Japan’s Infamous Unit 731 par Hal Gold

Firsthand Accounts of Japan’s Wartime Human Experimentation Program

Quatrième de couverture :

Some of the cruelest deeds of Japan’s war in Asia did not occurs on the battlefield, but in quiet antiseptic medical ward in obscure parts of China. Far from the front lines and prying eyes, Japanese doctors and their assistants subjected human guinea pigs to gruesome medical experiments in the name of science.

Author Hal Gold draws upon a wealth of sources to construct a portrait of the Imperial Japanese Army’s most notorious medical unit, giving an overview of its history and detailing its most shocking activities. The book presents the words of former unit members themselves, taken from remarks they made at a traveling Unit 731 exhibition held in Japan in 1994-95. They recount vivid firsthand memories of what it was like to take part in horrific experiments on men, women and children, their motivations and reasons why they chose to speak about their actions all these years later.

A new foreword by historian Yuma Totani examines the actions of Unit 731, the post war response by the Allies an the lasting importance of this book. Japan Infamous Unit 731 represent an essential addition to the growing body of literature on the still unfolding story of some of the most infamous war crimes in military history. By showing how the ethics of normal men and women can be warped in the fire of war, this important book offers a window on a time of human madness and the hope that history will not be repeated.

HAL GOLD was a writer, journalist and historian who was a resident of Kyoto for over 30 years. He authored many books, essays and articles on Japanese history and culture including Japan in a Sake Cup, Neutral War, Japanese army medical officer and several articles on turn-of-the-century Kyoto development.

YUMA TOTANI is professor of modern Japanese history at the University of Hawaii at Manoa. She authored The Tokyo War Crimes Trial : The Pursuit of Justice in the Wake of World War II, co-authored, Justice in Asia and the Pacific, 19451952 : Allied War Crimes Prosecutions and has written numerous articles.

Comment écrire sur ces horreurs et surtout, quoi partager avec vous, ceci est le dilemme (encore) pour cet article.

L’unité 371 a été créée par le jeune et ambitieux Ishii avec l’aval de l’empereur Hirohito. Le but étant de préparer, de créer et d’améliorer des armes offensives et défensives chimiques en les testants sur des êtres humains vivants.

L’unité était installée dans l’état fantoche de Mandchourie, créée par les japonais lors de la guerre sino-japonaise, à l’est de la Chine. À Pingfang plus exactement. L’endroit était tenu secret défense. Construit comme un château, avec deux cheminées pour incinérer les corps.

Médecins, infirmiers, étudiants et jeune soldats y ont « exercés ».

Vivisections avec et/ou sans anesthésies, expériences sur le froid, sur les maladies vénériennes, le typhus, le choléra, la peste ect…

Les victimes étaient appelé des maruta, des « planches ». Elles étaient chinoises, coréennes, russe, anglaises, françaises et américaines. Les victimes occidentales restaient rares. Des femmes, des hommes et des enfants (incluant les nourrissons) en étaient les victimes et cobayes.

Le livre est partagé en deux, une section historique, une section témoignages d’anciens soldats (car les médecins, infirmiers ect… étaient soldats). Les deux sections étant séparées par une toute petite partie photos, contenant juste les photographies des ruines de l’établissement et des reconstitutions des expérimentations. Cette section est plus anecdotique qu’autre chose, vous pouvez trouver sur internet plus de photographies.

Les témoignages des bourreaux sont important, car à la fin de la guerre, les soldats étaient priés de se taire. Et nous connaissons l’obéissance et la discipline des soldats japonais envers leur empereur. Surtout que beaucoup recevaient de l’argent pour leur silence. Heureusement, une poignée a décidé de témoigner pour ne pas oublier. Aucune victime n’a survécu, nous n’avons que les aveux des bourreaux pour savoir ce qu’il se passait dans cette unité. Les anciens bourreaux témoignent, expriment leurs regrets et demandent pardon.

Aucuns des ces criminels n’a été jugés, les japonais ayant utilisés judicieusement la guerre froide pour se couvrir. En échangeant des informations avec les américains, en les menaçants de révéler les résultats des expériences à l’URSS. La plupart de ces « expériences » n’ont pas apportées de découverte majeure, loin de là. Les japonais ont bluffés leurs juges.

Femmes enceintes éventrées, femmes de conforts, victimes gazées, forcées a des relations sexuelles pour étudier la propagation des maladies vénériennes.

Congeler des membres du corps pour tester la résistance des os avec un marteau, victimes vidées de leurs sangs, attachées à des planches pour observer l’efficacité des obus contenant des agents pathogènes, élevages de rats et de puces pour étudier et propager des virus. Ces expériences servaient à créer des armes bactériologiques, par bombe, ou par empoisonnement des rivières, principalement.

Aucuns « tests » sur d’innocents villages civiles chinois n’ont donnés de résultats concrets. Un témoin/bourreau raconte en fin d’ouvrage que la plupart des professionnels y travaillant le faisaient pour s’amuser.

Le sujet des « femmes de conforts », autrement dit des femmes forcées à la prostitution, est légèrement traité dans le livre. Leurs sort étaient évidemment terribles. Ce sujet aurait mérité d’être plus développé tant le sort de ces femmes durant la Seconde Guerre Mondiale est encore peu connut.

Est mentionné aussi l’entraînement de jeunes soldats japonais, apprenant le maniement de la baïonnette sur des civils vivants.

Est-ce que je conseil se livre ? Il n’est pas mal écrit, ce n’est pas la question, le sujet est difficile. Si vous voulez en apprendre plus sur ce crime de guerre japonais, oui, mais les informations que vous pouvez trouver sur internet sont amplement suffisantes. Je pense à la lecture du Wikipedia de l’Unité 731 notamment.

Je n’ai pas jugé important de partager des extraits de ces horreurs. Je ne me sens pas la force de les écrire ni de les relire.

Voici quelques photographies glanées sur internet pour compenser le manque d’extrait.

L’énorme complexe de l’unité 731.
Général Ishii, responsable et créateur de l’unité 731.
Une victime, appelée maruta (planche), emportée par des soldats japonais en combinaison.
Reconstitution d’une des nombreuses expériences commises dans l’Unité 731. Celle-ci consistait à enfermer un(e) prisonnier(e) dans une sale réfrigérée et de lui verser de l’eau sur les membres jusqu’à ce qu’ils gèlent, puis des les frapper jusqu’à ce que le membre se cassent. Expérience censée étudier l’effet des gelures et du froid extrême sur le corps humain.

Je regrette de ne pas avoir eu la force de partager avec vous les extraits du livre mais relire l’horreur et l’inhumanité de ces expériences m’est difficile. Comme noté plus haut, vous trouverez assez d’informations sur ce crime de guerre sur internet. Le plus important, je pense, est de ne pas oublier ce crime de guerre peu connu et, surtout, ses victimes oubliées.

Jaskier

L’épopée de Christopher McCandless en trois ouvrages

Si il y a une histoire qui a accroché ma curiosité, c’est bien celle là.

Un jeune homme issu d’un milieu aisé décide de tout quitter pour vivre son aventure. Avec comme inspiration Jack London , Guerre et Paix de Tolstoï et les œuvres de Thoreau, la vie devant lui, l’aventure comme présent. La mort pour dernier compagnon de solitude.

Into the Wild par Jon Krakauer

Quatrième de couverture :

Toujours plus loin. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. Après deux années d’errances sur les routes du Sud et de l’Ouest américain, il rencontre son destin (à vingt-quatre ans) au cœur des forêts de l’Alaska. Un parcours telle une étoile filante dans la nuit froide du Grand Nord.

« C’est un voyage à travers une Amérique très petite et très grande, à travers des paysages aussi beaux que les avait rêvés un jeune homme qui prit juste le temps de les atteindre. C’est un voyage absurde et exaltant, qui commence par un geste de folle liberté et s’achève par une mort de haute solitude. Bref, c’est une histoire. Et elle a le mérite et la tristesse d’être vraie. »

Daniele Heymann – Marianne

Qui était Christopher McCandless, AKA Alex Supertramp ?

Pourquoi est-il parti à la conquête de l’Ouest Américain ?

Pourquoi a t’il quitté Atlanta, sa famille, ses amis, pour l’aventure ?

Pourquoi partir, sans le savoir, à sa mort, lui, le très bon élève et travailleur qu’il était ?

La famille et ses secrets l’ont-ils poussé à partir ?

La solitude, c’est se que Chris semblait chercher en premier. Bien qu’il faisait comprendre à ses rencontre de voyage qu’il ne voulait pas de leur amitié, il attirait les gens comme un aimant. Intelligent, éloquent, amical (!) et travailleur, ce sont les termes par lesquelles ceux qui l’ont croisés le décrivent.

Les récits de Jack London dans la tête, la philosophie d’un Thoreau dans l’esprit, il partit pour l’Ouest.

Rencontres, escapades, risques, amitiés et surtout Liberté et Nature.

L’auteur nous présente Christopher grâce à ses proches, aux gens qu’il a rencontré, qui l’ont aidés et aimés. En saupoudrant son récit de ses propres expériences d’alpinismes et d’aventuriers ayant trouvé la mort sur le chemin de leurs espoirs et de leurs rêve, Krakauer essaie de comprendre la mentalité de McCandless, sa motivation, sa philosophie, son but, ses réflexions, sa mentalité. La mort du jeune Christopher semble le hanter, sans qu’il le dise. Pourquoi est-il mort ? Comment ?

Nous suivons avec lui son enquête et ses réflexions sur l’aventure tragique de Alex Supetramp. Jon Krakauer fera un énorme travail de recherche sur les causes de la mort de Chris. Je ne divulguerai pas le fruit de son travail acharné ici. Krakauer a voulu donner au lecteur la possibilité de savoir qui était Chris, pourquoi il était parti, pourquoi l’Alaska, sans jamais l’influencer. Exercice remarquable. À nous de nous faire notre propre avis sur le jeune homme qui finira son aventure dans un bus utilisé comme refuge par les randonneurs, chasseurs, alpinistes et autres aventuriers.

Encore une fois, après avoir été marqué par le récit des miraculés des Andes, j’ai appris que la nature n’avait aucune pitié pour l’Homme. Non prépare, non équipé, non instruit correctement, l’humain ne semble pas pouvoir survivre, seul, en pleine nature.

Cette réflexion est de moi, nous construisons des grattes-ciel, allons dans l’espace, opérons à cœur ouvert. Tous cela, nous le faisons avec succès car nous avons besoin des autres, d’un environnement contrôlé, connus. Sauf que nous sommes loin de tout savoir et de tout comprendre de la nature, de ses lois dures et cruelles.

Quand nous viens le temps d’être seul, face à nous, la tâche semble plus ardu, l’Homme est un animal sociable. Nous avons survécu ensemble.

Mais que se passerait-il si vous, cher(e) lecteur, était plongé à l’instant même au milieu d’une chaîne de montagne, au sommet d’un glacier, sur un radeau au milieu de la mer, au beau milieu d’une dense forêt ?

Pour mon compte, la solitude ne me trouble pas tant que ça, le problème serai la survie. Je n’ai pas les connaissances, ni les techniques et les capacités de survivre dans la nature. J’ai été élevé comme tout occidentaux, je sais remplir un chèque, passer un coup de téléphone, conduire, prendre le bus… Par contre, je n’ai pas appris survivre. Nous n’avons pas appris à survivre dans la nature à l’école car nous sommes censés rentrer dans le moule de la société, être des gens productifs, dans la normale, faire de l’argent de ne pas faire de vague. Sauf que certains ne rentrent pas dans se moule, ou feintent d’y avoir été modelé. Comme je l’ai déjà dis dans de précédents articles, nous sommes qui nous sommes, et n’avons pas à nous excuser de ne pas faire comme Monsieur tout-le-monde.

Je me pose donc la question, sommes-nous perdu face à la nature, quant est-il de notre instinct de survie ?

Sédentarité est devenu synonyme de normalité, nous vivons plus longtemps comme cela, dans de meilleurs conditions, avec plus de sécurité, entouré de nos proches. L’instinct de survie est encagé et poussé en arrière plan de notre cerveau car tout, ou presque, est sous notre contrôle.

Le livre nous rapporte les critiques dont a été la cible Chris après sa mort. Chacun son avis.

Le problème est que nous jugeons trop sévèrement ceux qui préfèrent la solitude, ceux qui préfèrent affronter l’incertitude du lendemain, ceux qui partent pour l’aventure. Nous avons chacun notre chemin, est-il déjà tracé d’avance ? Qui le sait ? Vivons comme nous l’entendons, du moment que personne n’en souffre. Jugeons moins, cherchons à comprendre plus.

Christopher McCandless, posant devant le bus où il mourra de faim.
Christopher posant devant sa caméra pour sa toute dernière photo. Il tient en main sa note d’adieu : J’ai eu une vie heureuse, merci Seigneur. Au revoir et que Dieu vous bénisse tous !
Lettre retrouvée par des randonneurs sur le bus où ils trouveront le corps sans vie de Chris une dizaine de jours après sa mort : Attention possible visiteurs S.O.S J’ai besoin de votre aide. Je suis blessé, près de mourrir, trop faible pour partir d’ici. Je suis tous seul. Ce n’est pas une blague. Au nom de Dieu, s’il vous plaît, restez et sauvez moi. Je suis dehors en train de cueillir des baies pas très loin et je devrai revenir se soir, Merci. Chris McCandless. Août ?

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Into the wild. L’histoire de mon frère par Carine McCandless

Quatrième de couverture :

Au mois d’avril 1992, Christopher McCandless décide de s’enfuir pour voyager à travers l’Amérique. Pendant deux ans, il va errer avant de s’installer au cœur de l’Alaska. Il ne survivra pas à cette retraite sauvage et mourra seul dans un bus désaffecté. Son aventure, relatée par Jon Krakauer dans Into the Wild, deviendra un best-seller mondial et sera adapté au cinéma par Sean Penn. Plus de vingt ans après la mort de Chris, Carine, sa sœur et sa plus proche confidente, revient sur leur jeunesse dans une famille instable, à l’ombre d’un père manipulateur. Convaincue que seule la vérité permet de dépasser la douleur, elle a choisi de dévoiler ce qui a poussé son frère à se retirer du monde.

« Carine McCandless publie un témoignage bouleversant. » – Anne Seften – Grazia

Préface de Jon Krakauer.

À la lecture de l’introduction, j’ai été surpris. Le livre ne racontera pas que de belles choses, loin de là. Dès l’introduction, nous apprenons que nous allons lire un livre dur, un livre sur la maltraitance et sur la violence au sein d’une famille dont les secrets sont nombreux. Des parents alcoolisés et drogués. Une enfance face à la bêtise du monde adulte, que Carine affrontera avec son grand frère, Christopher.

C’est aussi le combat d’une jeune femme, conseillée par un psychologue de partir le plus vite possible du domicile familial. Un combat pour son indépendance, contre la violence conjugale, contre les malheurs et les défis que lui impose la vie. Jamais elle ne baisse les bras, se battant dans un monde de l’entreprise sexiste, trouvant la force et l’énergie de pardonner pour être trahis presque à chaque fois, surtout, pour révéler la vérité sur le passé douloureux que son frère et elle ont affrontés contre des parents manipulateurs, envieux.

Ce livre est une libération pour Carine, faire éclaté la vérité, sur son enfance et celle de son frère et rechercher le pouvoir de pardonner et de vivre malgré tout.

C’est aussi la rencontre avec le monde du cinéma, avec Sean Penn. Ce sera pour la suite de l’article.

Carine McCandless sur la piste Stampede, menant au fameux bus, emprunté par son frère Christopher lors de son ultime voyage. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless sur la même chaise où son frère a pris son auto-portrait lors de son aventure. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless posant devant le bus où son frère vivra et mourra de faim. Elle a créé avec des cailloux le mot « Truth », vérité, en français. Source : CarineMcCandless.com

Extrait :

Si notre mère avait eu davantage confiance en ses capacités, elle aurait pu accomplir n’importe quoi – y compris se rebeller. Malgré tous ses diplômes et son expérience, notre père n’en serait jamais arrivé là sans elle. J’ai appris très tôt à identifier un salaud narcissique et autoritaire, et je me suis juré de ne pas tolérer se genre de comportement quand je serais en âge de donner mon avis.

Into the Wild par Sean Penn

Synopsis

D’après une histoire vraie

Christopher McCandless a 22 ans, de brillant diplôme et une vie qui semble déjà toute tracée. Le jeune homme a pourtant bien d’autres routes dans le sang. Animé par une soif d’absolu et de liberté sans limite, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l’aventure.

Des champs de blé du Dakota aux flots déchaînés du Colorado, en passant par les déserts de Californie, Christopher croise des hommes et des femmes qui façonnent sa vision de la vie.

Au bout du voyage, le choc avec la Nature brute : l’Alaska.

Le film est un bon condensé des deux ouvrages, esthétiquement plus basé sur le livre de Krakauer, mais la voix de Carine, sa sœur nous accompagne au long de son aventure en nous informant, parallèlement à l’aventure de son frère, ses sentiments et ceux de ses parents.

Le film est magnifique, les décors à couper le souffle. Emile Hirsch est impressionnant, sa transformation physique, surtout à la fin, est déroutante tellement la ressemblance est forte. La bande son créé par Eddie Vedder (le frontman de Pearl Jam) ajoute se côté poétique, avec des mélodies typées folk et country.

Le film suit avec scrupules le travail d’enquêteur qu’a fais le journaliste et écrivain Jon Krakauer. Lisez le livre avant, et celui de sa sœur, tout aussi important.

Carine McCandless avec Emile Hirsch, l’acteur qui joue son frère dans le film. Source : CarineMcCandless.com
Jon Krakauer, l’auteur de Into the Wild, Carine McCandless et Sean Penn, réalisateur et scénariste du film. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless avec Eddie Vedder, du groupe Pearl Jam, qui signe la bande originale du film. Source : CarineMcCandless.com

Je ressors de cet aventure avec Christopher, non pas changé, du moins pas complètement, mais avec une philosophie différente, sur la vie, son sens. La quête de vérité, entamée de manière différente par Christopher et Carine m’a amener à me conforter dans ma position. La vérité quoiqu’il en coûte. Sinon se taire. Qui ne dit mot consent, selon votre philosophie, je dirai qui ne dit mots garde ce qu’il veut garder.

Quel besoin les gens ont d’attendre de nous de nous justifier sur nos choix de vie ? Les chemins sont différents comme les envies. Chaque chemin représente une envie. Cette envie s’explique ou ne s’explique pas. Nous sommes libres. Si ce n’est physiquement, soyons le mentalement.

Que nous restera t-il à la fin, regrets ou comblé ? Chacun ses choix, et que vos vies reflètent vos envies. L’ambition c’est beau comme mot. Qu’il évolue en action est encore plus beau.

Les risques peuvent être énorme, mais chaque jour nous en prenons. Vous mettez votre vie en danger (et celle des autres aussi) rien qu’en conduisant, en traversant la route. Il faut relativiser certes, mais à trop réfléchir on avance pas. Dans votre voiture vous ne pensez pas à l’accident, la pensée est dans un coin de votre tête, mais vous avancez.

Peut-être la vie est-elle pareille. Ne pas trop réfléchir. Ou trouver le juste milieu. Et tant qu’à faire, on est jamais trop vieux pour réaliser un rêve, et se battre pour la vérité, la notre, et l’amour, à partager car au final, l’amour et la base de tout, peut-être le plus puissant atout que l’être humain peut avoir, avec le libre arbitre.

Le lien de fraternité entre Carine et son frère Alexandre et celui de mon propre vécu c’est fait en moi, j’ai compris facilement où voulait en venir Carine. Connaissant son frère mieux que quiconque, elle a décidé de parler en son nom. Son deuil est passé par l’écriture et le cinéma. A t’elle réussis à le faire ? Je ne le sais pas, cela ne nous regarde peut-être pas. En tous cas, le lien fraternel n’a pas été rompu, car Carine semble avoir fais revivre son frère, le monde entier connaît son histoire, il est immortel grâce à elle et à nous.

Une expérience que vous devriez faire. Les fesses sur votre canapé, lisez et regardez. On ne sais pas se que ces œuvres pourraient vous apportez, mais je peux vous dire qu’il chamboulera ne serait-ce qu’un peu votre vie, votre philosophie et votre manière de penser.

On peut braver les lois humaines, mais non résister aux lois de la nature.

Vingt mille lieues sous les mers (1870), Jules Verne

Jaskiers

Ernest Hemingway VS William Faulkner : une guerre de style.

Faulkner : « Il [Hemingway] n’a jamais été connu comme un écrivain utilisant des mots forçant le lecteur à ouvrir un dictionnaire. » Hemingway : « Pauvre Faulkner. Est-ce qu’il pense vraiment que les grandes émotions viennent des grands mots ? »
Suite de la réponse d’Hemingway : « Il pense que je ne connais pas les mots qui rapportent gros. Je les connais tous. Mais il y a des mots plus vieux, plus simple, des mots meilleurs, et ceux là sont les mots que j’utilise. »

Pour ceux qui n’étaient pas au courant, Hemingway et Faulkner ne s’appréciaient pas. Leur clash était équivalent à celui de vos rappeurs américains préférés ! (Sans les insultes sur les mères et autres immondices.)

Cela a commencé avec Faulkner, disant qu’Hemingway n’utilisait pas de mots savants, compliqués. Et Hemingway était du genre à répondre férocement quant l’envie lui en prenait. Et on connaît l’ego que peuvent avoir certains écrivains, voir les jalousies qu’ils entretiennent.

Mais je n’écris pas cet article pour parler de leur clash en détail. Je voulais exposer mon avis sur ces deux différentes vues sur l’écriture.

Je ne crois pas qu’il faille utiliser des mots compliquer pour écrire ou s’exprimer. Les discours de Churchill n’utilisaient pas de mots compliqués, ils étaient juste parfaitements agencés. Il était un orateur exceptionnel, sa tonalité tapée et rythmée avec son accent, sa prestance et son charisme finissaient le travail.

Je pense que les personnalités politiques utilisent des mots simples pour toucher et se faire comprendre de la masse et des mots compliqués pour éluder une question, pour embrouiller l’auditeur lambda.

On pourrait parler de sémantique, de la dialectique, voir, si on pousse, de la réthorique. La manipulation, pour pousser les trois termes dans un cadre politique et/ou d’agenda divers, est un ingrédient essentiel pour gouverner/manipuler une masse. En tirant un peu, nous en avons l’exemple avec la crise de la Covid-19. Nos politiques (en France) ont usé de mots nouveaux (reconfinement, cluster…) et de manipulation de masse (attention je ne parle pas ici de théorie du complot, ni de la crise sanitaire en profondeur, ce n’est pas le sujet) quand par exemple au début de la pandémie, il nous a été dit que les masques n’étaient pas nécessaires pour ensuite nous dire qu’ils étaient indispensables quelques semaines plus tard. L’académie française s’est même penchée sur le genre du mot « Covid-19 » (il est féminin). Il y a moult exemples mais je pense que pour cet article, nous en avons assez.

On pourrait presque parler de la Novlangue de Georges Orwell, se génie dont le livre, 1984, est tellement puissant qu’il semble avoir été écrit ces dernières années. Je pense qu’Orwell a puisé son Novlangue en observant l’URSS et le régime Nazi et leurs méthodes de communications verbales, leurs propagandes, aux masses. Mais j’ai encore pris une tangente à la Thompson, bien que les tangentes de cette tête brûlée étaient bien plus marrantes et intelligentes. Ceci reste mon article donc mes avis, mes erreurs.

On reprochais à Hemingway sa prose simple, pourtant il accuse à son palmarès littéraire un prix Nobel. Mais Faulkner aussi a été le lauréat de se fameux prix littéraire.

Peut-on aimer Faulkner en même temps qu’Hemingway ? Il serait grave, de mon point de vue de répondre non. Les deux hommes étaient en concurrences, étaient talentueux, compétitifs et avaient chacun leur propre style. C’est une histoire de style. De mon point de vue.

Bien sur, étant un grand amateur de littérature américaine, j’aime les deux. Mais si vous me connaissez, j’ai mon champion. Hemingway.

Comme je l’ai écris plus haut, je pense qu’écrire et la qualité d’un écrit ne tient pas au nombre de mots compliqués insérés dans le texte. Écrire tiens plus d’un besoin de s’exprimer, de raconter, de partager, d’exorciser, d’expliquer. D’abord. Puis ensuite et tout naturellement vient le style, qui se développe au fur et à mesure de la pratique, du temps, de l’expérience. Un style direct, « simple », bien organisé visera le lecteur en pleine face, sans pitié. Tandis qu’un texte contenant ces fameux mots compliqués vise à quelque chose qui tend à me dépasser. Mais qui n’en est pas moins dénué de beauté. Ni d’intérêt. Ni de sens, cela va de soi. Mais je dois le dire que parfois, je me perds à la rencontre de ces mots trop compliqués, trop nombreux.

Lire un récit contenant trop de mot qui me sont inconnus ou abstraits me frustre. Que cherche l’auteur écrivant avec se style ? Personnellement, j’ai l’impression que la personne derrière la plume cherche à étaler son savoir, son érudition, un « je connais des mots compliqués, voyez vous comment je suis intelligent et à quel point je suis un très bon auteur ? ». Ont-ils quelque chose à prouver ?

De même, utiliser des mots « simples », juste, précis ne fait pas de l’auteur une personne non-instruite, sans culture, sans intelligence. Loin de là. Il faut d’ailleurs, je pense, avoir une connaissance, comme le dit Hemingway, de ces mots compliqués pour pouvoir écrire avec des mots simples.

Utiliser des mots compliqués avec parcimonie ne me dérange nullement, mais un texte truffé de mots savants m’amène à vite bâcler ma lecture.

Je ne blâme en aucun cas ces auteurs, chacun a ses préférences et ses goûts. Peut-être que je juge trop sévèrement, que je changerai d’avis (et de goûts ?) dans le futur. Mais pour l’instant, je cherche des lectures qui atteignent mon esprit et mon cœur plutôt que mon vocabulaire. Et il faut dire que je suis une sacré tête de bois. J’apprends un mot nouveau pour l’oublier dans les minutes qui suivent. Peut-être lisez vous actuellement quelqu’un de frustré de ne pas avoir une connaissance des mots en béton, ni une bonne mémoire. C’est même sur.

J’ajouterai, et là encore c’est un avis purement personnel que c’est très français d’utiliser des mots compliqués. Les mots simples ont plus de poids car ils atteignent beaucoup plus de personnes. Et c’est ce que l’on veux à la fin non ? Partagez au plus grand nombre et se faire comprendre ? Ou peut-être voulons-nous attirer un groupe de lecteur spécifique grâce à notre style ? Le style est-il quelque chose d’innée, qui peut évoluer, s’améliorer mais ne pas changer, fondamentalement ? Sommes nous cantonnés à une certaine audience/public à cause de notre style ?

En tous cas, j’essaie actuellement d’écrire une nouvelle en anglais, c’est un exercice difficile donc un bon challenge. Je sais que je ferai des erreurs mais j’avais envie d’essayer et je ne trouve pas l’exercice repoussant. Et comme je ne suis pas totalement bilingue, je peux me permettre d’écrire mon histoire sans trop de fioriture et de mot « à 10 dollars » car j’ai cette excuse et donc une pression en moins. Mais cela est personnel. Et si ça se trouve, je ne finirai jamais se projet. Je procrastine. ( J’ai utilisé un mot savant ! Je vous vois de ma fenêtre avec vos fourches ! « Mais s’est quoi cet article de merde ! »)

Je pense que le plus important est de prendre du plaisir à écrire. Et à lire. Le reste n’est que fioriture.

« La meilleure fiction est bien plus vraie que n’importe quel journalisme »

Et les deux ennemis avec cette citation de Faulkner se trouvent un terrain d’entente. Hemingway revendiquait lui aussi l’utilisation de la fiction pour parler d’expériences ou de faits réelles. Voir ses nombreux récits autobiographiques qu’il a écris en mettant en scène un personnage, Nick Adams, qui n’est autre que Hemingway lui même.

Jack Kerouac : Un jour je trouverai les bons mots, et se seront les plus simples.
En attendant, j’ai choisis mon champion.

P.S : Je ne déteste pas Faulkner pour autant, bien au contraire !

Jaskier

La vérité, c’est que je suis bigrement confus.

Depuis quelques jours, et depuis quelques lectures, je me sens perdu, pour dire vrai.

Et j’écris cet article car je vois actuellement beaucoup de blogueurs faire une pause, ou directement quitter la plateforme. La raison étant pour beaucoup une sorte de fatigue, une impression de grande confusion, d’être perdu, d’incompréhension aussi peut-être.

Doit-on blâmer la Covid pour cette morosité ambiante ? Ce serait injuste de ne pas mentionner le poids de la pandémie dans cet article. Entre confinement, déconfinement, re-confinement, confinement mais-pas-trop. Le pire reste les dégâts que cette crise nous déposent sur son chemin. Chômage, licenciement, crise économique, baisses des aides sociales. La peur de l’après, la crise économique et sociale qui s’annonce. Le futur est angoissant. Je lis des articles parlant du « Monde d’avant », c’est à dire pré-Covid. Plus rien ne sera jamais comme avant. Comme dans un film de science-fiction, sauf que des vraies gens sont morts, des vraies familles endeuillés. Déjà qu’avant les choses étaient loins d’êtres satisfaisantes…On sais déjà qui payera les pots cassés. Les plus pauvres.

Tous cela engendrent et il faut le dire, des maladies et névroses mentales. Tous le monde encaisse mais au prix de notre état de santé mentale. Quand l’état mentale est dégradé, le corps suit.

Dépressions, anxiétés, troubles obsessionnelles compulsifs, angoisses, phobies, burns-out, et j’en passe.

Malheureusement je trouve qu’en France, la santé mentale est un tabou. L’esprit se soigne comme le corps. L’esprit s’entretient comme le corps. N’ayons pas honte de demander de l’aide, ce genre de maladie non-traitées vous entraînent dans une spirale qui mène aux endroits les plus sombres de votre être. Plus bas vous vous laisserez tomber, plus longue et difficile sera la remontée.

Dans ce genre de cas, on se sent seul, seul à souffrir avec personne pour nous comprendre, c’est un côté de la maladie qui vous parle. Elle veut vous enfoncer. VOUS N’ÊTES PAS SEUL.

L’aide d’un ou de professionnels ne pourra vous être que bénéfique et vous n’avez rien à perdre. Rien à perdre, tout à gagner, un pas en avant, vers la guérison.

N’oubliez pas la culture. Physique. Vous avez juste à marcher 20 à 40 minutes pour réduire l’anxiété et vous aérer l’esprit.

Quitter ces foutus réseaux sociaux. Les réseaux sociaux pourrissent votre morale, les réseaux sociaux sont un mensonge. En plus d’amasser, sans scrupule aucun, vos données personnelles , elles les revendent à tirelarigot à qui payent le plus.

Lisez des livres, physique si possible, je n’ai rien contre les livres audios ni les livres électroniques, mais le fait de vous déconnecter un peu de la technologie est une libération.

Regardez des films avec vos proches, manger avec eux, faite ce que vous vouliez toujours faire mais n’avez jamais eu l’opportunité, le temps, le courage, dans les limites imposées par se foutu Covid.

Ne prenez pas au sérieux ce que je viens d’écrire si vous n’y tenez pas. J’ai pris une sacré tangente dans cet article, comme Hunter S. Thompson le faisait dans les siens. Sauf qu’il était sacrément bien payé, sacrément bon avec sa plume et sacrément drôle.

Après mes leçons de morale à prendre avec des pincettes, revenons à nos moutons. Tous le monde semble en avoir plein le dos et délaissent leurs blogs.

J’ai cette sensation aussi, j’ai pensé et je pense à faire une pause.

J’ai commencé se blog, pour je ne sais quelle raison. Parler de littérature, principalement américaine, de culture, de musique. Au fond de moi, je crois que je voulais surtout écrire, et progresser dans cet art.

Comme je lis beaucoup, trop peut-être (ça existe « trop lire » ? ), j’avais décidé de partager mes lectures et d’écrire dessus. Une sorte de contre rendu de lecture. Le problème c’est que de plus en plus, au cours de mes lectures, je me détachais du livre pour me dire « je vais parler de ça et ça, prendre cette partie ou celle la, voir même les deux comme extrait ». Lire, et plus précieusement écrire sur mes lectures, est devenu presque un devoir d’école, un job, quelque chose que j’ai peut-être pris trop au sérieux.

Au final, une sorte d’anxiété s’est créée. À chaque fois que j’ouvre un livre, l’article du blog occupe une place trop importante dans ma petite tête d’idiot. Avant le blog, lire était mon évasion, mon truc à moi. Ça l’est toujours, mais le poids de l’article à poster pèse trop sur la lecture. Ajouter à ça la peur de spoiler le lecteur ou d’être irrespectueux envers l’auteur en dévoilant trop de son travail et vous avez mon blocage.

Il est temps de voir les choses en face. Je dois soit trouver ou un équilibre avec mes «comptes rendus» de lecture, sois dédié ce blog à l’écriture personnelle et créative, dans le but de progresser.

Plus j’écris cet article, plus je réalise que j’exposais mes lectures ici comme si j’étais en cours, à faire des textes de Corpus (prononcé « Corps Pouce » comme me le disait cette déglinguée de prof de seconde qui mettait des tongs même l’hiver, ses doigts de pieds étaient dégelasses, ses dents de devant s’entrent chevauchés la faisant zozoter et nous faisait passer le bac blanc oral devant toute la classe en seconde et avait, comme tout professeur qui se respecte une haleine tabac/café bien fétide. Une tangente encore désolé) et à en attendre quelque chose des gens qui me lieront. Je ne veux pas être une sorte de journaliste ou Reviewer littéraire. De toute façon, je suis loin d’être qualifié pour en devenir un.

Pourtant j’aime partager mes lectures ou du moins ce que je lis et partager avec vous mes avis et quelques informations ou citations intéressantes. Mais cela a prit beaucoup trop de place dans mon loisir et ma vie personnelle. Et j’ai l’impression que ces articles sont devenus redondants. Je lis énormément d’œuvre américaine, la plupart sur des conflits armée. C’est répétitif.

J’ai aussi fais je pense, l’erreur de poster un article par jour, ce qui me pressait à lire et à me prendre la tête pour savoir quoi poster et finir la lecture d’un livre avant ma propre deadline. Je précise que je n’ai jamais bâclé une lecture, je voulais être le plus précis possible dans mes articles.

Cela me faisais passer aussi un peu trop de temps sur mon écran. Et ça, c’est extrêmement mauvais. Pour ma santé mentale du moins. Et elle est fragile. Je n’ai pas honte de le dire. C’est un combat de tous les jours. Écrire est LA thérapie qui m’aide. Même si j’écris mal, ou du moins pas aussi bien que je le voudrai. Il me faut écrire mes propres textes pour progresser d’ou la nécessité d’un changement.

J’ai aussi découvert dans mes abonné(e)s des gens qui ne parlent pas français doivent passer mes articles par un traducteur. Je pourrai écrire quelques articles ou textes en anglais. Même si il mon anglais reste très bancal et qu’il me manque pas mal de vocabulaire pour étoffer ces potentiels articles.

Je pense qu’une pause, ou un gros ralentissement dans les articles sera au programme pour le blog. J’ai besoin de lire pour moi. Et d’écrire pour moi. Renouer avec l’essence même de la littérature. Littérature qui m’a sauvé. Le blog servira peut-être à partager mes écrits, et de m’améliorer dans ce domaine. L’attention démesurée que j’ai donné à mon blog m’a freiné. Ça ne m’empêchera pas de venir lire vos articles et de découvrir d’autres blogueurs.

Le fait d’utiliser exclusivement mon IPhone pour écrire et tenir le blog et pénalisant. L’achat prochain d’un ordinateur portable m’aidera peut-être dans la tenu du blog et j’espère, améliorer mes écrits. Mais on en est pas encore là.

En tous cas, je vous remercie de m’avoir lu, ce n’est pas la fin du blog. Je veux juste me concentrer sur l’écriture. Il se peut que je parle d’un livre, d’une lecture ou autre, parce que l’envie de partager sera primordiale pour moi.

Avant de finir l’article, je vous propose quelques personnes rencontrées durant ces quelques mois de blogging, et c’est sûrement une des choses les plus positives que je retiens de ces mois :

Pandora : car je suis son premier fanboy. Du moins je le revendique.

Lili : qui est la gentillesse incarnée et écrit sur son histoire, sur une période difficile de ça vie.

Firenz : Sa poésie, ses photos et son amour des animaux, surtout des chats. Un bisous à Miss Providence et toujours une petite pensé pour Biscotte.

Midian Poet : que j’aime surnommer Poet, amoureux de poésie et passionné comme moi de lettres américaines.

Paquerite : parce que Paquerite est un peu la GodMother du WordPress game et que je l’admire.

Filipa : parce qu’elle parle plus de langue que vous, qu’elle a une plume magnifique et que je pense qu’elle est Paquerite sont lié d’une manière ou d’une autre. Et je l’adore !

J’en profite aussi pour les remercier de leurs disponibilités, leurs gentillesses et leurs aide précieuse.

Le blog va changer de direction… ou pas. Honnêtement je n’en sais rien. Si vous n’avez rien compris à ce que je viens d’écrire, rassurez vous, moi non plus. C’était surtout pour prévenir ceux qui me lisent régulièrement. Si vous avez lu jusque-là, voici en cadeau un peu de Cobain.

Je suis preneur de votre expérience en matière de blog, de passage à vide ou de remise en question.

À bientôt ! Ou peut-être pas. Probablement que si en faite. Et si c’était juste un passage à vide ?

Jaskiers

Ernest Hemingway : sur la guerre.

Hemingway a tout juste 18 ans sur le front italien pendant le Première guerre mondiale. Engagé en tant qu’ambulancier dans la croix rouge, il sera blessé sur le front du Piave. Il sera le PREMIER BLESSÉ AMÉRICAIN de la Première Guerre Mondiale ! Touché aux jambes par un obus et par une balle de mitrailleuse, il reviendra en Amérique « troué comme une passoire », décoré de la prestigieuse Croce de Guerra. Cette expérience lui inspirera « L’adieu aux armes », un des plus beau roman de guerre et d’amour. Car en Italie, hospitalisé à Milan, il rencontrera son premier grand amour, Agnès Von Kuroswki, infirmière de la Croix-Rouge.

On écrivait jadis qu’il est doux est bienséant de mourrir pour son pays. Mais dans la guerre moderne, votre mort n’a rien de doux et de bienséant. Vous mourrez comme un chien sans raison valable. Atteint à la tête vous mourrez rapidement et proprement, doucement et avec bienséance même, hormis l’aveuglant éclair blanc qui ne finit jamais, à moins peut-être que l’os frontal ou votre nerf optique ne soient rompus, ou votre mâchoire emportée, ou votre nez et vos pommettes arrachés, de sorte que vous pouvez encore penser mais que vous n’avez plus de figure pour parler. Mais si vous n’êtes pas atteint à la tête, vous serez atteint à la poitrine, et vous étoufferez, ou dans le bas-ventre, et vous sentirez tout glisser et se défaire quand vous ouvrirez, se répandre quand vous cherchez à vous lever ; ce n’est pas très douloureux, dit-on, mais cela fait toujours hurler ; c’est l’idée, je suppose ; ou vous aurez l’éclair, le bruit assourdissant d’un puissant explosif sur une route difficile et vous constaterez que vos jambes sont coupées au-dessus du genoux, ou peut-être juste au-dessous du genoux, ou peut-être qu’un seul pied sera parti et vous apercevrez l’os blanc qui pointe à travers la bande molletière, ou vous les regarderez enlever une botte avec votre pied en bouillie dedans, ou vous sentirez un bras battre mollement et ce qu’on ressent quand un os râpe, ou vous brûlerez, étoufferez et vomirez, ou vous serez déchiqueté de mille manières, sans douceur ni bienséance ; mais rien de cela ne signifie quoi que ce soit. Aucun catalogue d’horreur n’a jamais tenu les hommes à l’écart de la guerre. Avant la guerre, vous pensez que ce n’est pas vous qui mourrez. Mais tu mourras, mon frère, si tu y reste assez longtemps.

La seule manière de combattre le meurtre qu’est la guerre est de montrer les combinaisons malpropres qui les créent et les criminels et les salauds qui l’espèrent et la manière idiote dont ils la conduisent quand ils l’obtiennent, de sorte qu’un honnête homme s’en défiera comme il le ferait d’une affaire véreuse et refusera de s’y laisser asservir.

Ernest Hemingway

Extrait de : Réflexions sur la prochaine guerre : une lettre sérieuse sur l’actualité

Esquire : septembre 1935

Tiré de l’ouvrage : En ligne de Ernest Hemingway

Jaskiers

Ce que j’ai appris sur l’écriture durant ma première histoire :

Source de l’image -> ici

J’ai commencé « Le son des cloches » sans n’avoir absolument rien préparé. J’avais juste une idée en tête, un tueur en série macabre et prolifique qui commet ses actes en toute impunité.

Je me rappelais ma lecture de « Carrie » par Stephen King que j’avais lu en anglais et que j’avais beaucoup apprécié, surtout pour sa narration différente de tout autre roman que j’ai pu lire.

Le livre du King alterne entre articles de presses, écrits de livres psychiatriques et parapsychologiques, interrogatoires de police et carnets de notes ou lettres des protagonistes (si je me rappel bien).

J’ai essayé d’utiliser cette méthode de narration, d’une parce que je l’a trouvé intéressante et de deux, pour essayer de me démarquer des autres récits présent sur wattpad.

J’écrivais le brouillon et le poster quelque jours après. Je me gardais une marge de un chapitre d’avance au cas où je trouve un problème sérieux dans la narration. Cela n’a pas empêché de laisser quelques trous dans l’histoire et d’avoir complètement mise au banc certains personnages que je voulais développer et garder dans l’histoire. Je l’ai fait sans m’en rendre compte, voilà le problème quand on ne fait pas de plan, quand on veut « bâcler » son histoire sans le vouloir j’ai gâché beaucoup de choses qui auraient pu être intéressantes.

J’avais trop envie de partager quelque chose, de me jeter directement dans l’aventure. Et ce n’est pas peine d’avoir lu « Écriture : mémoire d’un métier » de Stephen King (encore lui décidément) et de Elizabeth George « Mes secrets d’écrivain ». Dans ce dernier ouvrage, Elizabeth insiste bien sur l’importance de faire une sorte de « plan » pour rester cohérent et surtout maître de son histoire. Malheureusement pour moi, ce qui a été maître dans mon histoire était l’envie d’écrire, de partager au plus vite mon récit et la fainéantise de faire un plan.

Quand j’ai réalisé que tout commençaient à partir à vau-l’-eau, quand je ne me rappelai plus des noms, des personnalités de mes personnages de mon histoire. J’ai lâché mon lecteur dans « Butterbury » sans indication, « voilà un nom de ville et débrouillez vous savez, de toute façon l’histoire est à propos d’un tueur et c’est tout… ».

À la fin de l’histoire, j’ai décidé de déballer du gore et de l’horreur pour compenser le fait que j’ai raté mon histoire, trop mal organisée et brouillonne. Mais encore une fois, j’avais tellement envie d’écrire, n’importe quoi. Sans recherches préliminaires aussi. J’ai commencé le récit avec comme connaissance celle d’un serialkiller, que je ne nommerai pas ici, je l’ai déjà indiqué dans les notes de l’auteur et remerciement sur Wattpad.

Une des leçons du King est de ne jamais mentir à son lecteur, de ne pas le décevoir en dévoilant « notre jeux », qu’il ne découvre pas ou ne déduise pas comment l’histoire finira avec succès. Je pense que dans se cas, je n’ai pas lâché le lecteur, la fin est, je pense, plutôt surprenante. J’ai par contre lâché le lecteur dans l’histoire en ne travaillant pas assez les personnages, leurs personnalités et leurs histoires et leurs liaisons entre eux.

Que vais-je donc faire maintenant ?

D’abord, des recherches, livres (si possible car les livres sont un investissement), sur internet, sur mon propre vécus, celui de l’entourage ect…

Écrivez sur ce que vous connaissez, voilà un conseil qui nous viens d’Hemingway, que j’admire en tant qu’écrivain. Ce conseil, important, m’a un peu refroidi car je ne connais pas grand chose. Si je veux écrire sur un sujet, quelque chose qui m’intéresse mais dont je ne connais pas assez ou suffisamment les tenants et aboutissants mais qui me donne envie d’écrire dessus, que faire ? (Quand est-ce d’ailleurs que l’ont connais son sujet TOTALEMENT ? Comment sait-on quand ont connaît son sujet sur le bout des doigts et que rien ne nous as échappé ?) La lecture et les recherches sont importantes, je pense, mais Hemingway voulait dire par cela qu’il fallait écrire sur ce qu’on avait vécus personnellement. Bien sur j’ai vécus des choses, mais pas forcément des choses sur lesquelles j’ai envie d’écrire. Je dois donc me cantonner à mes livres et internet…

Puis une présentation des personnages sur brouillon pour garder en tête les différences et les informations les concernants.

Puis l’histoire. Là viens mon problème : j’aime commencé à écrire une histoire sans savoir comment celle-ci va terminer (grâce à cette méthode, on ne risque pas de décevoir le lecteur car lui comme vous ne devineront pas comment la suite se déroulera), mais comme noté antérieurement, c’est sacrément casse gueule. Je pense que je vais devoir faire un plan, au minimum. Les personnages, les relations entre eux et comment ces dernières vont évoluer. et une fin, du moins une esquisse de fin.

Le « milieux » de l’histoire (nous n’en somme pas à l’élément déclencheur et choses comme ça, ça me rappel mes vieux cours de français…) sera peut-être à écrire en mode « freestyle », comme j’aime le dire, tout en gardant en tête mon plan. Ou, suivant mon inspiration et/ou ma motivation, j’utiliserai comme possible le plan.

Un autre problème, de taille s’impose… Le temps ! Faire tous cela prends énormément de temps. Le temps devient un investissement. Le futur de mes écrits m’angoisse. J’ai besoin d’écrire, j’ai aussi besoin de me nourrir, de vivre, de trouver un moyen de m’organiser selon mon emploi du temps…

Viens aussi le problème des fautes de français, cela a toujours été un de mes problèmes. Il va falloir investir dans un bon bon vieux Beschrelle ou quelque chose du genre. Je trouve que les fautes de français gâchent tellement un article ou un récit. Et je m’en excuse.

Viens aussi la question du style. Je n’ai jamais vraiment compris précisément ce qu’était un style d’écriture. Je le ressent quand je lis des livres d’auteurs différents, mais je peine à décrire la différence avec des mots. J’ai l’impression que c’est plus un sentiments, une « vibe » que l’auteur réussis à faire passer via se fameux style. Et je ne sais pas du tous quel est le miens… Peut-être tous cela viendra avec l’expérience. Ou pas !

Tous cela m’a fais réaliser qu’écrire, être écrivain, journaliste ou tout autre métiers artistiques étaient bel et bien des MÉTIERS. Et pas des plus simples. (Le journalisme est-il une sorte de métier artistique d’ailleurs ? Un peu ?)

Il me faut maintenant choisir quelle histoire je vais écrire prochainement. J’ai des idées, plusieurs même, mais il ne faudrai pas, en aucun cas, pour moi, travailler sur plusieurs projets. À moi de choisir, et de mener mon bateau jusqu’au bout et arriver à bon port avec la fierté de m’être amélioré par rapport à « Le son des cloches ».

Si vous avez lu jusqu’ici, je vous remercie déjà et je sollicite votre aide.

Wattpad est plutôt sympathique, niveau interface et partage, mais le site est surtout bourré de fanfiction sur des chanteurs, acteurs ect… Ils ne sont pas forcément mauvais, ce n’est juste pas mon truc… Si vous connaissez une plateforme a peu près identique à Wattpad me permettant d’écrire pour un public plus grand et moins tourné vers les fanfictions, je suis preneur.

Merci à vous d’avoir lu mes élucubrations. C’est tous pour cet article !

Jaskiers