Gonzo The Life of Hunter S. Thompson par Jann Wenner & Corey Seymour (english version book)

Quatrième de couverture :

-> Sandy Thompson <-

Hunter was born different – very different. He was angry. He was charming. He was a lot of trouble. And what I always used to say was that he shot out of the womb angry. And then he left the same way.

-> Tom Wolfe <-

Hunter was the only twentieth-century equivalent of Mark Twain. Twain would take dignified things and show their idiocy with few changes. It was very subtle compared to Hunter. Instead of saying ‘Let’s put this thing up against the wall,’ Hunter would say, ‘Let’s just go through the wall.’

Born a rebel in Louisville, Kentucky, Hunter S. Thompson spent a lifetime channeling his energy and genius into landmark works that revolutionised the art of journalism. From his first book, Hell’s Angels – wich chronicled a year spend with the notorious motorcycle gang – to his legendary work for Rolling Stone, he wrote with a voice unlike anything the world had ever heard before.

In this unique biography, the memories of over a hundred people – family, friends, colleagues and contemporaries – combine to tell the full story : his early days in Louisville; raising hell in New Yorks; his campaign to become the sheriff of Aspen; the guns, the drugs, the rants and the roar – all the brilliance and the madness that was uniquely Hunter S. Thompson. Gonzo is a superbly vivid biography of a life writ large, with no excuses.

– Un livre contenant le témoignage de plus de 100 personnes ayant côtoyées Hunter S. Thompson ? Ça promettait et je ne pouvais passer à côté. Et je sais encore un livre sur Thompson. Encore un arrive, le dernier de la fournée !

Ce livre est une biographie audio, ce qui signifie qu’elle ne contient que des souvenirs et témoignages de personnes ayant côtoyés le Dr Gonzo. Avec des témoignages de Nicholson, Johnny Depp, Sean Penn, Marilyn Monson, ses nombreuses ex-femmes et conquêtes, son unique fils Juan, Jann Wenner, des voisins, des proches ect…

Bien sur, voici 2 pépites du Dr Gonzo présent dans le livre, je vous faire un court résumé de ces deux histoire.

Hunter Thompson est chez un voisin à lui. Ce voisin a un enfant. Cet enfant possède une tarentule. Bien sûr Thompson veut la voir ! Il demande donc au gamin de sortir la tarentule de son aquarium, mais avant, Hunter décide que tous 3 doivent se mettre du rouge à lèvre avant de laisser se promener l’araignée sur leurs mains. La femme du voisin entre dans la pièce, elle voit donc son mari, son fils et Hunter, tous peinturlurés de rouge à lèvre jouer avec une tarentule.

Une petite deuxième ? Je vous l’a fais courte.

Hunter décide de mettre un énorme haut-parleur sur sa voiture. Se dirige devant la maison de Jack Nicholson, mets en marche son haut-parleur qui crache des bruits d’animaux tués ou à l’agonie. Il mets des cœurs d’Elans sur le palier de Jack et s’amuse à tiré 2 coups de feu sur sa toiture. Il s’enfuit s’en être vu…

Heureusement car Nicholson avait appelé le Sheriff et le FBI qui se sont précipité chez Jack armés jusqu’aux dents car le massacre perpétué par la famille Manson était encore dans toutes les têtes. Jack ne devinera que plus tard que le Dr Gonzo était l’homme derrière cette mise en scène complètement folle.

Le fait avec Thompson est que je n’arrive pas à dissocier l’homme, l’écrivain et le drogué. Le personnage que c’est crée Thompson, personnage de drogué, alcoolique, incontrôlable, violent, manipulateur, jaloux, manipulateur est en fait lui même. Bien sur l’homme peut se montrer loyal, généreux, aimant, amical mais l’homme a fusionné avec la caricature. La caricature est l’homme, l’addiction à la drogue et à l’alcool l’empêche de sortir de cet camisole. J’ai cherché dans ses écrits une protestation, une révolte contre cette caricature, il y en as, mais tout ce qu’il écrit l’enferme dans cette image, il est resté, pour le grand public le camé de Rolling Stone qui écrit sur les événements perché à l’acide, LSD et alcool. Son rêve d’être reconnu comme un Hemingway ou un F. Scott. Fitzgerald ne sait jamais réalisé. Mais il a inventé son propre style journalistique et marqué l’histoire des lettres américaines.

L’homme est le mythe. Jusqu’au bout.

Jaskiers

Gonzo Highway de Hunter S. Thompson

Quatrième de couverture :

Le 21 février 2005, Hunter S. Thompson se tirait une balle dans la tête. Une mort en accord avec la vie qu’il avait choisie – et un point final mis à l’œuvre la plus délirante et la plus féroce de la littérature américaine. Inventeur du journalisme « Gonzo », ou le reporter est à la fois l’auteur et le héros de ses articles, Thompson était alors reconnu depuis peu comme un véritable écrivain. Gonzo Highway, recueil de lettres et de papiers divers, apparaît comme la quintessence de son univers : explosif et comique, sur fond d’autodérision et de saine colère. « J’ai l’impression que les gens préfèrent mes lettres à mes articles », écrivait Thompson. Une chose est sûre : il s’y montre à son meilleur, trublion politique et voyageur lucide, portant haut sa fascination teintée de haine pour le rêve américain – qu’il perpétue en s’acharnant à la détruire.

« Découvrir la littérature sauvage [de Hunter S. Thompson], c’était comme se faire gifler d’un coup par les Stones ou les Clash après des années d’écoute de Georges Brassens : une sensation physique, électrique, sexuelle, le sentiment de coller au plus près à l’urgence du monde et du moment. »

Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

Allez, on continus avec les œuvres de la tête brûlée du journalisme américain ! Cette fois, on s’attaque à la correspondance de Thompson avec son entourage. Thompson peut être un petit romantique, un magicien des mots et du style, mais de l’autre côté, il peut être un homme dont les tourments qui l’ont forgés (et, il faut le dire que ces tourments, il l’ai cherchés !) ont fait de lui un épistolier au langage cru et directe. Un petit peu comme Hemingway. Ernest était même moins violent que Thompson… C’est dire quel genre de bonhomme était Hunter.

Ce livre regroupe des lettres de Thompson envoyé à ses ami(e)s, collègues et « ennemis ». Autant dire que les échanges épistolaire des écrivains est un truc que j’adore lire. Ils contiennent parfois de petites perles, des compléments, une nouvelle perspective sur l’auteur. C’est toujours intéressant, on a l’impression de rentrer dans leurs intimités. Bien sur, si toutes les lettres et courriers que vous aviez envoyé durant toute votre vie se retrouver dans les mains du public, cela ne vous plairez sûrement pas. Je me suis toujours demandé si partager, et lire, ses lettres privées, ne posaient pas un problème éthique, de respect tout simplement. Mais c’est comme tomber sur un magasine people dans la salle d’attente d’un médecin (ou en magasin), on ne résiste pas à jeter juste un petit coup d’œil… Juste pour voir, n’est-ce pas ?

Mais avec Thompson, n’ayez aucun scrupule, il a gardé des copies carbones de toutes ses lettres, pour la postérité.

J’ai souvent considéré Thompson comme un écrivain hurluberlu, accro à l’alcool et à la drogue et aux sensations fortes. Il l’est, en quelque sorte, mais son écriture, ses lettres, ses romans et articles m’on montré une autre facette de l’homme. Très intelligent, sensible, timide et passionné de lettres américaines. Un homme de son siècle ? Non, je dirai en dehors de la courbe, dans le « turfu » comme diraient les jeunes d’aujourd’hui.

Extrait :

Au mois de juin, Hunter était complètement fauché, il s’était fait tabasser par la police, et coffrer pour troubles sur la voie publique et refus d’obtempérer. Il en était réduit à boire de l’eau de pluie, exposé aux piqûres des puces d’eau. Pressentant qu’il risquait un an dans une prison portoricaine, il s’échappa en voilier, cap sur les Caraïbes.

Il m’écrivît des Bermudes : « Cher Monsieur, je m’appelle H.S. Thompson et je souhaiterai travailler pour le San Juan Star… J’ai cru comprendre que Porto Rico était une endroit formidable… Je tiens cette information de trois types rencontrés à l’asile, dans le nord de l’État de New York… C’étaient des gars bien, et j’ai pu comprendre pratiquement tout ce qu’ils disaient. » […]

Sa vie obéi à des desseins inconnus de la plupart des mortels.

Les outils que Hunter allait utiliser par la suite […] dans le bouillonnement de son imagination : un esprit vif et tordu, un sens inné de la moquerie gratuite, le goût de l’excès, une suprême confiance en soi, un sens de la narration puisant à la source d’un ego blessé, et la colère caractéristique du hors-la-loi vertueux.

« Je n’ai pas encore trouvé de drogue qui défonce autant que de s’asseoir à sa table de travail pour écrire » –

Hunter S. Thompson

Jaskiers

C’est dimanche, voici un peu de Hunter S. Thompson, le journaliste Gonzo et tête brûlée de l’Amérique!

La paranoïa, ça n’existe pas. Vos pire cauchemars peuvent devenirs réalités à tout moment
Sur ma tombe, ils graveront, ÇA NE VA JAMAIS ASSEZ VITE POUR MOI.
Un Homme qui procrastine par choix va inévitablement voir ses choix choisi pour lui par les circonstances.
Je déteste me faire l’avocat de la drogue, l’alcool, la violence ou la folie pour tous le monde, mais ça a toujours fonctionner pour moi.
Si vous voulez jouez au fou, vous devez être payer pour le faire, sinon vous allez finir derrière les barreaux.
« C’est notre pays. Ce n’est pas le leurs (les néo-nazis). C’est pas un paquet de vendeurs de voitures d’occasions de Californie du sud (qui feront leurs lois). Dans une démocratie, vous devez être acteur ». Le contexte de ce gif : Hunter S. Thompson tire sur la maison de son voisin fasciste avec un Luger, arme de prédilection des Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Hunter la tête brûlée était farouchement anti-nazi.

Voilà quelques citations, qui je pense résument bien l’homme et sa mentalité. Je n’endosse pas forcément tout ce qu’il dit, ou tous ce qu’il a fait. Mais je lis actuellement un livre qui regroupe ses articles dans Rolling Stone, et une de ses phrases m’a marquée, il dit qu’il ne se voyait pas faire autre chose dans sa vie que d’écrire. Il a donc écrit sur ce qu’il connaissait le plus, tout en combattant la société américaine encore un peu puritaine et borderline fasciste des années 70. Voir son livre « Fear and Loathing on the Campaign Trail ´72 » où il suit, tant bien que mal, la campagne de Nixon, l’homme qu’il déteste par dessus tout.

Bon dimanche à vous !

Jaskier

Rhum express de Hunter S. Thompson

Quatrième de couverture :

Dans les années cinquante, Kemp, jeune journaliste globe-trotter, buveur de rhum confirmé et alter égo de l’auteur, quitte Greenwich Village pour Porte Rico où il a décroché un boulot de reporter au San Juan Daily News. Toutes sortes d’individus y travaillent : misanthropes désabusés, ratés, ambitieux prêt à refaire le monde, tous parias en quête d’une existence meilleure sous les tropiques.

Mais la paradisiaque triade rum, sex, sun vire aux cuites prolongées, aux fêtes débraillées, à la sexualité sauvage. Et en même temps qu’il bute contre la dérisoire liberté de l’ennui, Kemp assiste à la longue agonie d’une île rongée par l’argent, les ambitions de l’Amérique et la compromission hypocrite des journalistes.

Premier roman d’un écrivain qui deviendra célèbre, Rhum express, chronique mordante d’une désillusion, tranche avec tout ce que l’on connaît de Hunter S. Thompson.

Une petite rédaction de journalistes américains en plein Porte Rico dans les années suivant la Deuxième guerre mondiale… Imaginez ! Des tous jeunes trentenaires alcooliques, dépressifs, névrosés, violents dans une partie du globe qui ne tient pas forcément à la présence de ces Yankees insolents.

Hunter nous offres pour notre plus grand bonheur le bordel total dans lequel ces journalistes, perdues dans une époque de questionnement et de recherches intenses de sens et de sécurité, qui se saoul à grands coups de rhum et de bières.

Il partage avec nous des personnages loufoques, d’autres au bout de la corde et d’autres aux ambitions douteuses qui s’entremêlent sur l’île de Porto Rico. Nous partons avec eux dans des péripéties et des petites aventures souvent stupides, pathétiques avec un arrière goût de politique et de philosophie.

Jaskiers

Hell’s Angels de Hunter S. Thompson

Quatrième de couverture :

« Nous, mon pote, on est des irréductibles. Dans une Amérique conditionnée à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, on est les un pour cents d’irréductibles inconditionnels, et on crache dans leur soupe. Alors, mon pote, viens pas me parler Sécu et contredanses – parce que, laisse-moi te dire, tu prends ta femme, ton banjo, ta bécane et tu te tires. On a eu cent fois à se battre, et on s’en est toujours tirés à coups de poing et de botte. Laisse moi te dire, mon pote, que sur la route, on est les rois. »

Année 1960. Hunter S. Thompson passe un an avec les Hell’s Angels, des bikers qui se considèrent comme « la plus redoutable horde motorisée de toute l’histoire de la chrétienté ». En retraçant leur histoire, en décrivant leurs beuveries et leurs bagarres, le futur auteur de Las Vegas Parano aura façonné l’un des principaux mythes de la contre-culture américaine.

Le fameux journalisme Gonzo de Hunter S. Thompson, le « journaliste hors-la-loi », la tête brûlée, ne pouvait être que la seule personne à s’aventurer 1 ans avec les Hell’s Angels, un gang de motard qui connu ses heures de gloire peu après 1960 grâce à leurs comportements, leurs looks et surtout leur Harley Davidson.

Il suit ses cavaliers hors-la-loi des temps modernes pendant une année. Entre beuverie, bastons, sexe, drogue et déboires avec la police et la justice. Thompson est au milieu des déboires de ces bikers, il écrit ses articles, débats et parlent avec eux.

Ils sont jeunes, se sentent reclus de la société et se veulent les derniers hommes libres. Sauf que la police et la justice les talonnent. Entre accusation d’agression envers des agents de polices, de civiles, de bars et stations services misent à sac, violes collectifs, agressions sexuelles, les Angels se font une réputation… Grâce aux médias de masses qui s’en mêlent.

Hunter étudie l’influence de ce médias sur le gang, ils gagnent une immense notoriété, partout où ils passent, ils deviennent un objets de curiosité, une attraction. Pendant que certains les détestent, d’autres les admires. Mais les Angels se retrouvent perdus, voir diviser devant le fait qu’ils sont maintenant des stars et non des marginaux.

Hunter S. Thompson est l’un des écrivains qui le fascinent le plus, avec Hemingway.

Je conseil si vous êtes intéressés par se genre de sujet mais certains passages sont difficiles à encaisser

Jaskiers