J’approche doucement mais sûrement de mes 27 ans et…

Dont expect me to die for thee.

27 ans, c’est l’âge où beaucoup de mes héros ont disparus.

Cobain, Morrison, Joplin, Hendrix.

J’ai découvert sur le tard Morrison, disons vers 20 ans. De même pour Janis Joplin et Hendrix. J’ai même appris la guitare seul dans l’espoir que cela m’aiderai à m’occuper l’esprit, ne pas trop réfléchir. J’ai vite progresser, je n’avais qu’une guitare sèche ce qui limitait pas mal l’univers musical que je voulais réinterpréter. Mais je pouvais (j’ai arrêté il y a 3 ans après ma dépression aiguë) jouer Smell like teen spirit, et la cover Nirvana de The men who sold the world et quelques autres passages de morceaux divers. Ceux qui son guitariste me diront que ce n’est pas grand chose mais en 1 ans de pratique sans professeur, je crois que c’est plutôt pas mal.

J’ai lu deux superbes biographies, une sur Jimi Hendrix et une autre sur Jim Morrison, toutes les deux des éditions Folio. Je vous les conseils.

Le film Feast of friends réalisé par Morrison est pas mal mais Jim n’as jamais eu vraiment le temps de le finir ni de le peaufiner.

Vient maintenant le cœur de l’article. Nirvana, que j’écoute je pense depuis mes 11 ans. À l’époque, je n’avais pas internet, juste un vieux CD de Nevermind. Ce que je savais de Kurt et ses acolytes venait des grands du collège qui arboraient avec fierté des patchs au Nirvana, de Slipknot, de Korn. Des jeunes gens qui bien que gentils ne se laissaient pas faire et préféraient rester en groupe. J’ai souvent été ami avec des gens plus âgé. J’ai passé la plupart de mon enfance en cité, et en cité, on apprend des grands.

Et puis j’ai perdu mon grand frère. Il avait 18 ans. Il aurait eu 34 ans aujourd’hui. Il était mon héros. L’homme le plus important de ma vie, mon modèle, était parti. Brusquement, sans dire au revoir. Les meilleurs partent les premiers comme dirait l’autre mais plus j’y pense, plus j’y crois. Ça pue sacrément les excréments de vaches si vous lisez ça à 80 printemps. (Je plaisante bien sur.)

Je pensais mourrir à mes 18 ans comme mon frère, vivre plus longtemps aurait été le trahir. Mais les années sont passés foutrement vites et me passer la corde au cou, me foutre sous un train, m’ouvrir les veines, c’était beaucoup trop dur à faire pour moi. On peux penser ce que l’on veut du suicide. Je ne l’encourage pas. Certains disent que c’est lâche, je ne débattrai pas là dessus, mais passer à l’acte, vous enlevez votre propre vie, c’est pas si facile que ça. Il doit y avoir le côté reptilien, primaire, au fond de nous qui bombarde notre cerveau de je ne sais quelle matière chimique pour vous en empêcher. Dans ce cas pourquoi pas les médicaments et l’alcool ? C’est casse gueule l’ami. J’en ai vu beaucoup, en faite tous, se rater. Ratage signifie hôpital psychiatrique, et un séjour là-bas les ami(e)s, c’est peut-être ce que vous avez besoin pour, qu’une fois sortie vous preniez un flingue et le mettez dans la bouche. Là encore vous pouvez vous rater, l’instinct de survie, paraît-il, ferait que par réflexe de conservation la main peut dévier le pistolet au moment où vous appuyez sur la gâchette. Vous retrouvez défiguré dans un hôpital psychiatrique. Aucun moyen de partir. À part peut-être avec l’aide d’un Jack Nicholson, et encore.

Putain qu’elle tangante j’ai prise cher lecteur, toujours est-il qu’à 18 ans, j’étais occupé à me saouler tous les week ends, à faire les 400 coups, trouver des remèdes contre la gueule de bois (jamais vraiment trouver, je peux la réduire mais pas la faire disparaître), conquêtes amoureuses qui ne mèneront strictement nul part, car j’étais un connard il faut le dire.

Passé le cap de ces 18 ans, il me fallait un autre héros. Je suis revenu à Nirvana. Avec internet, j’en avais déjà appris un peu plus sur Cobain, Krist et Dave. Quand l’argent a commencé à rentrer, j’ai cassé ma tirelire, acheté les CD qu’ils me manquaient. Puis est arrivé « Montage of Heck » que j’ai acheté. Dvd et livre. Et l’attachement à un nouveau héros s’est fait naturellement.

Cobain, était loin d’être juste un Junkie suicidaire que le premier venu qui n’écoute et ne connaît que Smell Like Teen Spirit aime à la dire. J’ai découvert quelqu’un qui pouvait remplacer mon frère. Mon frère et Cobain sont différents sur beaucoup de plan. En faite totalement. Ce n’est pas parce que j’ai pris Cobain pour héros que je me suis mis à l’héroïne, la coke. La seule « drogue » que j’ai pris était du Shit, que je déteste, et de la Marijuana que je porte plus dans mon cœur même si le conditionnement dans lequel j’ai grandit, c’est à dire drogue = prison, m’a empêché de trop en consommer. Cela fait peut-être 5 ans que je n’en ai pas fumer et je n’étais vraiment pas un gros consommateur, du tout. Ça, et surtout l’alcool les week-ends, a été remplacé par le Xanax et les antis-dépresseurs. Le xanax c’est légale, l’herbe non. Allez savoir pourquoi.

Cobain et Burroughs dans le jardin de ce dernier.

J’ai ouvert du William S. Burroughs grâce à Kurt. Allen étant l’écrivain préféré de de Cobain.

Burroughs et Cobain dans la maison de William.

Burroughs m’a ouvert les portes de la Beat Génération, Kerouac et tous le gang. Les portes de la littérature américaine se sont ouverte, les unes après les autres, toujours un nouveau livre à me procurer. Qu’est ce que j’ai lu. On dirait pas hein ? Mais je vous promet que j’ai dépensé des milliers d’euros en livre. Mon bureau de travail était rempli de bouquin comme l’était la chambre de Morrison.

Burroughs et Cobain.

Les années ont finalement passées, avec d’autres événements et drames que j’ai déjà conté précédemment sur le blog, et j’arrive à 27 ans dans quelques jours. J’ai laissé mon frangin sur le bord de la route en restant en vie tout se temps. Il me manque et le deuil n’est toujours pas fait.

Passé les 27 ans dans quelques semaines, j’aurai Cobain dans ma tête. Pourrais-je encore écouter sa musique, son travail ? Dive, Plateau, Scentless apprentice, The men who sold the world, Polly, Pennyroyal Tea, Jesus doesn’t want me for a sunbeam, Dumb, Lake of fire, All apologies, Radio Frendly Unit Shapeshifter, Lithium, Stay away, Something in the way, Breed, Aneurysm, School, About a girl, Been a son, The money will roll right in, D-7, Territorial Pissing… (Pour les puristes, je sais qu’il y a beaucoup de covers, notamment The Vaselines, ne me brûlé pas dans les commentaires…)

Kurt restera dans chacun de mes écrits, c’est à cause de lui que j’écris. Kurt tenait des journaux intimes, on appellerai ça Scrapbook si vous étiez une influenceuse Instagram trop fashionnable aujourd’hui. Un de ses journaux intimes est en vente, disponible partout. Je l’ai lu, j’ai décidé de faire pareil, ça va faire 7 ans que je tiens un journal intime, 5 minutes d’écritures après la cigarette du matin (je sais fumer c’est mal.) Un moment pour moi.

Je n’aimerai pas que quiconque lise mes journaux, je présume que pour Kurt, ce serait pareil… Je me suis sentie comme un voyeur, mais en même temps ça m’a donné envie d’écrire. Une thérapie. Il m’a ouvert un monde que je ne pensais jamais ouvrir. Pour compenser cette gêne d’avoir lu son journal, je n’ai jamais lu entièrement sa lettre de suicide.

Si vous auriez dis au moi de 15 ans, que dans 10 ans je lirai 3 heures par jours en moyenne avec l’envie d’écrire aussi. Cet ado de 15 ans vous aurait regardé avec des yeux ronds et serait retourné jouer à la console.

Mais ceci est comme cela.

Je ne me butterai pas à 27 ans. M’étant trouvé un Hemingway comme nouvel héros. De Kurt Cobain (et grâce à) je suis passé à Hemingway. Deux hommes que presque tout opposent, quoique…

Lui s’est tiré une balle a 61 ans. J’ai le temps de voir venir. J’aurai bien choisis un Abel Tesfaye, AKA The Weeknd, mais il n’est pas mort, Dieu merci qu’il le garde le plus longtemps possible avec nous.

J’avais écouté un neuro physicien dire que 27 ans était un âge pivot dans une vie. Une histoire de passage de l’enfant à adulte ou quelque chose de se genre. Un truc qui se passerai dans le cerveau (tous ce passe dans le cerveau à bien y regarder). Je prends cette information avec précaution, le type a sorti ça et d’une certaine manière je me suis dit qu’il n’avait peut-être pas tord. Mais tous le monde peut s’autoproclamer médecin sur internet.

J’ai qu’un vieil article tout pourri bourré de faute et mal organisé pour rendre un hommage à mon frangin le jour de son anniversaire.

Mais s’est Punk ça non ? Qu’elle était gênante cette question, j’ai honte de moi, je deviens vieux tout doucement. C’est moche.

L’art permet à beaucoup de personne de s’accrocher à la vie et de lui donner parfois un sens. En tous cas pour moi.

Et dire que Cobain détestait être un Role-Model…

Want’s some help, help myself.

P.S. : même si j’ai parlé de suicide, je ne vais PAS me suicider. Le travail que j’ai fais et que je fais encore sur moi même m’a éloigné définitivement de cette perspective d’avenir. Si on peux appeler ça une perspective. Si vous avez des idées suicidaires ou connaissez un proche à la limite de passer à l’acte, voici un numéro d’urgence : 0800 23 52 36.

Jaskiers

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash

Pauvre Bob qui reçoit une bonne grosse tape de Johnny Cash sur le torse !

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash sur YouTube

Un magnifique « Folk Song » interprété par deux légendes de la musique américaine. Bob Dylan le vagabond avec Johnny Cash, l’ex-tollard ! Magie et douceur de la folk (country ?) américaine !

J’espère que vous apprécierez ces deux hommes en duo !

Je dédicace cette article à můj přítel Midian Poet !

So, if you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Bob Dylan, The Original Vagabond !

J’aurai pu y penser avant ! Voici du Bob Dylan, un des plus grands poètes de notre époque, ce n’est pas que moi qui le dis, Sir Elton John l’avoue aussi !

J’espère que vous aimerez les citations du vagabond, le prix Nobel de littérature, l’éternel rebelle qui ne l’avoue pas ! Mais tu l’es Bob, avec ta guitare (sèche ou électrique), ton harmonica et ta tignasse !

Passez un agréable dimanche (confiné ? Moi oui…)

Jaskiers

Ma petite trouvaille personnelle. Ou pas !

Quand je lisais En Ligne, recueil d’article d’Hemingway, j’ai lu un article dont un passage me rappelai fortement une photographie de lui sur le front espagnol à Teruel, lors de la guerre civile espagnole. Voici l’extrait :

La chute de Teruel (dépêche de la North American Newspaper Alliance).

[…] Le soldat près duquel j’étais allongé avait des ennuis avec son fusil qui se bloquait après chaque coup de feu et je lui montrai comment ouvrir la culasse avec un cailloux […]

Et voici la photographie que je me souvenais avoir vu :

Je n’ai malheureusement pas pu trouver l’auteur de la photo, j’ai pensé à Robert Capa mais je n’ai rien trouvé.

Je ne pense pas avoir fait une découverte inédite, beaucoup de gens ont dû faire le rapprochement, mais je voulais juste partager avec vous ma petite trouvaille personnelle.

Si cela se trouve, j’ai complètement faux sur toute la ligne mais la photographie a bel et bien était prise sur le front de Teruel.

Jaskiers

C’est dimanche, une dose de Ray Bradbury sous-cutané.

Quand les gens touchent mes livres… Ils sont vivants.
Y’en a un peu marre du Covid quand même Ray.
Ne prenez pas cette citation au premier degré je veux pas avoir de problème.

Après cette bonne dose de Bradbury, j’espère que vous passerez un bon dimanche.

Le seul effet secondaire de cette dose est une probable envie de consommer du livre. Enfin de les lire pas de les manger ni de les brûler.

Et n’oubliez pas :

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Faulkner.

Quelques citations glanées sur Internet du célèbre auteur de l’ouvrage « Le bruit et la fureur ».

J’oserai ajouter qu’on peux aussi vivre d’espoir… L’espoir est peut-être une illusion en soit…
L’art rend-elle les Hommes immortels ?
Attention de ne pas être happé par ces ombres.

Bon dimanche à vous ! Et bonne semaine !

Jaskiers

How It Was de Mary Welsh Hemingway (English book version)

Quatrième de couverture :

‘As honest and revealing as Hemingway ever wrote’

Los Angeles Times

BRILLANTLY IMMEDIATE

Sunday Times

Ernest Hemingway – the heroïc and finally tragic figure who lived and wrote three wars, hunted big game in Africa, fished giant marlin from the Gulf Stream, fought bulls in Spain – and won the Nobel prize for literature.

With him Mary Welsh experienced a courtship that ragged across Europe, a marriage that made headlines for a generation, and ended in his suicide.

This is her uniquely intimate and loving look behind the legend – and much more.

This is how it was

‘A MASSIVE PORTAIT’

Daily Telegraph

‘FASCINATING READING’

Daily Express

Ce livre est une autobiographie de Mary et non un livre totalement basé sur Hemingway. Le première quart du livre ne mentionne pas du tous Ernest.

Le livre commence par l’enfance de Mary dans le Minnesota, une mère et un père aimants dans la campagne du Mid-West américain.

Son père l’amène très jeune à voyager et à naviguer sur les nombreuses rivières près de leurs maison. Elle apprends auprès des Indiens leurs cultures et leurs langues. Son père l’emmène camper dans les bois, peuplés d’ours, de cerf et de biches. Elle devient amoureuse de la nature, de ses balades avec son père, qui est un homme aisé grâce à ses premier investissements de jeunesse dans le bois.

Son père semble le père « cliché » des bons paternels. Il ne lui crit jamais dessus, même si il faut dire que Mary est une enfant sage, il lui apprends à penser par elle même, et lui transmet sa passion et ses connaissances sur la littérature. Notamment Shakespear, qu’il aime citer dès que la discutions ou la situation si prête.

Puis vient l’adolescence, sans problème, l’âge adulte, ou Mary décide de devenir journaliste.

Ses premières expériences lui montreront à quel point le métier est exigeant, et que les journalistes peuvent parfois être compétitif.

Voyant la situation politique se dégrader en Europe, et la guerre arriver, elle fera des pieds et des mains pour pouvoir se faire engager dans un journal à Londres.

Mary Welsh Hemingway

Après moult péripéties et tout en gardant ses propres valeurs, Lord Beaverbrook, un grand magnat de la presse anglaise lui fera des avances très osé qu’elle refusera, elle réussira grâce à sa persévérance à trouver un emploi de correspondante pour le journal anglais Daily Express et se mariera avec Noel Monks, un journaliste australien.

Puis vient la Seconde Guerre Mondiale et la chute de la France, auxquels elle assiste aux côtés des français. La confusion, l’incompréhension de la débâcle française puis le retour à Londres.

Ernest Hemingway et Martha.

Voici un petit extrait du jour où elle rencontra Robert Capa et Lee Miller pour la première fois :

[…]Bob Capa came to photograph the war and one could almost hear the upswing in female heartbeats around the office. Lee Miller came to photograph the war and with her crusty, cool intelligence smoothed down the office airwaves, but not the heartbeats.[…]

Bien sur, il faut une première fois à chaque chose. Voici la première fois que Mary voit Hemingway :

John Stais gave us a tiny table by the door of his second floor where half a dozen friends were already roosting, and Shaw murmured that the big fellow lunching alone across the room was Hemingway. In his heavy woolen R.A.F. uniform he looked much too warm and uncomfortable.

Ernest et Mary s’amourache rapidement l’un de l’autre. Ernest allant jusqu’à la proposer en mariage lors de leurs première rencontre. Bien sur, c’était pour casser la glace, Ernest étant encore marié avec Martha Gellhorn, célèbre reporter de guerre. Mais les relations entre Ernest et Martha ne sont pas au beau fixe et Hemingway gagne le cœur de Martha, l’histoire de leur amour commence !

Les deux tourtereaux s’installent au Ritz après la libération de Paris, rien de moins. Hemingway continue son travail de reporter de guerre / commandant de troupe officieux, tandis que Mary continue son métier de reporter pour le Daily Express.

Tôt dans leurs relations, Hemingway se dévoile très amoureux et possessif, ce qui engendrera leurs premières bagarres, Hemingway l’a gifla, Mary le rua de coups. Leurs premières disputes se réglera grâce à l’intervention de Marlène Dietrich.

Les amoureux se découvrent peu à peu.

Revenu auprès de Mary au Ritz après un voyage sur le front, Hemingway apprend la blessure et la capture de son fils, parachutiste, près de Nancy. Mary se déplacera en personne près du lieu du drame pour en apprendre plus sur la capture de son nouveau beau-fils.

Elle apprendra aussi que Hemingway est un casse cou. Un homme d’action. Avec les blessures qui vont avec.

His health was a question mark. His old friend Dr. José Luis Herrera, who had been chief surgeon for the 12th International Brigade in Spain, lunched with Ernest at the pool and told him that the first hemorrhage, from a motocar’s collision with a London water tank in the street should have been opened and drained, with three months of convalescence afterward. Instead, in August 1944, Ernest, riding in a motorcycle’s side-car, with his driver and photographer Bob Capa, had rushed into the path of a German antitank gun. The three had jumped into ditches and Ernest had banged his broken head, hard, against a stone. But he now wrote : « Am so much better than have ever been since you’ve known me that please don’t think of me as a hypochondrious »

Elle découvrira aussi l’amour d’Hemingway pour les animaux, notamment les chats de la Finca Vigia :

Ernest introduced me to […] the principal cats : Princessa, the fine-boned elegant gray Persian, mother of the tribe, beautiful, and with her Persian secret a bit to feminine for me; Uncle Willy, the children’s favorite cat, a square, striped, businesslike male, who disdained cats but liked people; Bigotes, the big rough endearing fighting stud of the family; Uncle Wolfie, long-haired and silvery like his mother, debonnair and timid; and that’s year’s crop of young mothers with their children. They sunned in their respective favorite places along the terrace every morning. I noticed, and took to promenading it regularly, offering greetings and ears for scratching.

Mary Welsh Hemingway caressant un chat de la Finca Vigia.

À noter aussi une croustillante anecdote. Boyse, un des chats mâles d’Hemingway s’amourache de Mary. Et Boyse et tellement jaloux et possessif qu’il griffera les organes génitaux d’Hemingway !

Un dernière info sur les chats et Hemingway ?

Il est responsable de la prolifération des chats polydactyles, c’est à dire des chats à 6 ou 7 doigts, à Cuba ! Les chats de la Finca Viga se reproduisant sans aucune limite ! La preuve ? Regardez le Wikipedia des chats polydactyles.

J’ai pas pu résister de vous poster se petit gif !

Puis viendra la découverte du Pilar, le fameux bateau de pêche d’Hemingway ! Et même ces utilisations pour le moins atypiques !

In World War II she [Pilar] had been loaded with radio, high-explosive and sound-detection gear and had served as a Q-ship hunting German submarines which were torpedoing Allied tankers off Cuba and along the eastern coast of the United State. She had cruised the Gulf Stream and the islands off Cuba’s north coast a month at a time for about a year and a half pretending to be a scientific expeditionnary ship.

Hemingway sera toujours hanté par la guerre. Comme cette extrait d’une de ses lettres à Mary :

Meanwhile he was indignant about the Allied treatment of the Germans. […] « We killed 60,000 civilians with one bomb; hang sixty-year old women for killing aviators. […] War is completely and utterly barbarous, a crime against man and mankind. »

Mary fut une fausse couche. Elle faillit en mourir. Le docteur de Cuba ne lui donnait aucune chance. Hemingway prit les choses en mains et la sauva ! Il joua au chirurgien amateur et réussis à sauver in-extrémis sa femme en lui déviant une veine. On pourrai croire à une de ces histoire rocambolesques attribuées souvent à Hemingway mais Mary, après avoir interrogé le médecin et les infirmières lui confirmeront l’intervention héroïque d’Ernest !

Vient les soucis, et souvent ils ne viennent jamais seul. Patrick, le deuxième fils d’Hemingway est victime d’un grave accident, il souffre d’un sévère traumatisme crânien. Le père de Mary est hospitalisé pour un sérieux problème à la prostate. Les voilà séparé, physiquement. Les (très) nombreuses lettres qu’ils s’échangent entre Chicago et Cuba leurs permettent de garder un contact. Les échanges épistolaires sont magnifiques. Entre deux êtres qui s’aiment.

Viendra ensuite un moment rare pour Mary, Ernest parlant de son enfance. Fils d’un père médecin et d’une mère professeur de musique, chanteuse d’opéra américaine et peintre, son enfance se partage entre chasse, et travailles en tout genre, la lecture, l’écriture, son premier amour avec une indienne américaine, des déboires avec sa mère (qu’il insultera abondamment car la famille ayant des finances très limitées, la mère achètera des vêtements et objets hors de prix. Son père, soumis selon Hemingway, ne disait rien). Vient ensuite l’histoire d’une chasse qui fera d’Ernest un hors-la-loi. Ayant tiré sur un animal hors-saison, et sous les yeux du fils du maire de l’époque, il est recherché par les gardes forestiers. Averti par sa sœur il s’enfuira pour travailler dans une ferme et vivre avec des Indiens Ojibwés.

Son père se suicidera à 57 ans.

Dr. Clarence Hemingway et Grace Hemingway.

L’Italie, un voyage en amoureux, direction Venise, ou le couple rencontrera la fine-fleure aristocratique et artistique italienne. Hemingway fera la connaissance d’une jeune femme, Adriana Ivancich, 18 ans, aristocrate italienne, dont la « beauté » aidera Hemingway à débuter son roman Au-delà du fleuve et sous les arbres. Mary ne sera pas jalouse, elle sait que Ernest ne fera pas l’impardonnable pour un couple marié.

Le retour à Cuba, leurs chats, leurs chiens, la construction d’une tour dont le sommet sera le bureau de travail d’Ernest.

Puis reviennent les disputes, surtout à cause de la consommation excessive d’alcool d’Ernest. Ce qui est intéressant, c’est que même dans leurs propres maisons, ils communiquent par lettres durant les moments difficiles.

Mary défiera Ernest dans un concours de pêche, pari et argent à la clé ! (Le résultat ? Désolé mais je ne vais pas tous vous dévoiler).

J’ajoute que durant ces périodes, la santé d’Ernest n’est pas au beau fixe. Des maladies en tous genre l’atteignent et Mary trouve le moyen de se blesser plusieurs fois.

Un autre accident. Pendant une virée de pêche en haute mer sur le Pilar dans le Gulf-Stream, Hemingway est victime d’une chute violente, la tête prendra le choc. Encore une fois.

Les Hemingway aiment recevoir chez eux, à Cuba, dans leurs maison, la Finca Vigia. D’ailleurs, les Ivancich sont invités, et Hemingway devient de plus en plus irascible, insultant Mary sans raison. Mais Madame Hemingway n’est pas le genre de personne à se laisser faire. Elle répond intelligemment, mettant Hemingway devant ses responsabilités. Certes le couple as perdu beaucoup d’ami(e)s, dont F. Scott Fitzgerald, mort à 44 ans d’une crise cardiaque. Le roman d’Hemingway, Au-delà du fleuve et sous les arbres, est miné par la critique. Mary est là, fidèle au poste pour le soutenir.

Et sortant presque de nul part, Monsieur Hemingway sort Le vieil homme et la mer.

Pauline, la deuxième femme d’Ernest et la mère de ses deux plus jeunes fils, meurt, minant sévèrement le moral d’Hemingway ET de Mary avec qui elle était entretenez des relations amicales.

L’énorme succès de Le vieil homme et la mer permets à Ernest de faire un retour tonitruant, prouvant aux critiques qui l’avaient enterrés pour Au-delà du fleuve et sous les arbres qu’il n’était pas fini. D’ailleurs, ils remportera le prix Pulitzer, récompensant sa carrière d’écrivain et de journaliste.

Et vient le temps du grand voyage en Afrique, en n’oubliant pas de passer par la Normandie, Rouen, Paris et le Ritz, l’Espagne, Saint-Sebastian, Saint-Firmin, Pampelune, Madrid avec des fiestas, des corridas, des fêtes entre vieux ami(e)s, avant de remonter pour Marseille et embarquer pour l’Afrique de l’Est pour leurs dernier safari.

Ernest Hemingway (centre avec sa barbe iconique) et Mary à droite assistant à une corrida.

Suis une magnifique épopée, Mary conte leurs aventures peuplées dès légendaires guerriers Maasaï, qui les aident dans leurs périples. Madame Hemingway se révèle être une excellente écrivaine, vous êtes plongé avec eux dans la beauté, et il faut le dire, la cruauté d’un safari. Ne tenez surtout pas les Hemingway pour des braconniers, ils sont suivis et conseiller par des « gardes-chasses » et ont aidé la communauté Maasaï à tuer des animaux nuisibles pour leurs précieuses récoltes, bétails et même leurs vies. Mary s’amourachera d’un bébé gazelle, qu’elle nourrira et s’occupera jusqu’à leurs séparation qui est d’ailleurs plutôt triste. Cette partie contient aussi des péripéties d’Ernest, bien sur, mais ce sera au lecteur/lectrice de le découvrir par lui même, je ne vais pas écrire tout non plus, j’ai peur de vous gâcher la lecture si un jour vous lisez se livre (non traduit en français).

Ernest et Mary avec un bébé gazelle de Grant nommé Baa que Mary as adoptée en Afrique de l’Est. Circa 1953

Le récit des deux accidents d’avions consécutifs en Afrique de l’Est est écrit de façon plus personnel chez Mary que dans celui d’Ernest.

Après le premier crash, au milieu de deux troupeaux d’éléphant, Mary s’en sort avec une côte cassée, Ernest et le pilote presque rien.

L’avion qui doit les rapatrier à l’aéroport et à la ville la plus proche s’écrase encore ! Cette fois, le feu se déclenche, leurs affaires brûles, Mary et le pilote sorte de l’appareil sain et sauf, Ernest lui, est obligé de cassé une fenêtre à coup de tête. Il en sortira grièvement blessé. Traumatisme crânien extrêmement grave, le foie et les reins gravement endommagés. Dans un hôpital de fortune, Ernest essaiera d’éteindre un feu de brousse seul, il ne réussira pas bien et souffrira de nombreuses brûlures. Rapatriés en Europe, Ernest dédaigne de faire soigner, son attitude devient de plus en plus irascible. Mary voyage, Paris, Londres, puis rejoins Ernest en Espagne où elle rencontrera la célèbre actrice Ava Gardner.

Ernest Hemingway, Mary Welsh Hemingway, Ava Gardner

Le jour de gloire de Ernest arrive grâce à un coup de téléphone d’United Press : Ernest Hemingway as remporté le prix Nobel de Littérature.

Pas de fête ou de folies pour fêter cela, les Hemingway font simple, entre eux, à Cuba, à la Finca.

Malheureusement, peu après, le père de Mary décède. Sa mère se retrouvant seule et en proie à un début de démence, Madame Hemingway se démène pour trouver une solution, avec le soutien d’Ernest, qui ne tari jamais d’effort pour aider sa belle famille.

À Cuba, la situation politique se dégrade, ainsi que l’insécurité. Le couple s’étant fait cambriolé plusieurs fois. Le coup d’état de Baptista contre le président Prio à La Havane inquiète.

La Finca Vigia de nos jours.

Malgré grès la terreur qui s’installe à Cuba, Mary trouve le temps de s’occuper de la maison et comme souvent dans se livre, elle écrit sur ses chats. Elle nous décrit leurs comportements et leurs personnalités très en détails. Et leurs aventures.

One day we missed him. He did not come trotting into my room under my breakfast tray to share my egg. He was not lounging on any window sill with his DON’T DISTURB sign nearly visible. Ernest could not recall having let him outdoors after diner for an hour or two of helling around, pretending to frighten lizards in the dark, and we heard no vigorous climb up a window screen, meaning « Let me in ».

I put the whole household on search detail, hunting the thick shruberry outside, calling, checking the gutters of the roof and, most unlikely, the corners of the Cat House. We hunted under chairs and beds, in linen shelves and closets. We suspected the ice man might have run over him with is rickety truck, but there were no trace of slaughter on the road. We interviewed the dogs, but none of them looked guilty. I wondered if we had been hexed.

On the third morning I pulled open my big bottom drawer for clean shorts and a shirt, and out jumped Cristobal eluding my arms and heading, composed but determined, for the pantry where the food was, He spurned out effusive welcomes, ate a snack of ground beef and went to loll and bathe himself on his favorite window sill. He had been most respectful of my clothes, sullying only one pair of shorts. His three-day imprisonment lessened only slightly his interest in the contents of drawers, but ever afterward we left them open a couple of inches.

Mary et un chat à Cuba.

Ernest vend les droits de son livre Le vieil homme et la mer pour en faire un film. Il sera engagé comme consultant, et tentera de se s’occuper de filmer un vrai marlin pour les besoins du film. Malheureusement, rien ne fonctionne comme prévu, le tournage prenant du retard et dépassant le budget, Hollywood s’occupera de construire un faux marlin. Ernest dira dans une de ses lettres, non présente dans se livre mais que je vous livre, qu’Hollywood à été irrespectueux en engageant un acteur américain, ne ressemblant pas du tous à l’image du vieil homme. Il aurait préféré un vrai cubain.

Et retour pour l’Espagne, avec les fêtes, l’alcool, les ami(e)s et un Hemingway devenant de plus en plus irascible envers Mary. Quelque chose ne va pas avec lui. Elle le sait mais fait l’autruche. Ce n’est pas la première fois pense-t-elle, tout reviendra dans l’ordre bientôt.

Après les fiestas, retour à Cuba. Malheureusement, Mary apprendra par télégramme le décès de sa mère. Elle s’occupera de l’enterrement et de son organisation seule.

À Cuba, la situation politique devient délétère. Les forces de Fidel Castro, accompagnées du Che, affronte les forces du dictateur Baptista. Les meurtres en pleine rues, les pendues, les tortures. Les Yankees, le surnom donné aux américains par les cubains, ne sont plus les bienvenus. Il faut trouver un pied-à-terre aux U.S.A.

Ce sera Ketchum, dans l’Idaho. Mary y achète une maison dans la campagne. Ernest ayant retrouvé grâce à des employés du Ritz à Paris des documents datant d’avant la Seconde Guerre Mondiale qu’il avait laissé au bon soin du maître du célèbre hôtel, décidé d’écrire un livre sur son époque à Paris. Paris est une fête est entamé.

La maison des Hemingway à Ketchum, Idaho, U.S.A.

Encore une fois, un voyage en Espagne pour suivre le Mano a Mano entre Luis Miguel Dominguín et Antonio Ordóñez, matadors et beaux-frères. Ernest écrira pour le magazine Life un article sur le duel entre les frères qui durera tout l’été. Cette article deviendra un livre, « l’été dangereux ».

Après un bref retour à Cuba pour entretenir la Finca Vigia et choisir les meubles qui partiront pour Ketchum, Ernest déclare qu’il doit repartir pour l’Espagne, n’ayant pas assez de matériel pour finir son article. Mais.

Son état mental se dégrade grandement. De retour à Ketchum, Mary joue de subterfuges pour interner Ernest en Hôpital psychiatrique. Sous un faux nom pour éviter que la presse ne fouine, mais le poteau rose sera vite découvert. Ernest se dit traqué par la CIA, pense avoir commis des crimes financiers, il est obnubilé par son argent et ses impôts . Il devient paranoïaque.

Ernest se baladant dans la campagne de Ketchum.

Invité à l’inauguration du président J.F. Kennedy, il répond qu’à la vue de sa santé, il ne peut malheureusement pas assister à se moment historique. On lui demandera d’écrire quelques mots sur le nouveau président pour un livre, il mettra une semaine à écrire deux lignes.

La paranoia du prix Nobel de littérature s’empire.

[…] Ernest wanted no visitors, spend his morning mute and brooding at his writing table, his afternoons wandering aimlessly around the house or resting without riding in his room. […] I was not helping him [Ernest] find someplace safe from taxes. I was spending too much money on groceries. I had neglected him throughout his stay at St. Mary’s hospital. How could I have enjoyed a TV program that evening when we were such in great danger ? I was betraying our well-being.

Non seulement Ernest est malade, mais Mary se blesse, encore une fois, en tombant des escaliers. Rien ne va plus.

On Friday, April 21, I compled downstairs to find Ernest, still in his plaid Italian bathrobe, standing in the front vestibule of the sitting room, one of his favorite shotguns in his hand and two shells standing upright on the window sill in front of him.

Grâce à l’intervention de son médecin personnel, Ernest accepte de se faire hospitaliser, encore une fois. Il y reste de longues semaines.

Photographie d’Ernest. Il semble amaigrit et mal en point. Je ne connais pas l’année de prise de la photo.

Une fois revenu à la maison, des ami(e)s de la famille le retrouve avec le fusil à la main. Ils réussissent à le désarmer. Une autre hospitalisation. Avec une surveillance plus sévère. Ernest ressortira, mais il n’est pas guéri. Loin de là.

As we wedged into the small far-corner table, Ernest noticed a couple of men seating themselves at a small table farther inside […]

« They’re F.B.I. » Ernest muttered.

Puis Ernest se suicide. Mary voit le corps de son mari, le sang. Elle fuit. Racontant au média qu’il s’était tué suite à une mauvaise manipulation, parce que, dit-elle, elle ne pouvait se faire à l’idée qu’il s’était tué.

La succession, le régime Castro qui demande de faire de la Finca Vigia un musée, rapatrié des manuscrits, de l’argent. Mary tombe malade sous le poids des responsabilités et du deuil.

Elle voyagera, beaucoup, Nouvelle-Zélande, France, Afrique de l’Est, Honolulu et même l’ex-U.R.S.S. À noter que Hemingway n’est JAMAIS allé en Russie. Surprenant non ? Vu l’estime qu’il avait de Léon Tolstoï. Mary visitera d’ailleurs la maison du grand écrivain russe lors de son escapade en terre communiste.

Ses voyages ne l’empêcheront pas de travailler sur le manuscrits de Paris est une fête et sur d’autres nouvelles et recueils d’Ernest.

Le dernier chapitre du livre et une auto-interview qui répond à plusieurs questions que les lecteurs pourraient se poser à la lecture du livre.

En refermant le livre, j’ai eu comme une sensation que tout n’avait pas été dit… Peut-être est-ce dû à ma lecture du très bon livre de Aaron E. Hotchner, écrivain, journaliste, metteur en scène et grand ami personnel de Hemingway, qui a écrit un livre intitulé Papa Hemingway que je vous conseil fortement.

Mary as semblé omettre les séances électrochocs subit par Ernest, et les deux tentatives de suicide d’Hemingway ( il tentera de sauter d’un avion qui l’amenait à l’hôpital psychiatrique.) Elle a aussi omise le fait qu’Hemingway avait manipulé ses psychiatres, jouant la comédie du patient guéri pour sortir de son internement. Notamment lors de sa première hospitalisation. Vous pouvez lire tous cela dans le livre de Hotchner.

C’est un livre très long, mais aussi très beau. Un livre d’amour oui, mais aussi d’aventures, de voyages, d’amitiés, de drames. Bref, la vie d’une grande femme, intelligente, moralement solide (par expérience, les femmes sont beaucoup plus solide que les hommes mentalement parlant. Mais ce n’est là que mon avis personnel.), elle tient tête à un mari caractériel, parfois violent, physiquement une fois, verbalement durant toute leurs relations. Mais elle était amoureuse de lui, il était amoureux d’elle. Un homme n’avance jamais bien loin sans le soutien d’un ou d’une compagne, et Mary le prouve.

Réussir à vivre dans l’ombre d’Hemingway, tout en gardant son intégrité, ses valeurs et son courage ne devait pas être chose aisée. Mais elle l’as fait. Jusqu’au bout et encore après.

Bien sur, si vous aimez Hemingway, se livre est fait pour vous. Il est long, mais la lecture en vaut la peine. Malheureusement, il n’as pas été traduit en français.

Voici comment se termine m’as dernière lecture sur Ernest Hemingway avant un bon bout de temps. Il va me manquer, mais je crois qu’Ernest n’est jamais vraiment mort. Ses œuvres vivent en nous, comme vivent en nous nos proches disparus.

But I starved for the smell of Ernest’s chest, where my nose always nuzzled. I ached to touch is skin, which was smoother than any other, I thought. Having no creature to absorb and appreciate pats, hugs, kisses, I floundered in a void of unexpressed affections, and I missed my husband’s daily offerings of endearments and flattery. I also missed is discipline, his counseling of restraint when I veered into erratic enthusiasms or fears.

Mary et Ernest.

Jaskiers

Défense du titre de Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

« J’ai commencé en douceur, avec une victoire sur M. Tourgueniev. Après un entraînement intensif, j’ai envoyé M. de Maupassant au tapis. J’ai livré deux rounds contre M. Stendhal, avec un léger avantage pour moi dans le second. Mais personne ne me fera monter sur le ring pour me mesurer avec M. Tolstoï. Il faudrai que je sois devenu fou ou que je passe une fois pour toutes dans la catégorie supérieure. »

Tout Hemingway est dans ce trait ; pour lui, la passion de la littérature n’est en rien séparable de la vie aventureuse qu’il a mené, car elle tient à la fois de la boxe et de la tauromachie, de la chasse au lion et de la pêche à l’espadon. Mais sous le côté hâbleur, c’est un homme finalement plutôt ironique à l’égard de lui-même que nous livrent ces trente-huit entretiens, publiés entre 1919 et 1965 pour le compte de divers journaux américains, et qui tracent, comme en pointillé, l’autobiographie intellectuelle d’un écrivain devenu presque une légende de son vivant.

Avant de commencer cet article, j’ai trouvé dans se livre, acheté d’occasion, cette belle carte postale qui semble représenter une feria dans les rues de Pampelune. Je ne sais pas si elle appartient à l’ancien propriétaire du livre ou si le libraire qui me l’as expédié l’a mis dedans comme un petit bonus. La tauromachie était la plus grande passion d’Hemingway, ainsi que l’Espagne.

Si vous connaissez l’espagnole, pourriez vous traduire ce qu’il y a de marqué ? Merci d’avance si vous le pouvez !
L’envers de la carte postale.

L’ouvrage est relativement court, mais truffé de magnifique leçon que l’écrivain souhaitait distiller dans ses interviews, même si il détestait se faire interviewer.

L’ouvrage se concentre beaucoup sur les années 50.

J’ai choisi plusieurs extraits et phrases mais les choix ont été difficiles. Il y avait tellement de phrases magnifiques que j’avais envie de partager avec vous, mais j’ai dû me réfréner car j’espère qu’un jour vous aurez le plaisir de le lire.

Même si j’ai noté plus haut qu’il détestait les interviews, il semble vouloir partager sa passion de l’écriture, son art, l’artisanat, l’alchimie comme il le décrit souvent. Certains journalistes le disaient timide, peut-être, certains disaient qu’il rechignait de parler de ses collègues, ami(e)s ou ennemi(e)s, écrivain, cela peut s’avérer vrai. Car quand il daigne parler d’eux, des mots crus qui pour moi son une certaine preuve de décontenance envers ses connaissances. Ne sachant pas comment répondre à ces questions il attaque.

« Pour me donner des coups, la vie, le plus souvent ne m’a pas demandé mon avis » – Ernest Hemingway

En parlant d’attaque, comme écrit sur la quatrième de couverture du livre, Hemingway parle beaucoup en terme de combat, de lutte, il rapporte et s’exprime avec maintes comparaisons à la violence, physique. Ernest ne croyait pas à la psychiatrie. Un jour qu’il rencontra Ava Gardner, la célèbre actrice américaine, cette dernière lui confia qu’elle voyait un psychologue et demanda à Hemingway comment lui pouvait faire sans. Il répondit que pour lui, son psychiatre était une machine à écrire Smith-Corona (s’il vous plaît, pas de mention du virus, ceci est une vraie et bonne marque de machine à écrire).

« – La machine à écrire… elle change le plomb en or, murmura Hemingway. »

Un superbe article relate l’échange entre Hemingway et un apprenti écrivain. Ernest y donne ses méthodes, ses règles, sa vision, sa technique pour écrire. L’article se déroule comme un dialogue et est une mine d’or pour tous ceux qui s’intéressent à l’écriture et/ou s’intéressent à Hemingway et à son processus créatif.

L’article où il prédit l’attaque de Pearl Harbor

Je pense que les journalistes et lecteurs se posent encore trop de question sur Ernest Hemingway, et je crois que les réponses ne tienne qu’à une seule réponse : tout est dans l’écriture. Comme il le fait remarquer dans son discours lors de la réception de son prix Nobel : « Je suis un écrivain et je vous parle depuis trop longtemps. Plutôt que d’exprimer mes pensées à hautes voix, nous devrions toujours prendre la plume. »

Extrait 1 :

Tous les jours, à sept heures du matin, je suis au travail et je m’y tiens jusqu’au début de l’après-midi. Ma première tâche consiste à relire ce qui précède, de façon à me replonger dans le récit avant de prendre une page blanche. J’aligne les mots l’un après l’autre, avec autant de soi qu’un maçon disposant ses briques, à la main, toujours. J’ai bien essayé des techniques d’écriture rapide en repoussant à plus tard le travail de mise en forme, mais comment savoir où est la place du roman dans le chaos qui s’installe inévitablement ?

Extrait 2 :

« Le premier devoir de l’écrivain est la sincérité. Brasseur de fiction, le romancier doit puiser ses sujets dans sa propre expérience. Non pour offrir une photographie banale de la vie, sombrer dans le réalisme, mais pour faire preuve de hardiesse tout en étant fidèle à ce qu’il sait de la réalité. Être original, pour un écrivain, c’est être soi-même. »

Jaskiers

C’est dimanche, voici du Jack London !

On ne va pas se mentir, mais je crois avoir lu, je ne sais plus où, que Jack London buvait autant qu’il écrivait, c’est à dire beaucoup… Et cela l’aurait tué à tout juste 40 ans.
Voici la citation préférée de Hunter S. Thompson ! (Oui encore lui désolé !)

Honnêtement, je ne connais encore que trop peu Jack London pour vraiment parler de son œuvre et de l’homme. Je n’ai lu que L’appel de la forêt, Croc-Blanc mais il y a très longtemps, je pense le relire dès que possible et un recueil de nouvelles appelé L’amour de la vie.

Je sais qu’il me faut impérativement lire Martin Eden, Le peuple d’en bas, Le talon de fer et Le vagabond des étoiles.

J’aime beaucoup ses récits sauvages, dans la neige, les bois, avec les animaux, la brutalité de la vie, la survie.

Je pense aussi qu’il faudra que je me procure une bonne biographie car l’homme a l’air aussi fascinant q’un Hemingway ou qu’un Tesson.

Enfin, bon dimanche à tous !

Jaskiers

Gonzo The Life of Hunter S. Thompson par Jann Wenner & Corey Seymour (english version book)

Quatrième de couverture :

-> Sandy Thompson <-

Hunter was born different – very different. He was angry. He was charming. He was a lot of trouble. And what I always used to say was that he shot out of the womb angry. And then he left the same way.

-> Tom Wolfe <-

Hunter was the only twentieth-century equivalent of Mark Twain. Twain would take dignified things and show their idiocy with few changes. It was very subtle compared to Hunter. Instead of saying ‘Let’s put this thing up against the wall,’ Hunter would say, ‘Let’s just go through the wall.’

Born a rebel in Louisville, Kentucky, Hunter S. Thompson spent a lifetime channeling his energy and genius into landmark works that revolutionised the art of journalism. From his first book, Hell’s Angels – wich chronicled a year spend with the notorious motorcycle gang – to his legendary work for Rolling Stone, he wrote with a voice unlike anything the world had ever heard before.

In this unique biography, the memories of over a hundred people – family, friends, colleagues and contemporaries – combine to tell the full story : his early days in Louisville; raising hell in New Yorks; his campaign to become the sheriff of Aspen; the guns, the drugs, the rants and the roar – all the brilliance and the madness that was uniquely Hunter S. Thompson. Gonzo is a superbly vivid biography of a life writ large, with no excuses.

– Un livre contenant le témoignage de plus de 100 personnes ayant côtoyées Hunter S. Thompson ? Ça promettait et je ne pouvais passer à côté. Et je sais encore un livre sur Thompson. Encore un arrive, le dernier de la fournée !

Ce livre est une biographie audio, ce qui signifie qu’elle ne contient que des souvenirs et témoignages de personnes ayant côtoyés le Dr Gonzo. Avec des témoignages de Nicholson, Johnny Depp, Sean Penn, Marilyn Monson, ses nombreuses ex-femmes et conquêtes, son unique fils Juan, Jann Wenner, des voisins, des proches ect…

Bien sur, voici 2 pépites du Dr Gonzo présent dans le livre, je vous faire un court résumé de ces deux histoire.

Hunter Thompson est chez un voisin à lui. Ce voisin a un enfant. Cet enfant possède une tarentule. Bien sûr Thompson veut la voir ! Il demande donc au gamin de sortir la tarentule de son aquarium, mais avant, Hunter décide que tous 3 doivent se mettre du rouge à lèvre avant de laisser se promener l’araignée sur leurs mains. La femme du voisin entre dans la pièce, elle voit donc son mari, son fils et Hunter, tous peinturlurés de rouge à lèvre jouer avec une tarentule.

Une petite deuxième ? Je vous l’a fais courte.

Hunter décide de mettre un énorme haut-parleur sur sa voiture. Se dirige devant la maison de Jack Nicholson, mets en marche son haut-parleur qui crache des bruits d’animaux tués ou à l’agonie. Il mets des cœurs d’Elans sur le palier de Jack et s’amuse à tiré 2 coups de feu sur sa toiture. Il s’enfuit s’en être vu…

Heureusement car Nicholson avait appelé le Sheriff et le FBI qui se sont précipité chez Jack armés jusqu’aux dents car le massacre perpétué par la famille Manson était encore dans toutes les têtes. Jack ne devinera que plus tard que le Dr Gonzo était l’homme derrière cette mise en scène complètement folle.

Le fait avec Thompson est que je n’arrive pas à dissocier l’homme, l’écrivain et le drogué. Le personnage que c’est crée Thompson, personnage de drogué, alcoolique, incontrôlable, violent, manipulateur, jaloux, manipulateur est en fait lui même. Bien sur l’homme peut se montrer loyal, généreux, aimant, amical mais l’homme a fusionné avec la caricature. La caricature est l’homme, l’addiction à la drogue et à l’alcool l’empêche de sortir de cet camisole. J’ai cherché dans ses écrits une protestation, une révolte contre cette caricature, il y en as, mais tout ce qu’il écrit l’enferme dans cette image, il est resté, pour le grand public le camé de Rolling Stone qui écrit sur les événements perché à l’acide, LSD et alcool. Son rêve d’être reconnu comme un Hemingway ou un F. Scott. Fitzgerald ne sait jamais réalisé. Mais il a inventé son propre style journalistique et marqué l’histoire des lettres américaines.

L’homme est le mythe. Jusqu’au bout.

Jaskiers