Léon Tolstoï : une réflexion sur la mort et la vie.

Léon Tolstoï à son bureau en 1908. (Image : Wikipedia)

⁃ C’est vrai, je ne cesse de penser à la mort, répondit Levine, tout est vanité, il faut mourrir ! J’aime le travail, mais quand je pense que cet univers, dont nous nous croyons maître, se compose d’un peu de moisissure couvrant la surface de la plus petite des planètes ! Quand je pense que nos idées, nos œuvres, ce que nous croyons faire de grand, sont l’équivalent de quelques grains de poussière !…

⁃ Tout cela est vieux comme le monde, frère !

⁃ C’est vieux, mais quand cette idée devient claire pour nous, combien la vie paraît misérable ! Quand on sait que la mort viendra, qu’il ne restera rien de nous, les choses les plus importantes semblent aussi mesquines que le fait de tourner cette peau d’ours ! C’est pour ne pas penser à la mort qu’on chasse, qu’on travaille, qu’on cherche à se distraire.

Stépane Arcadiévitch sourit et regarda Levine de son regard caressant :

⁃ Tu vois bien que tu avais tort en tombant sur moi parce que je cherchais des jouissances dans la vie ! Ne sois pas si sévère, ô moraliste !

⁃ Ce qu’il y a de bon dans la vie… répondit Levine s’embrouillant. Au fond je ne sais qu’une chose, c’est que nous mourrons bientôt.

⁃ Pourquoi bientôt ?

⁃ Et sais-tu ? La vie offre, il est vrai, moins de charme quand on pense ainsi à la mort, mais elle a plus de calme.

⁃ Il faut jouir de son reste, au contraire… Mais, dit Stepane Arcadiévitch en se levant pour la dixième fois, je me sauve.

Extrait de Anna Karénine de Léon Tolstoï.

Jaskiers

Accordez moi cette valse de Zelda Fitzgerald

Quatrième de couverture :

Accordez moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d’Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en « six furieuses semaines », le manuscrit fut accepté d’emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber’s. S’il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d’un homme doué qui s’autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre « puissante et memorable » (le Times literary supplément) dont les personnages et leurs actions – tragiques – contrastent magnifiquement avec le cadre de la Côte d’Azur ensoleillée où ils évoluent . Au-delà de cette peinture d’une époque et de ses personnages, Accordez moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d’amour.

Ayant beaucoup lu Hemingway, qui rejeté l’alcoolisme et la débauche de Scott Fitzgerald sur sa femme Zelda et, pensait Ernest, était jalouse de la réussite et du talent de son mari. Zelda, elle, pense qu’Hemingway était un macho, un bagarreur et un alcoolique.

Voilà dans quel état d’esprit je commence ce roman autobiographique de Zelda Fitzgerald, écrit pendant un de ses long séjour en hôpital psychiatrique. Elle y mourra d’ailleurs durant un incendie à l’âge de 47 ans.

Une écriture poétique tous le long du roman, la vie d’un couple célèbre des années folles d’après la Première guerre mondiale, le mari devient célèbre pour ses tableaux, la femme, ne voulant pas rester une épouse « passive », vivant avec la richesse de son mari décide, un peu tard, de devenir danseuse étoile.

Il faut voir, comme le dit la quatrième de couverture, entre les lignes la vie des Fitzgerald, Scott écrivain devenant célèbre et Zelda, peinant à trouver sa voie, sa place, un but, une certaine indépendance.

Ce livre est un combat, écrit en 6 semaines pendant son séjour en hôpital psychiatrique, Zelda lache ses regrets et ses rêves brisés tout en déclarant son amour pour son mari et son mariage, certes difficile mais qui a tenu bon malgré l’alcool, les fêtes, les voyages, la notoriété, les disputes et les éloignements.

En somme, oui, un beau roman d’amour, c’est beau et ça fait du bien.

Petite anecdote : Shigeru Miyamoto, le créateur du célèbre jeu vidéo Zelda, ce serait inspiré de Zelda Fitzgerald pour la création de son mythique personnage, la princesse Zelda.

Jaskiers

Le « shit post » du dimanche : un gif qui m’as bien fait rire !

« Est ce que j’ai vraiment l’air d’un gars avec un plan ? »

Voilà, ce petit gif que j’ai trouvé sur internet m’as bien fait rigoler, j’ai regardé il y a longtemps « Batman : the dark night » et j’avais complètement oublié cette scène.

Et une pensée pour Heath Ledger, mort à 28 ans. Il a incarné le Joker dans « The Dark Night » qui lui a valu l’Oscar du meilleur acteur pour un second rôle.

« Le Joker est un psychopathe, meurtrier de masse, clown schizophrène avec zéro empathie. La semaine dernière j’ai probablement dormis en moyenne deux heures par nuit. Je ne pouvais pas m’arrêter de penser. Mon corps est épuisé, mon esprit n’arrête pas de fonctionner » Heath Ledger.

Jaskiers

L’écriture ou la vie de Jorge Semprun.

Quatrième de couverture :

Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945

L’étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n’est pas donné à ceux qui n’ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu’on peut exorciser la mort par l’écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s’arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant.

Semprun aurait pu se contenter d’écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d’art, où l’on n’oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n’est qu’à quelques pas de Buchenwald.

La libération de Buchenwald, le retour à la vie (ou la sortie de la mort), la poésie, la littérature et les femmes. Il faut lire ce livre pour comprendre. Je n’ai que peu de mot pour parler de ce livre, il faut, je pense, le lire et ne pas se forcer à trouver les mots ou à trop chercher ce qu’il vous a fait ressentir car cette œuvre de Semprun est difficile moralement à lire, la mort et la vie, l’amour et la hantise en découle. Et la neige… Vous ne verrez plus la neige comme avant.

Jaskiers

J’ai découvert Ian Curtis, le front men de Joy Division.

Ian Curtis

En lisant un article dans le dernier Vanity Fair, un certain Ian Curtis est apparu dans l’article. Dans l’article, il était mentionné qu’il souffrait de nombreuses crises d’épilepsie, qu’il était marié, était papa, qu’il ne trouvait pas sa place en tant que père et qu’il était gravement dépressif. Des crises d’épilepsies et, il me semble d’angoisse, l’empêchait des fois de prendre sa place sur scène. Le manager prenait donc le premier fan venu et l’envoyer sur scène chanter à sa place pour 20 dollars en attendant que Ian sorte de sa crise, reprenne courage et parte sur scène devant une foule criant son nom.

Je ne suis pas expert en musique, loin de la. Mais j’ai senti une certaine vibe à la Dépêche Mode. Des textes poétiques, un homme ténébreux et surprenant à la vue de sa « epileptic danse » qu’il a dû inventer pour se moquer, pour provoquer son corps qui lui a imposé cette torture.

Son fameux pas de danse « The epileptic danse »

Il se suicida par pendaison à l’âge de 23 ans… Il ne m’en fallait pas plus pour me pousser à découvrir sa musique et je l’ai découvert avec ma mère à mes côté.

Love will tear us apart

Tout ce petit article pour dire que je viens juste de découvrir Joy Division. Il y a peut être beaucoup d’erreur dans cet article, que les fans ne m’en veuillent pas. Je veux en apprendre plus sur l’homme, sa vie, le groupe. Je reviendrai un jour peut-être avec un article beaucoup plus complet, d’ailleurs un film très intéressant pourra peut être m’éclairer encore plus sur lui et son groupe JOY DIVISION… Unless Love tears us apart

Il s’est pendu à tout juste 23 ans…

Jaskiers

Pourquoi le suicide de Kurt Cobain nous hante encore :

I think I’ m dumb or maybe juste happy

Je n’ai pas connu la musique de Nirvana ni même Kurt Cobain de mon vivant. Kurt s’étant tué quelque mois avant ma naissance. Mais malgré ce fait, j’ai l’impression de faire un deuil de Cobain quelque fois par an ou la musique de Nirvana est la seule chose que je peux écouter. J’ai l’impression en visitant des forums et des conversations sur internet que beaucoup de personnes ressentent la même chose ou l’équivalent. Comme un grand frère parti sans que nous l’ayons vraiment connus. Je pense que Kurt aurai DÉTESTÉ ces mots, lui qui détestai plus que tout d’être un model, une idole, une icône, un porte parole de sa génération. Ce n’était pas le but de sa vie. Ont pourrait dire que le but de sa vie était de faire de la bonne musique, mais il était un éternel insatisfait et la musique tient une triste place dans sa lettre de suicide.

Our little group has always been
And always will until the end

Nous sommes donc là, à se demander, encore sonné, comment Kurt a t’il pu nous laisser. Toute une génération et les autres qui ont suivies, la mienne et les plus récentes sont comme en mal d’un musicien anticonformiste, rebelle mais doux, féministe, génie créatif et à fleur de peaux. Le rock pour moi, a disparu à la mort de Kurt Cobain. Je mets de côté les Slipknots et autres groupe de Métal, car Nirvana faisait du punk ROCK. Si il savait qu’aujourd’hui qu’un membre des Ramones fait des apparitions dans un supermarché pour gagner sa vie, je crois qu’il se demanderai sur qu’elle planète il vit.

A mosquito

Dave Grohl a continué son parcours en créant, avec succès, les Foo Fighters, Krist a lui prit son temps et vient de former un nouveau groupe Giants in the trees. Dave avoue ne toujours pas pouvoir écouter Nirvana encore aujourd’hui. Krist semble plus réservé, Kurt et lui étaient de loin de très bon amis, ensemble depuis le début, dans les galères, les jobs mal payés permettant de payer des sessions d’enregistrement au studio. Dave vint plus tard dans la vie de Kurt, il n’est pas le premier batteur de Nirvana, mais le peu de temps passer avec lui l’ont marqué, surtout que Kurt l’encourageait à continuer d’écrire ses propres musiques.

« Accroche toi, accroche toi mon fils ». Voici les paroles de la mère de Kurt Cobain la première fois qu’elle entendit « Smell like teens spirit ». Krist Novoselic dira après le suicide de Kurt qu’ils n’auraient jamais dû sortir cette musique. Kurt dans son journal écrira « On aurai dû être un groupe de cover de RIM » plutôt que de faire leur propres chansons.

Juste parce que tu es parano, ca ne veux pas dire qu’il ne sont pas après toi.

La mort a toujours hanté les paroles de Nirvana, toutes les chansons étaient écrites par Kurt. Des paroles parfois confuses ou qui n’avait aucun sens. D’ailleurs Weird All Yankovick fera une parodie de Smell Like Teen Spirit à cause de ces paroles sans dessus dessous ce qui amusa Kurt au plus au point. Mais les paroles étaient-elles sans aucun sens ? Quand un journaliste lui demande de parler un peu de lui, Cobain lui répond : It’s all in the meat men, all in the meat… fallait-il lire « You can’t fire me because I quit » dans Scentless Apprentis un avertissement ? J’ai lu plusieurs remarque sur ces fameuses paroles, personnellement, si vous écoutez d’autres chanson de Nirvana, les références au suicide ou à la mort son pléthore. Le triste et presque pathétique « Something in the way » semble être une blague, une parodie d’un Cobain moqueur et joueur, j’ai le même sentiment pour « love buzz », tournant en ridicule les chansons d’amour niaises (et ce n’est pas pour me déplaire).

You can’t fire me ´cause I quit

La première tentative de suicide de Kurt se produit à Rome, dans une chambre d’hôtel, pendant que sa femme Courtney Love dort. Il prends des médicaments avec de l’alcool et laisse un mot accusant Courtney de le tromper. Love ne niera pas, comme on peux le voir dans le documentaire « Montage of Heck » qu’elle aime flirter. « J’aime flirter… Je flirt avec n’importe qui… Je pourrai même flirter avec une chaise ». Pour Kurt, l’infidélité présumée de sa femme lui est insupportable, aillant mal vécu le divorce de ses parents, ont peux comprendre la douleur d’un Kurt, qui déjà hypersensible, dépressif et accro à l’heroine, peut vite sombrer et penser que la mort comme dernier refuge ne serait pas un mal.

Here ´s the one who like all our pretty song

Kurt laisse derrière lui Frances Bean Cobain, sa fille, qui aujourd’hui est une artiste graphique et musicienne. Elle avoue que quand elle entends à la radio Nirvana, elle reproche à son père de l’avoir laissé.

Nous voyons en lui, je pense, une sensibilité que nous avons tous et que nous cachons. Nous nous voyons en lui comme un rebelle, ayant un besoin d’expression constant dont nous aussi nous avons besoin.

Le 5 avril 1994, Kurt s’enfuit de son centre de désintoxication, s’installe dans la dépendance de sa maison de Seattle, se shoot une énorme dose d’héroïne, écrit sa lettre de suicide et se mets un coup de fusils dans la tête, mettant fin à sa vie, à 27 ans. Le monde pleure Kurt Cobain et continu de le pleurer.

Kurt aurai pu être votre fils, frère, père, ami ou mari. Tout avait l’air tellement simple avec lui qu’il attirait beaucoup d’autres personnes par son aura de bonté (même si il ne fallait pas trop le chercher non plus), sa gentillesse et sa simplicité… Mais l’on dis souvent que les meilleurs parent les premiers.

Here we go now, entertain us !

Jaskiers