

Je vivais avec lui presque tous les jours mais je ne vis que maintenant l’état et la souffrance dans lequel il était. Son visage, marquant son incompréhension devant ma réponse était marqué.

Sa peau était jaunâtre, marqué par des rides profondes malgré son jeune âge, 54 ans, le blanc des yeux légèrement jaune aussi, une calvitie naissante, ses cheveux courts, secs, poivre et sel, ses yeux sans cils, ils avaient été brûlés par des années de tabagies, des cernes creusées, les dents jaunies, la bouche strié de ridule, des pattes d’oies marquées, les joues creuses, ses mains calleuses après des années à travailler sur les trains aidant son corps à rester debout, s’appuyant sur la portière de la voiture.

Vous savez, j’ai mis cette peinture de Dali alors que j’aurai pu autant mettre celui de Edvard Munch « Le cri » pour représenter graphiquement et artistiquement le visage de mon père. Imaginer « Le cri », le personnage criant sans ses mains posées sur le visage.

Ma réaction immédiate après avoir ressenti l’impression de tomber de quelque étages en chute libre au fond de mon corps a été de lui sourire. Son visage crispé s’assouplit pour me rendre mon sourire. La mort avait disparu de son visage, elle avait lâché sa proie, lui permettant de me montrer, inconsciemment je pense, qu’il m’aimait, qu’il continuerait à se battre, qu’il continuerait encore à vivre un jour, ou deux, ou un mois. Que l’on continuerait tant bien que mal à partager des moments pères-fils qui nous avez tant fais défaut pendant toute ces années. Que la mort n’était pas dans notre liste de course aujourd’hui.

« – Je t’ai dis trois paquets pa’, ça fera largement toute la semaine. »

Mon père mourra deux mois plus tard.

Sur son lit de mort, son visage était paisible. Comme si il dormait. La mort avait fait son travail, ayant prise avec elle les marques physiques de la douleur. Comme si elle avait prise sur elle de les enlever pour s’excuser de la souffrance qu’elle lui avait infligée jusqu’au dernier jour.

Jaskiers

Art de la petite sœur : les teletubbies psychopathes

Fait par ma sœur à 17 ans

J’ai trouvé ce petit tableau de ma sœur plutôt badass, elle l’a fait quand elle avait 17 ans. Les trucs glauques et flippant voir mystérieux, c’est son truc. Elle sait bien chanter aussi, mais on l’entends que sous la douche. Elle est connue par ici sous le doux pseudonyme de « niquetarace12 »…Bref, si vous avez un groupe de musique ou êtes un directeur de galerie d’art, contactez moi, je me ferai l’agent artistique de ma sœur. Aussi petite sœur, je prends 70% de commission.

Jaskiers

The Weeknd V2 :

The Weeknd : « Beauty Behind the Madness » « Starboy » « After Hours »

L’univers erotico-narcotico-depressif d’Abel Tesfaye, AKA The Weeknd, est fascinant, ensorcelant, inquiétant, subtile, parfois effrayant mais quel talent, quel voix, quelle prestance ! J’aime beaucoup et j’attends de le voir un jour live et de découvrir ses prochains projets.

Jaskiers

Un petit moment à la mare aux canards (avec des mouettes).

#swag #twerk
#flemmedemanger
#changementdheureetdecouleurs
#squad
#quandlapolicearrive
#toujoursunepoursefaireremarquer

C’est tous pour aujourd’hui car 2 minutes après la grêle nous ai tomber dessus. Jaskiers