Héroïne : Gerda Taro, photographe et reporter de guerre, épouse de Robert Capa, morte en Espagne à 26 ans.

Le double de Robert Capa, elle aurait convaincu Capa d’américaniser son nom pour avoir plus de succès. Et ce conseil s’avéra important pour la carrière de Robert Capa.

Contemporaine des femmes (et même des hommes) reporters de guerre, son courage et son talent, surtout son humanité, prouveront aux publics du monde entiers que les photographes de guerres sont indispensables pour pouvoir se représenter les horreurs de la guerre, et d’imposer la place des femmes dans le journalisme.

Bien sur, comme trop souvent, Gerda a été oubliée par l’Histoire, souvent cantonnée à être la femme du grand Robert Capa. Mais sa vie et sa mort prouve que son travail a autant de portée que son célèbre mari, qu’elle a grandement aidé à atteindre la célébrité. Elle est décédé sur le front durant la guerre civile espagnole.

Bien sur, je ne parle que des informations et photographies que j’ai pu glaner sur internet et dans quelque livres. Et comme souvent je l’écris, il sera de mon devoir de me procurer ses œuvres, de les lires et les étudier pour ensuite les partager avec vous sur le blog.

J’espère encore découvrir de nombreuses femmes qui ont bravées les interdits et affrontées l’horreur et s’imposer, ou non, dans se monde machiste et patriarcal.

Garda Taro avec son mari Robert Capa.

J’espère vous revoir sur le blog le jour où j’aurais mené mon projet de découvrir ces femmes à bien !

Photographie récemment retrouvée du corps sans vie de Gerda Taro

Jaskiers

Des écrits inédits de Jim Morrison, journaux intimes, poésies et paroles de chansons vont être publiés le 8 juin !

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics »

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics » est décrit par HarperCollins comme l’ouvrage que Jim Morrison « avait prévu de publier » de son vivant. Il s’étend sur près de 600 pages et rassemble la plupart de ses travaux précédemment publiés […]

[…]des documents inédits tels que des paroles de chansons jamais enregistrées et des extraits de 28 carnets de pensées récemment découverts. L’un d’entre eux, que Jim Morrison aurait écrit à Paris, peu avant sa mort[…]

Source : La Dépêche

Quelle surprise ! J’espère que le public découvrira à quel point Morrison était un vrai poète et un grand écrivain en devenir !

Je suis impatient de pouvoir mettre ma main dessus !

En attendant, on va écouter un peu des Doors pour calmer notre impatience !

[erratum : j’ai écris que le livre sortai le 8 mars alors qu’il sort le 8 juin. Merci Pandora pour m’avoir averti !]

Jaskiers

Héroïne : Lee Miller, De mannequin prisée à photographe surréaliste, muse de Man Ray, photographe de guerre pour Vogue, de la ligne de front à la découverte de Dachau et Buchenwald, posant dans la baignoire d’Hitler.

Ce que je sais, pour l’instant, de cette femme incroyable et passionnée me fait vibrer d’admiration. Une femme qui s’affirme dans son époque, un talent et un charisme saisissant. Une femme aux multiples facettes, aussi belle qu’intelligente. Le courage d’une femme armée de son seul appareil photo, sur les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. Son courage sera un exemple même pour les soldats qui l’ont côtoyés.

Lee Miller se lavant dans la baignoire personnelle d’Adolph Hitler. Elle diras avoir fait ça pour se laver des horreurs vues à Dachau et Buchenwald.

Je profite de cette article pour avouer que j’ai la même admiration pour Gerda Taro, photographe de guerre, femme de Robert Capa, morte à 27 ans durant la guerre d’Espagne. N’oublions jamais ces femmes d’exceptions, talentueuses et courageuses, travaillant tout en gardant leurs valeurs et leurs convictions.

Lee Miller dans les bras de son amoureux : Man Ray.

Je me suis promis de me procurer quelques-uns de ses ouvrages et des biographies, la personne semble fascinante !

Les ouvrages que j’ai en vu semble prometteurs, de mannequin à reporter pour Vogue pendant la Seconde Guerre Mondiale, de son idylle avec Man Ray et les nombreux courtisants qu’elle attirait, comme un certain Pablo Picasso par exemple !

Il as était dit que Pablo Picasso as fait la cour à Lee Miller.

Trouver de nouveaux artistes et découvrir leurs œuvres et un des bonheurs de la vie, du moins pour moi.

En attendant, je vous conseil fortement de faire quelque recherche sur cette femme si vous ne la connaissez pas.

Lee Miller en compagnie de soldats américains sur le front.

Une femme d’exception a ne jamais oublier. Au public français qui as malheureusement oublié cette grande dame du XXe siècle et tant d’autres…

Jaskiers

Mes saisons en enfer | Cinq voyages cauchemardesques de Martha Gellhorn

Photographie de couverture par Robert Capa prise en 1940.

Quatrième de couverture :

Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l’illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant – souvent – de ne pas être de l’aventure.

« Le bréviaire du reportage en milieu hostile. »

Sylvain Tesson, Lire

« Une magnifique héroïne garantie sans testostérone. »

Marguerite Baux, Elle

L’introduction nous présente une biographie courte de Martha, aucune biographie française n’as été publiée pour l’instant. Ce que j’ai appris, c’est qu’à ses débuts, Gellhorn faisait beaucoup de fautes d’orthographes, comme Hemingway et F.Scott Fitzgerald (ce dernier, selon Hemingway, été à la limite de l’alphabétisme, il n’a jamais su écrire Hemingway correctement) !

Hemingway est présent dans la première histoire de se livre sous le nom de : CR. Que veux dire CR ? Compagnon réticent ! Cette première histoire se passe en Chine durant la guerre Sino-Japonaise. Martha avoue avoir poussée Hemingway à la suivre dans cette aventure. Chose qu’elle regrettera, les chocs culturels, politiques, climatiques seront trop pour elle. Ce dont Ernest, qui lui s’habitue plus facilement, utilisera pour se moquer d’elle à chaque fois qu’elle se plaint « C’est toi qui a voulu venir ! ».

Il n’y a pas que du mauvais écrit sur Hemingway, Martha relate aussi des péripéties et des frasques typiques d’Hemingway, qui pourraient vous arracher un petit sourire ou deux !

Durant un voyage en Amérique Centrale, Martha découvrira l’horreur des bagnes français en Guyane. Horreur qui semble n’être connue de plus personne en France. Une honte pour le pays des Droits de l’Homme. Enfin, si il n’y avait que ça que la France devait avoir honte…

Le livre ne traite que peu de la guerre. Je pensais qu’elle parlerai de ses voyages sur le front, sur des théâtres de guerres. Mais ses récits sont en faite des voyages cauchemardesques comme vous et moi aurions pu faire il y a de ça des décennies ou même encore aujourd’hui même si les Tour-opérateurs et autres agences de voyages vous évite, je pense, de galérer comme Martha l’as fait en Afrique.

La partie sur l’Afrique est la plus conséquente du livre, mais aussi la plus dérangeante car Martha semble se prendre pour une anthropologue, comparant les Africains aux Européens de manière assez dures et je dirai même irrespectueuse. Je n’ai pas aimé cette grosse partie du livre et je trouve que cette mentalité de jugé par la couleur de peau allant jusqu’à la nationalité m’as gêné. Peut-être est-ce moi qui ai tord au final mais je ne vois plus la dame de la même manière.

C’était une autre époque, bien sur, mais cela excuse-t-il tous ces propos, osons le dire, raciste ?

Il n’en reste pas moins que Gellhorn était une grande journaliste et écrivaine, philanthrope oui, mais se texte sur l’Afrique reste dérangeant et je n’ai pas apprécié la lecture de ce voyage… En faite, à mon grand désarroi, je n’ai pas vraiment aimé le livre globalement.

Pour faire court, c’est le livre d’une américaine qui décide de voyager et écrit ses plaintes concernant les aléas et soucis de son périple. Pendant 500 pages, ne lire que des plaintes devient un peu énervant et frustrant. Je ne m’attendais pas à cela en achetant se livre.

Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de respect et d’admiration pour Martha Gellhorn, sa vie et son œuvre. Je pense juste que ce livre n’était pas pour moi, je ne pense pas avoir compris ce terrible passage sur l’Afrique et j’espère me tromper en ayant parler de racisme. Il faut que je l’avoue, ce livre a terni l’image que j’avais de Martha Gellhorn.-

Jaskiers

La guerre de face de Martha Gellhorn

Quatrième de couverture :

Entre ses premières armes lors de la guerre civile espagnole, aux côtés de son futur mari Ernest Hemingway, et les derniers feux de la guerre au Panama, en 1990, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grand conflits du XXe siècle.

Les deux reporters se sont rencontrés à Key West, ont ensemble vu et raconté la guerre, jusqu’au moment où, quand Martha part en 1943 suivre l’avancée de l’armée américaine en Italie, «Papa » lui lance, exaspéré : « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l’île de Java à ceux du Vietnam, en passant par la guerre des Six Jours, va progressivement s’imposer, tant par son art de l’observation (elle était aussi photographe) que par l’immense qualité de sa plume, comme l’une des personnalités marquantes de la presse américaine.

Née en 1908, l’inspiratrice de Pour qui sonne le glas reste une grande figure du reportage de guerre. Son recueil The Face of War est publié pour la première fois en 1959. Devenu presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn finira par se suicide à Londres en 1998, à l’âge de 89 ans.

« Des articles exceptionnels, où l’ont perçoit tous les états d’âme par lesquels Martha Gellhorn est passée pour voir et parfois comprendre les souffrances de la guerre. » Télérama

« Enfin redécouverte, enfin traduite en français. » Le Monde des Livres

Extrait :

Un extrait d’un article de Martha Gellhorn à Madrid au milieu d’un bombardement pendant la guerre d’Espagne :

[…] Une vielle femme, un châle sur les épaules, tient par la main un petit garçon maigre et l’entraîne en courant à travers le square. Vous savez ce qu’elle pense : elle pense qu’elle doit ramener le petit garçon à la maison, parce qu’on est toujours en sécurité chez soi, au milieu des choses que l’on connaît. D’une certaine façon, personne ne croit qu’on puisse être tué quand on est assis dans son propre salon, on n’y pense jamais. Elle est au milieu du square quand l’obus suivant tombe.

Un petit morceau de métal tordu, brûlant et très aiguisé, se détache de l’obus et vient se planter dans la gorge du petit garçon. La vielle femme reste sans bouger, tenant par la main l’enfant mort, le regardant avec un air idiot, ne disant rien, et puis des hommes accourent et emportent l’enfant. Sur leur gauche, à l’extrémité du square, il y a une immense pancarte brillante qui a écrit : QUITTER MADRID.

Cette pancarte brillante me rappel les avertissement taguées sur les murs et bancs de Sarajevo avertissant les civiles de faire attention aux Snipers, ou à celui indiquant bienvenue en enfer.

Un article des plus touchants est celui sur ces réfugiés polonais à Londres qui racontent avec beaucoup d’émotions le massacre des civiles et des juifs. Cet article as été écrit en 1944, les camps de la mort et de concentrations étaient à leurs niveau de fonctionnement le plus haut. Il est donc impossible pour les gouvernements Alliés de nier qu’ils n’avaient pas connaissances de ces atrocités. Cela restera, sûrement pour encore longtemps, un mystère, que savait EXACTEMENT les Alliés sur le sort des Juifs. Personnellement, je pense qu’ils savaient mais pour une raison qui m’échappe, ils n’ont pas bougé le petit doigts… Peut-être devrais-je lire des ouvrages traitants de se sujet. L’Histoire est un puzzle, dont les pièces nous sont donnés des décennies et certaines fois des siècles après.

À noter aussi le très bel article sur les soldats français combattants en Italie. Il est rare, vraiment, qu’un auteur américain parle de en bien de l’armée française et de sa politique après la débâcle de 1940. Encore aujourd’hui d’ailleurs.

Martha utilise des mots pleins de beauté et d’espérance à l’égard du peuple français et des combattants des anciennes colonies. C’est agréable de lire ces mots, venant d’une américaine dont la ville préfère est Londres.

Le livre traite aussi d’autres guerres. Celle de la guerre des 6-Jours, du Panama, du Nicaragua. Dans ces articles, Martha prends une position plus ferme, elle choisie même son camp. Mets l’américain contribuable lambda devant l’horreur et la désorganisation que son gouvernement provoque en jouant sur la peur du communisme. Les récits de tortures commis sur des hommes, des femmes et des enfants sont difficiles à lire, mais Gellhorn va jusqu’au bout de son travail, NOUS mettre face à l’horreur de la guerre.

Ce que j’ai constaté, c’est à quel point Martha Gellhorn est confuse et marqué par la guerre. Elle écrit ce que ses yeux voient, ses oreilles entendent et ce que son nez sent. Elle se permet d’agrémenter ses textes de réflexions sur l’humanité, la politique, la nature humaine et le futur. Je sais qu’elle as été gravement choquée par les nombreux théâtres de guerres auxquels elle a assistée.

La fin du livre se compose des nombreuses introductions et conclusions que Martha as écrite à cause des plusieurs rééditions du livre. Ces textes pourraient faire partie d’un livre unique. Gellhorn s’exprime plus personnellement, ce relevant extrêmement critique à l’égard des politiques et gouvernants, et exprimant sa peur des armes atomiques et de l’absurdité de la guerre. Ses vœux, qui resteront pieux encore aujourd’hui et demain, seraient que le budget colossal dépensé pour la « Défense » soit utilisé pour aider les plus démunies.

Elle en a ramenée des textes dures et réalistes, laissant son lecteurs, parfois, se faire sa propre opinion. Je pense qu’elle a tellement souffert qu’elle est décidé d’écrire ses articles en pensant : « Voilà ce que j’ai vu, vécus, entendu. Je vous laisse quelques réflexions personnelles mais maintenant c’est à vous de vous faire votre propre opinion. Regarder vous dans la glace demain matin en vous disant que vous faite parti de la race humaine, cette race capable de toute ces horreurs.

Extrait 2 :

Sur la seconde guerre mondiale :

L’impression de folie et de mal de mal absolu procurée par cette guerre n’a cessé de croître en moi jusqu’au moment où, pour des raisons de santé mentale, j’ai renoncé à penser ou à juger, et je me suis transformé en magnétophone à pattes, équipe d’un pair d’yeux. La façon dont les gens restent à moitié saint d’esprit dans une guerre, j’imagine, consiste à suspendre en grande partie leurs capacités de raisonnement, à perdre l’essentiel de leur sensibilité, à rire des qu’ils en ont la moindre occasion et à devenir, lentement mais sûrement, fous.

Jaskiers

Fils de Gonzo de Juan Fitzgerald Thompson

Quatrième de couverture :

Inventeur d’un genre littéraire nouveau, le Gonzo, Hunter S. Thompson était le wild man de la presse américaine, mais aussi et surtout l’un des grands auteurs du XXe siècle. Il se mettait en scène comme élément principal de ses reportages, écrivait sur les gangs de motards et la contre-culture des années 1960, sur les élections présidentielles et les drogues psychédéliques. Et vivait une vie sulfureuse animée par un cocktail d’alcool et de cocaïne… jusqu’à son suicide, en 2005.

Dans Fils de Gonzo, Juan F. Thompson raconte l’histoire de ce père pas comme les autres et se confie sur son enfance, forcément compliquée quand on est élevé par l’auteur génial mais fou de Las Vegas Parano.

Juan F. Thompson est né en 1964 du côté de San Francisco, en Californie, et a grandi à Woody Creek, Colorado. Il vit à Denver avec sa femme, Jennifer, et leur fils, Will.

« Mais ce qui importe d’avantage pour moi, c’est qu’il était mon père et que j’étais son fils. Et aucun fils ne peut échapper à ce qu’implique cette relation. Bons ou mauvais, faibles ou forts, vivants ou morts, proches ou distants, nos père sont avec nous. » – Juan F. Thompson

Extraits :

À un moment, durant la soirée, les Hell’s Angels ont violé une femme, dans une petite cabane, évènement qui a longtemps hanté Hunter. Au milieu de cette folie, j’étais là, âge d’un an et quelque mois, endormi dans un coin de cabane, bombardé de sensations et d’impressions, sans doute relativement en sécurité, mais dans une situation qui ne cadre pas avec ma conception d’une éducation parentale responsable visant avant tout à protéger sa progéniture.

En 1970, Hunter a couvert le Kentucky Derby pour un magasine éphémère intitulé Scanlan’s, rédigeant le premier article de ce qu’on appellerait le « journalisme Gonzo », terme inventé par un de ses collègues écrivains pour décrire une combinaison unique, propre à Hunter, de subjectivité à la première personne, de rapport factuel et d’hyperbole, rédigée en une prose brute et puissante. Le terme « Gonzo » a fini par qualifier à la fois l’écriture de Thompson et son mode de vie.

[…] Alcoolique, drogué, menant assurément une vie débridée, il était aussi un écrivain brillant, un joaillier de la langue, ce que son aura de personnage incontrôlable semble avoir relégué au second plan. Lorsque les gens entendent le nom de Hunter S. Thompson, s’ils le connaissent, c’est cette image outrancière qui leur vient en premier à l’esprit. Et c’est dommage. Il a toujours été d’abord un écrivain qui au sens le plus exigeant et le plus noble du terme : pour lui, écrire était une vocation, pas un simple métier. Tout le reste était secondaire. La drogue, la famille, les maîtresse, les amis, le sexe, l’aventure, tout cela venait après l’écriture. Et moi je suis arrivé dans son monde en 1964. Il avait alors 27 ans, il était pauvre et vivait dans une cabane non chauffée avec sa jeune épouse.

Bien sur, ce n’est pas un secret et pas besoin d’être Sherlock Holmes pour savoir qu’être l’enfant unique de Thompson ne serait pas une partie de plaisir.

Tous le long de cette biographie, Juan, tout en détestant son père d’un côté et de l’autre l’aimé tendrement, semble chercher à être respecté, à rentrer dans son cercle, à l’assister pour bénéficier de l’attention de son père. Quand on n’y pense, ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Ne serait-ce pas plutôt le père qui devrait être au petit soins pour son enfant, sans bien sûr en faire un enfant roi ?

Il a fallu des décennies à Juan pour enfin recoller (certains) morceaux avec son père, mais c’était toujours le fils qui faisait le premier pas. L’apothéose de leurs relation, le point où ils ont été le plus proche, restera le jour précédant le suicide de Hunter. Juan savait, sans oser le dire que son père n’accepterai jamais la maladie, l’infirmité, la dépendance.

J’ai découvert un aspect que je ne connaissait pas, celui d’être un « fils/fille de ». Loin d’être forcément l’idylle, la vie rêvée, la célébrité d’un ou des parents faits que leurs enfances et leurs vies n’est pas dénué d’embûche, de soucis, de drame.

Se trouver soi-même en essayant de se détacher de la notoriété des parents est une tâche qui semble loin d’être facile. Je ne lis pas forcément les tabloïds, mais on remarque souvent des enfants de stars partirent à la dérive. Riche ou pas, la vie n’épargne personne.

Mais ce qui est intéressant dans se livre, ces que s’est LE FILS de HUNTER S. THOMPSON. Le personnage Thompson est difficilement dissociable du vrai être humain.

La preuve en, c’est Juan qui a du lui même faire les efforts pour construire quelque chose avec lui. Et ce n’était pas forcément une mince affaire. Juan se sentant souvent mise à l’épreuve par son père, notamment au niveau de sa virilité.

L’ouvrage tape aussi dans les cordes sensibles que son les relations parents/enfants quand ces premiers sont addictes. Avec Hunter, accro à l’alcool, à la cocaine et ne crachant que très rarement sur le LSD et autre paradis artificiels , la tâche pour Juan a été de comprendre et d’accepter. Hunter n’a JAMAIS voulu arrêter. Le fiston a dû vivre avec. Voir son père s’autodétruire en quelque sorte en ne pouvant rien faire.

L’ouvrage contient énormément de photographies personnelles de Hunter, Juan et leurs vie de famille, qui bien que compliquée, a résisté jusqu’à la fin pour être présente.

C’est ainsi que ce termine notre série de lecture sur Hunter S. Thompson. Il y a bien sûr encore beaucoup d’ouvrage à lire sur l’homme, mais pour l’instant, ma soif de Gonzo est étanchée et il est tant de passer à d’autres auteurs, d’autres vie et d’autres aventures !

Jaskiers

À venir sur le blog : Une grande dame, journaliste, écrivaine, aventurière et reporter de guerre : j’ai nommé Martha Gellhorn !

Une des plus grande reporter de guerre, journaliste et romancière du XXe siècle.(peut-être meilleur qu’un Hemingway, d’ailleurs ils ont été mari et femme pendant quelques années mais ont divorcés. Un des causes de se divorce serait la compétitivité entre les deux, et un Hemingway légèrement (beaucoup ?) macho qui ne supportait pas qu’une femme lui vole la vedette…)

Les deux ouvrages présent sont principalement ses récits de guerres, je suis impatient de voir son travail et de partager avec vous ce que j’en ai ressorti !

À bientôt !

Jaskiers

Gonzo The Life of Hunter S. Thompson par Jann Wenner & Corey Seymour (english version book)

Quatrième de couverture :

-> Sandy Thompson <-

Hunter was born different – very different. He was angry. He was charming. He was a lot of trouble. And what I always used to say was that he shot out of the womb angry. And then he left the same way.

-> Tom Wolfe <-

Hunter was the only twentieth-century equivalent of Mark Twain. Twain would take dignified things and show their idiocy with few changes. It was very subtle compared to Hunter. Instead of saying ‘Let’s put this thing up against the wall,’ Hunter would say, ‘Let’s just go through the wall.’

Born a rebel in Louisville, Kentucky, Hunter S. Thompson spent a lifetime channeling his energy and genius into landmark works that revolutionised the art of journalism. From his first book, Hell’s Angels – wich chronicled a year spend with the notorious motorcycle gang – to his legendary work for Rolling Stone, he wrote with a voice unlike anything the world had ever heard before.

In this unique biography, the memories of over a hundred people – family, friends, colleagues and contemporaries – combine to tell the full story : his early days in Louisville; raising hell in New Yorks; his campaign to become the sheriff of Aspen; the guns, the drugs, the rants and the roar – all the brilliance and the madness that was uniquely Hunter S. Thompson. Gonzo is a superbly vivid biography of a life writ large, with no excuses.

– Un livre contenant le témoignage de plus de 100 personnes ayant côtoyées Hunter S. Thompson ? Ça promettait et je ne pouvais passer à côté. Et je sais encore un livre sur Thompson. Encore un arrive, le dernier de la fournée !

Ce livre est une biographie audio, ce qui signifie qu’elle ne contient que des souvenirs et témoignages de personnes ayant côtoyés le Dr Gonzo. Avec des témoignages de Nicholson, Johnny Depp, Sean Penn, Marilyn Monson, ses nombreuses ex-femmes et conquêtes, son unique fils Juan, Jann Wenner, des voisins, des proches ect…

Bien sur, voici 2 pépites du Dr Gonzo présent dans le livre, je vous faire un court résumé de ces deux histoire.

Hunter Thompson est chez un voisin à lui. Ce voisin a un enfant. Cet enfant possède une tarentule. Bien sûr Thompson veut la voir ! Il demande donc au gamin de sortir la tarentule de son aquarium, mais avant, Hunter décide que tous 3 doivent se mettre du rouge à lèvre avant de laisser se promener l’araignée sur leurs mains. La femme du voisin entre dans la pièce, elle voit donc son mari, son fils et Hunter, tous peinturlurés de rouge à lèvre jouer avec une tarentule.

Une petite deuxième ? Je vous l’a fais courte.

Hunter décide de mettre un énorme haut-parleur sur sa voiture. Se dirige devant la maison de Jack Nicholson, mets en marche son haut-parleur qui crache des bruits d’animaux tués ou à l’agonie. Il mets des cœurs d’Elans sur le palier de Jack et s’amuse à tiré 2 coups de feu sur sa toiture. Il s’enfuit s’en être vu…

Heureusement car Nicholson avait appelé le Sheriff et le FBI qui se sont précipité chez Jack armés jusqu’aux dents car le massacre perpétué par la famille Manson était encore dans toutes les têtes. Jack ne devinera que plus tard que le Dr Gonzo était l’homme derrière cette mise en scène complètement folle.

Le fait avec Thompson est que je n’arrive pas à dissocier l’homme, l’écrivain et le drogué. Le personnage que c’est crée Thompson, personnage de drogué, alcoolique, incontrôlable, violent, manipulateur, jaloux, manipulateur est en fait lui même. Bien sur l’homme peut se montrer loyal, généreux, aimant, amical mais l’homme a fusionné avec la caricature. La caricature est l’homme, l’addiction à la drogue et à l’alcool l’empêche de sortir de cet camisole. J’ai cherché dans ses écrits une protestation, une révolte contre cette caricature, il y en as, mais tout ce qu’il écrit l’enferme dans cette image, il est resté, pour le grand public le camé de Rolling Stone qui écrit sur les événements perché à l’acide, LSD et alcool. Son rêve d’être reconnu comme un Hemingway ou un F. Scott. Fitzgerald ne sait jamais réalisé. Mais il a inventé son propre style journalistique et marqué l’histoire des lettres américaines.

L’homme est le mythe. Jusqu’au bout.

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #2 – La fille en robe bleue

Sortez les violons cher(e)s lecteurs et lectrices car voici mon côté nian-nian et romantico-lourdingue !

C’était, si je m’en rappel bien, l’été où le printemps 2018. J’étais invité au baptême d’une de mes petites cousines.

Au début, je ne voulais pas y aller. Les Églises, depuis la mort de mon père et mon frère n’était pas vraiment ma tasse de thé. Je n’avais rien contre Dieu ni l’Eglise mais c’était comme ça. Pour moi, encore aujourd’hui malheureusement, l’église reste un lieu pour les morts, non pour les vivants. Je sais que les pratiquants qui me liront me diront que non, c’est en fait tous le contraire. Mais chacun sa vision des choses Messieurs Dames. Je respecte la vôtre, respectez la mienne.

Je me suis quand même décidé à assister à la cérémonie à l’Eglise puis de rentrer directement chez moi, pas de repas de fête.

Il y avait du monde dans l’Eglise, non pas que ma famille soit nombreuse mais il devait y avoir une messe et peut-être un autre baptême, je n’en sais rien.

Le baptême se déroula… et bien comme un baptême ! J’ai juste été surpris que ma toute petite cousine n’est pas pleuré quand le curée l’a baptisé. À tous les baptêmes auxquels j’ai assisté, le bébé se mettait à pleurer quand il recevait l’onction (c’est bien comme ça qu’on dis non ? La bénédiction ?).

Une fois la cérémonie terminée, je dis au revoir au membres de ma famille et sorti de l’église.

Il y avait du monde devant l’entrée du lieu de culte… Beaucoup.

J’ai l’habitude, dans la foule, de regarder le sol devant moi, de ne pas regarder les gens. Mais par curiosité, j’ai jeté un regard sur la foule et je vis la plus belle femme que j’ai vu de ma vie…

Bon j’ai 26 ans et je pense avoir encore le temps de voir de belles femmes dans la rue, mais se souvenir revient souvent.

Elle était blonde, grande, yeux bleus captivants et timide mais aussi légèrement hautains, teint hâlé, des jambes qui n’en finissait plus dans une magnifique robe bleu qui s’alliait parfaitement avec ses yeux, son physique et son teint.

Je ne l’ai regardé que, peut-être, 3 secondes avant de détourner le regard et de ressentir comme une vague de fraîcheur.

Je n’avais jamais vu une femme si belle. Elle devait avoir mon âge.

Les cloches sonnaient et j’avais l’impression d’avoir vu un ange.

J’ai continué à marcher en direction de ma maison, avec l’image de cette jeune femme en tête. Je me demandais si il ne fallait pas que je me retourne pour voir si elle était vraie. Si je n’avais pas halluciné. Mais je n’ai pas osé.

Je la revois encore, et j’y repense aussi beaucoup, à sa magnifique robe bleue. D’où sortait elles ? Elle et sa robe ?

C’était un petit village, je connaissais à peu près tous le monde, du moins les jeunes de mon âge. Elle, je ne l’avais jamais vu. Et j’ai commencé à m’imaginer qui elle était, d’où elle venait.

Je me rappel qu’elle était à côté d’un couple âgé d’environ cinquante ans. Ses parents sûrement. Le peu de temps que je l’ai regardé, elle ne semblait pas avoir de « cavalier ». Elle était là, belle. Juste belle, dans le plus beau sens du terme, dans sa plus pure définition. Seule, l’air timide mais en même temps confiante. Comment ce paradoxe est-il possible ? En faite, si il y a tant de paradoxe, c’est peut-être qu’elle était indescriptible. Elle avait l’air inatteignable, comme une apparition divine… Après tous je l’ai vu en sortant d’une église…

Ce n’est pas la seule belle femme que j’ai vu de ma vie hein, il y en a qui j’ai fais la cour ! Maladroitement bien sur. Certaine ont dit oui beaucoup on dit non. Mais jamais je n’avais ressenti une tel intensité en voyant quelqu’un.

Jamais, je n’aurai pu l’aborder. Je n’aurai pas pu trouver les mots, la regarder droit dans les yeux… Mais je reste avec le souvenir que j’ai d’elle pendant ces 3 petites secondes d’une femme dont la beauté et la présence m’ont marqué. Et encore aujourd’hui, je lui invente une vie, pourquoi était-elle là ? Que fait-elle maintenant ? Une chose est sur, je n’ai sûrement pas dû la marquer autant qu’elle m’a marqué. J’étais coiffé à la va-vite, une veste de costume vite fait enfilée sur un t-shirt blanc, un jean bleu foncé et des chaussures noir avec semelles blanches. Je n’étais rien à côté de cette dame.

Ou alors j’ai halluciné, ce qui ne m’est jamais arrivé avant ni après.

Alors oui, l’histoire est sacrément nian-nian mais vous auriez dû la voir !

Jaskiers

Sylvain Tesson et 120 personnes du monde des Arts appellent à soutenir l’Arménie et l’Artsakh dans Le Figaro Magazine

J’espère que vous pouvez lire la page du magazine avec ma photographie. Merci de m’avertir en commentaire si ce n’est pas le cas.

En espérant que les choses changent… Comme d’habitude.

En attendant : #jesoutienslarmenie – #jesoutienslartsakh

Jaskiers