Mythologie : les fières Amazones ont bel et bien existé – National Geographic

Extraits de National Geographic :

« Les Grecs considéraient les Amazones comme étant les « égales des hommes », aussi courageuses et qualifiées au combat que leurs homologues masculins. Dans l’art et la littérature de la Grèce antique, les Amazones étaient présentées comme de belles et vaillantes guerrières, toujours armées et dangereuses. »

« Les découvertes archéologiques récentes de sépultures datant du 5e siècle avant notre ère suggèrent que les Amazones de la mythologie grecque auraient été inspirées d’un authentique peuple de cavaliers nomades vivant en Eurasie. D’après les mythes grecs, les Amazones menaient une vie trépidante : elles passaient le plus clair de leur temps en plein air sur les terrains de chasse ou les champs de bataille et jouissaient d’une entière liberté sexuelle. »

« Au 5e siècle avant notre ère, Hérodote et d’autres écrivains évoquaient ces femmes de Scythie qui se battaient à cheval aux côtés des hommes, tout comme les Amazones de la mythologie. Les historiens de l’Empire romain et de la Grèce antique affirmaient que Cyrus de Perse, Alexandre le Grand et le général Pompée de Rome avaient tous fait la rencontre en Orient de femmes ressemblant à des Amazones. »

« L’étude archéologique des sépultures scythes révèle un niveau d’égalité des sexes qui aurait fait pâlir les Grecs. »

« […] quel que soit leur sexe, les nomades menaient une vie difficile dans un environnement hostile. Les tribus se déplaçaient constamment pour trouver de nouveaux pâturages pouvant accueillir leurs chevaux, chasser, piller ou se battre contre des tribus adverses. Chaque membre, homme ou femme, adulte ou enfant, contribuait à défendre le groupe et garantir sa pérennité. Il était non seulement logique mais également indispensable de former les jeunes filles autant que les jeunes garçons à monter à cheval, tirer à l’arc, chasser et combattre. Leur mode de vie encourageait l’égalité. Chez les nomades, cette égalité entre hommes et femmes était principalement rendue possible par l’association entre chevaux et tir à l’arc. Montée sur un cheval rapide, une femme armée d’un arc est aussi meurtrière qu’un homme. »

« Le mode de vie égalitaire des Scythes était en tout point différent de celui des Grecs, sédentaire et axé sur l’agriculture. L’idée que les femmes puissent être mises sur un pied d’égalité avec les hommes faisait naître une certaine ambivalence, un sentiment mêlant crainte et admiration qui allait inspirer une myriade d’histoires palpitantes au sujet de femmes barbares aussi vaillantes et douées que les hommes sur les champs de bataille. À travers leurs mythes sur les intrépides Amazones, il semblerait que les Grecs se soient aménagé un espace pour explorer le concept de parité entre les sexes, un rêve inaccessible au sein de leur propre société paternaliste où les hommes dominaient et contrôlaient les femmes. »

« Dans les années 1940, les premières exhumations de kourganes, les tertres funéraires scythes, ont révélé des squelettes enterrés avec des lances, des flèches, des haches et des chevaux. Dans un premier temps présumés de sexe masculin, ce n’est que plusieurs dizaines d’années plus tard avec l’avènement des tests ADN que les chercheurs ont pu déterminer que les ossements n’appartenaient pas tous à des hommes. Bon nombre d’entre eux étaient des femmes. »

« À ce jour, environ un tiers des femmes scythes exhumées ont été découvertes avec des armes. Leurs os portaient les traces de blessures infligées au combat : côtes tailladées, crânes fracturés et bras cassés. En 2017, des archéologues ont mis au jour un squelette de femme en Arménie avec une pointe de flèche plantée dans le fémur et d’autres séquelles caractéristiques des champs de bataille. »

« Fin 2019, les fouilles menées par des archéologues dans la province russe de Voronej ont abouti à la découverte d’une sépulture contenant les dépouilles de quatre femmes. La plus jeune était une adolescente et la plus âgée une quarantenaire. Cette dernière était enterrée avec des armes et une coiffe élaborée. Une autre femme, âgée d’une vingtaine d’années, était enterrée en position de cavalier. »

« Tout comme l’archéologie a montré que les Amazones ne relevaient pas de la pure fantaisie, elle a également permis de rejeter certaines fausses idées à leur sujet. D’après l’une d’entre elles, transmise depuis plus de 2 500 ans, les Amazones auraient eu pour « tradition » de se couper un sein afin de mieux armer leur arc.

Cette allégation apparaît pour la première fois en 490 avant notre ère avec la tentative de l’historien grec Hellanicos de traduire dans sa langue le terme étranger Amazone. « Amazone » n’était pas un terme grec mais « mazone » ressemblait phonétiquement au mot « sein » et le préfixe « a » signifiait « sans ». Pour Hellanicos, ce terme signifiait donc que les Amazones sectionnaient leur sein dans le but d’armer leur arc. Son hypothèse fut rejetée par ses contemporains et jamais un artiste de l’antiquité ne l’intégra à ses travaux : toutes les Amazones représentées dans l’art grec et romain l’étaient avec leurs deux seins intacts. En outre, les archères n’étaient en aucun cas gênées par leur poitrine. »

« Selon une autre croyance à la peau dure diffusée par les Grecs de l’antiquité, les Amazones étaient une tribu de femmes dominatrices qui méprisaient les hommes, les asservissaient, les mutilaient, les tuaient et allaient même jusqu’à renier les bébés garçons. Cette idée provient probablement du fait que les Grecs eux-mêmes opprimaient leurs femmes. En suivant leur propre logique, si les femmes étaient fortes et indépendantes, les hommes étaient forcément des lâches soumis à leur autorité. Néanmoins, certaines sources n’hésitaient pas à faire les louanges des Amazones : Homère utilisait par exemple un terme pour qualifier les Amazones que l’on pourrait traduire par « les égales des hommes » et bon nombre de poètes grecs les décrivaient comme étant « éprises des hommes. »

« L’archéologie apporte également son lot de preuves réfutant l’absence de responsabilité maternelle chez les Amazones avec la découverte des sépultures d’archères montées nomades dont l’existence aurait inspiré les Amazones de la mythologie grecque il y a 2 500 ans. À côté des squelettes de guerrières enterrées avec leurs armes, les archéologues ont également mis au jour des nourrissons et des enfants. Les combattantes étaient également des mères, cela ne fait aucun doute. »

« Les récits d’aventures et témoignages historiques au sujet de combattantes rappelant les Amazones apparaissent en Égypte, en Perse, au Caucase, en Asie Centrale, en Inde et même en Chine. »

« Dans ses Histoires, Hérodote explique comment un groupe d’Amazones ayant fait naufrage s’éprennent d’amour pour les Scythes venus à leur rencontre. Ces derniers proposent aux Amazones de devenir leurs femmes et de regagner avec eux la terre de leurs ancêtres, ce à quoi elles répondent :

« Nous ne pourrions pas, répondirent les Amazones, demeurer avec les femmes de votre pays. Leurs coutumes ne ressemblent en rien aux nôtres : nous tirons de l’arc, nous lançons le javelot, nous montons à cheval […]. Vos femmes ne font rien de ce que nous venons de dire […]. Nous ne pourrions par conséquent jamais nous accorder ensemble. Mais si vous voulez nous avoir pour femmes, et montrer de la justice, allez trouver vos pères, demandez-leur la partie de leurs biens qui vous appartient ; revenez après l’avoir reçue, et nous vivrons en notre particulier. »

« La présentation des Amazones faite par Hérodote révèle une vision équilibrée de ces femmes indépendantes. »

« À l’époque de Platon, le 4e siècle. En comparant les authentiques guerrières Scythes aux Amazones de la mythologie, Platon introduit l’idée qu’une éducation militaire idéale se doit de reposer sur la notion d’égalité :

Si j’en suis cru, la loi prescrira aux femmes les mêmes exercices qu’aux hommes ; et je ne crains pas que la course à cheval et la gymnastique ne conviennent qu’aux hommes et point du tout aux femmes. Je suis persuadé du contraire sur d’anciens récits […]. »

« Platon précise […] que les jeunes filles soient « soient formées de l’exacte même manière que les jeunes garçons » à l’athlétisme, l’équitation et le maniement des armes, les femmes grecques pourraient, en cas d’urgence, « se saisir des arcs et des flèches comme le feraient les Amazones et appuyer les hommes » dans leur combat contre l’ennemi. »

« Le philosophe déclare savoir « à n’en pas douter qu’aujourd’hui même il y a aux environs du Pont [nom donné à une région englobant la Scythie, ndlr] un nombre prodigieux de femmes appelées Sauromates [nom donné aux peuples nomades des steppes, ndlr] qui s’exercent ni plus ni moins que les hommes, non seulement à monter à cheval, mais à tirer de l’arc et à manier toute sorte d’armes. » Avant de poursuivre, « il n’y a rien de plus insensé que l’usage reçu dans notre Grèce, en vertu duquel les femmes et les hommes ne s’appliquent pas tous et de toutes leurs forces et de concert aux mêmes exercices. »

« Comme l’affirme Platon, ce type de coopération mutuelle et de formation paritaire est inhérent à la réussite d’une société. Pour le philosophe, il est tout bonnement « insensé » qu’un État puisse songer à faire autrement, car sans la participation des femmes, « un État n’est que la moitié de ce qu’il serait, si tous avaient mêmes travaux et contribuaient également aux charges publiques. » Platon établit un parallèle entre, d’un côté, cette approche inclusive et égalitaire et, de l’autre, la célèbre capacité des archers scythes à décocher leurs flèches « indifféremment des deux mains ». Une telle ambidextrie est cruciale dans les combats à l’arc ou au javelot et pour Platon, chaque garçon et chaque fille devraient prétendre en grandissant à utiliser leurs deux mains avec la même dextérité.

Les femmes scythes, déclarait Platon, ont démontré qu’il était possible et bénéfique pour un État de décider qu’en « éducation et tout autre domaine, les femmes devaient pouvoir être sur un pied d’égalité avec les hommes et suivre le même mode de vie qu’eux. »

« L’égalité entre hommes et femmes était un concept déconcertant pour les Grecs de l’antiquité, mais ils aimaient l’explorer à travers les mythes, l’art, le théâtre et la philosophie. Ainsi, Athènes a vu naître des idéaux démocratiques prônant l’égalité et bon nombre de dramaturges mettaient en scène des femmes fortes et indépendantes dans leurs pièces. Les innombrables mythes au sujet des Amazones ont offert aux hommes et femmes de l’époque une échappatoire pour imaginer l’égalité entre les sexes. »

« Le noyau commun à la plupart des légendes au sujet des Amazones semble être l’éternelle recherche d’une relation harmonieuse et équilibrée entre l’homme et la femme ; une lutte universelle et intemporelle. Leurs récits laissent toujours apparaître la possibilité d’une égalité des sexes, mais ce qui était possible hier l’est encore aujourd’hui. »

Adrienne Mayor pour National Geographic

L’article entier : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/06/mythologie-les-fieres-amazones-ont-bel-et-bien-existe

Source photographies : Pinterest

Jaskiers

Les Femmes de Lettres de ma vie.

La journée de la femme est passée depuis longtemps. Je trouve se jour triste. Il semble que c’est le seul jour ou l’ont se soucie des femmes. Et ces « soucis » sont nombreux, et une journée pour en parler, pour célébrer leurs courages et leurs abnégations est une honte. Il semble que cette journée, à mon humble avis, est un leurre. Une fois cette journée passée, les médias semblent oublier. Vous me direz peut-être que c’est mieux que rien. Mais une seule journée ne changera rien pour les victimes déjà oubliées.

Oublier les feminicides, oublier les victimes d’harcèlements, d’attouchements, de viols, d’agressions, d’inégalités, d’humiliations, de sexismes, de misogynies et j’en passe.

Je dédie cet article aux femmes qui m’ont amené à écrire, lire et qui ont influencé ma vie positivement.

J’aimerai revoir ma professeur de français de 6eme qui lisait mes rédactions devant la classe. Je repense souvent à ce moment. Ce moment où j’ai réalisé que je pouvais écrire le monde, mon monde, un autre univers, mon univers. Et que ces mondes ai été appréciés par une adulte, qui plus est, une figure d’autorité, une professeurs de français, m’a marqué à vie. Je me rappel plus de son nom. J’étais secrètement amoureux d’elle. Blonde aux yeux bleus, des lunettes, je rougissais quand elle répondait à mes sourires. Durant les autres années, je l’ai croisé dans les couloirs, j’avais le droit à un bonjour et à un grand sourire. J’aime à penser qu’elle me lit. Et qu’elle est fière de moi.

Ma prof de CE2 madame R. (Son nom de famille est identique à celui d’un célèbre écrivain français) qui m’avait donné un 20/20 pour une rédaction, une lettre que l’on devait écrire à quelqu’un. J’avais prétendu écrire à ma grand-mère. Cette prof nous avait fait lire un livre qui me marque encore, et qui avait marqué mon frère aussi car nous avions eux la même prof. Se livre s’appelait Lili et le crayon magique.

Cette autre professeure de français de 5ème, Lyonnaise et passionnée, jeune, brune, dont les cours étaient passionnant. La lettera amorosa ! Se magnifique livre d’amour qu’elle nous avait fait lire se passant après l’explosion d’une bombe atomique quelque part au Japon (Nagasaki ? Hiroshima ?). Pardonnez moi chère lectrice, je ne me rappel plus du titre. Pourtant j’aimerai.

Cette professeur de 3ème, une dame, toujours habillé avec classe, elle dégageait un charme incroyable. Elle devait avoir pas loin des 50 ans. La beauté n’a vraiment pas d’âge. Tout est affaire de point de vue, de s’assumer, de se trouver sois-mème beau/belle. Elle était énigmatique, elle avait l’accent du sud, petite femme qui sans JAMAIS élever la voix, savait maintenir une classe d’élèves agitées, pleines d’hormones en délires juste avec sa présence, sa prestance. Je me souviendrai de ses mots, destinés à moi, et que je garde précieusement dans mes moments de doutes. Elle m’a fait découvrir Victor Hugo et ChateauBriand.

Ma grand-mère qui avait une bibliothèque, qui me donnait les nombreux albums d’Asterix et Obelix, une collection de document de guerre rangée par ordre chronologique, richement illustrée qui appartenait à mon défunt grand-père. Une femme qui ne faisait jamais de faute de français, contrairement à moi. Une grande lectrice qui a du abandonner la lecture car sa vue était trop détériorée. Une femme qui me faisait lire à haute voix. Et qui soutenait ma soif de lecture. Elle a offert à tous ses petits enfants rentrant en 6eme un dictionnaire. Que j’ai encore.

Ma mère, avec qui j’ai appris à écrire des lettres, des lettres sérieuses. J’ai appris comment m’exprimer par écris à des gens importants. Tel que des avocats ou des juges. Ou maintenant des patrons. Ma mère est une lectrice, doublée d’une battante. Aucun homme que j’ai connu ne pourrait se battre contre les terribles et inévitables aléas de la vie comme elle. J’espère qu’elle est fière de moi, même si il n’y a pas grand chose pour laquelle elle peut être fière. Elle est une lectrice de livre tirés d’histoires vraies. Passionnée de culture américaine, j’ai grandi avec Marylin Monroe, Elvis Presley, DiCaprio, Stallone, Stephen King ect… Culture américaine qui maintenant me colle à la peau. Grandi aussi avec les livres d’histoires vraies et effrayantes du regretté Pierre Bellemare, et aussi les redoutables magazines de faits divers appelés Détectives.

Quand est-il des hommes de lettres dans ma vie ? J’en ai connu peu. Mon père était un grand amateur de roman de science-fiction dans sa vingtaine, puis il a arrêté de lire. Je ne l’ai jamais vu lire de livre. Je tiens cette information de ma mère et de ma grand-mère. Je lui ai posé la question un jour, il m’a répondu d’un bref « oui ». C’est tout. J’ai bien retrouvé de vieux livres mais il y a très longtemps. Je ne me rappel plus des auteurs, ni des titres. Peu probable que je les retrouve un jour.

J’ai bien sur eu des prof de français masculins, mais ils ne m’ont jamais transcendé. Pourtant je suis quelqu’un qui s’attache vite aux autres, qui laisse le temps et plusieurs chances, mais je ne tiens pas forcément ces « autres » dans mon cœur. C’est paradoxal, mais je pense que l’être humain est plein de paradox. Si nous ne l’étions pas, nous serions des robots. Il faut un certain Je ne sais quoi pour que je m’attache. Il semble que les femmes, dans l’énorme majorité, soient celles qui m’aident à traverser de durs moments, tandis que les hommes eux, restent muets, passifs. On ne montre pas de faiblesse… Tu seras un homme, mon fils. Et c’est là que réside le problème. C’est quoi être un homme ? Je pense d’abords que c’est respecter la femme, de la considérer d’égal à égal, d’humain à humain. Mais en faite, je pense que les femmes sont bien plus supérieures que les hommes. Vous pouvez ne pas être d’accord, ceci est mon avis.

Les femmes sont bien plus fortes et courageuses que les mâles. Une intelligence qui dépasse l’homme car elles doivent malheureusement grandirent plus vite que leurs homologues masculins, le monde est dangereux pour elles. C’est injuste. Et c’est à cause des hommes. Hommes dont les pères semblent avoir oublié une chose essentiel dans leurs éducations. Quant ils n’ont pas désertés le domaine familiale. L’homme est lâche, du moins avec les femmes, car au plus profond de lui il sait qu’il n’est rien sans elles. Je ne serai pas là sans elles.

Si vous êtes une habituée du blog, vous avez pu lire que j’avais quelques problèmes avec l’école, et certains professeurs. Cet article est aussi dédié à ces femmes qui m’ont tant appris et que je n’ai pas cité. Je ne pourrai jamais redonner ce qu’elles m’ont transmis.

Et je dédie cet article (oui encore !) à toute les femmes qui le liront. Et à toutes les femmes qui me lisent et me soutiennent ici régulièrement, elles se reconnaîtront. Merci pour tout !

Jaskiers

Héroïne : Catherine Leroy, photographe de guerre française, saute en parachute avec l’armée américaine, prisonnière au Vietnam, elle s’évade.

1 mètre 48 pour 40 kg, Catherine Leroy s’apprête à décoller avec la 173éme compagnie aéroportée américaine.

Catherine Leroy était une reporter et une photographe de guerre française. Elle remportera le prix Capa, une première pour une femme, pour sa couverture de la guerre civile au Liban et le prix George Polk pour celle du Vietnam.

Catherine Leroy avant son saut avec la 173è aéroportée, Opération ‘Junction City’, Vietnam. 22 février 1967 © Bob Cole

Elle fut faite prisonnière au Vietnam par les troupes Nord-Vietnamienne. Ces derniers lui donneront comme mission de prendre en photo leurs quotidiens. Elle s’évadera et ramènera des photos rares de la guerre côté Nord-Vietnamien pour Life.

Catherine Leroy avec les forces Nord Vietnamiennes dont elle fut prisonnière, Hué, Vietnam. Février 1968 © DCL (courtesy François Mazure)

Elle réalisera un film The Last Patrol sur l’histoire des mouvements contestataires contre la guerre du Vietnam.

Photographie de soldats Nord-Vietnamiens, prise par Catherine durant sa détention.

Elle couvrira plusieurs conflits : Vietnam, Somalie, Afghanistan, Libye, Iran, Irak…

Catherine Leroy au milieu de soldat américain au Vietnam.

Je n’ai pu trouver aucun livre sur elle, pas de biographie, rien. J’ai trouvé un ouvrage de photographies et de reportages compilés par Catherine : Under Fire: Great Photographers and Writers In Vietnam.

Peut-être ses photographies les plus connus. Celle prise durant la bataille pour la cote 881, ou un jeune soldat américain, Vernon Wike essai d’écouter si le cœur de son frère d’arme bat toujours. Catherine sera blessée lors de cette bataille.

Une grande femme oubliée par l’Histoire et la France.

Site internet dédié à Catherine Leroy et à ses travaux : https://dotationcatherineleroy.org/fr/

Jaskiers

Héroïne : Gerda Taro, photographe et reporter de guerre, épouse de Robert Capa, morte en Espagne à 26 ans.

Le double de Robert Capa, elle aurait convaincu Capa d’américaniser son nom pour avoir plus de succès. Et ce conseil s’avéra important pour la carrière de Robert Capa.

Contemporaine des femmes (et même des hommes) reporters de guerre, son courage et son talent, surtout son humanité, prouveront aux publics du monde entiers que les photographes de guerres sont indispensables pour pouvoir se représenter les horreurs de la guerre, et d’imposer la place des femmes dans le journalisme.

Bien sur, comme trop souvent, Gerda a été oubliée par l’Histoire, souvent cantonnée à être la femme du grand Robert Capa. Mais sa vie et sa mort prouve que son travail a autant de portée que son célèbre mari, qu’elle a grandement aidé à atteindre la célébrité. Elle est décédé sur le front durant la guerre civile espagnole.

Bien sur, je ne parle que des informations et photographies que j’ai pu glaner sur internet et dans quelque livres. Et comme souvent je l’écris, il sera de mon devoir de me procurer ses œuvres, de les lires et les étudier pour ensuite les partager avec vous sur le blog.

J’espère encore découvrir de nombreuses femmes qui ont bravées les interdits et affrontées l’horreur et s’imposer, ou non, dans se monde machiste et patriarcal.

Garda Taro avec son mari Robert Capa.

J’espère vous revoir sur le blog le jour où j’aurais mené mon projet de découvrir ces femmes à bien !

Photographie récemment retrouvée du corps sans vie de Gerda Taro

Jaskiers

Héroïne : Lee Miller, De mannequin prisée à photographe surréaliste, muse de Man Ray, photographe de guerre pour Vogue, de la ligne de front à la découverte de Dachau et Buchenwald, posant dans la baignoire d’Hitler.

Ce que je sais, pour l’instant, de cette femme incroyable et passionnée me fait vibrer d’admiration. Une femme qui s’affirme dans son époque, un talent et un charisme saisissant. Une femme aux multiples facettes, aussi belle qu’intelligente. Le courage d’une femme armée de son seul appareil photo, sur les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. Son courage sera un exemple même pour les soldats qui l’ont côtoyés.

Lee Miller se lavant dans la baignoire personnelle d’Adolph Hitler. Elle diras avoir fait ça pour se laver des horreurs vues à Dachau et Buchenwald.

Je profite de cette article pour avouer que j’ai la même admiration pour Gerda Taro, photographe de guerre, femme de Robert Capa, morte à 27 ans durant la guerre d’Espagne. N’oublions jamais ces femmes d’exceptions, talentueuses et courageuses, travaillant tout en gardant leurs valeurs et leurs convictions.

Lee Miller dans les bras de son amoureux : Man Ray.

Je me suis promis de me procurer quelques-uns de ses ouvrages et des biographies, la personne semble fascinante !

Les ouvrages que j’ai en vu semble prometteurs, de mannequin à reporter pour Vogue pendant la Seconde Guerre Mondiale, de son idylle avec Man Ray et les nombreux courtisants qu’elle attirait, comme un certain Pablo Picasso par exemple !

Il as était dit que Pablo Picasso as fait la cour à Lee Miller.

Trouver de nouveaux artistes et découvrir leurs œuvres et un des bonheurs de la vie, du moins pour moi.

En attendant, je vous conseil fortement de faire quelque recherche sur cette femme si vous ne la connaissez pas.

Lee Miller en compagnie de soldats américains sur le front.

Une femme d’exception a ne jamais oublier. Au public français qui as malheureusement oublié cette grande dame du XXe siècle et tant d’autres…

Jaskiers

Mes saisons en enfer | Cinq voyages cauchemardesques de Martha Gellhorn

Photographie de couverture par Robert Capa prise en 1940.

Quatrième de couverture :

Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l’illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant – souvent – de ne pas être de l’aventure.

« Le bréviaire du reportage en milieu hostile. »

Sylvain Tesson, Lire

« Une magnifique héroïne garantie sans testostérone. »

Marguerite Baux, Elle

L’introduction nous présente une biographie courte de Martha, aucune biographie française n’as été publiée pour l’instant. Ce que j’ai appris, c’est qu’à ses débuts, Gellhorn faisait beaucoup de fautes d’orthographes, comme Hemingway et F.Scott Fitzgerald (ce dernier, selon Hemingway, été à la limite de l’alphabétisme, il n’a jamais su écrire Hemingway correctement) !

Hemingway est présent dans la première histoire de se livre sous le nom de : CR. Que veux dire CR ? Compagnon réticent ! Cette première histoire se passe en Chine durant la guerre Sino-Japonaise. Martha avoue avoir poussée Hemingway à la suivre dans cette aventure. Chose qu’elle regrettera, les chocs culturels, politiques, climatiques seront trop pour elle. Ce dont Ernest, qui lui s’habitue plus facilement, utilisera pour se moquer d’elle à chaque fois qu’elle se plaint « C’est toi qui a voulu venir ! ».

Il n’y a pas que du mauvais écrit sur Hemingway, Martha relate aussi des péripéties et des frasques typiques d’Hemingway, qui pourraient vous arracher un petit sourire ou deux !

Durant un voyage en Amérique Centrale, Martha découvrira l’horreur des bagnes français en Guyane. Horreur qui semble n’être connue de plus personne en France. Une honte pour le pays des Droits de l’Homme. Enfin, si il n’y avait que ça que la France devait avoir honte…

Le livre ne traite que peu de la guerre. Je pensais qu’elle parlerai de ses voyages sur le front, sur des théâtres de guerres. Mais ses récits sont en faite des voyages cauchemardesques comme vous et moi aurions pu faire il y a de ça des décennies ou même encore aujourd’hui même si les Tour-opérateurs et autres agences de voyages vous évite, je pense, de galérer comme Martha l’as fait en Afrique.

La partie sur l’Afrique est la plus conséquente du livre, mais aussi la plus dérangeante car Martha semble se prendre pour une anthropologue, comparant les Africains aux Européens de manière assez dures et je dirai même irrespectueuse. Je n’ai pas aimé cette grosse partie du livre et je trouve que cette mentalité de jugé par la couleur de peau allant jusqu’à la nationalité m’as gêné. Peut-être est-ce moi qui ai tord au final mais je ne vois plus la dame de la même manière.

C’était une autre époque, bien sur, mais cela excuse-t-il tous ces propos, osons le dire, raciste ?

Il n’en reste pas moins que Gellhorn était une grande journaliste et écrivaine, philanthrope oui, mais se texte sur l’Afrique reste dérangeant et je n’ai pas apprécié la lecture de ce voyage… En faite, à mon grand désarroi, je n’ai pas vraiment aimé le livre globalement.

Pour faire court, c’est le livre d’une américaine qui décide de voyager et écrit ses plaintes concernant les aléas et soucis de son périple. Pendant 500 pages, ne lire que des plaintes devient un peu énervant et frustrant. Je ne m’attendais pas à cela en achetant se livre.

Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de respect et d’admiration pour Martha Gellhorn, sa vie et son œuvre. Je pense juste que ce livre n’était pas pour moi, je ne pense pas avoir compris ce terrible passage sur l’Afrique et j’espère me tromper en ayant parler de racisme. Il faut que je l’avoue, ce livre a terni l’image que j’avais de Martha Gellhorn.-

Jaskiers

La guerre de face de Martha Gellhorn

Quatrième de couverture :

Entre ses premières armes lors de la guerre civile espagnole, aux côtés de son futur mari Ernest Hemingway, et les derniers feux de la guerre au Panama, en 1990, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grand conflits du XXe siècle.

Les deux reporters se sont rencontrés à Key West, ont ensemble vu et raconté la guerre, jusqu’au moment où, quand Martha part en 1943 suivre l’avancée de l’armée américaine en Italie, «Papa » lui lance, exaspéré : « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l’île de Java à ceux du Vietnam, en passant par la guerre des Six Jours, va progressivement s’imposer, tant par son art de l’observation (elle était aussi photographe) que par l’immense qualité de sa plume, comme l’une des personnalités marquantes de la presse américaine.

Née en 1908, l’inspiratrice de Pour qui sonne le glas reste une grande figure du reportage de guerre. Son recueil The Face of War est publié pour la première fois en 1959. Devenu presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn finira par se suicide à Londres en 1998, à l’âge de 89 ans.

« Des articles exceptionnels, où l’ont perçoit tous les états d’âme par lesquels Martha Gellhorn est passée pour voir et parfois comprendre les souffrances de la guerre. » Télérama

« Enfin redécouverte, enfin traduite en français. » Le Monde des Livres

Extrait :

Un extrait d’un article de Martha Gellhorn à Madrid au milieu d’un bombardement pendant la guerre d’Espagne :

[…] Une vielle femme, un châle sur les épaules, tient par la main un petit garçon maigre et l’entraîne en courant à travers le square. Vous savez ce qu’elle pense : elle pense qu’elle doit ramener le petit garçon à la maison, parce qu’on est toujours en sécurité chez soi, au milieu des choses que l’on connaît. D’une certaine façon, personne ne croit qu’on puisse être tué quand on est assis dans son propre salon, on n’y pense jamais. Elle est au milieu du square quand l’obus suivant tombe.

Un petit morceau de métal tordu, brûlant et très aiguisé, se détache de l’obus et vient se planter dans la gorge du petit garçon. La vielle femme reste sans bouger, tenant par la main l’enfant mort, le regardant avec un air idiot, ne disant rien, et puis des hommes accourent et emportent l’enfant. Sur leur gauche, à l’extrémité du square, il y a une immense pancarte brillante qui a écrit : QUITTER MADRID.

Cette pancarte brillante me rappel les avertissement taguées sur les murs et bancs de Sarajevo avertissant les civiles de faire attention aux Snipers, ou à celui indiquant bienvenue en enfer.

Un article des plus touchants est celui sur ces réfugiés polonais à Londres qui racontent avec beaucoup d’émotions le massacre des civiles et des juifs. Cet article as été écrit en 1944, les camps de la mort et de concentrations étaient à leurs niveau de fonctionnement le plus haut. Il est donc impossible pour les gouvernements Alliés de nier qu’ils n’avaient pas connaissances de ces atrocités. Cela restera, sûrement pour encore longtemps, un mystère, que savait EXACTEMENT les Alliés sur le sort des Juifs. Personnellement, je pense qu’ils savaient mais pour une raison qui m’échappe, ils n’ont pas bougé le petit doigts… Peut-être devrais-je lire des ouvrages traitants de se sujet. L’Histoire est un puzzle, dont les pièces nous sont donnés des décennies et certaines fois des siècles après.

À noter aussi le très bel article sur les soldats français combattants en Italie. Il est rare, vraiment, qu’un auteur américain parle de en bien de l’armée française et de sa politique après la débâcle de 1940. Encore aujourd’hui d’ailleurs.

Martha utilise des mots pleins de beauté et d’espérance à l’égard du peuple français et des combattants des anciennes colonies. C’est agréable de lire ces mots, venant d’une américaine dont la ville préfère est Londres.

Le livre traite aussi d’autres guerres. Celle de la guerre des 6-Jours, du Panama, du Nicaragua. Dans ces articles, Martha prends une position plus ferme, elle choisie même son camp. Mets l’américain contribuable lambda devant l’horreur et la désorganisation que son gouvernement provoque en jouant sur la peur du communisme. Les récits de tortures commis sur des hommes, des femmes et des enfants sont difficiles à lire, mais Gellhorn va jusqu’au bout de son travail, NOUS mettre face à l’horreur de la guerre.

Ce que j’ai constaté, c’est à quel point Martha Gellhorn est confuse et marqué par la guerre. Elle écrit ce que ses yeux voient, ses oreilles entendent et ce que son nez sent. Elle se permet d’agrémenter ses textes de réflexions sur l’humanité, la politique, la nature humaine et le futur. Je sais qu’elle as été gravement choquée par les nombreux théâtres de guerres auxquels elle a assistée.

La fin du livre se compose des nombreuses introductions et conclusions que Martha as écrite à cause des plusieurs rééditions du livre. Ces textes pourraient faire partie d’un livre unique. Gellhorn s’exprime plus personnellement, ce relevant extrêmement critique à l’égard des politiques et gouvernants, et exprimant sa peur des armes atomiques et de l’absurdité de la guerre. Ses vœux, qui resteront pieux encore aujourd’hui et demain, seraient que le budget colossal dépensé pour la « Défense » soit utilisé pour aider les plus démunies.

Elle en a ramenée des textes dures et réalistes, laissant son lecteurs, parfois, se faire sa propre opinion. Je pense qu’elle a tellement souffert qu’elle est décidé d’écrire ses articles en pensant : « Voilà ce que j’ai vu, vécus, entendu. Je vous laisse quelques réflexions personnelles mais maintenant c’est à vous de vous faire votre propre opinion. Regarder vous dans la glace demain matin en vous disant que vous faite parti de la race humaine, cette race capable de toute ces horreurs.

Extrait 2 :

Sur la seconde guerre mondiale :

L’impression de folie et de mal de mal absolu procurée par cette guerre n’a cessé de croître en moi jusqu’au moment où, pour des raisons de santé mentale, j’ai renoncé à penser ou à juger, et je me suis transformé en magnétophone à pattes, équipe d’un pair d’yeux. La façon dont les gens restent à moitié saint d’esprit dans une guerre, j’imagine, consiste à suspendre en grande partie leurs capacités de raisonnement, à perdre l’essentiel de leur sensibilité, à rire des qu’ils en ont la moindre occasion et à devenir, lentement mais sûrement, fous.

Jaskiers

À venir sur le blog : Une grande dame, journaliste, écrivaine, aventurière et reporter de guerre : j’ai nommé Martha Gellhorn !

Une des plus grande reporter de guerre, journaliste et romancière du XXe siècle.(peut-être meilleur qu’un Hemingway, d’ailleurs ils ont été mari et femme pendant quelques années mais ont divorcés. Un des causes de se divorce serait la compétitivité entre les deux, et un Hemingway légèrement (beaucoup ?) macho qui ne supportait pas qu’une femme lui vole la vedette…)

Les deux ouvrages présent sont principalement ses récits de guerres, je suis impatient de voir son travail et de partager avec vous ce que j’en ai ressorti !

À bientôt !

Jaskiers

Les brouillards de guerre de Anne Nivat

Quatrième de couverture :

Interrogée lors d’une émission de télévision québécoise sur ses reportages hors normes dans des guerres où il ne fait pas bon être journaliste, Anne Nivat séduit si bien son auditoire que, le lendemain, elle est invitée par un officier canadien, sur le point de partir en mission de combat en Afghanistan, à venir parler à ses hommes. Non seulement elle accepte, mais elle obtient de le rejoindre sur le théâtre d’opération dans la très hostile zone de Kandahar, ex-capitale mythique des taliban, qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonnée à sa façon depuis 10 ans, intégrée dans la population locale et protégée par celle-ci.

Sur place, Anne Nivat troque avec courage et discrétion le gilet pare-balles contre un chadri qui la soustrait aux regards sans l’empêcher d’observer, et multiplie les allers-retours entre les acteurs de cette « drôle de guerre » : militaires alliés, armée locale à l’incertaine loyauté, administration hypercorrompue du président Hamid Karzai, sympathisants talibans, ex-moudjahidine, profiteurs de guerre en tous genre, candidats à l’exil, qui lui font partager leur vision du conflit. Grâce à elle, nous nous glissons dans l’envers du décor, loin des images officielles ou convenues.

À travers ce double regard unique et troublant – côté militaire et côté population – qui aide enfin à en saisir les rouages et les enjeux, Anne Nivat, encore sur le terrain en mai 2011, livre ici un grand document sur l’interminable guerre d’Afghanistan.

Anne Nivat est grand reporter indépendante. En 2000, elle a obtenu le prix Albert-Londres pour Chienne de guerre, son récit de la seconde guerre de Tchétchénie. Depuis le 11-septembre, elle arpente seule et sans protection les théâtres d’opérations les plus dangereux, de l’ex-URSS à l’Asie centrale, de l’Afghanistan à l’Irak. Auteur de nombreux livres, tous publiés aux éditions Fayard, elle collabore au Point, à L’International Herald Tribune, à la revue de reportage Feuilletons et participe à l’émission AgÔra sur France Ô. (photo : Wikipedia)

– Ce n’est pas mon premier livre de Anne Nivat, journaliste et reporter de guerre respectée et que j’admire pour son travail acharné et dangereux. Un travail que très peu d’homme ne fait ou ne peut pas faire… Car oui, être une femme dans certaine situation peut aider. Les gens font souvent plus de confidence à une femme qu’à un homme, même dans des contrée jugée patriarcale. En tous cas, être une femme permet à Anne Nivat de parler aux femmes de ces pays, femmes dont les voix ne sont jamais entendus ou très très peu.

Le problème avec ce genre de livre, c’est qu’il date… Celui là par exemple date de 10 ans. Mais bizarrement, en lisant ce livre, je n’avais pas l’impression que la décennie passée ait changer beaucoup de chose en Afghanistan. L’armée américaine se retire en fin 2020 progressivement d’Afghanistan, en laissant les reines de la sécurité du pays à l’ANA, l’armée nationale Afghane, qui ne semble toujours pas prête à pouvoir se défendre contre toute offensive ou retour massif des taliban.

Anne Nivat, après sa « prestation » dans une émission canadienne ce voit offrir l’opportunité de suivre une division canadienne dans sa dernière intervention en Afghanistan. Elle ne reste que quelques jours auprès d’eux, décidant, comme souvent, de passer de « l’autre côté du rideau ». De passer du temps avec les civiles et débattre avec eux, d’écouter leurs points de vues, de partager leurs griefs et parfois même de rencontrer « l’ennemi ».

L’Afghanistan s’est perdue, le régime des Taliban tombé, ils cherchent tant bien que mal à faire fonctionner une démocratie qu’ils peinent à mettre en place. Les force de l’OTAN, les ONG apporte de l’argent, beaucoup d’argent, et les afghans ne se cachent pas en disant que l’argent est une des seules choses qui les intéressent. Les ONG, par exemple, recrutent beaucoup d’étudiants masculin ayant une bonne maitrise de l’anglais. Ces places pour ces jeunes hommes sont de véritables trésors, avec, souvent comme ambition « dissimulée » de partir d’Afghanistan pour essayaient de trouver une meilleure vie, pour eux et leurs proches.

Malheureusement, la plupart de cet argent fini dans les mains de politiciens véreux, qu’ils utilisent pour leurs propres projets et surtout pour corrompre policiers et autres hauts fonctionnaires. Bien sur, les taliban ne sont jamais loin. Usant de terreur et d’intimidation sur la population pour héberger leurs soldats, les nourrirent et les couvrirent. Les répercussions en cas de refus pourraient être terribles. Kidnapping, prise d’otage, assassinat.

Les militaires de l’OTAN le savent, le gamin que l’on soigne aujourd’hui peuvent être le même qui va cacher des IEDs (engin explosif caché dans le sol et qui explose à la moindre pression ou « télécommandé » par téléphone.) qui blessent, mutilent et tuent les soldats « de l’Ouest ».

Il n’y a pas ou très peu de bataille rangée, ces IEDs sont les seules armes efficaces pour les taliban qui manquent d’armes lourdes pour faire front aux armées de l’OTAN. Cela frustre ces derniers qui voudraient en découdre, tirer, se battre contre un ennemi visible.

Les armée de l’OTAN ont donc miser sur l’assistance à la population. Autant médicale, que financier, ce dont les afghans, comme écrit au dessus, ne se cachent pas de profiter.

Nivat arrive aussi en Afghanistan en même temps que le débat sur le voile intégral fait rage en France. La place des femmes en Afghanistan n’a pas ou peu changé depuis la fin du régime taliban. Les écoles et universités sont ouverts aux femmes, mais peu de parents les laissent partir, par peur de représailles, d’attentat, de kidnapping ou d’être mal vus par les voisins. Certains professeurs sont même assassiner. L’Afghanistan ne compte qu’une seule femme Gouvernante, qui se bat sans se cacher pour les femmes et leurs droits, mais ses efforts sont souvent réduis à néant dans une société puissamment patriarcale. Pour preuve une loi légalisant le viol marital promulguée par le président Karzai.

La démocratie… C’est dur à mettre en place. J’ai réalisé après lecture de ce livre que je suis née dans un pays démocratique, j’en ai eu la chance, je la considère pour acquis, mais pour un pays qui n’a connus que des dictatures et des monarchies, la démocratie est quelque chose de nouveau, compliquée et même un peu effrayante. La démocratie « d’urgence » (terme inventé par les américains) change leurs cultures, leurs manières de vivre, leurs croyances. Doit-elle être imposée abruptement ou s’installer avec souplesse pour garder certains aspects de la vie que les afghans peinent à se délaisser ? Un afghan dira à Nivat : pourquoi nous imposer la démocratie « d’urgence » ? Pourquoi pas directement une vraie démocratie ?

Je sais par la lecture de ce livre et par d’autres antérieures que l’Afghanistan est un magnifique pays, son peuple se fait un devoir d’accueillir l’étranger sous sont toit et de le traiter comme un roi. Ils n’ont pas grand chose mais donne ce qu’ils peuvent. La guerre et les taliban ont ternie l’image de ce pays mais nous, ceux de l’Ouest comme ils nous appellent savons que ce pays est en souffrance et que nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour, ce grand peuple vive dans la paix, l’égalité, la démocratie. Mais certains afghans ne voient pas le futur pays devenir comme ceci. Est-ce que l’Occident doit continuer a essayer d’imposer la démocratie que soutiens la plupart des Afghans ? Ou laissez le pays aux mains d’autorités préférant imposer une vision anti-démocratique et radical islamique ? Le choix n’est pas dans nos mains. La guerre en Afghanistan est, je crois, peine perdue. L’ANA se montrera ferme et courageuse ou alors sera anéanti par le retour des talibans et de leurs régime.

Jaskiers

Anna Karénine de Léon Tolstoï

Quatrième de couverture :

Anna Karénine, très belle femme issue de la haute société où son charme fait l’admiration de tous, est mariée à un fonctionnaire de rang supérieur qu’elle n’aime pas. Elle tombe amoureuse au premier regard d’un brillant mais frivole jeune officier, le comte Alexis Wronsky. Luttant contre cette passion scandaleuse et destructrice, elle finit par s’y abandonner avec un bonheur coupable. Lorsqu’elle attend un enfant de son amant, rongée par sa faute, elle décide d’avouer son infidélité à son mari.

Mais en cette fin de XIXe siècle, dans l’aristocratie de Saint-Pétersbourg et de Moscou, on ne transgresse pas impunément les convenances. Le tragique engrenage se referme alors sur cette âme honnête et droite qui tentera jusqu’à la fin de concilier sa passion et son intégrité.

« Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative. » Vladimir Nabokov

Le second grand roman (1877) de Léon Tolstoï connaît à sa parution un immense succès, alors que la renommée de l’auteur est déjà bien bien établie. Chef-d’œuvre de la littérature russe du XIXe siècle, cette passion sensuelle et tragique qui paraît pour la première fois en France en 1885, marque l’entrée triomphale de la littérature russe dans la culture européenne.

Ma première confrontation avec la plume de Léon Tolstoï. Et je ne suis pas déçus.

Je n’ai pas encore lu Guerre et Paix, je ne pense pas que cela m’empêche de lire et d’avoir lu se gros (plus de 900 pages) livre.

Je le savais, ce livre était hors de ma zone de confort de lecture. J’avais peur de ne pas pouvoir comprendre, de ne pas pouvoir suivre la prose du Monsieur dont j’ai tant entendu parler. Et je l’avoue, rien de tous cela ne m’est arrivé. J’ai adoré la psychologie que Léon Tolstoï insuffle dans ses personnages, la vivacité des dialogues et les réflexions personnelles de l’auteur subtilement disséminées dans son œuvre.

C’est un livre d’amour, un amour impossible à l’époque des Tsars en Russie. Les mœurs, en tous cas dans l’Ouest on complètement changées. J’ai découvert la haute-société Russe du XIXe siècle. Ses coutumes, la place des hommes, des femmes, de tous rangs dans une société qui se questionne, notamment sur le socialisme, le communisme. J’ai l’impression que Tolstoï, mort avant la Révolution Russe, prédit les dégâts du communisme.

Un voyage dans une autre époque, un autre monde presque. Et dire que Anna Karénine a été inspiré par un fait divers, que je ne vous révélerai pas sous peine de vous spoiler, qui a marqué et perturbé Léon Tolstoï. Ce dernier a peiné à pondre cette œuvre mais il l’a fait, et c’est marquant.

Hemingway parlait souvent de ses lectures dans ses correspondances, adorant Hemingway, il me fallait me procurer une œuvre de Tolstoï, voir de quoi il en sortait. Il est facile, après avoir lu ce roman, de comprendre l’affection d’Ernest pour ce grand écrivain russe.

J’imagine Tolstoï, ressemblant à un ermite, avec sa plume et ses feuilles vierges, écrire ses œuvres qui marqueront le monde même encore aujourd’hui. La magie de l’écriture.

Un jour, je vais devoir m’attaquer a « Guerre et Paix », une odyssée m’attends, et je crois devoirs me préparer avant se périple.

Jaskiers