Le Horla par Guy de Maupassant

Quatrième de couverture :

Le Horla raconte la lente désagrégation d’un esprit, de la dépression à la folie – des maux que connaissait bien Maupassant. Le héros se sent peu à peu envahi par un autre, qui agit à travers lui : le Horla, puissance invisible, inconsciente qui le manipule. S’installent alors l’incompréhension, la peur, l’angoisse. Jusqu’à l’irréparable.

Prenant la forme du journal intime, la nouvelle illustre ce que Freud nommera l’inquiétante étrangeté, cette intrusion progressive du malaise dans le quotidien. Modèle de nouvelle fantastique, Le Horla est aussi un description clinique du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience.

« D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre conscience en détresse ? »

Puisqu’il s’agit d’un classique que l’immense majorité d’entre vous avez sûrement déjà lu, je me contente donc de juste poster les extraits que j’ai trouvé intéressant (sans spoiler les personnes qui ne l’auraient pas lu.)

Extraits

À gauche, là-bas, Rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. Ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d’airain que la brise m’apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu’elle s’éveille ou s’assoupit.

Crédit : Wikipedia

Tout ce qui nous entoure, tout ce que nous voyons sans le regarder, tout ce que nous frôlons sans le connaître, tout ce que nous touchons sans le palper, tout ce que nous rencontrons sans le distinguer, à sur nous, sur nos organes, et, par eux, sur nos idées, sur notre cœur lui-même, des effets rapides, surprenants et inexplicables ?

« Est-ce que nous voyons la cent millième partie de ce qui existe ? Tenez, voici le vent, qui est la plus grande force de la nature, qui renverse les hommes, abat les édifices, déracines les arbres, soulève la mer en montagnes d’eau, détruit les falaises, et jette au brisants les grands navires, le vent qui tue, qui siffle, qui gémit, qui mugit, – l’avez-vous, et pouvez-vous le voir ? Il existe, pourtant. »

Quand on est atteint par certaines maladies, tous les ressorts de l’être physique semblent brisés, toutes les énergies anéanties, tous les muscles relâchés, les os devenus mous comme la chair et la chair liquide comme de l’eau. J’éprouve cela dans mon être moral, d’une façon étrange et désolante. Je n’ai plus aucune force, aucun courage, aucune domination sur moi, aucun pouvoir de mettre en mouvement la volonté. Je ne peux plus vouloir, mais quelqu’un veut pour moi ; et j’obéis.

On dirait que l’homme, depuis qu’il pense, à pressenti et redouté un être nouveau, plus fort que lui, son successeur en ce monde, et que, le sentant proche et ne pouvant prévoir la nature de ce maître, il a créé, dans sa terreur, tout le peuple fantastique des êtres occultes, fantômes vagues nés de la peur.

Source : Pinterest

Les étoiles avaient au fond du ciel noir des scintillements frémissants. Qui habite ces mondes ? Quelles formes, quels vivants, quels animaux, quelles plantes sont là-bas ? Ceux qui pensent dans ces univers lointains, que savent-ils plus que nous ? Que peuvent-ils plus que nous ? Que voient-ils que nous ne connaissons point ?

Nous sommes si infirmes, si désarmés, si ignorants, si petits, nous autres, sur ce grain de boue qui tourne délayé dans une goutte d’eau.

Guy de Maupassant Le Horla

Jaskiers

New Notebook Alert !

Mon Moleskine ne me servant que 5 minutes par jours pour mon Daily Journaling (je préfère le terme anglais plutôt que français de : journal intime), il me fallait trouver une excuse un autre Notebook pour y écrire des choses ayant plus attraient à l’exercice de l’écriture, à des reflections, à des idées etc…La vérité c’est que je suis tombé sur se carnet et que j’ai craqué.

En cherchant un peu sur internet pour des notebooks qui changeaient un peu de l’ordinaire, je suis tombé sur celui là.

Si vous me suivez depuis longtemps, (merci d’ailleurs), vous savez l’influence qu’a eu Kurt Cobain sur ma vie et sur mon écriture. Je n’ai pas perdu de temps et l’ai commandé.

Je me retrouve donc avec ce Notebook, sans lignes, pages blanches et vierge de toute encre. Comme souvent, je vais avoir du remord à commencer à écrire dedans, puis ça passera, comme un paire de nouvelle chaussure, au début on y fait attention puis inconsciemment, on oublie qu’ils sont à nos pieds.

J’aime les carnets de notes, les notebooks, les journaux intimes depuis que j’ai lu celui de Cobain (qu’il me pardonne si il lit ces lignes). J’écris 5 minutes par jours dans mon Moleskine à propos de la veille. C’est personnel et c’est un exercice plus difficile que ça en a l’air ! Bien sur, j’aimerai que personne ne puisse le lire.

Je pense que j’utiliserai celui si comme je l’ai écris plus haut, pour ces idées qui passent dans votre tête, ces phrases, ces mots, ces rimes qui ne demandent qu’à être posés sur du papier avant de s’envoler dans le néant de nos cerveaux.

Je suis heureux de ma trouvaille, et si vous aussi, vous avez un carnet, un journal, j’aimerai savoir quel type, comment l’utilisez vous, à quelle fréquence etc… Et si comme moi, vous avez tendance à acheter de manière compulsive ces carnets, car ils vous attirent et que vous besoin de les sentir dans vos mains, de voir ces pages et de vous imaginer vider tout l’encre de votre stylo dedans.

Je ne sais pas vous, mais j’ai bien envie de siroter un petit Pennyroyal Tea dans ce Diner.

Un petit pensée pour Lubomír Tomik AKA Midian Poet, AKA Poet, et à une certaine Pandora B.

Jaskiers

Le son des cloches

Journal intime de la fille de la famille X. Preuve Numero 441 dossier 2-B1.

[CONFIDENTIEL]

26/12/202X : Cher journal, aujourd’hui c’est le jour, je me lache. Je commence mon journal INTIME ! Je dois m’y engager, à toi, cher journal. T’as couleur bleu, ta couverture toute douce, on dirait qu’on carasse un petit animal. J’espère te faire honneur et j’espère vivre beaucoup d’aventure avec toi. Et mes secrets, mes histoires à dormir debout, mes rêves, mes cauchemars. Et tous et tous ! Aussi, maman elle m’a acheté ce petit stylo plume bleu, un peu plus foncé que toi cher journal. Elle n’a pas oublié la réserve de cartouche d’encre. Vais-je écrire tous les jours ? Hmmm… Je n’sais pas. À la rentré, peut être pas. Je rentre tard car je reste en étude avant que maman, des fois papa, viennent me chercher. Ils ont un emploi du temps chargé ! Surtout ces dernières semaines, avant les vacances de noel. Ils sont tous deux de bonnes humeurs, c’est sûrement grâce aux fêtes de fin d’année, et les vacances et cette nouvelle maison dans laquelle nous avons aménagé en début d’année. Février je crois. C’était un peu une surprise pour moi, presque du jour au lendemain. Ça m’a fais bizarre de changer de maison. Celle si est plus grande, plus proche de la ville, de l’école et tous. Jardin un peu plus grand que celle que l’ont a quitté, l’herbe était devenu de mauvaise qualité, le jardin était plein de terre, presque plus d’herbe. Maman dit qu’on a essayé de retourner la terre pour faire repartir le gazon mais ça ne faisait rien. En plus sa puai des fois. J’ai pas perdu mes copines, Angela, Melyne et Roméo. J’en ai d’autres mais se sont mes meilleurs amis ! J’avais une copine, Charlotte, mais elle voulait plus venir à la maison. Ont été tous le temps ensemble. Elle est venue dormir à la maison, on a parlé garçon bien sur, Steven Oulala !!!, on a regardé un film d’horreur. Je crois qu’elle a eu trop peur. Le lendemain matin elle est vite repartie, elle avait mal dormis on aurai dit que le film l’avait traumatisé !!! Depuis pendant la récré elle ne vient plus et reste souvent toute seule. Quand je lui parle elle répond presque pas. Elle m’inquiète mais si elle ne veut plus me parler, c’est son problème. J’ai d’autres amies comparé à elle. Sinon cher journal, je t’ai beaucoup attendu, toi aussi Mr stylo plume super classe ! Je dois trouver où vous planquer, je ne veux pas qu’on lise ce que je pense. Surtout pas que Steven découvre que j’ai un peu un crush sur lui. J’ai eu d’autre cadeau à Noël mais toi cher journal je crois que es mon préféré ! Je te laisse !

Commissariat de Blanc Bec 16/04/202X à 16h40. Interrogatoire de Charlotte X par l’officier Morné

Retranscription écrite de l’interrogatoire

Officier Morné : je veux que tu sache que tu n’est pas en danger, plus maintenant, nous sommes là pour t’aider. Il faut tout nous dire d’accord ? Charlotte X : Oui… M : tu n’as rien fait de mal, n’oublie pas. Tu es protégé maintenant. Courage, tu peux tout me dire, même si tu ne pense pas que c’est important, je suis là pour t’aider, pour faire en sorte que ce qu’il s’est passé dans notre petite ville ne recommence plus jamais, et toi tu peux nous aider !

C : oui… je vais essayé mais des fois c’est dur… j’en parle avec maman et ça me donne envie de… partir…

M : partir où ma grande ?

C : loin… très loin. J’arrive pas à croire, ont vois ça que dans les films ou les documentaires. Mais là en vrai c’est pas pareil vous savez j’en fais des cauchemars la nuit.

M : j’imagine ta souffrance et je suis désolé, j’ai une petite fille de ton âge, ou presque. Tu verra, on avancera ensemble.

C : ok… Mes parents seront protégés aussi ?

M : bien sur ! On surveille ta maison et toi, tu ne risque rien ! Alors maintenant, tu te souviens de qu’elle jour, la date du jour où tu est allé dormir chez Helena X ?

C : deux semaines avant Noël je crois, environ.

M : d’accord, donc un peu avant Noël. C’est Helena qui t’as invitée ?

C : oui, enfin on voulait passer une soirée film d’horreur depuis longtemps donc… En fait on l’a un peu organisé à deux. On a dû prévoir avec nos parents.

M : est-ce que t’es parents ont rencontrés ceux d’Helena ?

C : ils se sont eu au téléphone, c’était plus simple pour eux, ils travaillent tous à des heures pas possible.

M : donc vous deux vous attendiez vraiment impatiemment cette soirée entre copines, ce faire peur et tous. Quel films vous aviez prévue de regarder ? Une nuit blanche de film d’horreur ?

C : au début ont été sur internet à regarder des tik tok. A regarder des vidéos drôles sur YouTube, ont rigolez bien. La nuit commence à tomber et on s’est dis qu’on allez regarder Scream car mon grand frère m’en avait parlé et il dit qu’il avait eu peur quand il était petit.

M : d’accord, vous regarder Scream. Vous faites des poses ou vous regarder le film entièrement.

C : une petite pose pour manger des gâteaux et boire du jus d’orange.

M : tu es allé chercher les gâteaux avec Helena ou vous aviez déjà tous sur place, tout préparé.

C : non, Helena est descendu puis est revenue avec les gâteaux.

M : et quand elle est revenue, elle avait l’air comment ?

C : normal… Je peux pas croire qu’elle ai pu vivre dans cette enfer, ça se trouve… pleurs… elle a… elle a aidé ou… ou… elle a vu et a du vivre avec… Comment j’comprends plus rien.

M : tu veux faire une pause ? De l’eau ? Voir tes parents, ils sont dans la salle à côté, tu veux les voir ?

C : mais si j’avais su pour tous ça, je me disais bien qu’en rentrant, quelque chose cloché, avec eux, cette maison. On avait l’impression que… silence.

M : tu avait l’impression que quoi Charlotte ? Tu as vu quelque chose dès que tu es entrée ?

C : ça sentait la MORT, y’avais du parfum mais ça se sentait… Quelque chose de démoniaque. Vous êtes flic, vous connaissez cette odeurs !

M : oui, je co…

C : non vous pouvez pas comprendre, pas à ce point. Une odeur de cadavre c’est sûrement quelque chose mais l’odeur de plusieurs… C’est…

Fin de la première partie de l’interrogatoire de Charlotte X.

Fin du premier chapitre. La suite sur @jasquiers sur Wattpad ! (Bientôt)

P.S : si vous vous y connaissez dans le monde du droit, les méthodes, la classification des preuves ou que vous avez de bonne adresse pour que je puisse me renseigner, je suis preneur ! MERCI !

Jaskiers