À venir sur le blog : Un au revoir à Hemingway ?

Pourquoi est-ce un au revoir à Hemingway ? Car je crois avoir lu la presque totalité de ses œuvres, je sais qu’il m’en reste quelques-uns, notamment des nouvelles écrites pour les enfants. Mais ces 4 derniers livres seront peut-être les derniers gros ouvrages conséquent que je lirai sur l’homme.

Ses livres m’ont accompagnés et suivis durant une période extrêmement difficile de ma vie. Une période où lire a été mon seul refuge et plaisir. Hemingway et sa prose étaient là. Il ne m’as pas laissé tombé. J’admire l’écrivain, l’homme se levant avant le levé du jour pour écrire. Il as affirmé qu’il n’avait jamais raté un levé de soleil de sa vie car il écrivait très tôt le matin pour finir vers midi. L’homme as passé sa vie à écrire. Plus que ses voyages, ses péripéties, ses bêtises, son machisme et ego démesuré, il faut savoir qu’il était un acharné de travail. L’écriture était une prolongation de son corps, comme le serait un musicien et son instrument.

Voici les œuvres, de gauche à droite :

En défense du titre. Acheté car dans des nombreuses biographies, se livre apparaissait en note de bas de page, il fallait que je me le procure.

E.H apprenti reporter. Les débuts de journaliste du très jeune Hemingway !

En ligne. Recueil d’articles de ses reportages sur le front. Impatient de le lire !

How It Was de Mary Welsh Hemingway. Mary était la dernière femme de Ernest, et il lui en as beaucoup fait voir ! Ce sera peut-être mon dernier livre avant un bout de temps avec comme sujet Hemingway. J’ai décidé de finir avec cette œuvre écrit par sa femme car je pense en apprendre beaucoup sur l’homme, qui il était au quotidien. Je le sais, ce n’était pas facile de vivre avec lui, en fait, je crois que ce n’est pas facile de partager la vie d’un écrivain, homme ou femme, tout court. Mes lectures me l’ont apprises. Mary étant la dernière personne que Ernest ai aimé, je pense que ce sera un ouvrage franc et beau. Un au revoir, je l’espère encore, temporaire à l’Hemingway qui m’as suivis durant ces épreuves.

Car qui pourrait dire adieu à Hemingway ?

À bientôt, je l’espère, pour les articles à venir !

Jaskiers

La guerre de face de Martha Gellhorn

Quatrième de couverture :

Entre ses premières armes lors de la guerre civile espagnole, aux côtés de son futur mari Ernest Hemingway, et les derniers feux de la guerre au Panama, en 1990, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grand conflits du XXe siècle.

Les deux reporters se sont rencontrés à Key West, ont ensemble vu et raconté la guerre, jusqu’au moment où, quand Martha part en 1943 suivre l’avancée de l’armée américaine en Italie, «Papa » lui lance, exaspéré : « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l’île de Java à ceux du Vietnam, en passant par la guerre des Six Jours, va progressivement s’imposer, tant par son art de l’observation (elle était aussi photographe) que par l’immense qualité de sa plume, comme l’une des personnalités marquantes de la presse américaine.

Née en 1908, l’inspiratrice de Pour qui sonne le glas reste une grande figure du reportage de guerre. Son recueil The Face of War est publié pour la première fois en 1959. Devenu presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn finira par se suicide à Londres en 1998, à l’âge de 89 ans.

« Des articles exceptionnels, où l’ont perçoit tous les états d’âme par lesquels Martha Gellhorn est passée pour voir et parfois comprendre les souffrances de la guerre. » Télérama

« Enfin redécouverte, enfin traduite en français. » Le Monde des Livres

Extrait :

Un extrait d’un article de Martha Gellhorn à Madrid au milieu d’un bombardement pendant la guerre d’Espagne :

[…] Une vielle femme, un châle sur les épaules, tient par la main un petit garçon maigre et l’entraîne en courant à travers le square. Vous savez ce qu’elle pense : elle pense qu’elle doit ramener le petit garçon à la maison, parce qu’on est toujours en sécurité chez soi, au milieu des choses que l’on connaît. D’une certaine façon, personne ne croit qu’on puisse être tué quand on est assis dans son propre salon, on n’y pense jamais. Elle est au milieu du square quand l’obus suivant tombe.

Un petit morceau de métal tordu, brûlant et très aiguisé, se détache de l’obus et vient se planter dans la gorge du petit garçon. La vielle femme reste sans bouger, tenant par la main l’enfant mort, le regardant avec un air idiot, ne disant rien, et puis des hommes accourent et emportent l’enfant. Sur leur gauche, à l’extrémité du square, il y a une immense pancarte brillante qui a écrit : QUITTER MADRID.

Cette pancarte brillante me rappel les avertissement taguées sur les murs et bancs de Sarajevo avertissant les civiles de faire attention aux Snipers, ou à celui indiquant bienvenue en enfer.

Un article des plus touchants est celui sur ces réfugiés polonais à Londres qui racontent avec beaucoup d’émotions le massacre des civiles et des juifs. Cet article as été écrit en 1944, les camps de la mort et de concentrations étaient à leurs niveau de fonctionnement le plus haut. Il est donc impossible pour les gouvernements Alliés de nier qu’ils n’avaient pas connaissances de ces atrocités. Cela restera, sûrement pour encore longtemps, un mystère, que savait EXACTEMENT les Alliés sur le sort des Juifs. Personnellement, je pense qu’ils savaient mais pour une raison qui m’échappe, ils n’ont pas bougé le petit doigts… Peut-être devrais-je lire des ouvrages traitants de se sujet. L’Histoire est un puzzle, dont les pièces nous sont donnés des décennies et certaines fois des siècles après.

À noter aussi le très bel article sur les soldats français combattants en Italie. Il est rare, vraiment, qu’un auteur américain parle de en bien de l’armée française et de sa politique après la débâcle de 1940. Encore aujourd’hui d’ailleurs.

Martha utilise des mots pleins de beauté et d’espérance à l’égard du peuple français et des combattants des anciennes colonies. C’est agréable de lire ces mots, venant d’une américaine dont la ville préfère est Londres.

Le livre traite aussi d’autres guerres. Celle de la guerre des 6-Jours, du Panama, du Nicaragua. Dans ces articles, Martha prends une position plus ferme, elle choisie même son camp. Mets l’américain contribuable lambda devant l’horreur et la désorganisation que son gouvernement provoque en jouant sur la peur du communisme. Les récits de tortures commis sur des hommes, des femmes et des enfants sont difficiles à lire, mais Gellhorn va jusqu’au bout de son travail, NOUS mettre face à l’horreur de la guerre.

Ce que j’ai constaté, c’est à quel point Martha Gellhorn est confuse et marqué par la guerre. Elle écrit ce que ses yeux voient, ses oreilles entendent et ce que son nez sent. Elle se permet d’agrémenter ses textes de réflexions sur l’humanité, la politique, la nature humaine et le futur. Je sais qu’elle as été gravement choquée par les nombreux théâtres de guerres auxquels elle a assistée.

La fin du livre se compose des nombreuses introductions et conclusions que Martha as écrite à cause des plusieurs rééditions du livre. Ces textes pourraient faire partie d’un livre unique. Gellhorn s’exprime plus personnellement, ce relevant extrêmement critique à l’égard des politiques et gouvernants, et exprimant sa peur des armes atomiques et de l’absurdité de la guerre. Ses vœux, qui resteront pieux encore aujourd’hui et demain, seraient que le budget colossal dépensé pour la « Défense » soit utilisé pour aider les plus démunies.

Elle en a ramenée des textes dures et réalistes, laissant son lecteurs, parfois, se faire sa propre opinion. Je pense qu’elle a tellement souffert qu’elle est décidé d’écrire ses articles en pensant : « Voilà ce que j’ai vu, vécus, entendu. Je vous laisse quelques réflexions personnelles mais maintenant c’est à vous de vous faire votre propre opinion. Regarder vous dans la glace demain matin en vous disant que vous faite parti de la race humaine, cette race capable de toute ces horreurs.

Extrait 2 :

Sur la seconde guerre mondiale :

L’impression de folie et de mal de mal absolu procurée par cette guerre n’a cessé de croître en moi jusqu’au moment où, pour des raisons de santé mentale, j’ai renoncé à penser ou à juger, et je me suis transformé en magnétophone à pattes, équipe d’un pair d’yeux. La façon dont les gens restent à moitié saint d’esprit dans une guerre, j’imagine, consiste à suspendre en grande partie leurs capacités de raisonnement, à perdre l’essentiel de leur sensibilité, à rire des qu’ils en ont la moindre occasion et à devenir, lentement mais sûrement, fous.

Jaskiers

À venir sur le blog : Une grande dame, journaliste, écrivaine, aventurière et reporter de guerre : j’ai nommé Martha Gellhorn !

Une des plus grande reporter de guerre, journaliste et romancière du XXe siècle.(peut-être meilleur qu’un Hemingway, d’ailleurs ils ont été mari et femme pendant quelques années mais ont divorcés. Un des causes de se divorce serait la compétitivité entre les deux, et un Hemingway légèrement (beaucoup ?) macho qui ne supportait pas qu’une femme lui vole la vedette…)

Les deux ouvrages présent sont principalement ses récits de guerres, je suis impatient de voir son travail et de partager avec vous ce que j’en ai ressorti !

À bientôt !

Jaskiers

Guerre d’Espagne : un passion française | Le Monde (hors-série)

Avec en couverture, la plus célèbre photo de Robert Capa et avec comme sujet la guerre d’Espagne je n’ai pas pu résister !

Le magasine contient de très belles photographies, des ouvrages recommandés à la fin du magazine, des interviews d’historiens, une chronologie détaillée et de nombreux articles.

Une passion française ? Peut-être. Mais je retiens la non-intervention de la France et de l’Angleterre du côté Républicain. Laissant les mains libres à Mussolini et surtout à Hitler pour aider les franquistes, les fournirent en armes, véhicules et surtout avions.(N’oublions pas Guernica. Qui n’est pas qu’un tableau de Picasso.) Hitler développera ainsi la technique du Blitzkrieg, la guerre éclaire, qui aidera grandement à la chute de la France.

La guerre civile d’Espagne et le premier volet de la seconde guerre mondiale. Torture, viole, pillage des deux côté, même si l’historien Paul Preston l’écrit dans son livre « Guerre d’Espagne – Une guerre d’extermination » les exactions seront beaucoup plus nombreux côté franquiste.

N’oublions pas non plus les civiles, les réfugiés et républicains fuyant pour la France. Certain républicains espagnols se battront au côté de la Résistance, comme l’écrivain Jorge Semprun, certains mourront, d’autres seront déportés et y trouveront la mort aussi. Je regrette que l’on ai oublié les Résistant espagnols qui se sont battu pour leur pays ainsi que pour la France. Je ne connais pas d’ouvrage, peut être ai-je mal cherché, sur les espagnols dans la Résistance et je trouve cela injuste et dommage.

N’oublions surtout pas les nombreuses femmes Républicaines Espagnoles qui ont pris les armes et qui se sont battues courageusement.

La fin de la dictature de Franco en Espagne prends fin à sa mort le 20 novembre 1975.

N’oublions pas non plus la journaliste Renée Lafont, tué par les franquiste qui n’a pas eu le droit à la légion d’honneur contrairement à ses deux collègues masculins : Guy de Traversay et Louis Delaprée.

Gerda Taro, la reporter photographe compagne de Capa trouvera elle aussi y trouvera la mort à l’âge de 26 ans…

Je conseillerai aussi au lecteur de cette article de lire les ouvrages de Hemingway, notamment son roman « Pour qui sonne le glas » et la mythique journaliste (et ancienne compagne de Hemingway) Martha Gellhorn dont de nombreux ouvrages sont disponibles et que je m’apprête à lire dans quelques temps !

Je vous conseil vivement l’ouvrage de Paul Preston « Une guerre d’extermination : Espagne 1936-1946 »

Cet hors-série est vraiment de qualité et je vous le conseil pour une entrée en matière dans le drame qui a été la guerre civile espagnol.

Jaskiers