C’est dimanche, c’est Faulkner.

Quelques citations glanées sur Internet du célèbre auteur de l’ouvrage « Le bruit et la fureur ».

J’oserai ajouter qu’on peux aussi vivre d’espoir… L’espoir est peut-être une illusion en soit…
L’art rend-elle les Hommes immortels ?
Attention de ne pas être happé par ces ombres.

Bon dimanche à vous ! Et bonne semaine !

Jaskiers

Héroïne : Gerda Taro, photographe et reporter de guerre, épouse de Robert Capa, morte en Espagne à 26 ans.

Le double de Robert Capa, elle aurait convaincu Capa d’américaniser son nom pour avoir plus de succès. Et ce conseil s’avéra important pour la carrière de Robert Capa.

Contemporaine des femmes (et même des hommes) reporters de guerre, son courage et son talent, surtout son humanité, prouveront aux publics du monde entiers que les photographes de guerres sont indispensables pour pouvoir se représenter les horreurs de la guerre, et d’imposer la place des femmes dans le journalisme.

Bien sur, comme trop souvent, Gerda a été oubliée par l’Histoire, souvent cantonnée à être la femme du grand Robert Capa. Mais sa vie et sa mort prouve que son travail a autant de portée que son célèbre mari, qu’elle a grandement aidé à atteindre la célébrité. Elle est décédé sur le front durant la guerre civile espagnole.

Bien sur, je ne parle que des informations et photographies que j’ai pu glaner sur internet et dans quelque livres. Et comme souvent je l’écris, il sera de mon devoir de me procurer ses œuvres, de les lires et les étudier pour ensuite les partager avec vous sur le blog.

J’espère encore découvrir de nombreuses femmes qui ont bravées les interdits et affrontées l’horreur et s’imposer, ou non, dans se monde machiste et patriarcal.

Garda Taro avec son mari Robert Capa.

J’espère vous revoir sur le blog le jour où j’aurais mené mon projet de découvrir ces femmes à bien !

Photographie récemment retrouvée du corps sans vie de Gerda Taro

Jaskiers

How It Was de Mary Welsh Hemingway (English book version)

Quatrième de couverture :

‘As honest and revealing as Hemingway ever wrote’

Los Angeles Times

BRILLANTLY IMMEDIATE

Sunday Times

Ernest Hemingway – the heroïc and finally tragic figure who lived and wrote three wars, hunted big game in Africa, fished giant marlin from the Gulf Stream, fought bulls in Spain – and won the Nobel prize for literature.

With him Mary Welsh experienced a courtship that ragged across Europe, a marriage that made headlines for a generation, and ended in his suicide.

This is her uniquely intimate and loving look behind the legend – and much more.

This is how it was

‘A MASSIVE PORTAIT’

Daily Telegraph

‘FASCINATING READING’

Daily Express

Ce livre est une autobiographie de Mary et non un livre totalement basé sur Hemingway. Le première quart du livre ne mentionne pas du tous Ernest.

Le livre commence par l’enfance de Mary dans le Minnesota, une mère et un père aimants dans la campagne du Mid-West américain.

Son père l’amène très jeune à voyager et à naviguer sur les nombreuses rivières près de leurs maison. Elle apprends auprès des Indiens leurs cultures et leurs langues. Son père l’emmène camper dans les bois, peuplés d’ours, de cerf et de biches. Elle devient amoureuse de la nature, de ses balades avec son père, qui est un homme aisé grâce à ses premier investissements de jeunesse dans le bois.

Son père semble le père « cliché » des bons paternels. Il ne lui crit jamais dessus, même si il faut dire que Mary est une enfant sage, il lui apprends à penser par elle même, et lui transmet sa passion et ses connaissances sur la littérature. Notamment Shakespear, qu’il aime citer dès que la discutions ou la situation si prête.

Puis vient l’adolescence, sans problème, l’âge adulte, ou Mary décide de devenir journaliste.

Ses premières expériences lui montreront à quel point le métier est exigeant, et que les journalistes peuvent parfois être compétitif.

Voyant la situation politique se dégrader en Europe, et la guerre arriver, elle fera des pieds et des mains pour pouvoir se faire engager dans un journal à Londres.

Mary Welsh Hemingway

Après moult péripéties et tout en gardant ses propres valeurs, Lord Beaverbrook, un grand magnat de la presse anglaise lui fera des avances très osé qu’elle refusera, elle réussira grâce à sa persévérance à trouver un emploi de correspondante pour le journal anglais Daily Express et se mariera avec Noel Monks, un journaliste australien.

Puis vient la Seconde Guerre Mondiale et la chute de la France, auxquels elle assiste aux côtés des français. La confusion, l’incompréhension de la débâcle française puis le retour à Londres.

Ernest Hemingway et Martha.

Voici un petit extrait du jour où elle rencontra Robert Capa et Lee Miller pour la première fois :

[…]Bob Capa came to photograph the war and one could almost hear the upswing in female heartbeats around the office. Lee Miller came to photograph the war and with her crusty, cool intelligence smoothed down the office airwaves, but not the heartbeats.[…]

Bien sur, il faut une première fois à chaque chose. Voici la première fois que Mary voit Hemingway :

John Stais gave us a tiny table by the door of his second floor where half a dozen friends were already roosting, and Shaw murmured that the big fellow lunching alone across the room was Hemingway. In his heavy woolen R.A.F. uniform he looked much too warm and uncomfortable.

Ernest et Mary s’amourache rapidement l’un de l’autre. Ernest allant jusqu’à la proposer en mariage lors de leurs première rencontre. Bien sur, c’était pour casser la glace, Ernest étant encore marié avec Martha Gellhorn, célèbre reporter de guerre. Mais les relations entre Ernest et Martha ne sont pas au beau fixe et Hemingway gagne le cœur de Martha, l’histoire de leur amour commence !

Les deux tourtereaux s’installent au Ritz après la libération de Paris, rien de moins. Hemingway continue son travail de reporter de guerre / commandant de troupe officieux, tandis que Mary continue son métier de reporter pour le Daily Express.

Tôt dans leurs relations, Hemingway se dévoile très amoureux et possessif, ce qui engendrera leurs premières bagarres, Hemingway l’a gifla, Mary le rua de coups. Leurs premières disputes se réglera grâce à l’intervention de Marlène Dietrich.

Les amoureux se découvrent peu à peu.

Revenu auprès de Mary au Ritz après un voyage sur le front, Hemingway apprend la blessure et la capture de son fils, parachutiste, près de Nancy. Mary se déplacera en personne près du lieu du drame pour en apprendre plus sur la capture de son nouveau beau-fils.

Elle apprendra aussi que Hemingway est un casse cou. Un homme d’action. Avec les blessures qui vont avec.

His health was a question mark. His old friend Dr. José Luis Herrera, who had been chief surgeon for the 12th International Brigade in Spain, lunched with Ernest at the pool and told him that the first hemorrhage, from a motocar’s collision with a London water tank in the street should have been opened and drained, with three months of convalescence afterward. Instead, in August 1944, Ernest, riding in a motorcycle’s side-car, with his driver and photographer Bob Capa, had rushed into the path of a German antitank gun. The three had jumped into ditches and Ernest had banged his broken head, hard, against a stone. But he now wrote : « Am so much better than have ever been since you’ve known me that please don’t think of me as a hypochondrious »

Elle découvrira aussi l’amour d’Hemingway pour les animaux, notamment les chats de la Finca Vigia :

Ernest introduced me to […] the principal cats : Princessa, the fine-boned elegant gray Persian, mother of the tribe, beautiful, and with her Persian secret a bit to feminine for me; Uncle Willy, the children’s favorite cat, a square, striped, businesslike male, who disdained cats but liked people; Bigotes, the big rough endearing fighting stud of the family; Uncle Wolfie, long-haired and silvery like his mother, debonnair and timid; and that’s year’s crop of young mothers with their children. They sunned in their respective favorite places along the terrace every morning. I noticed, and took to promenading it regularly, offering greetings and ears for scratching.

Mary Welsh Hemingway caressant un chat de la Finca Vigia.

À noter aussi une croustillante anecdote. Boyse, un des chats mâles d’Hemingway s’amourache de Mary. Et Boyse et tellement jaloux et possessif qu’il griffera les organes génitaux d’Hemingway !

Un dernière info sur les chats et Hemingway ?

Il est responsable de la prolifération des chats polydactyles, c’est à dire des chats à 6 ou 7 doigts, à Cuba ! Les chats de la Finca Viga se reproduisant sans aucune limite ! La preuve ? Regardez le Wikipedia des chats polydactyles.

J’ai pas pu résister de vous poster se petit gif !

Puis viendra la découverte du Pilar, le fameux bateau de pêche d’Hemingway ! Et même ces utilisations pour le moins atypiques !

In World War II she [Pilar] had been loaded with radio, high-explosive and sound-detection gear and had served as a Q-ship hunting German submarines which were torpedoing Allied tankers off Cuba and along the eastern coast of the United State. She had cruised the Gulf Stream and the islands off Cuba’s north coast a month at a time for about a year and a half pretending to be a scientific expeditionnary ship.

Hemingway sera toujours hanté par la guerre. Comme cette extrait d’une de ses lettres à Mary :

Meanwhile he was indignant about the Allied treatment of the Germans. […] « We killed 60,000 civilians with one bomb; hang sixty-year old women for killing aviators. […] War is completely and utterly barbarous, a crime against man and mankind. »

Mary fut une fausse couche. Elle faillit en mourir. Le docteur de Cuba ne lui donnait aucune chance. Hemingway prit les choses en mains et la sauva ! Il joua au chirurgien amateur et réussis à sauver in-extrémis sa femme en lui déviant une veine. On pourrai croire à une de ces histoire rocambolesques attribuées souvent à Hemingway mais Mary, après avoir interrogé le médecin et les infirmières lui confirmeront l’intervention héroïque d’Ernest !

Vient les soucis, et souvent ils ne viennent jamais seul. Patrick, le deuxième fils d’Hemingway est victime d’un grave accident, il souffre d’un sévère traumatisme crânien. Le père de Mary est hospitalisé pour un sérieux problème à la prostate. Les voilà séparé, physiquement. Les (très) nombreuses lettres qu’ils s’échangent entre Chicago et Cuba leurs permettent de garder un contact. Les échanges épistolaires sont magnifiques. Entre deux êtres qui s’aiment.

Viendra ensuite un moment rare pour Mary, Ernest parlant de son enfance. Fils d’un père médecin et d’une mère professeur de musique, chanteuse d’opéra américaine et peintre, son enfance se partage entre chasse, et travailles en tout genre, la lecture, l’écriture, son premier amour avec une indienne américaine, des déboires avec sa mère (qu’il insultera abondamment car la famille ayant des finances très limitées, la mère achètera des vêtements et objets hors de prix. Son père, soumis selon Hemingway, ne disait rien). Vient ensuite l’histoire d’une chasse qui fera d’Ernest un hors-la-loi. Ayant tiré sur un animal hors-saison, et sous les yeux du fils du maire de l’époque, il est recherché par les gardes forestiers. Averti par sa sœur il s’enfuira pour travailler dans une ferme et vivre avec des Indiens Ojibwés.

Son père se suicidera à 57 ans.

Dr. Clarence Hemingway et Grace Hemingway.

L’Italie, un voyage en amoureux, direction Venise, ou le couple rencontrera la fine-fleure aristocratique et artistique italienne. Hemingway fera la connaissance d’une jeune femme, Adriana Ivancich, 18 ans, aristocrate italienne, dont la « beauté » aidera Hemingway à débuter son roman Au-delà du fleuve et sous les arbres. Mary ne sera pas jalouse, elle sait que Ernest ne fera pas l’impardonnable pour un couple marié.

Le retour à Cuba, leurs chats, leurs chiens, la construction d’une tour dont le sommet sera le bureau de travail d’Ernest.

Puis reviennent les disputes, surtout à cause de la consommation excessive d’alcool d’Ernest. Ce qui est intéressant, c’est que même dans leurs propres maisons, ils communiquent par lettres durant les moments difficiles.

Mary défiera Ernest dans un concours de pêche, pari et argent à la clé ! (Le résultat ? Désolé mais je ne vais pas tous vous dévoiler).

J’ajoute que durant ces périodes, la santé d’Ernest n’est pas au beau fixe. Des maladies en tous genre l’atteignent et Mary trouve le moyen de se blesser plusieurs fois.

Un autre accident. Pendant une virée de pêche en haute mer sur le Pilar dans le Gulf-Stream, Hemingway est victime d’une chute violente, la tête prendra le choc. Encore une fois.

Les Hemingway aiment recevoir chez eux, à Cuba, dans leurs maison, la Finca Vigia. D’ailleurs, les Ivancich sont invités, et Hemingway devient de plus en plus irascible, insultant Mary sans raison. Mais Madame Hemingway n’est pas le genre de personne à se laisser faire. Elle répond intelligemment, mettant Hemingway devant ses responsabilités. Certes le couple as perdu beaucoup d’ami(e)s, dont F. Scott Fitzgerald, mort à 44 ans d’une crise cardiaque. Le roman d’Hemingway, Au-delà du fleuve et sous les arbres, est miné par la critique. Mary est là, fidèle au poste pour le soutenir.

Et sortant presque de nul part, Monsieur Hemingway sort Le vieil homme et la mer.

Pauline, la deuxième femme d’Ernest et la mère de ses deux plus jeunes fils, meurt, minant sévèrement le moral d’Hemingway ET de Mary avec qui elle était entretenez des relations amicales.

L’énorme succès de Le vieil homme et la mer permets à Ernest de faire un retour tonitruant, prouvant aux critiques qui l’avaient enterrés pour Au-delà du fleuve et sous les arbres qu’il n’était pas fini. D’ailleurs, ils remportera le prix Pulitzer, récompensant sa carrière d’écrivain et de journaliste.

Et vient le temps du grand voyage en Afrique, en n’oubliant pas de passer par la Normandie, Rouen, Paris et le Ritz, l’Espagne, Saint-Sebastian, Saint-Firmin, Pampelune, Madrid avec des fiestas, des corridas, des fêtes entre vieux ami(e)s, avant de remonter pour Marseille et embarquer pour l’Afrique de l’Est pour leurs dernier safari.

Ernest Hemingway (centre avec sa barbe iconique) et Mary à droite assistant à une corrida.

Suis une magnifique épopée, Mary conte leurs aventures peuplées dès légendaires guerriers Maasaï, qui les aident dans leurs périples. Madame Hemingway se révèle être une excellente écrivaine, vous êtes plongé avec eux dans la beauté, et il faut le dire, la cruauté d’un safari. Ne tenez surtout pas les Hemingway pour des braconniers, ils sont suivis et conseiller par des « gardes-chasses » et ont aidé la communauté Maasaï à tuer des animaux nuisibles pour leurs précieuses récoltes, bétails et même leurs vies. Mary s’amourachera d’un bébé gazelle, qu’elle nourrira et s’occupera jusqu’à leurs séparation qui est d’ailleurs plutôt triste. Cette partie contient aussi des péripéties d’Ernest, bien sur, mais ce sera au lecteur/lectrice de le découvrir par lui même, je ne vais pas écrire tout non plus, j’ai peur de vous gâcher la lecture si un jour vous lisez se livre (non traduit en français).

Ernest et Mary avec un bébé gazelle de Grant nommé Baa que Mary as adoptée en Afrique de l’Est. Circa 1953

Le récit des deux accidents d’avions consécutifs en Afrique de l’Est est écrit de façon plus personnel chez Mary que dans celui d’Ernest.

Après le premier crash, au milieu de deux troupeaux d’éléphant, Mary s’en sort avec une côte cassée, Ernest et le pilote presque rien.

L’avion qui doit les rapatrier à l’aéroport et à la ville la plus proche s’écrase encore ! Cette fois, le feu se déclenche, leurs affaires brûles, Mary et le pilote sorte de l’appareil sain et sauf, Ernest lui, est obligé de cassé une fenêtre à coup de tête. Il en sortira grièvement blessé. Traumatisme crânien extrêmement grave, le foie et les reins gravement endommagés. Dans un hôpital de fortune, Ernest essaiera d’éteindre un feu de brousse seul, il ne réussira pas bien et souffrira de nombreuses brûlures. Rapatriés en Europe, Ernest dédaigne de faire soigner, son attitude devient de plus en plus irascible. Mary voyage, Paris, Londres, puis rejoins Ernest en Espagne où elle rencontrera la célèbre actrice Ava Gardner.

Ernest Hemingway, Mary Welsh Hemingway, Ava Gardner

Le jour de gloire de Ernest arrive grâce à un coup de téléphone d’United Press : Ernest Hemingway as remporté le prix Nobel de Littérature.

Pas de fête ou de folies pour fêter cela, les Hemingway font simple, entre eux, à Cuba, à la Finca.

Malheureusement, peu après, le père de Mary décède. Sa mère se retrouvant seule et en proie à un début de démence, Madame Hemingway se démène pour trouver une solution, avec le soutien d’Ernest, qui ne tari jamais d’effort pour aider sa belle famille.

À Cuba, la situation politique se dégrade, ainsi que l’insécurité. Le couple s’étant fait cambriolé plusieurs fois. Le coup d’état de Baptista contre le président Prio à La Havane inquiète.

La Finca Vigia de nos jours.

Malgré grès la terreur qui s’installe à Cuba, Mary trouve le temps de s’occuper de la maison et comme souvent dans se livre, elle écrit sur ses chats. Elle nous décrit leurs comportements et leurs personnalités très en détails. Et leurs aventures.

One day we missed him. He did not come trotting into my room under my breakfast tray to share my egg. He was not lounging on any window sill with his DON’T DISTURB sign nearly visible. Ernest could not recall having let him outdoors after diner for an hour or two of helling around, pretending to frighten lizards in the dark, and we heard no vigorous climb up a window screen, meaning « Let me in ».

I put the whole household on search detail, hunting the thick shruberry outside, calling, checking the gutters of the roof and, most unlikely, the corners of the Cat House. We hunted under chairs and beds, in linen shelves and closets. We suspected the ice man might have run over him with is rickety truck, but there were no trace of slaughter on the road. We interviewed the dogs, but none of them looked guilty. I wondered if we had been hexed.

On the third morning I pulled open my big bottom drawer for clean shorts and a shirt, and out jumped Cristobal eluding my arms and heading, composed but determined, for the pantry where the food was, He spurned out effusive welcomes, ate a snack of ground beef and went to loll and bathe himself on his favorite window sill. He had been most respectful of my clothes, sullying only one pair of shorts. His three-day imprisonment lessened only slightly his interest in the contents of drawers, but ever afterward we left them open a couple of inches.

Mary et un chat à Cuba.

Ernest vend les droits de son livre Le vieil homme et la mer pour en faire un film. Il sera engagé comme consultant, et tentera de se s’occuper de filmer un vrai marlin pour les besoins du film. Malheureusement, rien ne fonctionne comme prévu, le tournage prenant du retard et dépassant le budget, Hollywood s’occupera de construire un faux marlin. Ernest dira dans une de ses lettres, non présente dans se livre mais que je vous livre, qu’Hollywood à été irrespectueux en engageant un acteur américain, ne ressemblant pas du tous à l’image du vieil homme. Il aurait préféré un vrai cubain.

Et retour pour l’Espagne, avec les fêtes, l’alcool, les ami(e)s et un Hemingway devenant de plus en plus irascible envers Mary. Quelque chose ne va pas avec lui. Elle le sait mais fait l’autruche. Ce n’est pas la première fois pense-t-elle, tout reviendra dans l’ordre bientôt.

Après les fiestas, retour à Cuba. Malheureusement, Mary apprendra par télégramme le décès de sa mère. Elle s’occupera de l’enterrement et de son organisation seule.

À Cuba, la situation politique devient délétère. Les forces de Fidel Castro, accompagnées du Che, affronte les forces du dictateur Baptista. Les meurtres en pleine rues, les pendues, les tortures. Les Yankees, le surnom donné aux américains par les cubains, ne sont plus les bienvenus. Il faut trouver un pied-à-terre aux U.S.A.

Ce sera Ketchum, dans l’Idaho. Mary y achète une maison dans la campagne. Ernest ayant retrouvé grâce à des employés du Ritz à Paris des documents datant d’avant la Seconde Guerre Mondiale qu’il avait laissé au bon soin du maître du célèbre hôtel, décidé d’écrire un livre sur son époque à Paris. Paris est une fête est entamé.

La maison des Hemingway à Ketchum, Idaho, U.S.A.

Encore une fois, un voyage en Espagne pour suivre le Mano a Mano entre Luis Miguel Dominguín et Antonio Ordóñez, matadors et beaux-frères. Ernest écrira pour le magazine Life un article sur le duel entre les frères qui durera tout l’été. Cette article deviendra un livre, « l’été dangereux ».

Après un bref retour à Cuba pour entretenir la Finca Vigia et choisir les meubles qui partiront pour Ketchum, Ernest déclare qu’il doit repartir pour l’Espagne, n’ayant pas assez de matériel pour finir son article. Mais.

Son état mental se dégrade grandement. De retour à Ketchum, Mary joue de subterfuges pour interner Ernest en Hôpital psychiatrique. Sous un faux nom pour éviter que la presse ne fouine, mais le poteau rose sera vite découvert. Ernest se dit traqué par la CIA, pense avoir commis des crimes financiers, il est obnubilé par son argent et ses impôts . Il devient paranoïaque.

Ernest se baladant dans la campagne de Ketchum.

Invité à l’inauguration du président J.F. Kennedy, il répond qu’à la vue de sa santé, il ne peut malheureusement pas assister à se moment historique. On lui demandera d’écrire quelques mots sur le nouveau président pour un livre, il mettra une semaine à écrire deux lignes.

La paranoia du prix Nobel de littérature s’empire.

[…] Ernest wanted no visitors, spend his morning mute and brooding at his writing table, his afternoons wandering aimlessly around the house or resting without riding in his room. […] I was not helping him [Ernest] find someplace safe from taxes. I was spending too much money on groceries. I had neglected him throughout his stay at St. Mary’s hospital. How could I have enjoyed a TV program that evening when we were such in great danger ? I was betraying our well-being.

Non seulement Ernest est malade, mais Mary se blesse, encore une fois, en tombant des escaliers. Rien ne va plus.

On Friday, April 21, I compled downstairs to find Ernest, still in his plaid Italian bathrobe, standing in the front vestibule of the sitting room, one of his favorite shotguns in his hand and two shells standing upright on the window sill in front of him.

Grâce à l’intervention de son médecin personnel, Ernest accepte de se faire hospitaliser, encore une fois. Il y reste de longues semaines.

Photographie d’Ernest. Il semble amaigrit et mal en point. Je ne connais pas l’année de prise de la photo.

Une fois revenu à la maison, des ami(e)s de la famille le retrouve avec le fusil à la main. Ils réussissent à le désarmer. Une autre hospitalisation. Avec une surveillance plus sévère. Ernest ressortira, mais il n’est pas guéri. Loin de là.

As we wedged into the small far-corner table, Ernest noticed a couple of men seating themselves at a small table farther inside […]

« They’re F.B.I. » Ernest muttered.

Puis Ernest se suicide. Mary voit le corps de son mari, le sang. Elle fuit. Racontant au média qu’il s’était tué suite à une mauvaise manipulation, parce que, dit-elle, elle ne pouvait se faire à l’idée qu’il s’était tué.

La succession, le régime Castro qui demande de faire de la Finca Vigia un musée, rapatrié des manuscrits, de l’argent. Mary tombe malade sous le poids des responsabilités et du deuil.

Elle voyagera, beaucoup, Nouvelle-Zélande, France, Afrique de l’Est, Honolulu et même l’ex-U.R.S.S. À noter que Hemingway n’est JAMAIS allé en Russie. Surprenant non ? Vu l’estime qu’il avait de Léon Tolstoï. Mary visitera d’ailleurs la maison du grand écrivain russe lors de son escapade en terre communiste.

Ses voyages ne l’empêcheront pas de travailler sur le manuscrits de Paris est une fête et sur d’autres nouvelles et recueils d’Ernest.

Le dernier chapitre du livre et une auto-interview qui répond à plusieurs questions que les lecteurs pourraient se poser à la lecture du livre.

En refermant le livre, j’ai eu comme une sensation que tout n’avait pas été dit… Peut-être est-ce dû à ma lecture du très bon livre de Aaron E. Hotchner, écrivain, journaliste, metteur en scène et grand ami personnel de Hemingway, qui a écrit un livre intitulé Papa Hemingway que je vous conseil fortement.

Mary as semblé omettre les séances électrochocs subit par Ernest, et les deux tentatives de suicide d’Hemingway ( il tentera de sauter d’un avion qui l’amenait à l’hôpital psychiatrique.) Elle a aussi omise le fait qu’Hemingway avait manipulé ses psychiatres, jouant la comédie du patient guéri pour sortir de son internement. Notamment lors de sa première hospitalisation. Vous pouvez lire tous cela dans le livre de Hotchner.

C’est un livre très long, mais aussi très beau. Un livre d’amour oui, mais aussi d’aventures, de voyages, d’amitiés, de drames. Bref, la vie d’une grande femme, intelligente, moralement solide (par expérience, les femmes sont beaucoup plus solide que les hommes mentalement parlant. Mais ce n’est là que mon avis personnel.), elle tient tête à un mari caractériel, parfois violent, physiquement une fois, verbalement durant toute leurs relations. Mais elle était amoureuse de lui, il était amoureux d’elle. Un homme n’avance jamais bien loin sans le soutien d’un ou d’une compagne, et Mary le prouve.

Réussir à vivre dans l’ombre d’Hemingway, tout en gardant son intégrité, ses valeurs et son courage ne devait pas être chose aisée. Mais elle l’as fait. Jusqu’au bout et encore après.

Bien sur, si vous aimez Hemingway, se livre est fait pour vous. Il est long, mais la lecture en vaut la peine. Malheureusement, il n’as pas été traduit en français.

Voici comment se termine m’as dernière lecture sur Ernest Hemingway avant un bon bout de temps. Il va me manquer, mais je crois qu’Ernest n’est jamais vraiment mort. Ses œuvres vivent en nous, comme vivent en nous nos proches disparus.

But I starved for the smell of Ernest’s chest, where my nose always nuzzled. I ached to touch is skin, which was smoother than any other, I thought. Having no creature to absorb and appreciate pats, hugs, kisses, I floundered in a void of unexpressed affections, and I missed my husband’s daily offerings of endearments and flattery. I also missed is discipline, his counseling of restraint when I veered into erratic enthusiasms or fears.

Mary et Ernest.

Jaskiers

Saturno devorando a un hijo de Francisco de Goya

Saturne dévorant un de ses fils – Francisco de Goya

J’ai découvert Goya grâce à Hemingway. Goya n’était pas le peintre préféré de Hemingway, lui c’était Cezanne. L’une des occupations préférées d’Ernest en Espagne après la Corrida était de visiter le musée du Prado, il en parlait beaucoup dans ses correspondances, tombant même amoureux d’une peinture ! Il y mentionnait Goya, que j’avais déjà vu en lisant La Peste de Camus car une peinture de Goya, Le préau des pestiférés faisait office de couverture.

Ma curiosité était piquée !

À la première vue de ses œuvres, j’ai ressenti beaucoup de colère, du sombre, de la tristesse et de la violence.

Et la vue de cette peinture sanguinolente m’as interpellé.

Quelle violence ! C’en est presque gore ! C’est dérangeant. Choquant. Je m’imagine Goya, peignant cette œuvre, dans quel état d’esprit était-il ? Pourquoi faire cette œuvre ? Il y a t’il un message personnel ? Un besoin d’extérioriser une colère ? Une angoisse ? Une peur ?

Et que dire du titre de l’œuvre ? À l’image de la terreur que peut exercer sur vous se tableau. Même le nom est dérangeant !

En tous cas, je doute que cette peinture vous ai laissé indifférent.

Je ne suis pas nécessairement amateur de peinture, je n’ai aucune connaissance solide en la matière ni de vraie culture. Je partage juste mon sentiment à l’égard de cette peinture comme le néophyte que je suis.

Voici la page Wikipedia de l’œuvre pour en prendre connaissance.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_d%C3%A9vorant_un_de_ses_fils?wprov=sfti1

Jaskiers

Héroïne : Lee Miller, De mannequin prisée à photographe surréaliste, muse de Man Ray, photographe de guerre pour Vogue, de la ligne de front à la découverte de Dachau et Buchenwald, posant dans la baignoire d’Hitler.

Ce que je sais, pour l’instant, de cette femme incroyable et passionnée me fait vibrer d’admiration. Une femme qui s’affirme dans son époque, un talent et un charisme saisissant. Une femme aux multiples facettes, aussi belle qu’intelligente. Le courage d’une femme armée de son seul appareil photo, sur les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. Son courage sera un exemple même pour les soldats qui l’ont côtoyés.

Lee Miller se lavant dans la baignoire personnelle d’Adolph Hitler. Elle diras avoir fait ça pour se laver des horreurs vues à Dachau et Buchenwald.

Je profite de cette article pour avouer que j’ai la même admiration pour Gerda Taro, photographe de guerre, femme de Robert Capa, morte à 27 ans durant la guerre d’Espagne. N’oublions jamais ces femmes d’exceptions, talentueuses et courageuses, travaillant tout en gardant leurs valeurs et leurs convictions.

Lee Miller dans les bras de son amoureux : Man Ray.

Je me suis promis de me procurer quelques-uns de ses ouvrages et des biographies, la personne semble fascinante !

Les ouvrages que j’ai en vu semble prometteurs, de mannequin à reporter pour Vogue pendant la Seconde Guerre Mondiale, de son idylle avec Man Ray et les nombreux courtisants qu’elle attirait, comme un certain Pablo Picasso par exemple !

Il as était dit que Pablo Picasso as fait la cour à Lee Miller.

Trouver de nouveaux artistes et découvrir leurs œuvres et un des bonheurs de la vie, du moins pour moi.

En attendant, je vous conseil fortement de faire quelque recherche sur cette femme si vous ne la connaissez pas.

Lee Miller en compagnie de soldats américains sur le front.

Une femme d’exception a ne jamais oublier. Au public français qui as malheureusement oublié cette grande dame du XXe siècle et tant d’autres…

Jaskiers

En ligne de Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

Choix d’articles et de dépêches de quarante années

Journaliste et romancier, Hemingway a su mener les deux activités de front avec un égal talent, utilisant l’une au profit de l’autre et vice versa. Le jeune Ernest n’a pas dix-huit ans lorsqu’il publie son premier article. Pêche, chasse, descriptions de paysages et de mœurs, anecdotes de voyage, exotisme et reportage de guerre : il aborde tous les genres avec aisance et impose immédiatement ce style sans fioritures qui n’a pas pris une ride. Plus de quarante années d’articles et de dépêches écrites aux quatre coins de la planète sont réunies dans ce recueil qui se divise en cinq parties. La première représente les débuts d’Hemingway journaliste. D’emblée, le jeune homme porte un regard original, avisé et plein d’humour sur ce qui l’entoure. Après quelques années exclusivement consacrées à là littératures, Hemingway, devenu écrivain célèbre, renoue avec le reportage. Il couvre la guerre d’Espagne, qui lui inspirera Pour qui sonne le glas, puis la Deuxième Guerre mondiale. Le livre se termine sur l’après-guerre vu par un homme de plus en plus fasciné par la mort.

Le recueil d’article commence par son travail au Toronto Star Weekly, voguant entre l’Amérique, la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

En Europe, il vivra à Paris. Le Paris d’après guerre était un véritable vivier d’artiste américain. Son travail au journal de Toronto lui permettra de nourrir sa femme et son fils.

Hemingway écrit pour The Toronto Star Weekly :

Si vous voulez vous procurez des repas gratis, un logement gratis et des soins gratuits, il existe un moyen infaillible. Approchez-vous du plus gros agent de police que vous pouvez trouver et frappez-le au visage.

La durée de votre temps de repas et de logement gratis dépendra de l’humeur du colonel (George Taylor) Denison (juge de tribunal de simple police). Et l’importance de vos soins médicaux gratis dépendra de la taille de l’agent de police.

Voici un autre extrait d’un de ses article au Toronto Star Weekly, ou le jeune Hemingway devine déjà le drame que la dictature de Mussolini va provoquer en Europe :

Quand nous entrâmes dans la pièce, le dictateur [Mussolini] à la chemise noire ne leva pas les yeux du livre qu’il lisait, tant était intense sa concentration, ect…

Je m’approchai discrètement derrière lui pour voir quel livre il lisait avec tant d’intérêt. C’était un dictionnaire français-anglais — tenu à l’envers.

Ernest Hemingway jeune, à l’époque où il travaillait au Toronto Star Weekly.

Après le Toronto Star Weekly et une longue pose journalistique de 9 ans, Ernest décide de se consacrer à ses ambitions de romancier. Ambitions qui se concrétiseront avec l’énorme succès, de son roman Le soleil se lève aussi. Ernest est engagé par Esquire, où il écrira beaucoup d’article sur la chasse, la pêche, les safaris, l’écriture, le voyage et sur la situation politique en Europe, qu’il juge menaçante, surtout avec l’avènement de Mussolini en Italie et celui d’Hitler en Allemagne.

À noter le superbe article écrit sur un vieux marin qui revient de la pêche avec son énorme prise mangée par les requins donne des frissons… Pour des raisons évidentes pour ceux qui ont eux la chance de lire l’un de ses plus grand livre. D’ailleurs, comme noté précédemment, l’écriture fait parti intégrante de ses articles, comme si il voulait distiller un peu de son talent aux lecteurs.

Voici d’ailleurs un extrait d’un de ses articles pour Esquire :

La chose la plus difficile au monde est d’écrire une prose parfaitement sincère sur les êtres humains. D’abord il faut connaître le sujet ; et puis il faut savoir écrire. Apprendre ces deux choses nécessite une vie entière […] Écrivez sur ce que vous connaissez et avec sincérité et envoyé tous le monde au diable.

Vous devez être toujours prêt à travailler sans encouragement. C’est lorsque vous êtes inspiré par quelque chose que se fait la première rédaction. Mais personne ne peut la voir avant que vous l’ayez reprise encore et encore, avant que vous ayez communiqué l’émotion, les décors et les sons au lecteur. Et lorsque vous aurez accompli cela, les mots, parfois, n’auront plus de sens pour vous, tellement vous les aurez relus de fois.

Puis, il sera engagé par la North American Newspaper Alliance pour couvrir la guerre d’Espagne, pays dont il est follement amoureux. Il choisira le camps des Républicains dans la lutte fratricide qu’était la guerre espagnole.

Ces articles sont une mine d’or. Preuve qu’Hemingway était un aussi bon reporter qu’un excellent écrivain. J’ai beaucoup lu de récit de guerre mais les articles d’Hemingway nous plonge dans l’enfer de la guerre civile Espagnole. Tantôt avec les civiles, les collègues journalistes et avec les soldats républicains. La prose est dur, ferme, franche et je dirais presque romanesque à la vue des descriptions, vous avez l’impression d’y être. Oui. Confortablement installé, vous êtes plongé dans l’horreur grâce à son talent. Son expérience de la guerre civile espagnole lui inspirera Pour qui sonne le glas, l’œuvre sera dédié à Martha Gellhorn.

Extrait d’une dépêche pour la North American Newspaper Alliance ayant pour titre : Le bombardement de Madrid 11 Avril 1937

Mais en ville, où toutes les rues étaient pleines des foules du dimanche, les obus arrivèrent avec le brusque éclair que fait un court-circuit et puis il y eut le fracas assourdissant de la poussière de granit. Au cours de la matinée, vingt-deux obus tombèrent sur Madrid.

Ils tuèrent une vielle dame qui revenait du marché, la jetant à terre comme un ballot de vêtement noirs, une jambe, soudain détachée, allant frapper en tournoyant le mur de la maison voisine.

Ils tuèrent sur une autre place trois personnes, qui s’étalèrent comme autant de paquets éventrés de vieux chiffons dans la poussière et les gravats quand les éclats de 155 eurent explosé contre le bord du trottoir.

Une automobile arrivant dans la rue stoppa brusquement, fit une embardée après l’éclair lumineux et le fracas et le conducteur sortit en titubant, son cuir chevelu pendant sur ses yeux, pour aller s’asseoir sur le trottoir, la main sur le visage, le sang lui mettant un vernis brillant sur le menton.

[…] mais le bombardement qui s’abattît sur les rues à la recherche des promeneurs du dimanche n’était pas militaire.

Ernest Hemingway, au milieu avec le bonnet, se réchauffant avec des soldats républicains durant la guerre civile Espagnole.

Durant la Seconde Guerre Mondiale il couvrira pour le magazine PM. Du conflit sino-japonais, au débarquement de Normandie, de la Libération de Paris jusqu’à la percée de la ligne Ziegfried.

Hemingway sera d’abord envoyé en Chine pour couvrir la guerre Sino-Japonaise, afin de renseigner le public occidental sur se conflit qui était pour beaucoup de personnes, un conflit oublié, l’Allemagne Nazie et le conflit en Europe, la guerre pour la suprématie aérienne au-dessus de l’Angleterre étant plus importante à leurs yeux.

En analysant le conflit, Hemingway émet des théories sur une possible attaque japonaise dans le Pacifique, dans leurs quêtes d’extension et soumet l’idée qu’une attaque japonaise sur la flotte américaine était très probable, ce qui déclencherai l’entrée de l’Amérique dans la guerre. L’Histoire lui prouvera qu’il avait raison car l’attaque japonaise de Pearl Harbor entraînera l’entrée de l’Amérique dans la guerre totale.

Hemingway (troisième en partant de la gauche) et Martha Gellhorn, je crois, (première à gauche) en Chine durant la guerre Sino-Japonaise.

Vient ensuite, le récit d’Hemingway sur le débarquement de Normandie dont-il participa avec la septième vague d’assaut.

Le bond dans le temps, les articles sur la guerre en Chine dataient 1941, est dû aux autres activités qu’Ernest avait pendant la guerre. Écrire bien sur, mais aussi, la chasse au sous-marins allemand à bord de son bateau de pêche le long des côtes de Cuba. Selon certains experts, cette mission de chasse n’était qu’un prétexte pour boire entre ami, selon d’autres, ces missions ont permit de couler 2 ou 3 navires allemands.

L’article d’Ernest sur le débarquement est angoissant, car Hemingway et ses compatriotes n’arrive pas à trouver la plage sur laquelle ils devaient débarquer les soldats et la TNT qu’ils transportaient.

Ernest Hemingway avec des soldats américains avant le débarquement.

En lisant cette article, je me suis rappelé cette introduction dans le livre de Martha Gellhorn, La guerre de face disant qu’Hemingway n’aurait pas assisté au débarquement et qu’il aurait écrit cette article grâce aux témoignages des soldats revenus du front. Maintenant, à nous de nous faire notre propre avis. Je sais par contre que Robert Capa a participé au débarquement, sur la plage d’Omaha Beach, surnommé Omaha la Sanglante à cause du carnage infligé aux soldats américains par les allemands défendant la plage. ( C’est cette plate qu’à choisis Spielberg pour filmer Qui veut sauver le soldat Ryan.) Capa faisait parti de la première vague, la légende dit que la plupart des clichés qu’il a prit pendant le débarquement ont été perdu car les négatifs seraient tombés dans la mer. Des soldats diront qu’ils avaient beaucoup trop peur et qu’une fois arrivé sur la plage, il demanda d’être rapatrié illico-presto vers l’Angleterre. Encore une fois, qui dit vrai ?

Extrait de la traversée de la victoire pour Radio Londres :

À ce moment, nous entrâmes dans la zone balayée par le feu des mitrailleuses et je baissai la tête pour échapper au crépitement des balles. Puis je descendis dans la cavité à l’arrière, là où le canonnier aurait pris place si nous avions eu des canons. Le feu des mitrailleuses faisait jaillir l’eau tout autour du bateau et un obus antichar fit lever une gerbe d’eau qui passa par-dessus nous.

« Vire et sors le bateau d’ici, Patron ! » cria Andy. « Sors le bateau d’ici ! »

Le lieutenant parlait, mais je n’entendais pas ce qu’il disait. Andy pouvait l’entendre : il s’était penché, la tête tout près de ses lèvres.

Pendant que nous pivotions sur place et nous en allions, le feu des mitrailleuses s’arrêta. Mais les balles de tireurs individuels continuèrent à siffler au-dessus de nos têtes et à frapper l’eau autour de nous. J’avais relevé lentement la tête et regardai le rivage.

Vient ensuite un article sur les bombes allemande V1 et V2, les premiers missiles longues portées inventé par les nazis et provoquant d’énorme dégâts humains et matériels dans Londres. Hemingway interview des pilotes de chasses chargés d’éliminer ses missiles, exercices périlleux et difficiles.

Missile V1 quelque seconde avec d’exploser dans une banlieue de Londres.

Ensuite, Hemingway s’embarque avec dans des bombardiers, l’article et court, se concentre sur la drôle de façon de parler des anglais. Je dirai que cet article est le plus anecdotique de se recueil, même si il reste bon et bourré d’humour.

Puis arrive bien sur la libération de Paris, la ville qu’il aime le plus. Avec moult détails, tout en glissant dans son article qu’en tant que reporter de guerre, il n’a pas le droit de commander de soldats, il décrit les manœuvres entre soldats américains et les F.F.I, les Forces Françaises Libres, pour mener à bien l’assaut sur Paris. L’article est mythique, les Résistants le nomme capitaine puis colonel, il se dédouane constamment, disant qu’il n’a aucune influence sur les soldats, mais se contredit plusieurs fois, et je crois intentionnellement, en écrivant qu’il servait juste de « traducteur » entre Résistants et l’armée U.S.

Saviez que Ernest Hemingway était à la tête d’un groupe de franc-tireur français et qu’il a mené se groupe jusqu’à durant la bataille pour la libération de Paris jusqu’à la terrible bataille de la forêt d’Hurtgen ? Bien sur, il a mené se groupe officieusement, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’état major américain. Interrogé par ce dernier, Ernest niera évidemment tous et sera lavé de cette accusation. Bien sur, Ernest ne parle pas de son implication, totalement illégale aux vues des conventions de Genève, dans ses articles, c’était juste pour la petite histoire. La légende dit même qu’il aurait libéré le Ritz ! (Une autre légende dit qu’il aurait sorti un lion qui s’était échappé d’un cirque, à main nu du Ritz. Le Ritz a d’ailleurs un bar nommé au nom d’Hemingway et plusieurs boisson nommé en son nom à Cuba, comme le Papa Doble.)

Aaron E. Hotchner, journaliste américain et grand ami de Hemingway jusqu’au suicide de se dernier écrira dans son livre Papa Hemingway cette petite rencontre a un hippodrome de Paris (je ne me rappel plus lequel) : Avant la course qui s’annonçait, quelqu’un appela Ernest, les deux amis tournèrent la tête pour se retrouver devant un petit homme mal habillé. Hemingway le reconnus. C’était un des francs-tireurs qu’il avait commandé lors de la Seconde Guerre Mondiale. Après un banal échange de politesse ils se quittèrent. Hemingway dit à Aaron : « – Avec ce petit français, pendant la guerre, on as fait du sale. On en a vu aussi, mais on as fait du sale. » Hemingway ne parlait que très peu de la guerre, c’est le seul passage du livre de Hotchner, si je me rappel bien, qui parle de la guerre.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale. De gauche à droite : Robert Capa, le chauffeur de la Jeep et Hemingway.

Puis vient l’avancé et la percée de la ligne Ziegfried, dernière ligne de défense allemande. Les retranscriptions de batailles et de discutions entre soldats (incluant des résistants français, qui comme de par hasard, se retrouvent avec Hemingway aux frontière du Reich). Ces articles sont de loins les meilleurs reportages de guerres que j’ai lu. Captivants, effrayants, parfois même drôles.

A noté aussi que son premier fils Jack, surnommé Bumby, était parachutiste durant la guerre et fut fait prisonnier par les allemands ! Il fut libéré, sain et sauf. Il n’en parlera que très peu, ce que j’ai pu lire de la réaction d’Hemingway sur l’emprisonnement de son fils était un petit passage dans une de ses correspondances.

Ernest Hemingway durant la Seconde Guerre Mondiale. Remarquer sa ceinture ? C’est une ceinture de soldat S.S., sur la boucle est marqué Gott Mit Uns, Dieu est avec nous.

Son expérience de la Seconde Guerre Mondiale le poussera à écrire Par delà le fleuve et sous les arbres.

Puis vient les articles d’après guerres. Là aussi se produit un bon dans le temps entre les articles sur la Seconde Guerre Mondiale et ces articles. Car Hemingway décide de repartir chasser, pêcher et écrire. Il partira en safari, safari qui faillit lui coûter la vie, à lui et à sa femme, à cause de deux accidents d’avions consécutifs, qui le marqueront physiquement et mentalement. Les médias pensèrent qu’Ernest et sa femme étaient morts. Hemingway adora lire les oraisons funèbres et les articles nécrologiques.

Ernest Hemingway sur son bateau de pêche le Pilar. Ce nom vous dis peut-être quelque chose ?

Les articles d’après guerres se concentrent sur la pêche en haute-mer, près des côtes de Cuba, sur le Golf Stream, à bord de son fameux bateau de pêche, le Pilar, sur les techniques et équipements de pêche, sur la chasse et sur son grand voyage en Afrique et bien sur, un peu de Corrida. Dans ses articles, Hemingway place souvent des références à la guerre, prouvant à quel point les conflits auxquels il a assisté auront marqués son psyché.

Ernest Hemingway (avec barbe et casquette) assistant à une corrida avec son ami toréador Dominguin (à droite, cheveux brun).

Extrait de l’article Le cadeau de Noël publié dans le magazine Look entre le 20 mai et le 4 avril 1965. La scène se passe après le premier crash de son avion :

[…] Notre conversation au sujet du bidon d’eau fut interrompue par un éléphant mâle aux défenses impressionnantes, qui apparut à vingt yards de nous. Il suivait manifestement la piste des éléphants, pour aller paître le long de la crête, lorsqu’il s’arrêta pour voir notre feu de plus près. Il écarta largement les oreilles. Elles me parurent avoir soixante pieds de largeurs, mais pour avoir vu des éléphants en plein jour je sais qu’elles n’atteignent pas de telles dimensions.

Il leva sa trompe qui me parut longue de plusieurs centaines de pieds, mais je sais aussi que de telles dimensions sont impossibles. Il poussa ensuite un cri aigu très curieux et donna tous les signes de vouloir se joindre à notre groupe. Roy et moi gardâmes une immobilité silencieuse, retenant même notre souffle, et nous espérâmes sincèrement que l’éléphant se déciderait à retourner à ses affaires personnelles. […]

Extrait du même article sur son deuxième crash d’avion consécutif :

J’ouvris la portière par un coup de ma tête et de mon épaule gauche. Une fois la porte ouverte, je montai sur l’aile gauche de l’avion, aile qui n’avait pas encore pris feu, et dénombrai Miss Mary, Roy et le pilote qui étaient sortis de l’avion par une ouverture où je n’aurais pas pu passer.

Hemingway se reposant après son double accident d’avion en Afrique.

À la fin de sa vie, accablé par les problèmes physique et mentale, il se pensait surveillé par le FBI. Personne ne l’a cru. Et pourtant il avait raison.

Après plusieurs tentatives de suicides, des hospitalisions en hôpital psychiatrique, de séances d’électrochocs qu’il jugeait responsable de ses pertes de mémoires et de son incapacité à écrire comme il le voulait, il se tira une balle dans la tête.

Ses dernières paroles seront à sa femme Mary Welsh Hemingway : Bonne nuit mon petit chaton.

Hemingway posant avec le fusil avec lequel il se suicidera.

Ainsi se termine ma dernière lecture d’Hemingway et cet article très long. J’ai ajouté des photographies pour aérer l’article. Certaines choses sont peut-être hors-sujet mais j’avais tellement envie de partager ce que je savais de lui avec vous.

Le prochain livre qui arrive s’intitule How It Was, de Mary Welsh Hemingway, livre, qui comme le mentionne le titre, parle de sa vie avec Ernest Hemingway.

Jaskiers

Histoire vraie et personnelle N#5 – Le jour ou j’ai vu la mort sur le visage de mon père.

Credit photo : le visage de la guerre de Salvador Dali

Nous descendions dans le bourg, moi au volant et mon père à mes côtés, pour acheter des cigarettes et aller faire quelques courses.

Mon père était gravement malade, se battant contre un cancer du sang. Marchant difficilement, s’aidant d’une béquille de la main droite. Le quotidien était une torture pour lui, chaque pas était un combat. Mais je devais l’emmener acheter ses cigarettes (et les miennes), faire nos petites courses. Je pense que cela venait de son caractère, un gars du village, de la campagne, il ne fallait pas montrer ses faiblesses, lutter jusqu’au bout. Ces gens s’aident souvent, trop souvent, de l’alcool pour anesthésier leurs peines. Amenant à des drames, souvent dans le village, on entendais parler de quelqu’un que nous connaissions, du moins de vue, dont le foie avait explosé, mort dans le parc, sur un banc, chez eux, pendu dans leurs maisons. Et bien sur, les maladies, cirrhoses, cancers ect… Malheureusement mon père faisait parti des alcooliques et de ceux qui ont attrapés le crabe. Mais même avec ses maladies, il voulait se montrer fort, debout, pour moi et je le sais. À l’époque, je ne le savais pas. J’étais plutôt en colère et triste.

Je gara la voiture sur une place arrêt minute, demandant à mon père si il voulait que je l’aide, retirer les sous et aller chercher le tabac à sa place. Voir l’aider à descendre de voiture. J’ai eu le droit à son sacro-saint non.

Je le laissa faire, sachant que c’était une question de fierté, d’amour propre, de me montrer à moi et au village que l’homme souffrait certes, mais il continuait à marcher. À vivre, tant bien que mal. Plutôt mal que bien en faite.

Il sortit de la voiture et je le vis marcher sur le trottoir direction le distributeur, claudiquant doucement, prenant son temps à répondre au salut de connaissances passant en voiture.

Il retira son argent puis revint en direction de la voiture. Quelque chose n’allait pas ou il y avait un problème.

Arrivé à la voiture, il ouvrit la portière et me demanda : « – Tu voulais combien de paquet déjà ?

– Euh… Trois, ça fera la semaine normalement.

Il ne m’entendît pas et me demanda de répéter. C’est là que je vis que la fin était proche. Sur son visage, j’ai vu la mort.

Je vivais avec lui presque tous les jours mais je ne vis que maintenant l’état et la souffrance dans lequel il était. Son visage, marquant son incompréhension devant ma réponse était marqué.

Sa peau était jaunâtre, marqué par des rides profondes malgré son jeune âge, 54 ans, le blanc des yeux légèrement jaune aussi, une calvitie naissante, ses cheveux courts, secs, poivre et sel, ses yeux sans cils, ils avaient été brûlés par des années de tabagies, des cernes creusées, les dents jaunies, la bouche strié de ridule, des pattes d’oies marquées, les joues creuses, ses mains calleuses après des années à travailler sur les trains aidant son corps à rester debout, s’appuyant sur la portière de la voiture.

Vous savez, j’ai mis cette peinture de Dali alors que j’aurai pu autant mettre celui de Edvard Munch « Le cri » pour représenter graphiquement et artistiquement le visage de mon père. Imaginer « Le cri », le personnage criant sans ses mains posées sur le visage.

Ma réaction immédiate après avoir ressenti l’impression de tomber de quelque étages en chute libre au fond de mon corps a été de lui sourire. Son visage crispé s’assouplit pour me rendre mon sourire. La mort avait disparu de son visage, elle avait lâché sa proie, lui permettant de me montrer, inconsciemment je pense, qu’il m’aimait, qu’il continuerait à se battre, qu’il continuerait encore à vivre un jour, ou deux, ou un mois. Que l’on continuerait tant bien que mal à partager des moments pères-fils qui nous avez tant fais défaut pendant toute ces années. Que la mort n’était pas dans notre liste de course aujourd’hui.

« – Je t’ai dis trois paquets pa’, ça fera largement toute la semaine. »

Mon père mourra deux mois plus tard.

Sur son lit de mort, son visage était paisible. Comme si il dormait. La mort avait fait son travail, ayant prise avec elle les marques physiques de la douleur. Comme si elle avait prise sur elle de les enlever pour s’excuser de la souffrance qu’elle lui avait infligée jusqu’au dernier jour.

Jaskiers

E.H. Apprenti Reporter de Ernest Hemingway

Pas de quatrième de couverture, tous ce que je sais, c’est que se livre contient les premiers articles d’Hemingway, reporter pour le Kansas City Star.

Il aura appris, en faisant ses premières armes dans le journalisme, à n’écrire que l’essentiel et de retirer les mots superflus. Cette méthode de rédaction marquera son écriture tout le long de sa vie. Me le procurer n’a pas été une mince affaire mais je l’ai trouvé, par chance, et pour presque rien sur Amazon. J’ai décidé de lire se livre avant En ligne qui comporte lui les articles d’Hemingway écrits pour le Toronto Star, Esquire et autres grands magazines importants, sur des sujets tels que la chasse, pêche, la guerre civile d’Espagne et la Seconde Guerre Mondiale.

E.H Apprenti reporter se cantonne à quelques petits articles écrit pour le Kansas City Star alors qu’il n’avait que 18 ans.

Voici quelques conseils d’écriture du Kansas City Star : « Faites des phrases courtes, des premiers paragraphes brefs; employez un anglais vigoureux. Exprimez vous au positif, pas au négatif »

Hemingway en dira : « Ce sont les meilleurs règles du métier d’écrivain que j’ai jamais apprises. Je ne les ai jamais oubliées. Quiconque est doué de talent ressent sincèrement ce qu’il écrit et l’écrit aussi avec sincérité, ne peut manquer de rédiger bien s’il obéit à ces règles. »

Hemingway était cantonné au journalisme de rue. Ce qu’il préférait en fait. Il aimait décrire plutôt qu’interviewer et poser des questions preuve de sa timidité, même si ses interviews étaient de bonne qualité. Oui, cela étonne encore mais Mr Hemingway avait une certaine timidité !

Jeune reporter, il était déjà confronté à la misère humaine et as été témoins d’événements choquants.

Le livre est extrêmement court, pourtant Ernest avait écrit beaucoup plus d’article pour le Kansas City Star, notamment des rubriques nécrologiques et des faits divers. Ce livre est une petite mise en bouche pour le prochain livre que je vous présenterai : En ligne.

En attendant, il était très intéressant de voir les débuts d’Hemingway, comment son style et sa prose ont évolué tout en gardant les bases de son expérience journalistique. Comment le journalisme a forgé, même si Ernest le nie un peu, le style Hemingway.

À bientôt pour En ligne j’espère !

Jaskiers

Mes saisons en enfer | Cinq voyages cauchemardesques de Martha Gellhorn

Photographie de couverture par Robert Capa prise en 1940.

Quatrième de couverture :

Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l’illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant – souvent – de ne pas être de l’aventure.

« Le bréviaire du reportage en milieu hostile. »

Sylvain Tesson, Lire

« Une magnifique héroïne garantie sans testostérone. »

Marguerite Baux, Elle

L’introduction nous présente une biographie courte de Martha, aucune biographie française n’as été publiée pour l’instant. Ce que j’ai appris, c’est qu’à ses débuts, Gellhorn faisait beaucoup de fautes d’orthographes, comme Hemingway et F.Scott Fitzgerald (ce dernier, selon Hemingway, été à la limite de l’alphabétisme, il n’a jamais su écrire Hemingway correctement) !

Hemingway est présent dans la première histoire de se livre sous le nom de : CR. Que veux dire CR ? Compagnon réticent ! Cette première histoire se passe en Chine durant la guerre Sino-Japonaise. Martha avoue avoir poussée Hemingway à la suivre dans cette aventure. Chose qu’elle regrettera, les chocs culturels, politiques, climatiques seront trop pour elle. Ce dont Ernest, qui lui s’habitue plus facilement, utilisera pour se moquer d’elle à chaque fois qu’elle se plaint « C’est toi qui a voulu venir ! ».

Il n’y a pas que du mauvais écrit sur Hemingway, Martha relate aussi des péripéties et des frasques typiques d’Hemingway, qui pourraient vous arracher un petit sourire ou deux !

Durant un voyage en Amérique Centrale, Martha découvrira l’horreur des bagnes français en Guyane. Horreur qui semble n’être connue de plus personne en France. Une honte pour le pays des Droits de l’Homme. Enfin, si il n’y avait que ça que la France devait avoir honte…

Le livre ne traite que peu de la guerre. Je pensais qu’elle parlerai de ses voyages sur le front, sur des théâtres de guerres. Mais ses récits sont en faite des voyages cauchemardesques comme vous et moi aurions pu faire il y a de ça des décennies ou même encore aujourd’hui même si les Tour-opérateurs et autres agences de voyages vous évite, je pense, de galérer comme Martha l’as fait en Afrique.

La partie sur l’Afrique est la plus conséquente du livre, mais aussi la plus dérangeante car Martha semble se prendre pour une anthropologue, comparant les Africains aux Européens de manière assez dures et je dirai même irrespectueuse. Je n’ai pas aimé cette grosse partie du livre et je trouve que cette mentalité de jugé par la couleur de peau allant jusqu’à la nationalité m’as gêné. Peut-être est-ce moi qui ai tord au final mais je ne vois plus la dame de la même manière.

C’était une autre époque, bien sur, mais cela excuse-t-il tous ces propos, osons le dire, raciste ?

Il n’en reste pas moins que Gellhorn était une grande journaliste et écrivaine, philanthrope oui, mais se texte sur l’Afrique reste dérangeant et je n’ai pas apprécié la lecture de ce voyage… En faite, à mon grand désarroi, je n’ai pas vraiment aimé le livre globalement.

Pour faire court, c’est le livre d’une américaine qui décide de voyager et écrit ses plaintes concernant les aléas et soucis de son périple. Pendant 500 pages, ne lire que des plaintes devient un peu énervant et frustrant. Je ne m’attendais pas à cela en achetant se livre.

Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de respect et d’admiration pour Martha Gellhorn, sa vie et son œuvre. Je pense juste que ce livre n’était pas pour moi, je ne pense pas avoir compris ce terrible passage sur l’Afrique et j’espère me tromper en ayant parler de racisme. Il faut que je l’avoue, ce livre a terni l’image que j’avais de Martha Gellhorn.-

Jaskiers

À venir sur le blog : Un au revoir à Hemingway ?

Pourquoi est-ce un au revoir à Hemingway ? Car je crois avoir lu la presque totalité de ses œuvres, je sais qu’il m’en reste quelques-uns, notamment des nouvelles écrites pour les enfants. Mais ces 4 derniers livres seront peut-être les derniers gros ouvrages conséquent que je lirai sur l’homme.

Ses livres m’ont accompagnés et suivis durant une période extrêmement difficile de ma vie. Une période où lire a été mon seul refuge et plaisir. Hemingway et sa prose étaient là. Il ne m’as pas laissé tombé. J’admire l’écrivain, l’homme se levant avant le levé du jour pour écrire. Il as affirmé qu’il n’avait jamais raté un levé de soleil de sa vie car il écrivait très tôt le matin pour finir vers midi. L’homme as passé sa vie à écrire. Plus que ses voyages, ses péripéties, ses bêtises, son machisme et ego démesuré, il faut savoir qu’il était un acharné de travail. L’écriture était une prolongation de son corps, comme le serait un musicien et son instrument.

Voici les œuvres, de gauche à droite :

En défense du titre. Acheté car dans des nombreuses biographies, se livre apparaissait en note de bas de page, il fallait que je me le procure.

E.H apprenti reporter. Les débuts de journaliste du très jeune Hemingway !

En ligne. Recueil d’articles de ses reportages sur le front. Impatient de le lire !

How It Was de Mary Welsh Hemingway. Mary était la dernière femme de Ernest, et il lui en as beaucoup fait voir ! Ce sera peut-être mon dernier livre avant un bout de temps avec comme sujet Hemingway. J’ai décidé de finir avec cette œuvre écrit par sa femme car je pense en apprendre beaucoup sur l’homme, qui il était au quotidien. Je le sais, ce n’était pas facile de vivre avec lui, en fait, je crois que ce n’est pas facile de partager la vie d’un écrivain, homme ou femme, tout court. Mes lectures me l’ont apprises. Mary étant la dernière personne que Ernest ai aimé, je pense que ce sera un ouvrage franc et beau. Un au revoir, je l’espère encore, temporaire à l’Hemingway qui m’as suivis durant ces épreuves.

Car qui pourrait dire adieu à Hemingway ?

À bientôt, je l’espère, pour les articles à venir !

Jaskiers