C’est dimanche, c’est Faulkner.

Quelques citations glanées sur Internet du célèbre auteur de l’ouvrage « Le bruit et la fureur ».

J’oserai ajouter qu’on peux aussi vivre d’espoir… L’espoir est peut-être une illusion en soit…
L’art rend-elle les Hommes immortels ?
Attention de ne pas être happé par ces ombres.

Bon dimanche à vous ! Et bonne semaine !

Jaskiers

Héroïne : Gerda Taro, photographe et reporter de guerre, épouse de Robert Capa, morte en Espagne à 26 ans.

Le double de Robert Capa, elle aurait convaincu Capa d’américaniser son nom pour avoir plus de succès. Et ce conseil s’avéra important pour la carrière de Robert Capa.

Contemporaine des femmes (et même des hommes) reporters de guerre, son courage et son talent, surtout son humanité, prouveront aux publics du monde entiers que les photographes de guerres sont indispensables pour pouvoir se représenter les horreurs de la guerre, et d’imposer la place des femmes dans le journalisme.

Bien sur, comme trop souvent, Gerda a été oubliée par l’Histoire, souvent cantonnée à être la femme du grand Robert Capa. Mais sa vie et sa mort prouve que son travail a autant de portée que son célèbre mari, qu’elle a grandement aidé à atteindre la célébrité. Elle est décédé sur le front durant la guerre civile espagnole.

Bien sur, je ne parle que des informations et photographies que j’ai pu glaner sur internet et dans quelque livres. Et comme souvent je l’écris, il sera de mon devoir de me procurer ses œuvres, de les lires et les étudier pour ensuite les partager avec vous sur le blog.

J’espère encore découvrir de nombreuses femmes qui ont bravées les interdits et affrontées l’horreur et s’imposer, ou non, dans se monde machiste et patriarcal.

Garda Taro avec son mari Robert Capa.

J’espère vous revoir sur le blog le jour où j’aurais mené mon projet de découvrir ces femmes à bien !

Photographie récemment retrouvée du corps sans vie de Gerda Taro

Jaskiers

Une petite balade dans mon patelin.

Roméo, 4 mois, prêt pour la petite balade !
Roméo, parti pour l’exploration !
Essayer de faire prendre la pose à un Chihuahua n’est pas aussi simple qu’on pourrai le penser !

Nous sommes partis pour une petite balades durant un bel après midi normand. Du soleil, quelque nuages et bien sur le vent !

Eh bien sur, les masques sur nos ganaches ! #gestesbarrieres

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris de photo et surtout, cela faisait trop longtemps que je n’avais pas posté de photo de mon Chihuahua Roméo qui as maintenant 4 mois et demie. S’est un amour de chien, rempli de fougue, intelligent et n’est pas avare en bisous (en même temps, quand on s’appelle Roméo !).

J’ai pris la décision de prendre des photos des monuments que je trouve très beaux, j’aurai aimé monter près de la statue de Jeanne d’Arc mais l’accès y est interdit depuis plus d’un an maintenant. Pour des raisons que je ne connais pas. La vue sur Rouen y est magnifique.

Monument aux morts
Basilique Notre-Dame de Bonsecours
Ancienne cloches de la basilique. Les gravures dessus sont très intéressantes, malheureusement je n’ai pas pu la prendre en photo sous toutes les coutures car un cimetière se trouve à côté.
Jeanne d’Arc en vue !
Jeanne d’Arc contemplant Rouen.
Jeanne d’Arc veillant sur Rouen
Jeanne d’Arc de trois quart (c’est bien ça?)
Ce n’est pas vraiment une photo que je trouve belle, mais je l’aime bien car on dirait que la statue du soldat tient le drapeau.

J’espère que vous passerez un bon Week end !

Jaskiers

Des écrits inédits de Jim Morrison, journaux intimes, poésies et paroles de chansons vont être publiés le 8 juin !

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics »

« The Collected Works of Jim Morrison: Poetry, Journals, Transcripts and Lyrics » est décrit par HarperCollins comme l’ouvrage que Jim Morrison « avait prévu de publier » de son vivant. Il s’étend sur près de 600 pages et rassemble la plupart de ses travaux précédemment publiés […]

[…]des documents inédits tels que des paroles de chansons jamais enregistrées et des extraits de 28 carnets de pensées récemment découverts. L’un d’entre eux, que Jim Morrison aurait écrit à Paris, peu avant sa mort[…]

Source : La Dépêche

Quelle surprise ! J’espère que le public découvrira à quel point Morrison était un vrai poète et un grand écrivain en devenir !

Je suis impatient de pouvoir mettre ma main dessus !

En attendant, on va écouter un peu des Doors pour calmer notre impatience !

[erratum : j’ai écris que le livre sortai le 8 mars alors qu’il sort le 8 juin. Merci Pandora pour m’avoir averti !]

Jaskiers

Héroïne : Lee Miller, De mannequin prisée à photographe surréaliste, muse de Man Ray, photographe de guerre pour Vogue, de la ligne de front à la découverte de Dachau et Buchenwald, posant dans la baignoire d’Hitler.

Ce que je sais, pour l’instant, de cette femme incroyable et passionnée me fait vibrer d’admiration. Une femme qui s’affirme dans son époque, un talent et un charisme saisissant. Une femme aux multiples facettes, aussi belle qu’intelligente. Le courage d’une femme armée de son seul appareil photo, sur les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. Son courage sera un exemple même pour les soldats qui l’ont côtoyés.

Lee Miller se lavant dans la baignoire personnelle d’Adolph Hitler. Elle diras avoir fait ça pour se laver des horreurs vues à Dachau et Buchenwald.

Je profite de cette article pour avouer que j’ai la même admiration pour Gerda Taro, photographe de guerre, femme de Robert Capa, morte à 27 ans durant la guerre d’Espagne. N’oublions jamais ces femmes d’exceptions, talentueuses et courageuses, travaillant tout en gardant leurs valeurs et leurs convictions.

Lee Miller dans les bras de son amoureux : Man Ray.

Je me suis promis de me procurer quelques-uns de ses ouvrages et des biographies, la personne semble fascinante !

Les ouvrages que j’ai en vu semble prometteurs, de mannequin à reporter pour Vogue pendant la Seconde Guerre Mondiale, de son idylle avec Man Ray et les nombreux courtisants qu’elle attirait, comme un certain Pablo Picasso par exemple !

Il as était dit que Pablo Picasso as fait la cour à Lee Miller.

Trouver de nouveaux artistes et découvrir leurs œuvres et un des bonheurs de la vie, du moins pour moi.

En attendant, je vous conseil fortement de faire quelque recherche sur cette femme si vous ne la connaissez pas.

Lee Miller en compagnie de soldats américains sur le front.

Une femme d’exception a ne jamais oublier. Au public français qui as malheureusement oublié cette grande dame du XXe siècle et tant d’autres…

Jaskiers

Défense du titre de Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

« J’ai commencé en douceur, avec une victoire sur M. Tourgueniev. Après un entraînement intensif, j’ai envoyé M. de Maupassant au tapis. J’ai livré deux rounds contre M. Stendhal, avec un léger avantage pour moi dans le second. Mais personne ne me fera monter sur le ring pour me mesurer avec M. Tolstoï. Il faudrai que je sois devenu fou ou que je passe une fois pour toutes dans la catégorie supérieure. »

Tout Hemingway est dans ce trait ; pour lui, la passion de la littérature n’est en rien séparable de la vie aventureuse qu’il a mené, car elle tient à la fois de la boxe et de la tauromachie, de la chasse au lion et de la pêche à l’espadon. Mais sous le côté hâbleur, c’est un homme finalement plutôt ironique à l’égard de lui-même que nous livrent ces trente-huit entretiens, publiés entre 1919 et 1965 pour le compte de divers journaux américains, et qui tracent, comme en pointillé, l’autobiographie intellectuelle d’un écrivain devenu presque une légende de son vivant.

Avant de commencer cet article, j’ai trouvé dans se livre, acheté d’occasion, cette belle carte postale qui semble représenter une feria dans les rues de Pampelune. Je ne sais pas si elle appartient à l’ancien propriétaire du livre ou si le libraire qui me l’as expédié l’a mis dedans comme un petit bonus. La tauromachie était la plus grande passion d’Hemingway, ainsi que l’Espagne.

Si vous connaissez l’espagnole, pourriez vous traduire ce qu’il y a de marqué ? Merci d’avance si vous le pouvez !
L’envers de la carte postale.

L’ouvrage est relativement court, mais truffé de magnifique leçon que l’écrivain souhaitait distiller dans ses interviews, même si il détestait se faire interviewer.

L’ouvrage se concentre beaucoup sur les années 50.

J’ai choisi plusieurs extraits et phrases mais les choix ont été difficiles. Il y avait tellement de phrases magnifiques que j’avais envie de partager avec vous, mais j’ai dû me réfréner car j’espère qu’un jour vous aurez le plaisir de le lire.

Même si j’ai noté plus haut qu’il détestait les interviews, il semble vouloir partager sa passion de l’écriture, son art, l’artisanat, l’alchimie comme il le décrit souvent. Certains journalistes le disaient timide, peut-être, certains disaient qu’il rechignait de parler de ses collègues, ami(e)s ou ennemi(e)s, écrivain, cela peut s’avérer vrai. Car quand il daigne parler d’eux, des mots crus qui pour moi son une certaine preuve de décontenance envers ses connaissances. Ne sachant pas comment répondre à ces questions il attaque.

« Pour me donner des coups, la vie, le plus souvent ne m’a pas demandé mon avis » – Ernest Hemingway

En parlant d’attaque, comme écrit sur la quatrième de couverture du livre, Hemingway parle beaucoup en terme de combat, de lutte, il rapporte et s’exprime avec maintes comparaisons à la violence, physique. Ernest ne croyait pas à la psychiatrie. Un jour qu’il rencontra Ava Gardner, la célèbre actrice américaine, cette dernière lui confia qu’elle voyait un psychologue et demanda à Hemingway comment lui pouvait faire sans. Il répondit que pour lui, son psychiatre était une machine à écrire Smith-Corona (s’il vous plaît, pas de mention du virus, ceci est une vraie et bonne marque de machine à écrire).

« – La machine à écrire… elle change le plomb en or, murmura Hemingway. »

Un superbe article relate l’échange entre Hemingway et un apprenti écrivain. Ernest y donne ses méthodes, ses règles, sa vision, sa technique pour écrire. L’article se déroule comme un dialogue et est une mine d’or pour tous ceux qui s’intéressent à l’écriture et/ou s’intéressent à Hemingway et à son processus créatif.

L’article où il prédit l’attaque de Pearl Harbor

Je pense que les journalistes et lecteurs se posent encore trop de question sur Ernest Hemingway, et je crois que les réponses ne tienne qu’à une seule réponse : tout est dans l’écriture. Comme il le fait remarquer dans son discours lors de la réception de son prix Nobel : « Je suis un écrivain et je vous parle depuis trop longtemps. Plutôt que d’exprimer mes pensées à hautes voix, nous devrions toujours prendre la plume. »

Extrait 1 :

Tous les jours, à sept heures du matin, je suis au travail et je m’y tiens jusqu’au début de l’après-midi. Ma première tâche consiste à relire ce qui précède, de façon à me replonger dans le récit avant de prendre une page blanche. J’aligne les mots l’un après l’autre, avec autant de soi qu’un maçon disposant ses briques, à la main, toujours. J’ai bien essayé des techniques d’écriture rapide en repoussant à plus tard le travail de mise en forme, mais comment savoir où est la place du roman dans le chaos qui s’installe inévitablement ?

Extrait 2 :

« Le premier devoir de l’écrivain est la sincérité. Brasseur de fiction, le romancier doit puiser ses sujets dans sa propre expérience. Non pour offrir une photographie banale de la vie, sombrer dans le réalisme, mais pour faire preuve de hardiesse tout en étant fidèle à ce qu’il sait de la réalité. Être original, pour un écrivain, c’est être soi-même. »

Jaskiers

Mes saisons en enfer | Cinq voyages cauchemardesques de Martha Gellhorn

Photographie de couverture par Robert Capa prise en 1940.

Quatrième de couverture :

Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l’illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant – souvent – de ne pas être de l’aventure.

« Le bréviaire du reportage en milieu hostile. »

Sylvain Tesson, Lire

« Une magnifique héroïne garantie sans testostérone. »

Marguerite Baux, Elle

L’introduction nous présente une biographie courte de Martha, aucune biographie française n’as été publiée pour l’instant. Ce que j’ai appris, c’est qu’à ses débuts, Gellhorn faisait beaucoup de fautes d’orthographes, comme Hemingway et F.Scott Fitzgerald (ce dernier, selon Hemingway, été à la limite de l’alphabétisme, il n’a jamais su écrire Hemingway correctement) !

Hemingway est présent dans la première histoire de se livre sous le nom de : CR. Que veux dire CR ? Compagnon réticent ! Cette première histoire se passe en Chine durant la guerre Sino-Japonaise. Martha avoue avoir poussée Hemingway à la suivre dans cette aventure. Chose qu’elle regrettera, les chocs culturels, politiques, climatiques seront trop pour elle. Ce dont Ernest, qui lui s’habitue plus facilement, utilisera pour se moquer d’elle à chaque fois qu’elle se plaint « C’est toi qui a voulu venir ! ».

Il n’y a pas que du mauvais écrit sur Hemingway, Martha relate aussi des péripéties et des frasques typiques d’Hemingway, qui pourraient vous arracher un petit sourire ou deux !

Durant un voyage en Amérique Centrale, Martha découvrira l’horreur des bagnes français en Guyane. Horreur qui semble n’être connue de plus personne en France. Une honte pour le pays des Droits de l’Homme. Enfin, si il n’y avait que ça que la France devait avoir honte…

Le livre ne traite que peu de la guerre. Je pensais qu’elle parlerai de ses voyages sur le front, sur des théâtres de guerres. Mais ses récits sont en faite des voyages cauchemardesques comme vous et moi aurions pu faire il y a de ça des décennies ou même encore aujourd’hui même si les Tour-opérateurs et autres agences de voyages vous évite, je pense, de galérer comme Martha l’as fait en Afrique.

La partie sur l’Afrique est la plus conséquente du livre, mais aussi la plus dérangeante car Martha semble se prendre pour une anthropologue, comparant les Africains aux Européens de manière assez dures et je dirai même irrespectueuse. Je n’ai pas aimé cette grosse partie du livre et je trouve que cette mentalité de jugé par la couleur de peau allant jusqu’à la nationalité m’as gêné. Peut-être est-ce moi qui ai tord au final mais je ne vois plus la dame de la même manière.

C’était une autre époque, bien sur, mais cela excuse-t-il tous ces propos, osons le dire, raciste ?

Il n’en reste pas moins que Gellhorn était une grande journaliste et écrivaine, philanthrope oui, mais se texte sur l’Afrique reste dérangeant et je n’ai pas apprécié la lecture de ce voyage… En faite, à mon grand désarroi, je n’ai pas vraiment aimé le livre globalement.

Pour faire court, c’est le livre d’une américaine qui décide de voyager et écrit ses plaintes concernant les aléas et soucis de son périple. Pendant 500 pages, ne lire que des plaintes devient un peu énervant et frustrant. Je ne m’attendais pas à cela en achetant se livre.

Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de respect et d’admiration pour Martha Gellhorn, sa vie et son œuvre. Je pense juste que ce livre n’était pas pour moi, je ne pense pas avoir compris ce terrible passage sur l’Afrique et j’espère me tromper en ayant parler de racisme. Il faut que je l’avoue, ce livre a terni l’image que j’avais de Martha Gellhorn.-

Jaskiers

À venir sur le blog : Un au revoir à Hemingway ?

Pourquoi est-ce un au revoir à Hemingway ? Car je crois avoir lu la presque totalité de ses œuvres, je sais qu’il m’en reste quelques-uns, notamment des nouvelles écrites pour les enfants. Mais ces 4 derniers livres seront peut-être les derniers gros ouvrages conséquent que je lirai sur l’homme.

Ses livres m’ont accompagnés et suivis durant une période extrêmement difficile de ma vie. Une période où lire a été mon seul refuge et plaisir. Hemingway et sa prose étaient là. Il ne m’as pas laissé tombé. J’admire l’écrivain, l’homme se levant avant le levé du jour pour écrire. Il as affirmé qu’il n’avait jamais raté un levé de soleil de sa vie car il écrivait très tôt le matin pour finir vers midi. L’homme as passé sa vie à écrire. Plus que ses voyages, ses péripéties, ses bêtises, son machisme et ego démesuré, il faut savoir qu’il était un acharné de travail. L’écriture était une prolongation de son corps, comme le serait un musicien et son instrument.

Voici les œuvres, de gauche à droite :

En défense du titre. Acheté car dans des nombreuses biographies, se livre apparaissait en note de bas de page, il fallait que je me le procure.

E.H apprenti reporter. Les débuts de journaliste du très jeune Hemingway !

En ligne. Recueil d’articles de ses reportages sur le front. Impatient de le lire !

How It Was de Mary Welsh Hemingway. Mary était la dernière femme de Ernest, et il lui en as beaucoup fait voir ! Ce sera peut-être mon dernier livre avant un bout de temps avec comme sujet Hemingway. J’ai décidé de finir avec cette œuvre écrit par sa femme car je pense en apprendre beaucoup sur l’homme, qui il était au quotidien. Je le sais, ce n’était pas facile de vivre avec lui, en fait, je crois que ce n’est pas facile de partager la vie d’un écrivain, homme ou femme, tout court. Mes lectures me l’ont apprises. Mary étant la dernière personne que Ernest ai aimé, je pense que ce sera un ouvrage franc et beau. Un au revoir, je l’espère encore, temporaire à l’Hemingway qui m’as suivis durant ces épreuves.

Car qui pourrait dire adieu à Hemingway ?

À bientôt, je l’espère, pour les articles à venir !

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #4 – Le jour où je me suis perdu aux milieux des champs, complètement saoul.

Crédit photo – Trip Advisor

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens, cher lecteur et lectrice, à vous avertir que j’ai changé le début de l’histoire pour raison d’anonymat. La partie où je sors de la voiture et le point de l’histoire ou rien n’a été modifié ou inventé. L’alcool, les ami(e)s, avec modération.

Je devais avoir 20-21 ans, il y a quelques années de ça. C’était un samedi soir, bien sur, un ami fêtard m’appelle pour me demander si je veux sortir en boîte. BIEN SUR lui ai-je répondu. Allez danser et surtout boire pour oublier un peu les problèmes, c’était notre truc avec mon ami fêtard.

Étant de gros buveur, en soirée je précise, nous ne conduisions JAMAIS alcoolisé. Il nous fallait un chauffeur, un SAM comme disait la publicité pour la sécurité routière de l’époque.

SAM, CELUI QUI CONDUIT, C’EST CELUI QUI NE BOIT PAS

Alors si possible un SAM et pourquoi pas décuver chez quelqu’un. Nous avions en vu d’être hébergé par une amie qui habitait pas loin de la boîte de nuit où nous voulions aller. Elle avait la trentaine, nous laisser dormir dans sa maison puis repartir le lendemain.

Avec bonheur, nous trouvons notre SAM et la femme qui nous hébergeait a accepté que nous « crashions » chez elle après la beuverie.

Tous ce déroule comme prévu, nous arrivons en boîte, buvons beaucoup (trop), dansons, flirtons maladroitement (enfin si je me rappel bien). Nous étions dans la « vibe » voyez vous. Quand une personne est dans la vibe cela signifie être assez saoul pour mettre le feu au danse floor (enfin c’est ce que la personne croit), assez désinhibé pour flirter aussi, malheureusement, il est très dur de sortir cette personne de la boîte de nuit. Elle a envie de continuer jusqu’au bout de la nuit. Sortir ? Déjà ? Hors de question !

Eh bien… Cette fois là, j’étais en plein dans cette vibe quand la femme qui nous hébergeait nous déclara que c’était le moment de partir. Elle avait des choses à faire.

Bien sur, je refuse, je suis dans mon truc, j’y reste jusqu’à l’aube !

C’était sans compter sur notre chauffeur et notre amie logeuse, qui avec mains efforts m’on traînés jusqu’à la voiture avec mon camarade de beuverie.

Dans la voiture, je commence à me plaindre, sérieusement, si c’était pour rentrer à 2h30 du matin, c’était pas la peine de nous héberger ni de nous amener. J’aurai pu rester chez moi à bouquiner. Et puis de toute façon, vous êtes plus comme avant. Et puis-

Je m’arrête dans mon monologue de soûlard avec une superbe idée en tête, faire arrêter la voiture et m’enfuir.

« – Hey l’ami, faut que tu t’arrête je vais gerber »

Le SAM arrête la voiture dans un petit chemin champêtre menant nul ne sait où. Je sors avec mon complice de beuverie et lui dit avec le ton qu’on les gens bourrés quand ils parlent :

« – Mec, ils me cassent les couilles sévère !

– Ouai moi aussi.

– J’m’en fou, j’ai pas b’soin d’eux pour me ramener !

– Mec, le village doit être encore à… genre… 11, 12 km !

– Par les champs mecs, j’vais rentrer par les champs !

– Arrête tes conneries ! T’es bourré tu sais pas c’que tu fais ! »

Trop tard, je passe à travers la haie d’un champ, tant bien quel mal, racines, ronces et fils barbelés ne m’ont pas arrêté. Quand on est saoul, on ne sens rien à par le lendemain… J’entends mon collègue gueuler à notre SAM :

« – Putain les gars ils se cassent par les champs ! »

SAM m’interpella :

« – Putain Jaskiers ! REVIENS ! J’te préviens si tu reviens pas je te défonce ! »

C’est exactement ce qu’il ne faut pas dire à un mec bourré. Ne provoquez pas un mec saoul pour essayer de le ramener à la raison. Ça a en faite l’effet inverse… J’ai pris ces paroles comme un défi.

« – Bah viens puceau ! Viens me chercher alors ! »

J’étais déjà loin, je ne sais pas si il m’a entendu, dans tous les cas, je marchais dans la terre humide d’un champ dans une direction complètement aléatoire. « J’l’ai emmerde ! » pensais-je tout en passant encore à travers une autre haie de ronce et de barbelé.

Je ne me souviens pas combien de temps je suis rester à marcher dans les champs. Il faisait littéralement nuit noir ! Les étoiles étaient cachés par des nuages, et je commençais vite fais à dessoûler au fur et à mesure de ma petite escapade.

Puis viens la sacro-sainte question de tous les personnes qui dessoûle : POURQUOI J’AI FAIS ÇA ?

Dieu merci, j’avais mon téléphone. J’essayas d’appeler mon camarade de beuverie, je tomba directement sur la messagerie. Il fallait que je ravale ma fierté. Il me fallait appeler mon SAM à la rescousse. Ce que je fis.

« – Jaskiers putain t’es où ?

– Je sais pas ce qui m’as pris putain j’suis désolé ! J’suis dans un champ, vers une haie, il y a trop de boue pour que je puisse passer. Je dois pas être loin de la route j’entends des voitures !

– Ok on va klaxonner et faire des appels de phares et dis nous si tu entends.

– Je crois vaguement entendre un klaxon mais pas de phare.

– Essaie de te rapprocher de la route et je vais rouler, si ça se trouve t’a pas trop dévier de la route. »

C’est ce que je fis, tant bien que mal, chaque pas m’enfonçant dans la boue jusqu’à la cheville.

« – Je suis au bord de la route, je vous attends. »

Tout en restant au téléphone et avec mon SAM qui utilisait son klaxon et ses phares, je vis enfin mon carrosse arriver !

« – C’est bon je vous vois ! »

Mon SAM bienfaisant s’arrêta, m’aida a traverser le fossé qu’il y a au bord de chaque route de campagne en France.

« – Ou est mon camarade de beuverie ?

– il t’a suivis, ont pensé qu’il était avec toi !

– Je ne l’ai pas vu, et son téléphone donne directement sur son répondeur ! »

Nous voilà terriblement paniqués. Je m’imagine les pires scénarios. Il était bourré, comme moi, il s’est noyé dans la boue, il est tombé dans un fossé et s’est brisé la nuque !

Avec panique et précipitation, nous refaisons tant bien que mal le chemin inverse, l’aube commence à ce pointer. Nous crions son prénom, marchons, encore, dans la boue et à travers les ronces.

Un fermier se pointe. Je le vois arriver. Je constate qu’il n’a pas sorti le fusil, c’est déjà ça. Il nous interpelle, nous demande ce que nous faisons ici à cette heure à crier comme des perdus. Nous lui expliquons la situation. Il nous dit qu’il n’a rien vu. Qu’il faut qu’on parte. Ce que nous faisons avec une énorme appréhension. Peut-être le retrouverons nous sur la route…

Bien sur, personne sur la route. Arrivé dans la rue de ma maison, je vois la voiture de mon collègue de beuverie. Il était chez moi !

« – Hey merde compagnon de beuverie ! Ça fais 2 heures qu’on te cherche dans les champs !

– Bah bravo ! Je t’ai suivis mais dans le noir je t’ai perdu ! J’ai continué mon chemin jusqu’au premier village que j’ai trouvé, je suis rentré dans une boulangerie tout crotté et j’ai demandé le téléphone pour que mon père vienne me chercher, car devine quoi, mon téléphone ne marche plus ! Mon père m’as ramené, je lui ai expliqué ce qui c’était passé et on a décidé de venir voir ton père pour l’avertir. »

Après une explication plus ou moins confuse donnée à mon père, nous décidâmes de descendre au bar du village pour nous détendre et refaire la soirée. Avec de l’eau bien sur…

Merci d’avoir lu jusqu’ici mon aventure de beuverie. Jamais quelque chose comme ça ne s’est répété, d’ailleurs depuis ce jour, je fais très attention à l’alcool.

Jaskiers

C’est dimanche, du Jack Kerouac pour vous !

Suite à mon article sur le tapuscrit de « Sur la route » de Jack Kerouac qui vous as, semble-t-il, plut, je vous laisse avec quelques citations du vagabond écrivain. Aussi, bonne Saint-Valentin !
La folie, c’est peut-être d’être écrivain.
La folie, compagne des écrivains.
Folie, muse des écrivains.
Folie !
Et encore joyeuse Saint-Valentin !

Jaskiers