J’ai trouvé mon livre préféré dans la rue.

Je n’avais pas envie de sortir aujourd’hui. Mais mon Roméo, mon Chihuahua, avait envie. Et il faisait beau et doux, avec le vent mythique de la Normandie. Le masque sur le nez, je ne pourrais pas vous décrire se que j’ai pu sentir.

Je n’avais pas vraiment le moral, en attente d’une mauvaise nouvelle, une très mauvaise nouvelle qui traîne à venir. Le coup de fil ou le message que personne n’aimerait recevoir. Par chance je ne le recevrai peut-être pas, j’angoisse pour rien. Peut-être.

Il y a des moments durs dans la vie, si si je vous promets ! D’ailleurs vous n’aviez pas remarqué ? Mais celui-là est d’un genre nouveau et cruel pour moi. (Faisons pleurer dans les chaumières !)

Et puis il y a dans ces jours des heureux hasards.

Comme trouver son livre préféré dans la rue. En mauvais état certes mais là ! À mes pieds.

Je l’ai ramassé, c’est un livre de poche, qui ne rentrait dans aucune des miennes mais je l’ai gardé à la main pendant cette petite balade. J’ai pensé à sortir lire dehors. Un jour peut-être. « Peut-être » pourrait-être le deuxième titre de cet article.

J’ai ramené le livre à l’appartement. Je le garde. Je ne pouvais pas le laisser là.

Désolé à celui ou celle qui l’a perdu, mais je ne pouvais pas le laisser dans la rue comme ça. Il est au chaud maintenant, à l’abris du vent cruel de la Normandie, de la pluie et même du soleil.

Et merci de m’avoir redonner un peu de baume au cœur !

Jaskiers

Ces dimenche, parlon dès fote d’hortograf !

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Soyons sérieux quelque minute, mes articles sont truffés de fautes d’orthographes, de coquilles, de fautes de grammaires, de conjugaisons et j’en passe.

Mais n’oubliez pas que de grand écrivain étaient très mauvais en matière de fautes.

Citons par exemple, Martha Gellhorn, virée de son premier boulot de dactylo pour ses nombreuses fautes d’orthographes, citons aussi l’immense F. Scott Fitzgerald, qui selon Hemingway, était à la limite de l’analphabétisme. Il lui a fallu des années pour pouvoir écrire Hemingway correctement. Cela n’a pas empêché que son œuvre maîtresse Gatsby le Magnifique devienne LE roman des années folles d’après guerre (La première). Le roman a eu un tel succès que l’Amérique puritaine l’accusera d’être à l’origine du succès populaire et immense du Jazz, et le Jazz à cette époque, c’était la décadence pour bon nombre d’américain. Comme le rock l’a été plus tard.

N’oublions Winston Churchill, prix Nobel de littérature, si si !

Venant d’une famille relativement aisée puis accédant aux plus grandes strates du pouvoir, il dictait ses écrits à un dactylo, souvent à point d’heure. Il est dit que Sir Churchill ne savait pas ou mettre les virgules ni comment placer les paragraphes !

Maintenant, grâce à Internet et à l’auto-correcteur, l’écrivain, le journaliste ou juste écrire est devenu plus facile. Ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour apprendre à ne pas faire des fautes.

J’ajoute qu’à l’époque des écrivains que j’ai mentionné plus haut, l’ordinateur n’existait pas, Internet encore moins. Les machines à écrire n’ont pas de touche « supprimer » ni d’auto-correcteur. Le dictionnaire, la connaissance de la langue et de la patience était de mise pour nos ancêtres !

Maintenant place à des citations d’Hommes de lettres sur les fautes d’orthographes.

N’en déplaise à Bernard Pivot !

Et pour finir :

Jaskiers

C’est dimanche, donc un peu d’Hemingway !

« Pour écrire sur la vie, vous devez déjà la vivre. »

Ayant presque lu toute les œuvres d’Hemingway, il doit me rester en tous 5 livres à lire, la plupart des nouvelles écrites pour la jeunesse, je ne peux m’empêcher de poster un article sur mon écrivain préféré.

Mon œuvre préféré de cette tête brûlée ? « L’adieu aux armes » suivit de près par « Pour qui sonne le glas ». Un livre très intéressant et celui de ses correspondances, l’homme écrivait des lettres pour s’échauffer avant ses séances d’écritures.

Petite trivia sympa : il écrivait debout et rédigeait les dialogues entre ses personnages à la machine à écrire. Il était un grand amoureux des chats.

Il a prit la tête d’une petite escouade de la Force Française Libre pour libérer Paris et a continuez de combattre à leurs côté jusqu’à la terrible bataille de la forêt de Hürtgen. Bien sur illégalement et en mentant à l’état major américain…

Il a chassé les sous-marins allemand à bord de son bateau de pêche aux alentours de Cuba et Key West (Floride, U.S.A), avec, cette fois, l’autorisation de l’armée américaine. Il écrire plusieurs nouvelles s’inspirant de cette aventure. Selon plusieurs biographie que j’ai lu, cette opération de chasse au sous-marin était la plupart du temps une beuverie entre ami…

Tellement fan du monsieur que j’ai cherché à acheter une machine à écrire, mon choix c’était porté sur des Remington ou Royal noiseless. Mais quand j’ai vu les prix, j’ai déchanté ! Il est difficile de trouver une machine à écrire, sur le net du moins. Il est dur de juger la qualité, le look, la matière. Les machines à écrire reste, pour moi, des objets mystérieux, j’ai l’impression qu’elles sont presque vivantes ! La machine à écrire attendra donc, mais elle reste toujours un objet que je voudrai acquérir, chérir et utiliser. (Si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à me laisser un commentaire !)

Je pourrai faire la même chose sur Stephen King, Hunter S. Thompson… Mais pour ce dimanche, place au grand monsieur de lettre américaine !

(Rapport avec mon envie de machine à écrire Ernest ?)
Peut-être ma citation préférée avec « Écris la phrase la plus vraie que tu connaisse »

Quel est votre écrivain préféré ? Quel sont vos œuvres littéraires préférées ? Pourquoi ? J’aimerai beaucoup, si vous lisez ses mots, que vous partagiez les œuvres qui vous ont marquées !

Merci !

Jaskiers

Face à l’extreme de Tzvetan Todorov

Quatrième de couverture :

« Au XXe siècles, nous avons fait la découverte d’un régime politique extrême, le totalitarisme, et de son extrême à lui, les camps.

Cette institution macabre se prête à toutes sortes de commentaires, historiques, politiques, psychologiques. Celui que je propose ici, à travers une enquête narrative et personnelle, est différent : il a trait à la morale. Non seulement, contrairement à un préjugé répandu, la vie morale ne s’est pas éteinte aux camps, mais, de plus, il se pourrait que nous trouvions de quoi fonder une morale quotidienne à la mesure de notre temps. » T. T.

Tzvetan Todorov (1939-2017)

Théoricien de la littérature et historien des idées, il est l’auteur d’une trentaine de livres consacrés à l’analyse des œuvres et des sociétés, dont La peinture des Lumières (Seuil, 2014) et Insoumis (Robert Laffont, 2015).

J’ai vraiment beaucoup aimé le plume de Todorov. Une écriture qui semble compliqué au début mais qui ne l’est pas en fin de compte, on comprends facilement ses pensées et ce qu’il veut faire passer. Avec un travail remarquable de recherche effectués sur de nombreux ouvrages sur les camps (nazi comme communiste), il délivre au grand public comment l’être humain a su conserver, pas tous le temps, une certaine humanité voir une bonté face à l’horreur. Face à l’extrême. Je conseil vivement la lecture de se livre qui peut vous redonner foi, ne serait-ce qu’un petit peu en ces moments difficiles, en l’humanité. Mention spéciale aux femmes, qui pour des raisons encore difficiles à expliquer semblent plus enclins à l’entraide et à la solidarité dans des situations terribles. Elles semblent beaucoup plus fortes moralement et même physiquement devant l’horreur. Les références bibliographiques en fin d’ouvrage est une petite mine d’or. Ce n’est pas toujours facile à lire notamment à cause des nombreux exemples de torture et d’exactions que l’auteur étale pour expliquer ses théories et ses points de vues.

Il tient aussi à mettre en lumière les similitudes, et les différences, entre les camps nazis et soviétiques ainsi que l’idéologie de ces deux régimes totalitaires. Personnellement, je pense que Nazisme et Communisme sont à peu de différences près la même chose. Un poison pour l’Humanité.

L’ouvrage ne s’arrête pas à ces théories, il touche aussi à la dépersonnalisation des êtres humains dans les états totalitaires, l’obéissance « aveugle » ou comment des gens jugés « normaux » peuvent commettres de tels actes de barbaries.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé et je crois que c’est un livre important qu’il faut lire pour reprendre confiance en nous et réaliser qu’ensemble nous sommes avons plus de points communs et que nos « différences » ne servent qu’à nous rapprocher.

Jaskiers