Fear and Loathing at Rolling Stone de Hunter S. Thompson (English version book)

Quatrième de couverture (en anglais) :

Edited with an Introduction by Jann S. Wenner

Glorious… wave upon wave of wild, ferocious, perfectly rendered prose… Thompson changed the meaning of journalism’ – Wall Street Journal

This is the king of Gonzo journalism’s most scorching, original and inspired work for Rolling Stone, showing a writer’s evolution at the magazine that he helped put on the map. From Thompson’s first piece – on his infamous run for sherif of Aspen in 1970 on the freak party plateform – to his last essay on the Kerry/Bush showdown in 2004, via portraits of Nixon, Watergate, Vietnam and Muhammad Ali, this volume also includes some articles not previously collected, as well as correspondence between Thompson and his friend and editor, Jann S. Wenner. The result is a vital portrait of a writer as he pursues his lifelong obsession : The Death Of the American Dream.

‘The great comic writer of the twentieth century’ Tom Wolfe

Un dilemme s’est imposé à moi pour écrire cette article. Je comprend l’anglais, mais l’écrire est une autre pair de manche ! J’ai donc décidé d’écrire mon article sur ce livre en français. Sachant que la plupart de mes abonné(e)s sont français, et sachant que mon anglais écrit est horrible.

Hunter S. Thompson est le créateur d’un genre de journalisme appelé Gonzo.

Le journalisme Gonzo, c’est quoi ?

Un journaliste Gonzo est un journaliste qui s’infiltre, voir se fond dans son sujet d’écriture avec comme particularité une subjectivité assumée et de l’humour. Le journaliste DEVIENT le sujet.

Qu’est ce qu’on apprend à lire ce livre de Thompson ?

Déjà, que Las Vegas Parano est tiré d’une histoire plus ou moins vraie. Hunter S. Thomson, s’étant présenté à l’élection de Shérif de Aspen (Colorado). Il a perdu, mais de très peu ! S’appuyant sur une politique réunissant les « Deglinguosses » (c’est moi qui traduit, à ma sauce), c’est à dire les laissés pour compte, les drogués, les types qui « écoutent du rock », ont appellerais cela la « Sub-Culture » aujourd’hui.

Grâce à cette presque victoire, il réussis à se faire inviter à Las Vegas à… Une convention pour policier et procureurs sur la drogue. Lui, et son avocat Acosta se rendent donc à cette conférence, défoncés à la marijuana, aux Quualudes (somnifère moyennement puissant, mais qui mélangé à d’autres drogues peut faire l’effet d’un LSD) et à l’acide.

La scène où les deux lurons défoncés racontent à un policier accoudé à un bar que des « drogués à la marijuana devenez des vampires. Qu’ils coupaient les têtes de vendeurs de fast-food pour sucer leurs sang et qu’ils les démembraient pour faire des rites sataniques sur les parkings ». Bien sur, tout cela est faux, mais les voir se payer la tête d’un pauvre policier venant d’un patelin perdu d’Amériques est hilarant. Moins pour le policier c’est sur, mais quel toupet.

Ce livre est aussi un énorme complètement à la lecture du livre de Thompson sur l’élection présidentielle américaine de 1972.

Chose que l’on apprends aussi, c’est que Hunter déteste suivre la politique mais va quand même devenir un grand journaliste politique.

Aussi, vous apprendrez comment il a construit son alter-égo Raoul Duke… et se s’autoproclame chef de la rédaction des sports. Raoul est le type qui aime faire sa loi. Il « menace » la rédaction de Rolling Stone, alors à ses tout débuts, que si il voit de la drogue ou des personnes shootées a la rédaction, il leurs cassera la gueule et démissionneras. Le truc, c’est que Raoul Duke est aussi un gros Junkie lui même. Thompson s’amuse donc à utiliser son alter-égo pour faire rire son lecteur (et la toute jeune rédaction de Rolling Stone).

Vous pensez que c’était finis ? Lisez l’oraison funèbre écrit à la disparition, toujours mystérieuse, de son avocat Acosta avec lequel il a eu beaucoup de problème pour publier son roman « Las Vegas Parano ». Je vous laisse découvrir cet article délirant dans le livre.

Aussi, lisez l’article sur le jour où il secoure un juge et ses prostitués au bords d’une route. Le sauvetage finit avec des échanges de coups de feux avec la police.

Lisez le jour ou, défoncé à la coke, il décide de réciter des passages de la bible en plein hôtel jusqu’à provoquer l’intervention de la sécurité.

Ou le jour où le trésorier de Rolling Stone a reçu une facture de 7 000 $ parce que Hunter avait décidé, pour une raison encore inconnue, de brûler les canapés de l’hôtel. Il était censé écrire un article… qu’il n’écriera finalement pas pour des raisons tout aussi mystérieuses.

Il l’avoue et le revendique, depuis tous jeune, il est un hors-la-loi. Il connaît ces derniers, sait comment les gérer et écrire des articles à ce propos.

Mais absolument rien ne vaut sa haine ténue envers Nixon et Bush Jr.

Des pépites d’humour saupoudre tout ses articles. Le journalisme Gonzo, s’est ça aussi !

Le journalisme de Hunter ne plait pas forcément à tous le monde. Mais l’homme et l’écrivain sont indissociables. Ses articles sont lui, SON expérience. À vous de découvrir pour voir si le Gonzo est pour vous !

Jaskiers