Kurt Cobain écrivain ?

Interviewer : Tu mentionne la lecture. Appartiens-tu à cette nouvelle génération de groupes hardcore intellos qui s’inspirent de bouquin ?

Kurt Cobain : Je lisais beaucoup plus que maintenant. Certains livres m’ont marqué, mais je me base sur mes propres expériences, sur des histoires qui me sont arrivés ou que j’invente. Je me considère plutôt comme un écrivain – à ma manière et à mon échelle – au service de la musique.

-Interview par Renaud Montfourny fin 1991-

Source : Les Inrockuptibles : special Neverminds – Juin 2021 –

William Burroughs et Kurt Cobain

Est-si Kurt Cobain avait arrêté le rock pour l’écriture ?

D’un point de vue purement personnel, j’aurai pu le voir devenir un écrivain.

Il tenait un journal depuis très jeune, écrivait les paroles de ses chansons, idolâtrait le monument de la Beat Generation William Burroughs et était un avide lecteur.

Son journal intime, du moins une petite partie publiée, montre un certain talent et surtout beaucoup de chose à exprimer. Krist Novoselic dit dans le documentaire dédié à Kurt, Montage of Heck, que Cobain avait un incessant besoin de s’exprimer par l’art. L’écriture aurait pu être un excellent moyen pour Kurt de s’exprimer et de marquer encore plus de son empreinte sa génération sans s’exposer à la vie frénétique et usante de rockstar.

Dans sa lettre de suicide, il mentionne que performer sur scène ne lui procurait plus la sensation qu’il aimait tant. La musique, du moins performer sur scène, semblait avoir quitter son horizon artistique et ne plus contenter son besoin de s’exprimer.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Jim Morrison. Morrison est mort à Paris, mais que faisait-il dans la ville lumière , allait-il continuer la musique ?

Dans une de ses dernières interview, Jim mentionnait que faire du rock à 27 ans, c’était déjà trop vieux. Il semblait vouloir passer à autre chose. Il était un grand poète, son projet était, selon certains et aux vues des preuves réunies, qu’il voulait devenir écrivain.

Dans la ville lumière, ce n’était pas gagné. D’autant que les Doors n’était pas encore vraiment connus à cette époque en Europe. Ce n’était point la même époque qu’aujourd’hui où grâce à Internet, l’information circule à une vitesse ahurissante. Sa notoriété était à construire.

Accompagné de sa grande amie et cinéaste française Agnès Varda, l’objectif du frontman de The Doors était d’écrire, des poèmes et des romans. Entamer (ou continuer ?) un projet artistique qui semblait lui convenir parfaitement.

Jim Morrison et Agnès Varda

Malheureusement, nous savons comment la jeune vie de Jim a terminé.

Je trouve, comme écrit plus haut, des similitudes entre ces deux monstres de la musique américaine. Leurs vies, leurs démons, leurs arts, leurs personnalités semblent converger.

J’ai trouvé ce petit bout d’interview très intéressant dans Les Inrockuptibles spécial Nevermind. J’ai eu envie de le partagez et d’en parler un peu.

Kurt et son journal

Le lien est fait, deux poètes, deux amoureux de littérature (la chambre de Jim Morrison à Los Angeles était remplie de livres à tel point qu’on ne pouvait y circuler convenablement.)

Je suis persuadé que Kurt et Jim auraient pu produire des livres intéressants. Donnant aux lecteurs une dose de génie créatif, chacun à leurs manières. Apporter une nouveauté dans le monde littéraire américain voir mondial. Ils auraient apporté leur propre style et marquer de leur talent le monde littéraire américain. Du moins l’auraient-ils secoué !

Photo-montage trouvé sur Pinterest.

N’oublions pas qu’un certain Bob Dylan a remporté le prix Nobel de littérature !

Dylan, musicien et poète s’est avéré être un excellent écrivain, voir son autobiographie Chronique Volume I.

On ne peut que supposé les talents d’écrivain potentiel d’un Cobain. Je n’en doute pas personnellement.

Malheureusement, il n’y aura aucune réponse à cette question. Ou comme le chante Bob Dylan :

Jaskiers

Random access photography #2

Another brick in the… door ?

Voici quelques clichés prit durant mes pérégrinations et mon quotidien. Pour changer un peu des livres !

Basilique
Le Calvaire
Roméo, mon fidèle partenaire de lecture, et moi, nous apprêtant à lire une nouvelle inédite d’Ernest Hemingway – La poursuite comme bonheur dans le dernier numéro d’America. Pour la petite histoire, ou la grande, cette nouvelle a été retrouvé par le petit fils d’Hemingway, Sean, l’année dernière !
J’ai profité des soldes ! Je rêvais, vraiment, d’une paire de Timberland, et j’en suis devenu foutrement amoureux ! À moi l’aventure ! (En arrière plan, la boîte du dessus contient tous les livres que je n’ai pas encore lu…)
Jeanne d’Arc et le Soleil qui se prépare à céder sa place à la Lune
Jeanne d’Arc #2
Jeanne d’Arc #3
Quelqu’un sait quel est le nom de cet arbre ?
La basilique avec l’ombre de Jeanne d’Arc projetée.
Une partie de Rouen s’apprête à se coucher.
Roméo en pleine course !
Roméo au milieu de ses fleurs favorites, les Pâquerettes. Il les aiment tellement qu’il les mangent !
Roméo adore les bouchons. Clown ou cochon ?
New-York ? Non Barentin !
Mesdames/Messieurs, permettez moi de vous présenter le Pussy Van. Ce n’est pas le Pussy Wagon de Kill Bill ! Honnêtement, je ne sais pas à quoi il sert. J’ai bien une petite idée mais je la garde pour moi. Sacré Normandie !
Le calme avant…
La tempête !
C’est un débarquement ! On est en Normandie donc ne soyez pas surpris !
Pourquoi les canards aiment montrer leur arrière-train ? Encore une question pour vous !
Et bon appétit bien sûr !
Petit canard tout mignon deviendra fort !
Roméo a couru après quelques canards plus gros que lui ! Et il faisait chaud comme nous pouvons le remarquer !
Couleurs d’été
Je sais qu’il y a des experts en fleurs par ici, une poignée de photos pour vous. Si vous avez le temps, partagez avec nous leurs noms !
La Lune était déjà de sortie !
Des amis d’Edgar Allan Poe nous surveillent. Ils guettent le port du masque et bientôt ils nous demanderont notre pass sanitaire !
Palais des expositions ?
La cathédrale de Rouen. Super original Jaskier ! Ce n’est pas comme si 20 personnes par minutes la photographient aussi !
Bon dimanche à vous les ami(e)s ! Roméo s’endort pendant la lecture, sauf quand je lui lis Croc-Blanc ou L’appel de la forêt de Jack London.

Jaskiers

L’épopée de Christopher McCandless en trois ouvrages

Si il y a une histoire qui a accroché ma curiosité, c’est bien celle là.

Un jeune homme issu d’un milieu aisé décide de tout quitter pour vivre son aventure. Avec comme inspiration Jack London , Guerre et Paix de Tolstoï et les œuvres de Thoreau, la vie devant lui, l’aventure comme présent. La mort pour dernier compagnon de solitude.

Into the Wild par Jon Krakauer

Quatrième de couverture :

Toujours plus loin. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. Après deux années d’errances sur les routes du Sud et de l’Ouest américain, il rencontre son destin (à vingt-quatre ans) au cœur des forêts de l’Alaska. Un parcours telle une étoile filante dans la nuit froide du Grand Nord.

« C’est un voyage à travers une Amérique très petite et très grande, à travers des paysages aussi beaux que les avait rêvés un jeune homme qui prit juste le temps de les atteindre. C’est un voyage absurde et exaltant, qui commence par un geste de folle liberté et s’achève par une mort de haute solitude. Bref, c’est une histoire. Et elle a le mérite et la tristesse d’être vraie. »

Daniele Heymann – Marianne

Qui était Christopher McCandless, AKA Alex Supertramp ?

Pourquoi est-il parti à la conquête de l’Ouest Américain ?

Pourquoi a t’il quitté Atlanta, sa famille, ses amis, pour l’aventure ?

Pourquoi partir, sans le savoir, à sa mort, lui, le très bon élève et travailleur qu’il était ?

La famille et ses secrets l’ont-ils poussé à partir ?

La solitude, c’est se que Chris semblait chercher en premier. Bien qu’il faisait comprendre à ses rencontre de voyage qu’il ne voulait pas de leur amitié, il attirait les gens comme un aimant. Intelligent, éloquent, amical (!) et travailleur, ce sont les termes par lesquelles ceux qui l’ont croisés le décrivent.

Les récits de Jack London dans la tête, la philosophie d’un Thoreau dans l’esprit, il partit pour l’Ouest.

Rencontres, escapades, risques, amitiés et surtout Liberté et Nature.

L’auteur nous présente Christopher grâce à ses proches, aux gens qu’il a rencontré, qui l’ont aidés et aimés. En saupoudrant son récit de ses propres expériences d’alpinismes et d’aventuriers ayant trouvé la mort sur le chemin de leurs espoirs et de leurs rêve, Krakauer essaie de comprendre la mentalité de McCandless, sa motivation, sa philosophie, son but, ses réflexions, sa mentalité. La mort du jeune Christopher semble le hanter, sans qu’il le dise. Pourquoi est-il mort ? Comment ?

Nous suivons avec lui son enquête et ses réflexions sur l’aventure tragique de Alex Supetramp. Jon Krakauer fera un énorme travail de recherche sur les causes de la mort de Chris. Je ne divulguerai pas le fruit de son travail acharné ici. Krakauer a voulu donner au lecteur la possibilité de savoir qui était Chris, pourquoi il était parti, pourquoi l’Alaska, sans jamais l’influencer. Exercice remarquable. À nous de nous faire notre propre avis sur le jeune homme qui finira son aventure dans un bus utilisé comme refuge par les randonneurs, chasseurs, alpinistes et autres aventuriers.

Encore une fois, après avoir été marqué par le récit des miraculés des Andes, j’ai appris que la nature n’avait aucune pitié pour l’Homme. Non prépare, non équipé, non instruit correctement, l’humain ne semble pas pouvoir survivre, seul, en pleine nature.

Cette réflexion est de moi, nous construisons des grattes-ciel, allons dans l’espace, opérons à cœur ouvert. Tous cela, nous le faisons avec succès car nous avons besoin des autres, d’un environnement contrôlé, connus. Sauf que nous sommes loin de tout savoir et de tout comprendre de la nature, de ses lois dures et cruelles.

Quand nous viens le temps d’être seul, face à nous, la tâche semble plus ardu, l’Homme est un animal sociable. Nous avons survécu ensemble.

Mais que se passerait-il si vous, cher(e) lecteur, était plongé à l’instant même au milieu d’une chaîne de montagne, au sommet d’un glacier, sur un radeau au milieu de la mer, au beau milieu d’une dense forêt ?

Pour mon compte, la solitude ne me trouble pas tant que ça, le problème serai la survie. Je n’ai pas les connaissances, ni les techniques et les capacités de survivre dans la nature. J’ai été élevé comme tout occidentaux, je sais remplir un chèque, passer un coup de téléphone, conduire, prendre le bus… Par contre, je n’ai pas appris survivre. Nous n’avons pas appris à survivre dans la nature à l’école car nous sommes censés rentrer dans le moule de la société, être des gens productifs, dans la normale, faire de l’argent de ne pas faire de vague. Sauf que certains ne rentrent pas dans se moule, ou feintent d’y avoir été modelé. Comme je l’ai déjà dis dans de précédents articles, nous sommes qui nous sommes, et n’avons pas à nous excuser de ne pas faire comme Monsieur tout-le-monde.

Je me pose donc la question, sommes-nous perdu face à la nature, quant est-il de notre instinct de survie ?

Sédentarité est devenu synonyme de normalité, nous vivons plus longtemps comme cela, dans de meilleurs conditions, avec plus de sécurité, entouré de nos proches. L’instinct de survie est encagé et poussé en arrière plan de notre cerveau car tout, ou presque, est sous notre contrôle.

Le livre nous rapporte les critiques dont a été la cible Chris après sa mort. Chacun son avis.

Le problème est que nous jugeons trop sévèrement ceux qui préfèrent la solitude, ceux qui préfèrent affronter l’incertitude du lendemain, ceux qui partent pour l’aventure. Nous avons chacun notre chemin, est-il déjà tracé d’avance ? Qui le sait ? Vivons comme nous l’entendons, du moment que personne n’en souffre. Jugeons moins, cherchons à comprendre plus.

Christopher McCandless, posant devant le bus où il mourra de faim.
Christopher posant devant sa caméra pour sa toute dernière photo. Il tient en main sa note d’adieu : J’ai eu une vie heureuse, merci Seigneur. Au revoir et que Dieu vous bénisse tous !
Lettre retrouvée par des randonneurs sur le bus où ils trouveront le corps sans vie de Chris une dizaine de jours après sa mort : Attention possible visiteurs S.O.S J’ai besoin de votre aide. Je suis blessé, près de mourrir, trop faible pour partir d’ici. Je suis tous seul. Ce n’est pas une blague. Au nom de Dieu, s’il vous plaît, restez et sauvez moi. Je suis dehors en train de cueillir des baies pas très loin et je devrai revenir se soir, Merci. Chris McCandless. Août ?

——

Into the wild. L’histoire de mon frère par Carine McCandless

Quatrième de couverture :

Au mois d’avril 1992, Christopher McCandless décide de s’enfuir pour voyager à travers l’Amérique. Pendant deux ans, il va errer avant de s’installer au cœur de l’Alaska. Il ne survivra pas à cette retraite sauvage et mourra seul dans un bus désaffecté. Son aventure, relatée par Jon Krakauer dans Into the Wild, deviendra un best-seller mondial et sera adapté au cinéma par Sean Penn. Plus de vingt ans après la mort de Chris, Carine, sa sœur et sa plus proche confidente, revient sur leur jeunesse dans une famille instable, à l’ombre d’un père manipulateur. Convaincue que seule la vérité permet de dépasser la douleur, elle a choisi de dévoiler ce qui a poussé son frère à se retirer du monde.

« Carine McCandless publie un témoignage bouleversant. » – Anne Seften – Grazia

Préface de Jon Krakauer.

À la lecture de l’introduction, j’ai été surpris. Le livre ne racontera pas que de belles choses, loin de là. Dès l’introduction, nous apprenons que nous allons lire un livre dur, un livre sur la maltraitance et sur la violence au sein d’une famille dont les secrets sont nombreux. Des parents alcoolisés et drogués. Une enfance face à la bêtise du monde adulte, que Carine affrontera avec son grand frère, Christopher.

C’est aussi le combat d’une jeune femme, conseillée par un psychologue de partir le plus vite possible du domicile familial. Un combat pour son indépendance, contre la violence conjugale, contre les malheurs et les défis que lui impose la vie. Jamais elle ne baisse les bras, se battant dans un monde de l’entreprise sexiste, trouvant la force et l’énergie de pardonner pour être trahis presque à chaque fois, surtout, pour révéler la vérité sur le passé douloureux que son frère et elle ont affrontés contre des parents manipulateurs, envieux.

Ce livre est une libération pour Carine, faire éclaté la vérité, sur son enfance et celle de son frère et rechercher le pouvoir de pardonner et de vivre malgré tout.

C’est aussi la rencontre avec le monde du cinéma, avec Sean Penn. Ce sera pour la suite de l’article.

Carine McCandless sur la piste Stampede, menant au fameux bus, emprunté par son frère Christopher lors de son ultime voyage. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless sur la même chaise où son frère a pris son auto-portrait lors de son aventure. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless posant devant le bus où son frère vivra et mourra de faim. Elle a créé avec des cailloux le mot « Truth », vérité, en français. Source : CarineMcCandless.com

Extrait :

Si notre mère avait eu davantage confiance en ses capacités, elle aurait pu accomplir n’importe quoi – y compris se rebeller. Malgré tous ses diplômes et son expérience, notre père n’en serait jamais arrivé là sans elle. J’ai appris très tôt à identifier un salaud narcissique et autoritaire, et je me suis juré de ne pas tolérer se genre de comportement quand je serais en âge de donner mon avis.

Into the Wild par Sean Penn

Synopsis

D’après une histoire vraie

Christopher McCandless a 22 ans, de brillant diplôme et une vie qui semble déjà toute tracée. Le jeune homme a pourtant bien d’autres routes dans le sang. Animé par une soif d’absolu et de liberté sans limite, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l’aventure.

Des champs de blé du Dakota aux flots déchaînés du Colorado, en passant par les déserts de Californie, Christopher croise des hommes et des femmes qui façonnent sa vision de la vie.

Au bout du voyage, le choc avec la Nature brute : l’Alaska.

Le film est un bon condensé des deux ouvrages, esthétiquement plus basé sur le livre de Krakauer, mais la voix de Carine, sa sœur nous accompagne au long de son aventure en nous informant, parallèlement à l’aventure de son frère, ses sentiments et ceux de ses parents.

Le film est magnifique, les décors à couper le souffle. Emile Hirsch est impressionnant, sa transformation physique, surtout à la fin, est déroutante tellement la ressemblance est forte. La bande son créé par Eddie Vedder (le frontman de Pearl Jam) ajoute se côté poétique, avec des mélodies typées folk et country.

Le film suit avec scrupules le travail d’enquêteur qu’a fais le journaliste et écrivain Jon Krakauer. Lisez le livre avant, et celui de sa sœur, tout aussi important.

Carine McCandless avec Emile Hirsch, l’acteur qui joue son frère dans le film. Source : CarineMcCandless.com
Jon Krakauer, l’auteur de Into the Wild, Carine McCandless et Sean Penn, réalisateur et scénariste du film. Source : CarineMcCandless.com
Carine McCandless avec Eddie Vedder, du groupe Pearl Jam, qui signe la bande originale du film. Source : CarineMcCandless.com

Je ressors de cet aventure avec Christopher, non pas changé, du moins pas complètement, mais avec une philosophie différente, sur la vie, son sens. La quête de vérité, entamée de manière différente par Christopher et Carine m’a amener à me conforter dans ma position. La vérité quoiqu’il en coûte. Sinon se taire. Qui ne dit mot consent, selon votre philosophie, je dirai qui ne dit mots garde ce qu’il veut garder.

Quel besoin les gens ont d’attendre de nous de nous justifier sur nos choix de vie ? Les chemins sont différents comme les envies. Chaque chemin représente une envie. Cette envie s’explique ou ne s’explique pas. Nous sommes libres. Si ce n’est physiquement, soyons le mentalement.

Que nous restera t-il à la fin, regrets ou comblé ? Chacun ses choix, et que vos vies reflètent vos envies. L’ambition c’est beau comme mot. Qu’il évolue en action est encore plus beau.

Les risques peuvent être énorme, mais chaque jour nous en prenons. Vous mettez votre vie en danger (et celle des autres aussi) rien qu’en conduisant, en traversant la route. Il faut relativiser certes, mais à trop réfléchir on avance pas. Dans votre voiture vous ne pensez pas à l’accident, la pensée est dans un coin de votre tête, mais vous avancez.

Peut-être la vie est-elle pareille. Ne pas trop réfléchir. Ou trouver le juste milieu. Et tant qu’à faire, on est jamais trop vieux pour réaliser un rêve, et se battre pour la vérité, la notre, et l’amour, à partager car au final, l’amour et la base de tout, peut-être le plus puissant atout que l’être humain peut avoir, avec le libre arbitre.

Le lien de fraternité entre Carine et son frère Alexandre et celui de mon propre vécu c’est fait en moi, j’ai compris facilement où voulait en venir Carine. Connaissant son frère mieux que quiconque, elle a décidé de parler en son nom. Son deuil est passé par l’écriture et le cinéma. A t’elle réussis à le faire ? Je ne le sais pas, cela ne nous regarde peut-être pas. En tous cas, le lien fraternel n’a pas été rompu, car Carine semble avoir fais revivre son frère, le monde entier connaît son histoire, il est immortel grâce à elle et à nous.

Une expérience que vous devriez faire. Les fesses sur votre canapé, lisez et regardez. On ne sais pas se que ces œuvres pourraient vous apportez, mais je peux vous dire qu’il chamboulera ne serait-ce qu’un peu votre vie, votre philosophie et votre manière de penser.

On peut braver les lois humaines, mais non résister aux lois de la nature.

Vingt mille lieues sous les mers (1870), Jules Verne

Jaskiers

Random access photos

Rouen – Avril 2021
Rouen mi-mai 2021
L’Amérique, la littérature et le polar.
Never enough
Moutons, cotons. Mère nature plus grande artiste.
Roméo prends la pose. Il essaie du moins.
La Normandie, toujours marquée par la culture militaire du dernier conflit mondial.
Buchy – fin mai 2021
Buchy
Buchy
Buchy
Buchy
Buchy
Ernest Noury – Naturaliste (1877-1968)
Ernest Noury – Naturaliste (1877-1968)
Buchy
Buchy
Buchy
Madame Bovary quelqu’un ? -Buchy-
Buchy
Buchy
Buchy
Buchy
Merci aux cousins canadiens ! – Buchy-
Buchy
« – Excusez moi humain, un peu d’intimité, est-ce trop demander ? » -Buchy-
Vous le voyez ? Il roucoulait juste au dessus de ma tête. Cachotier ! – Buchy-
Buchy
Buchy
Buchy

Quelques photographies qui trainaient dans mon téléphone. Je n’est pas la prétention d’être un grand photographe, j’avais juste envie de partager quelques unes de mes photos prises lors de mes balades.

Je découvre la Normandie, petit à petit. Pleine de beautés, d’histoires, de mystères et de talents.

J’espère du moins que ces quelques clichés vous plairont.

Jaskiers

Robert Capa – La collection

Quatrième de couverture :

Photographe majeur du XXe siècle et cofondateur de l’agence Magnum Photos, Robert Capa (1913-1953) avait l’âme d’un journaliste fervent et engagé et l’œil d’un artiste. Riche de plus de 70 000 négatifs, son œuvre fournit un témoignage sans équivalent sur vingt-deux années cruciales (1932-1954) où se déroulèrent certains des événements les plus sombres et les plus marquants du siècle dernier. Cet ouvrage présente la sélection iconographique la plus complète jamais publiée sur Robert Capa : 937 photographies choisies par son frère Cornell Capa (lui-même photographe réputé au magazine Life) et par son biographe, Richard Whelan, qui ont repris une à une ses planches-contacts afin de constituer cette somme. Présentées par ordre chronologique, les photographies sont accompagnées de commentaires et de légendes. C’est donc à une revue détaillée des temps forts d’une carrière que le lecteur est ici convié, une carrière qui conduisit Robert Capa de l’Espagne déchirée par la guerre au débarquement des alliés à Omaha Beach, mais aussi après de Picasso et de nombreux autres artistes et comédiens et jusqu’en Indochine, où il trouva la mort quelques instants seulement après avoir pris ses ultimes images.

« Les 937 clichés choisis […] parmi les quelque 70 000 négatifs sont autant de chefs-d’œuvre. » (Libération)

« Les clichés de ce superbe album témoignent d’un des plus grands photoreporters de notre époque. » (L’Express)

« Cet énorme recueil, une somme indispensable pour tout amoureux de la photo, agit comme une mémoire qui refuse le silence. » (Le Point)

Votre serviteur a dépensé une coquette somme pour se livre de collection. Je l’ai reçus, et j’ai découvert que les légendes et les textes à l’intérieur du livre étaient en allemand. Et votre serviteur a beau avoir fait des années d’allemand, il n’est jamais arrivé à assimiler ne serait-ce que le minimum pour pouvoir se présenter décemment dans la langue de Goethe… J’ai donc béni l’existence des sites de traductions et me suis armé de patience.

Je pensais que le livre contenait les photos de la fameuse Valise Mexicaine, il s’avère que non, le livre ayant été publié avant la découverte de la valise contenant de magnifiques photographies prisent par Capa, sa femme Gerda Taro et leurs ami Chaim. Le livre de la Valise Mexicaine est dispo sur Amazon. (Et sera peut-être un jour dans mes mains !)

L’ouvrage commence avec les photos d’un meeting de Trotsky, Capa semble s’être focalisé sur ses mains, ses gestes.

Ensuite, nous avons le droit aux grèves d’ouvriers à Paris, des photographies des élections.

Vient ensuite un sujet important dans la carrière de Capa, celui de la guerre civile espagnole. Capa ne prends pas de photos de cadavres. Il aime prendre des photos de groupe, des soldats, pour la plupart très jeunes, hommes et femmes, derrière leurs barricades ou derrières leurs fusils. Je pense que Capa prenait ces photos de groupes pour montrer la solidarités, l’unité (qu’ils n’y avaient pas forcément) dans les forces républicaines. Ils jouent avec la lumière, les contrastes et le flou, cette dernière méthode donne une impression d’action, comme si vous étiez sur le terrain.

Pas de cadavre donc, mais des photos de ruines, de maisons et de bâtiments éventrés, gardant encore les traces des anciens occupants. Portraits, meuble, objets divers.

Des photographies de réfugiés, souvent des femmes et des enfants, les femmes ayant le visages émaciées, comme si Capa voulait nous montrer les sacrifices des mères. Certaines images sont prise en portait, en gros plan, ou l’ont vois la détresse et la fatigue. L’anxiété et la peur. Il y rencontrera aussi un certain Ernest Hemingway.

Valence, Espagne, décembre 1937. Ernest Hemingway rencontre l’écrivain russe Ilya Ehrenburg. Hemingway et Capa seront de grand amis. (Photo incluse dans l’ouvrage). Crédit : Magnum Photo/Robert Capa.

Passage à Paris pour aller en Belgique, Capa photographie les meetings des différents syndicats de travailleurs, photographie les politiques en plein discours. Les gestes, les regards, les points levés des hommes politiques montrent à quel point la situation était tendue à cette époque.

Un petit retour en Espagne pour photographier la situation de la guerre civile à Bilbao, puis, petite visite à New-York pour voir sa mère et son frère.

Puis encore un voyage en Espagne.

C’est le terrible front de Teruel, la bataille est féroce entre les Républicains et les rebels. Capa photographie des corps sans vie sans rentrer dans le gore, le voyeurisme.

Enfin la Chine, pour couvrir la guerre Sino-Japonaise. Il ira jusqu’au front de Sutschou. Soldats blessés, civiles fuyant la guerre, enfants souriants malgré le malheur.

Un passage à Barcelone, les Républicains sont acculés. Sur les clichés, les soldats sont pris en contre-jour, tel des ombres. Les civiles regardent le ciel, la crainte d’un bombardement aérien dans les yeux.

Puis, s’est sur le front d’Aragon qu’il se déplace.

Les civiles, en grande majorité des femmes, des personnes âgées et des enfants, sur les routes. Les visages sont fatigués et anxieux. Leurs destinations : la frontière française.

En image : les hideux camps d’interments français où seront parqué les réfugiés, celui d’Argeles-sur-mer par exemple.

La Belgique encore, puis le Luxembourg, où il suit une procession religieuse.

Redescend dans le pays Basque, puis suit le Tour de France de 1939 pour le magasine Match

Nouveau-Mexique en 1940 pour prendre en photo des cowboys pour LIFE puis New-York pour photographier Dorothy Maynor, Paul Robeson, Gertrude Lawrence, Jinx Falkenburg et une soirée de Jazz alcoolisée dans un train. Noir et blanc, dansant ensemble, chantant ensemble, buvant ensemble. La photographie est importante dans une Amérique encore très profondément raciste.

Direction le Mexique pour des élections. Des élections tendues. Des morts, des procession funéraires.

Retour en Amérique, dans l’Indiana pour photographier pour LIFE les jeunes fêtards dans les bars.

Puis Sun Valley dans l’Idaho pour photographier un Hemingway à la chasse avec Martha Gellhorn. Et trois magnifiques photographies d’Ernest en train d’écrire, son crayon de papier et ses brouillons, pleins de rature, concentré, avec un pansement sur le majeur de sa main droite. (Hemingway sans une blessure, ce n’est pas Hemingway !)

Martha Gellhorn et Ernest Hemingway. Credit : Magnum Photo/Capa (présente dans le livre)
Ernest Hemingway. Magnum Photo/Capa (photo présente dans le livre)
Ernest Hemingway. Magnum Photo/Capa (photo présente dans le livre en noir et blanc)
Ernest Hemingway. Magnum Photo/Capa (photo présente dans le livre)
Ernest Hemingway. Magnum Photo/Capa (photo présente dans le livre)
Ma photo préféré d’Hemingway par Robert Capa. Magnum Photo/Capa (photo présente dans le livre)

Vient ensuite Londres, les civils sous les bombes allemandes. Pas de voyeurisme, pas de gore, des ruines, des habitants avec les masques à gaz, réfugiés sous terre, ou dans les rues, avec le sourire.

En 1943, il photographie les soldats américains en Grande-Bretagne, sympathisant avec les habitants pour le magazine Collier’s et Weekly Illustrated.

Retour en Idaho, pour prendre en photo Hemingway avec son fils, Gregory, à la chasse. Avec en prime un cliché de Gary Cooper, l’acteur qui jouera le rôle de Robert Jordan dans le film tiré du roman d’Hemingway : Pour qui sonne le glas.

Capa part pour Collier’s comme photographe de guerre avec l’armée U.S. en Afrique du Nord pour suivre l’avancée de l’offensive de Patton en Tunisie.

Il photographie De Gaule et Giraud, les grands rivaux, à Alger, il immortalise ainsi la présence de la France Libre dans la guerre contre l’Axe.

Puis l’armée américaine libère la Sicile, Capa capture des moments de liesses, les siciliens accueillant leurs libérateurs.

Robert suit l’armée jusqu’en Italie. Les photos de soldats, fatigués mais sur le qui-vive, la poussière, les grandes plaines, la chaleur, les blessés civiles et militaires. Les hôpitaux militaires et les soldats convalescents.

À la bataille pour le Mont Cassino, il immortalisera les soldats de la division Marocaine commandée par le général Juin.

Vient ensuite le débarquement de Normandie. Les plus fameuses de ses photos de la seconde guerre mondiale, dont celle en couverture de se livre, feront le tour du Monde. Il n’oubliera pas de visiter son vieil ami Hemingway sur son lit d’hôpital après un stupide accident de jeep. Sa tête serait passée à travers le pare-brise.

Hemingway hospitalisé à Londres après son accident en Jeep. Photo : Robert Capa. Magnum Photo. Mai 1944. (Présente dans le livre)
Hemingway hospitalisé. Robert Capa/Magnum Photo. Mai 1944. (Présente dans le livre)

Les captures du débarquement sont intenses ! Le flou, les soldats allongés, la pagaille. Malheureusement, la plupart de ses négatifs auraient été détruit à cause d’un problème de développement. J’ai lu une autre version de cette histoire. Voici un article de Télérama sur cette autre version : https://www.telerama.fr/scenes/robert-capa-a-t-il-panique-durant-le-d-day,129730.php

Panique ou pas, j’aurai paniqué pour sur cette plage. Le respect a Capa lui ai dû.

Les troupes ayant un pied ferme sur les plages de Normandie, Capa photographie des morts, des soldats allemands creusant des tombes pour la sépulture des soldats. L’arrivée des tanks, et autres engins de guerre.

S’en suit bien évidement des photographies de la terrible bataille de Normandie, dans les bocages, les champs. Il prendra une magnifique photo du Mont Saint-Michel durant son périple. Il était accompagné d’Ernest durant cette épopée !

Ils prends en photo les groupes de soldats allemands fait prisonniers. Il n’oubliera pas d’immortaliser une infamie française, la tonte des femmes accusées de collaboration verticale avec l’ennemi. Ces photographies sont édifiantes, une honte de voir ses femmes humiliés et raillées en publique, certaines avec leurs enfants dans leurs bras.

Capa suit la division blindée Leclerc et la libération de Paris. Soldats français, américains et résistants combattent côte à côte.

À la Libération de Paris, De Gaulle et la liesse d’une ville libérée.

Paris libérée, il rendra visite à Pablo Picasso dans son atelier.

Après la libération de Toulouse, il photographiera un meeting de Républicains espagnol. L’espoir renaît pour ces espagnols, malheureusement l’Histoire ne leurs prêtera jamais ne serait-ce qu’un peu de chance.

Puis de retour sur le front, il suit la bataille du terrible front de Bastogne en Belgique.

Après la terrible contre-attaque de la dernière chance des allemands repoussée, il suit les parachutistes américains sautant au dessus de Bei Wesel, en Allemagne. Puis Leipzig et enfin Berlin. Il photographie les soldats américains à Nuremberg, c’est la fin de la guerre contre les Nazis.

Dans Berlin libéré, il photographie des juifs dans une Synagogue. Le symbole est fort. Il capture aussi les habitants désœuvrés par la terrible bataille de Berlin. Des soldats américains et russe fraternisant. Là aussi, le symbole est fort, sachant que la guerre froide est juste sur point de débuter. Il n’oublie pas les enfants orphelins des SS, ces enfants étaient un plan d’Hitler, pour peuple le futur « Reich Millénaire » de soldat ethniquement « pure ».

Après la guerre, direction Hollywood, s’est Ingrid Bergman, célèbre actrice qu’il prend pour sujet. Elle tourne un film avec un certain Alfred Hitchcock.

Capa à la bougeotte, et une autre figure littéraire célèbre aussi… Non pas Hemingway mais Steinbeck avec qui il sillonnera la Russie !

John Steinbeck et Robert Capa durant leurs voyage en Russie, voyage surnommé « Le circuit de la Vodka ». Moscou Août/Septembre 1947. Photo Robert Capa/Magnum Photo. (Photographie présente dans le livre)

Il signe de magnifiques photographies de fermière ukrainiennes russes, des processions religieuses en Géorgie, un mariage en République Tchèque (Tchécoslovaquie).

L’épopée en Union-Soviétique terminée. Il se rend dans la toute nouvelle Israel. Il photographie les familles venant d’Europe par bateau et la guerre entre Israël, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Egypte.

Il voyage ensuite en France, plus précisément sur la fameuse French Riviera où il photographie Picasso, Françoise Gilot, sa compagne, et leurs fils Claude Picasso.

Puis, un retour en République Tchèque (Tchécoslovaquie) où il documente la reconstruction du pays.

À Varsovie, il immortalise les ruines du ghetto. Image poignante. Là où tout un peuple innocent a souffert, il ne reste que des gravats. Le ghetto ayant été détruit à coup de bulldozer.

Voyage en Amérique. Il photographie le président Truman et Dwight Einsenhower devant la tombe de Patton.

Il retourne en Israël pour photographier la vie des Juifs Orthodoxes. Il photographie des Kibboutz, des jeunes enfants juifs dans leurs nouvel environnement.

De retour en France, il photographie Picasso, son fils, sa compagne et rends visite à Henri Matisse. Petit voyage en Autriche, s’est la fête. Puis la France, là aussi, s’est la fête, le 14 juillet.

En Allemagne, c’est un portrait d’une génération confuse, assommé traumatisée et perdue qu’il capture.

Petit passage en Norvège, puis Paris encore où la fête et les amoureux reprennent leurs droits.

À Londres, il photographie encore son vieil ami Steinbeck, un certain Faulkner et Truman Capote.

William Faulkner par Capa. Magnum Photo. (Photo présente dans le livre)

Direction le Japon. Qui se remet petit à petit de la guerre et des deux bombes nucléaires reçues sur son sol.

Puis l’Indochine. Le Laos et le Vietnam avec l’armée française, c’est la guerre, la France se retire après le désastre de Ðiện Biên Phủ. Capa prendra sa dernière photo, celle de soldat français avançant en terrain miné.

P.S. : j’ai décidé de faire la chronologie du livre et pas forcément la chronologie de la vie de Capa. J’ai suivi l’ordre des photographies mais pas les événements de sa vie avec précision. Les photos que j’ai choisis de poster son celle d’auteurs américains, pour une raison purement personnel. On parle de Capa, donc de photo, mais je n’avais pas envie de poster trop de photographie, en espérant que vous les découvrirez un jour par vous même.

P.S.2. : ne faite pas comme votre serviteur, faite attention à la langue du livre quand vous acheter !

N’oublions pas Gerda Taro. Morte très jeune en faisant son métier.
Petite photo bonus de votre serviteur : Hemingway et Capa (à droite) accoudés à un bar. Crédit photo : Lloyd Arnold.

Jaskiers

Petite balade sur les quais de Seine près de Rouen.

Accompagné de notre fidèle Roméo !
Je suis « nouveau » dans les environs et cette… œuvres m’a toujours intrigué depuis mon arrivée.
De plus près.
Enfin la Seine !
Un peu (beaucoup) de pollution.
L’odeur cher(e)s ami(e)s !
Le soleil, la Seine et la rive.
Vue sur Rouen.
La rive, des cailloux, sous un pont ferroviaire.
Je n’ai pas eu confiance en cette échelle. Et je pense que vous ne devriez pas non plus.
C’est déjà la fin. Comme vous pouvez le voir Roméo était pressé de continuer la balade, j’ai pris de mauvaises photographies, et j’ai choisi de les partager avec vous car… Je ne sais pas !

Pour ceux déçus des photographies et de cet article, et je l’avoue, il ne casse pas trois pattes à un canard, voici deux gifs que j’ai déniché pour vous :

Marilyn Monroe !

Et :

James Dean !

Bisous et bon week-end à vous !

Jaskiers

Héroïne : Catherine Leroy, photographe de guerre française, saute en parachute avec l’armée américaine, prisonnière au Vietnam, elle s’évade.

1 mètre 48 pour 40 kg, Catherine Leroy s’apprête à décoller avec la 173éme compagnie aéroportée américaine.

Catherine Leroy était une reporter et une photographe de guerre française. Elle remportera le prix Capa, une première pour une femme, pour sa couverture de la guerre civile au Liban et le prix George Polk pour celle du Vietnam.

Catherine Leroy avant son saut avec la 173è aéroportée, Opération ‘Junction City’, Vietnam. 22 février 1967 © Bob Cole

Elle fut faite prisonnière au Vietnam par les troupes Nord-Vietnamienne. Ces derniers lui donneront comme mission de prendre en photo leurs quotidiens. Elle s’évadera et ramènera des photos rares de la guerre côté Nord-Vietnamien pour Life.

Catherine Leroy avec les forces Nord Vietnamiennes dont elle fut prisonnière, Hué, Vietnam. Février 1968 © DCL (courtesy François Mazure)

Elle réalisera un film The Last Patrol sur l’histoire des mouvements contestataires contre la guerre du Vietnam.

Photographie de soldats Nord-Vietnamiens, prise par Catherine durant sa détention.

Elle couvrira plusieurs conflits : Vietnam, Somalie, Afghanistan, Libye, Iran, Irak…

Catherine Leroy au milieu de soldat américain au Vietnam.

Je n’ai pu trouver aucun livre sur elle, pas de biographie, rien. J’ai trouvé un ouvrage de photographies et de reportages compilés par Catherine : Under Fire: Great Photographers and Writers In Vietnam.

Peut-être ses photographies les plus connus. Celle prise durant la bataille pour la cote 881, ou un jeune soldat américain, Vernon Wike essai d’écouter si le cœur de son frère d’arme bat toujours. Catherine sera blessée lors de cette bataille.

Une grande femme oubliée par l’Histoire et la France.

Site internet dédié à Catherine Leroy et à ses travaux : https://dotationcatherineleroy.org/fr/

Jaskiers

Balade avec Roméo et rencontre avec des canards.

Seul au monde, voici Gérard, regardant ses ami(e)s et questionnant ses choix de vie.
Voici Josiane et Huguette, leurs activités favorite ? Juger le plumage (et la vie amoureuse) des autres canards.
Elles ? Se sont les pires ennemies de Josiane et Huguette. Elle s’appellent Geneviève et Gertrude. Occupation ? Comme Josiane et Huguette.
Josiane et Huguette rentrent au bercail, sans manquer de gronder le jeune Bertrand, pour des raisons inconnues.
Deux jeunes parents avec leurs petits expliquants à ces derniers la manie qu’ont les humains de planter des trucs de bois au milieu du lac.
« Ne te retourne pas Antoine, mais je crois qu’un humain avec son chien miniature nous observent… »
Le canard de gauche a essayé d’approcher la demoiselle à droite.
Canard de gauche lance une phrase d’accroche.
Canard de gauche s’est prit un râteau, repart vers d’autres possible conquête.
Hey les mecs, y’a du pain ! Et un arc-en-ciel qui se reflète sur l’eau !
Mesdames prennent un bain de soleil après la baignade.
Un rongeur se cache dans cette photo !
Un gang de canards curieux…
Des canards… qui nagent.
Encore des canards qui nagent. Incroyable !
Encore des canards qui nagent ! Décidément ! Qui l’eut cru ?!
Deux canards policiers, vérifiant si nous portons bien nos masques.

Roméo ? Roméo ? Pouvons nous avoir une interview ?

Allez-y, allez-y mais pas tous à la fois !

Quel est votre sentiment après se premier contact avec des canards ?

Question intéressante ! Laissez moi réfléchir…

Alors alors ?

Ils sont gros, bruyants et volent très vites. Pas mon truc les ami(e)s.

Merci Roméo pour de nous avoir accordé de votre précieux temps !

Quant à moi je vous laisse avec cette photo d’un avion qui nous a survolé, avec un bel arc-en-ciel.

Jaskiers

Mauthausen Crimes Impunis par le Docteur Paul Le Caer

Quand le livre des morts

Quatrième de couverture :

Yves, élève de terminale, est arrêté en cours d’anglais dans son collège par la Gestapo de Caen.

Ce résistant de 19 ans est placé dans une cellule d’une prison. Il est gardé « au secret » pendant trois semaines. Chaque jour, il subit un brutal interrogatoire.

Le 16 avril 1943, il est transféré au camp de Mauthausen, en Autriche.

Septs mois plus tard, il est réduit à l’état de squelette, suite aux coups et aux 11 heures de travail de nuit, avec une pelle cassée.

Un dimanche soir de décembre, épuisé, il se présente de lui-même à l’infirmerie. Un médecin polonais, francophile et francophone l’accepte au vu de son état.

Trente-six heures plus tard, il sort de son coma.

Le Professeur polonais lui apprend l’anatomie, la pathologie concentrationnaire, l’art de l’osculation mais aussi l’écoute et la compréhension des multiples langues de ses malades. Adroits, c’est pendant 14 heures par jour, qu’il réalise ses travaux pratique.

Son professeur est appelé dans un camp plus important. Yves reste seul, avec toute la responsabilité médicale de ses 400 compagnons et pendant l’hiver, de la santé de la troupe SS.

Dans cette usine secrète des paramétrages des réacteurs dès fusées V2 et de productions et du comburant à base d’oxygène liquide mélangé à de l’alcool méthylique, deux explosions se produisent, les ingénieurs civiles prennent peur de cette usine du diable.

Le 3 mai 1945, le camp est évacué, Yves part à pied vers un autre camp déjà surchargé. Ayant emporté sur lui, les cahiers des morts et divers documents, il ne peut entrer dans un autre camp, il décide de s’évader.

Avec lui, cinq compagnons – qui ne sont pas informés de son trésor – grimpent dans la montagne. Ces documents seront sa raison de vivre à la recherche des assassins connus de lui seul, par leurs noms.

Les cahiers des morts sont déposés aux Archives Nationales, ainsi que d’autres documents.

Cet ouvrage et ma dernière lecture sur le camp de concentration de Mauthausen. Après avoir lu le livre Le photographe de Mauthausen, puis la bande-dessinée éponyme et le film Netflix, avec le même titre encore une fois (j’ai écrit un article pour chaque œuvre sur le blog si vous voulez approfondir le sujet), je me suis plongé maintenant dans l’expérience du docteur Le Caer à Mauthausen. Après celui de photographe.

Yves et Le Breton sont le nom de code de l’auteur, Paul Le Caer. Paul décide de raconter son histoire à la troisième personne du singulier. Plusieurs auteurs choisissent ce mode de narration leurs permettant de mettre une certaine distance entre eux et leurs expériences traumatisantes.

La première partie du livre est dédié à son enfance, ses passions, ses amis, ses écoles et son entrée dans la Résistance. Viendra malheureusement l’arrestation, les passages à tabac, les transfers.

Puis le transport en wagon à bestiaux vers Mauthausen, ou l’enfer l’attend.

De la carrière Wienergraben, il sera transféré dans un camp annexe, camp de Schlier près de Redl-Zipf pour creuser des galeries souterraines dans le but de construire des éléments des fusées V2 tout en étant à l’abris des bombardements alliés.

Vue d’une partie du camp de Schlier.

Son été physique se détériore gravement. L’infirmerie, anti-chambre de la mort, et sa seule option, mais la chance lui sourira.

Un médecin polonais francophone et francophile lui vient en aide, le guérit et lui apprend les rudiments du métier tout comme les langues parlées dans le camp.

Du travail, il y en a. Dans se camp dédié à la construction, secrète, de fusée V2, les détenus sont voué à la mort par l’épuisement au travail, la malnutrition, les violences des SS et des Kapos.

Gif du décollage d’un missile V2.

Yves, aussi surnommé Le Breton, a ainsi une place plus « privilégiée » que celle des autres détenus.

Il soigne tout autant les déportés que les détenus. Mais soigner, ce n’est pas tous ce qu’il fait.

Dans se livre, Yves, ou Docteur Le Caer nous dévoile les crimes commit par les SS avec un précision extrême. Il possède les noms de ces derniers, les noms de leurs victimes, leurs dates, il est contacté par les familles d’anciens déportés et des déportés eux même !

Fusée V2 sur sa rampe de lancement.

Un des crimes sordides et celui d’un détenu français, tombé dans une coulée de ciment dans l’immense abris de construction souterraine de fusée V2. Le français appel à l’aide, mais le SS en charge laisse le ciment le recouvrir entièrement. Son cadavre est encore dans un des murs de l’usine.

Intérieur d’un tunnel à Schlier.

Le Breton décrit de nombreux crimes comme celui-ci, mais ce qui différencie cette ouvrage concentrationnaire des autres? C’est que Le Breton a toute la documentation, ou presque, pour permettre d’incriminer les SS ayant échappé à la justice.

Intérieur d’un tunnel où travaillaient les déportés à Schlier.

Ainsi, grâce à son travail, un SS s’étant tranquillement installé après la guerre aux U.S. se voit extrader vers l’Allemagne et l’Autriche pour répondre de ses crimes.

Intérieur d’une usine de missile V2 sous-terrain à Dora – Mittlebau/Nordhausen.

Il relate aussi les nombreux sabotages et incidents se déroulant dans les souterrains.

Tunnel à Schlier.

Puis arrive la défaite allemande sur les deux fronts, le camp est évacué. Certains détenus restent pour brûler le camp.

Reste du camp de Schlier- Redl-Zipf, aujourd’hui.

Durant la marche, Paul s’enfuit avec d’autres français et un belge. Il rencontrera une unité de l’armée américaine, grâce à leurs aide, il aidera à évacuer un groupe de femme détenu dans un camp annexe de Ravensbruck, à arrêter un SS caché en autre.

Entrée d’un tunnel amenant aux sous-terrains des usines de missile V2 aujourd’hui.

Puis s’est le retour. Difficile. Difficile de se réhabituer à un monde civilisé, impossible pour lui de dormir dans un lit confortable.

Ayant pris le maximum qu’il pouvait, il met en fin d’ouvrage des dessins faits par un prisonnier de l’infirmerie avant sa mort. Émouvant.

Je n’ai jamais lu un ouvrage pareil. Paul Le Caer n’a jamais rien lâché, même après sa libération, il traquera autant qu’il le peut les anciens bourreaux. Il sera couronné de succès plusieurs fois. Sans jamais rien attendre en retour que la justice.

Après être devenu dentiste, le Dr Le Caer s’engage dans un devoir de mémoire grâce à l’amical des déportés de Mauthausen, témoigne dans les écoles, voyage en Autriche avec ses anciens compagnons d’infortunes et continu de d’amasser des preuves. Les autrichiens doivent aussi connaître la vérité.

Entre voyage scolaire et rencontre avec d’anciens détenus, Le Caer ne tarit par d’effort pour ne pas que les prochaines générations oublient.

La fin du livre contient les fac-similés du Livre des morts, carnets où sont marqué les décès, les causes, la date, la nationalité… Ces noms sont marquant, et vous mets en face d’une réalité qui a existé et qui continue à exister, sous d’autres formes.

Paul Le Caer, alias Le Breton, alias Yves. Deux mois après sa libération.

Petite note de fin : L’ouvrage contient une photographie prise par Boix. Je vois cela comme un bel hommage au Photographe de Mauthausen.

Voici commencé se termine ma lecture des 3 ouvrages sur Mauthausen avec un film pour compléter le tout. Ces lectures sont épuisantes moralement. Pourquoi je continue à lire se genre de livre ? Pour ne pas oublier, essayer d’informer et surtout réagir quand se genre d’horreur se reproduisent. Je vous remercie si vous avez suivi lu les articles sur ce sujet difficile. J’ai parfois peiné à trouver les mots, me suis creusé la tête pour savoir que mettre, quoi omettre, quoi raconter, quoi dévoiler. J’espère avoir réussis tant bien que mal à vous aidez à apprendre un peu plus sur le camp. Dans le cas contraire, j’en suis désolé.

Jaskiers

Le photographe de Mauthausen |Le Film | par Mar Targarona.

Synopsis :

Un jeune photographe prisonnier à Mauthausen échafaude un plan pour révéler au monde les atrocités commises dans les camps nazis.

Acteurs principaux :

Mario Casas – Richard Van Weyden – Alain Hernandez

Bande annonce :

Bande annonce sur YouTube

Après avoir lu le livre « Le photographe de Mauthausen » de Benito Bermejo et la bande dessinée éponyme de Salva Rubio, Pedro J. Colombo et Aintzane Landa, j’ai découvert à ma grande surprise qu’il existait le film sur Netflix.

Ayant lu les livres, je me devais donc de regarder le film. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, je ne suis pas un expert du monde cinématographique ni de ses mécanismes. La « critique » de ce film sera plutôt basée sur les lectures des deux livres.

L’histoire est basée sur plusieurs théories sur la manière dont Francisco Boix a sorti les négatifs du camp. Des théories que je n’avais pas lu dans les deux ouvrages m’ont surpris, je ne sais pas si ils sont véridiques ou fabriqués pour le besoin du scénario. Cela peux être déstabilisant si vous avez lu les deux ouvrages avant le film, ce que je vous conseil de faire. Les photographies prise par Ricker (un SS photographe qui avait prit Boix comme assistant) et Boix lui même sont mise en scène de manière parfaite dans le film. Je dirai que c’est un bon complément graphique et vidéoludique pour l’histoire des négatifs de Mauthausen. L’acteur jouant Francisco Boix, Mario Casas, est très bon et très convaincant dans son rôle.

Mario Casas dans le rôle de Francisco Boix.

Côté esthétique, le film est bon, même si on peux voir parfois l’effet fond vert et quelque décors pas très crédible mais cela reste très minime vu la qualité du jeux des acteurs et le scénario « remodelé ».

Je vous conseil le film APRÈS avoir lu les livres. Les photographies que vous verrez dans les livres se transposeront dans le film. L’expérience est intéressante.

Chose importante qu’il faut noter, il est très difficile de faire un film sur les camps nazis. Ne pas tomber dans le voyeurisme, le gore, le « pathos », le « too-much ». Dans cette optique là, la réalisatrice Mar Targarona a fait un excellent travail, ne tombant pas dans les pièges, concentrant son film sur les détenus, leurs relation entre eux et avec les SS.

Richard van Weyden dans le rôle du SS Paul Ricken.

J’ai regardé le film en version originale sous-titré et je pense que vous devriez faire de même. Le film ayant comme sujet les républicains espagnoles et les nazis, la langue vous permet de rentrer plus facilement dans le film.

Femmes libérées devant leurs block à Mauthausen. Photo Boix.

C’est tous pour cette « review » de film, je ne suis pas cinéphile, prenez cette critique avec des pincettes. Mais je vous le conseil. L’horreur et le sacrifice qu’ont vécus les espagnols ne doivent pas être oubliés.

Détenu de Mauthausen à la libération du camp. Le détenu est au bord de la mort, allongé dans ses excréments. photographe inconnu (Boix ?).

Dedico este artículo a los refugiados españoles de la Segunda Guerra Mundial a quienes Francia traicionó.

Jaskiers