Balade avec Roméo et rencontre avec des canards.

Seul au monde, voici Gérard, regardant ses ami(e)s et questionnant ses choix de vie.
Voici Josiane et Huguette, leurs activités favorite ? Juger le plumage (et la vie amoureuse) des autres canards.
Elles ? Se sont les pires ennemies de Josiane et Huguette. Elle s’appellent Geneviève et Gertrude. Occupation ? Comme Josiane et Huguette.
Josiane et Huguette rentrent au bercail, sans manquer de gronder le jeune Bertrand, pour des raisons inconnues.
Deux jeunes parents avec leurs petits expliquants à ces derniers la manie qu’ont les humains de planter des trucs de bois au milieu du lac.
« Ne te retourne pas Antoine, mais je crois qu’un humain avec son chien miniature nous observent… »
Le canard de gauche a essayé d’approcher la demoiselle à droite.
Canard de gauche lance une phrase d’accroche.
Canard de gauche s’est prit un râteau, repart vers d’autres possible conquête.
Hey les mecs, y’a du pain ! Et un arc-en-ciel qui se reflète sur l’eau !
Mesdames prennent un bain de soleil après la baignade.
Un rongeur se cache dans cette photo !
Un gang de canards curieux…
Des canards… qui nagent.
Encore des canards qui nagent. Incroyable !
Encore des canards qui nagent ! Décidément ! Qui l’eut cru ?!
Deux canards policiers, vérifiant si nous portons bien nos masques.

Roméo ? Roméo ? Pouvons nous avoir une interview ?

Allez-y, allez-y mais pas tous à la fois !

Quel est votre sentiment après se premier contact avec des canards ?

Question intéressante ! Laissez moi réfléchir…

Alors alors ?

Ils sont gros, bruyants et volent très vites. Pas mon truc les ami(e)s.

Merci Roméo pour de nous avoir accordé de votre précieux temps !

Quant à moi je vous laisse avec cette photo d’un avion qui nous a survolé, avec un bel arc-en-ciel.

Jaskiers

Ma petite trouvaille personnelle. Ou pas !

Quand je lisais En Ligne, recueil d’article d’Hemingway, j’ai lu un article dont un passage me rappelai fortement une photographie de lui sur le front espagnol à Teruel, lors de la guerre civile espagnole. Voici l’extrait :

La chute de Teruel (dépêche de la North American Newspaper Alliance).

[…] Le soldat près duquel j’étais allongé avait des ennuis avec son fusil qui se bloquait après chaque coup de feu et je lui montrai comment ouvrir la culasse avec un cailloux […]

Et voici la photographie que je me souvenais avoir vu :

Je n’ai malheureusement pas pu trouver l’auteur de la photo, j’ai pensé à Robert Capa mais je n’ai rien trouvé.

Je ne pense pas avoir fait une découverte inédite, beaucoup de gens ont dû faire le rapprochement, mais je voulais juste partager avec vous ma petite trouvaille personnelle.

Si cela se trouve, j’ai complètement faux sur toute la ligne mais la photographie a bel et bien était prise sur le front de Teruel.

Jaskiers

Le photographe de Mauthausen par Benito Bermejo

L’histoire de Francisco Boix et des photos dérobées aux S.S. avec les préfaces de Anne Hidalgo et Daniel Simon.

Quatrième de couverture :

Témoignage unique au monde sur le camp d’extermination nazi de Mauthausen : des centaines de photos nous montrent, de l’intérieur, toute la cruauté du système concentrationnaire nazi. Ces images furent prises par les S.S. eux-mêmes lorsque le camp était en pleine activité, comme tant d’autres détruites par les nazis au moment de leurs défaite. Comment celles-ci ont-elles pu être sauvées ? Grâce à Francisco Bloix, un jeune homme à l’esprit vif, courageux et doté d’un fort caractère. Prisonnier à Mauthausen, employé au laboratoire photographique, il parvint, avec l’aide de ses compagnons, à les soustraire et à les cacher pendant des années.

ATTENTION ! CONTENUS CHOQUANTS !

Francisco Boix, au milieu, lors du procès de Dachau.

Francisco Boix est née le 31 août 1920 à Barcelone dans une famille de commerçant plutot aisée avec des idéaux politiques penchants vers la gauche. Le petit Francisco est énergique et se trouve une passion pour la photographie.

Lorsque la guerre civile espagnole éclate, il se fait recruter comme photographe reporter dans un magasine pour jeunes de gauche. Malgré son très jeune âge, il suit les Républicains sur le front.

À la défaite des Républicains suit la Retirada, la fuite des réfugiés espagnole en France.

La France les accueillera de manière plus qu’irrespectueuse et indigne d’un pays qui se voulait être le Pays des droits de l’Homme. Beaucoup mourront de malnutrition, de maladie et même de maltraitance avant même le début de la guerre.

La plupart des républicains réfugiés seront recruté dans des CTE, Compagnies de Travails Etrangers, la plupart de force d’autres dans la Légion Étrangère ou d’autres branches de l’armée.

À la défaire de la France, les soldats espagnols sont emprisonnés dans les Stalag, considérés comme prisonniers de guerre, puis peu à peu déportés à Mauthausen car Franco ne voulant pas d’eux, ils laissent ces espagnoles dans les mains des bourreaux nazis. Dans les camps, ils porteront le triangle bleu, couleur des apatrides, avec un ‘S’ cousu dessus pour ‘espagnole’… Paradox.

Ici commence l’enfer de Francisco et ses compatriotes.

Les prisonniers de Mauthausen ne sont pas censé sortirent vivant du camps. « Vous sortirez par la cheminée [du crématorium] », ce sont pas ces paroles que sont accueillis tous les prisonniers.

Les détenus du camp de Mauthausen sont classé NN, Nacht und Nebel, en français, Nuit et Brouillard, c’est à dire qu’ils sont voué à une mort certaine après avoir été soumis à l’esclavage au profit du Reich.

Mauthausen est classé parmi les camps de type III, c’est à dire, la mort par le travail, aucun survivant, la brutalité des SS et surtout des Kapos y était extrême. Pour exemple, Auschwitz était classé type I.

Le jeune Boix arriva au Erkennungsdient, le service d’identification et de photographie du camps en décembre 1941. Après être passé au Kommando (groupe de travail) de la carrière Wienergraben. Il était interné à Mauthausen depuis la fin août 1941. Sa place au sein du service d’identification lui a été trouvé par un camarade communiste. Très vite, il est considéré comme le « leader » du service, place qu’il acquerra grâce à son caractère fort et courageux, surtout parce qu’il deviendra l’assistant du SS Paul Ricken, photographe du camp, chargé de prendre des photographies de la vie quotidienne du camp et des morts. Le SS mettra en scène les cadavres, couvrira les meurtres en suicide, il était obsédé par la mort dans l’Art, au grand dégoût de Francisco.

Boix est celui à qui l’on doit d’avoir sauvé de nombreuses photographies et à témoigner lors du procès de Nuremberg après le témoignage de la grande résistante françaises Vaillant-Couturier. Il témoignera aussi lors du procès de Dachau qui jugera aussi les crimes et criminels de Mauthausen.

Jacinto Cortés Garcia, lui aussi réfugié espagnol déporté à Mauthausen, ayant « l’opportunité » de travailler en dehors du camp, faisant parti du Kommando Poschacher, kommando composé de jeunes espagnoles travaillant pour l’entreprise privée Poschacher, sortira les photos volés aux SS pour les donnés à une dame d’un village à proximité du camps. Boix les retrouvera chez cette dame après la guerre. Il retrouvera aussi d’autres négatifs cachés grâce à l’aide de d’autres détenus dans le camp. Pour la petite information, l’entreprise Poschacher existe encore…

À la libération du camp par les américains, Boix reprendra son métier de reporter de guerre. Il photographiera l’interrogatoire de Ziereis, commandant du camp. Agonisant, car en essayant de fuir, il fut retrouvé par des soldats américains. Il mourra peu après l’interrogatoire.

Francisco Boix après la libération du camp. Il reprendra immédiatement son métier de reporter/photographe de guerre.

À sa sortie de Mauthausen, ne pouvant revenir en Espagne à cause de la dictature de Franco, Boix ira à Paris, vivre avec d’anciens détenus et, comme d’habitude, reprendra son travail de photographe pour des magazines communiste. Il perdra un peu espoir à cause des déclarations de Staline, disant que les détenus communistes auraient dû mourrir dans les camps, les armes à la mains, ceux ayant survécus seront dorénavant considérés comme des traîtres.

Il rencontrera d’autres personnalités espagnoles en France tel que Pablo Picasso, Dolorès Ibarruri Gomez aussi connue sous le nom de La Pasionaria ou l’auteur espagnol Jorge Semprun, lui aussi ancien déporté à Buchenwald.

Francisco Boix, photographiant Pablo Picasso. Picasso dira de Francisco qu’il était un jeune très dynamique et passionné.

Son état de santé est mauvaise, même avec son très jeune âge et sa position dans le camp plutôt « aisée » (on appelais ces détenus des Prominenten. Secrétaires coiffeurs cuisinier, photographes, docteurs, infirmiers étaient des places très prisées par les détenus mais les places étaient extrêmement rares…), son séjour en détention a détruit son corps.

Il décèdera à 30 ans. Enterré dans une banlieue parisienne, sa dépouille sera transférée au cimetière du Père-Lachaise en 2017.

Il ne reverra jamais sa sœur Nuria, seule survivante de sa famille.

Transfère de la dépouille de Francisco Boix au cimetière du Pere-Lachaise en présence de la maire de Paris, Anne Hildago. 16 juin 2017

Il est dur de mettre des mots sur le livre. Déjà parce que le sujet est dur et que le livre est basé sur l’histoire d’un tout jeune espagnol déporté dans l’enfer concentrationnaire. Il est donc difficile de parler de se livre sans trop vous en dévoiler.

L’ouvrage se base principalement sur les témoignages de ceux qui ont connus Francisco Boix, en Espagne durant la guerre civile, au camp et après. L’ouvrage peut paraître un peu confus au vu de son organisation. La traduction peut manquer de panache et contient quelques coquilles (oui, d’accord, là c’est l’hôpital qui se fou de la charité), mais vraiment rien de très dérangeant.

Le livre se concentre principalement sur les détenus espagnols du camp et les différents protagonistes ayant aidés à la sortie des négatifs. Mauthausen est le camp contenant le plus de déporté espagnols. Tous déporté de France après leurs fuites d’Espagne.

Une des parties les plus intéressante et la déposition et le témoignage de Boix au procès de Nuremberg avec les photographies utilisées pour prouver ses dires. S’est aussi la partie la plus dur, car ces photographies sont terrifiantes.

D’autres ouvrages et un film sur Mauthausen sont à venir sur le blog, j’ai donc décidé de poster plusieurs photographies non présenté dans se livre et poster quelques passages du livre pour exposer l’horreur de Mauthausen et de ne plus avoir nécessairement à le faire pour les futurs articles. Ce n’est pas forcément un des articles les plus facile, émotionnellement du moins, à écrire.

Je vous laisse avec des témoignages, extraits (écrits en italique), informations et photographies sur Mauthausen.

Le contenu est EXTRÊMEMENT CHOQUANT !

On peut chiffrer à un peu moins de 200 000 les prisonniers passés par Mauthausen entre 1938 et 1945, dont la moitié y trouva la mort.

Cadavres de détenus découvert au camp de Mauthausen. 1945.

Normalement, lorsqu’on évoque un camp de concentration nazi, on pense à des morts cruelles dans les chambres à gaz. Dans le cas de Mauthausen, les détenus (nous devons inclure ici les espagnols), meurent en général d’épuisement associé à la faim. Il y avait un triangle létal formé de trois éléments : l’alimentation insuffisante, le travail dur sous les intempéries et une série de maladies ; chacun de ces éléments renforçait les deux autres.

Francisco Boix déclara ceci à Nuremberg au sujet de cette photographie : Ceci est une mascarade faite au sujet d’un Autrichien [Bonarewitz] qui s’était évadé. Il était menuisier au garage, il a pu faire une caisse où on pouvait tenir et sortir ainsi du camp. Mais, au bout de quelque temps, il a été repris. On l’a mis sur une brouette [à l’extrême gauche sur la photo] qui servait à transporter chaque jour les morts au crématoire ; il y avait des écriteaux en allemand disant : « Alle Vogel sind schon da », ce qui veut dire « Tout les oiseaux sont de retour ». Il a été condamné, promené devant 10 000 déportés ; il y avait un orchestre de gitans, qui pendant tout ce temps, jouait l’air de J’attendrai. Quand il a été pendu, il se balançait à cause du vent qu’il faisait et on jouait une musique très connue qui s’appelle Bill Black Polka. Photographie prise par le SS Ricken.

La carrière Wienergraben est le principal lieu de travail pour les détenus. Qui consiste à casser des pierres toutes la journées, sous tous les temps. Les SS pouvaient prendre en grippe un ou plusieurs détenus, leur faire transporter des lourds blocs de granits sur une longue distance, et leurs faire faire demi tour pour tous recommencer jusqu’à l’épuisement. Un travail de Sisyphe comme le déclarera Lope Massaguer.

[…]Le camp annexe de Gusen, situé à cinq kilomètres à peine de celui de Mauthausen. […] Le complexe de Gusen qui compta finalement trois camps était situé près des collines où l’on installa deux carrières. […] Mais il possédait une particularité tristement célèbre : un espace pour douche en plein air avec bassin au sol. C’est là que beaucoup de détenus furent soumis au supplice des jets d’eau froide par des températures hivernales extrêmes, jusqu’à mourrir sous les coups ou noyés.

Les camps annexes de Mauthausen-Gosen.

Une logique privilégiait l’extermination des détenus du camp, l’autre visait à utiliser cette main d’oeuvre au profit des entreprises des SS et à la louer à des firmes extérieurs . […] les détenus devaient s’épuiser au travail et c’était leur capacité à exercer un labeur productif avec le moindre coût de maintenance qui déterminait leur espérance de vie. […]

Détenus espagnoles cantonnés aux travaux forcés. Ici, ils traînent un wagon de terre. Le SS Paul Ricken dont Boix était l’assistant, est l’auteur de cette photographie.

La construction d’un terrain de football pour les SS coutera la vie à 1 000 prisonniers selon Francisco Bloix.

Détenus humiliés et forcés à faire du sport jusqu’à épuisement.

L’anarchiste catalan Lope Massaguer témoigne de son sentiment devant les souffrances et le destin tragique des Juifs Hollandais :

« Un jour un Kommando [groupe de travail] de 1 000 hommes arriva à la carrière, parmi lesquels près de 300 Juifs, la plupart portant des chaussures à semelles de bois. Les SS placèrent ces détenus en tête du rang, qu’ils fermaient eux-mêmes accompagnés de quelques chiens policiers. Lorsque la première centaine de Juifs atteignît la moitié de l’escalier, ils reçurent l’ordre de s’arrêter. Ils obéirent en tremblant, devinant probablement l’horreur qui les attendait (…) Les chiens (…) furent lâchés par les soldats sur les Juifs qui, terrorisés, commencèrent à descendre sous les risées des nazis. Pris d’une panique indescriptible, les plus forts écrasaient les plus faibles dans leur course effrénée pour arriver les premiers. Les galoches en bois les faisaient déraper sur les marches tandis que les chiens déchiquetaient leurs chairs ensanglantées. Les victimes lançaient des cris horribles qui provoquaient aussi bien notre effroi que celui des Juifs qui n’avaient pas encore été attrapés par les chiens. Et par-dessus toute cette horreur, les rires et les moqueries des kapos [prisonniers désignés comme gardien par les SS] et des SS. Lorsque tout fut fini, les marches étaient couvertes de cadavres, de blessés agonisant et de morceaux de membres arrachés.

Détenus montant « L’escalier de la mort », chacun portant une lourde charge de granite. Les chutes arrivaient fréquemment, écrasant, blessant grièvement et tuant des détenus. L’escalier avait 186 marches.
L’escalier de la mort aujourd’hui.

Le docteur Podhala, éminent chirurgien et doyen de la Faculté de médecine de Brno (Tchécoslovaquie) déclara au procès de Dachau que plusieurs docteurs SS réalisèrent à Mauthausen et à Gusen des interventions chirurgicales (qui pouvaient inclure l’ablation de l’estomac ou d’autres organes) sur des détenus sains, dans le but de fournir des exercices pratiques au personnel médical SS et de satisfaire la curiosité de certains médecins. Un gros pourcentages des détenus soumis à ces expériences trouva la mort à la suite des interventions.

Je me permet d’ajouter qu’ayant lu le livre de Michel Cymes « Hyppocrate aux enfers », aucunes expériences médicales nazies n’ont fais avancer la médecine. C’était juste du pur sadisme.

Détenu décédé en tombant dans la carrière de Wienergraben (chute de 70 mètres). Photographie de Francisco Boix exposée au procès de Nuremberg. Ils y avaient plusieurs chutes par jour. Suicide, meurtre ou accident, la mort à Mauthausen prenait différente forme.

Un détenu, Marcial Mayans raconte la réaction des SS après le suicide d’un détenu et celui de son fils : « Ils [les SS] rigolaient et nous montraient du doigt en disant ‘Alle kaput’, vous crèverez tous. »

Photographie d’un détenu qui s’est suicidé en touchant les barbelés électrifiés du camp. « Un fait du quotidien » diront les rescapés du camps. Boix dira de cette photo : détenu politique autrichien, 1943. Au fond on distingue l’Appellplatz. Le panneau prévient du danger de mort par la haute tension. Photo prise par le SS Ricken.
La libération du camp par la 3ème Armée Armée U.S. La photographie a été mise en scène, prise un jour après la véritable libération. La banderole accrochée à l’entrée du camps dit : Les espagnols anti-fasciste saluent les forces de libération.

Des 9 328 Espagnols internés dans les camps, 7 532 le furent à Mauthausen. 4 817 furent assassinés (Il convient de garder à l’esprit que les chiffres sont uniquement ceux qui sont attestés. Il se peut donc que les chiffres réels soient plus élevés.)

— Dedico este artículo a los refugiados españoles de la Segunda Guerra Mundial a quienes Francia traicionó. —

Jaskiers

The Silence par Manchester Orchestra

Manchester Orchestra

Manchester Orchestra – The Silence sur Youtube

J’ai découvert cette musique en écoutant The Cinematic Orchestra.

Pour une fois que les suggestions YouTube font leurs boulots !

Je dirai que, selon moi, c’est un mélange de The Passenger et Muse. La partie soft et orchestral passant magistralement à un rock soft Mais punchy’.

J’ai adoré et je l’écoute trop.

J’espère que vous l’apprécierez autant que moi !

Je ne sais pas pourquoi j’ai mis cette photographie, j’avais juste envie de la mettre dans l’article alors voici pour vous. Source – Google

Let me watch you as close as a memory

Let me hold you above all the misery

Let me open my eyes and be glad that I got here

Jaskiers

Une petite balade dans mon patelin.

Roméo, 4 mois, prêt pour la petite balade !
Roméo, parti pour l’exploration !
Essayer de faire prendre la pose à un Chihuahua n’est pas aussi simple qu’on pourrai le penser !

Nous sommes partis pour une petite balades durant un bel après midi normand. Du soleil, quelque nuages et bien sur le vent !

Eh bien sur, les masques sur nos ganaches ! #gestesbarrieres

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris de photo et surtout, cela faisait trop longtemps que je n’avais pas posté de photo de mon Chihuahua Roméo qui as maintenant 4 mois et demie. S’est un amour de chien, rempli de fougue, intelligent et n’est pas avare en bisous (en même temps, quand on s’appelle Roméo !).

J’ai pris la décision de prendre des photos des monuments que je trouve très beaux, j’aurai aimé monter près de la statue de Jeanne d’Arc mais l’accès y est interdit depuis plus d’un an maintenant. Pour des raisons que je ne connais pas. La vue sur Rouen y est magnifique.

Monument aux morts
Basilique Notre-Dame de Bonsecours
Ancienne cloches de la basilique. Les gravures dessus sont très intéressantes, malheureusement je n’ai pas pu la prendre en photo sous toutes les coutures car un cimetière se trouve à côté.
Jeanne d’Arc en vue !
Jeanne d’Arc contemplant Rouen.
Jeanne d’Arc veillant sur Rouen
Jeanne d’Arc de trois quart (c’est bien ça?)
Ce n’est pas vraiment une photo que je trouve belle, mais je l’aime bien car on dirait que la statue du soldat tient le drapeau.

J’espère que vous passerez un bon Week end !

Jaskiers

Voici le tapuscrit de Jack Kerouac pour son roman « Sur la route » :

Non ce n’est pas une blague, le roman symbole de l’Amérique Beat Génération vient de ce gigantesque serpent de feuille de papier.

Comment a-t-il fait pour s’y retrouver dans ces 36 mètres ?

Serpent de papier dactylographiés, tourbillons et noeud de pages pleines d’encre, pages qui constitueront le point de départ du mouvement Beat Génération, mouvement où l’on peux retrouver, entre autre, Bukosky.

Voici ce que j’ai pu trouver sur le web à propos de cette folie :

Le Point : Entre le 2 et 22 avril 1951, Jack Kerouac écrit en trois semaines un roman de 125.000 mots sur un support de 36,50 mètres de long, bricolé par lui-même avec des feuilles de papier. Sans marges, ni chapitres, ni paragraphes. Le futur héros de la Beat Generation a 29 ans.

« J’ai écris ce livre sous l’emprise du café : 6.000 mots par jour, 12.000 le premier jour et 15.000 le dernier », ajoutait Kerouac, qui sera propulsé avec ce livre au sommet de la littérature américaine.

« Je l’ai fait passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes, l’ai déroulé sur le plancher et il ressemble à la route », écrit Jack Kerouac en mai 1951. Le rouleau imprimé et édité comporte 370 pages.

Source article : Le Point

Jaskiers

C’est dimanche, voici du Jack London !

On ne va pas se mentir, mais je crois avoir lu, je ne sais plus où, que Jack London buvait autant qu’il écrivait, c’est à dire beaucoup… Et cela l’aurait tué à tout juste 40 ans.
Voici la citation préférée de Hunter S. Thompson ! (Oui encore lui désolé !)

Honnêtement, je ne connais encore que trop peu Jack London pour vraiment parler de son œuvre et de l’homme. Je n’ai lu que L’appel de la forêt, Croc-Blanc mais il y a très longtemps, je pense le relire dès que possible et un recueil de nouvelles appelé L’amour de la vie.

Je sais qu’il me faut impérativement lire Martin Eden, Le peuple d’en bas, Le talon de fer et Le vagabond des étoiles.

J’aime beaucoup ses récits sauvages, dans la neige, les bois, avec les animaux, la brutalité de la vie, la survie.

Je pense aussi qu’il faudra que je me procure une bonne biographie car l’homme a l’air aussi fascinant q’un Hemingway ou qu’un Tesson.

Enfin, bon dimanche à tous !

Jaskiers

Fils de Gonzo de Juan Fitzgerald Thompson

Quatrième de couverture :

Inventeur d’un genre littéraire nouveau, le Gonzo, Hunter S. Thompson était le wild man de la presse américaine, mais aussi et surtout l’un des grands auteurs du XXe siècle. Il se mettait en scène comme élément principal de ses reportages, écrivait sur les gangs de motards et la contre-culture des années 1960, sur les élections présidentielles et les drogues psychédéliques. Et vivait une vie sulfureuse animée par un cocktail d’alcool et de cocaïne… jusqu’à son suicide, en 2005.

Dans Fils de Gonzo, Juan F. Thompson raconte l’histoire de ce père pas comme les autres et se confie sur son enfance, forcément compliquée quand on est élevé par l’auteur génial mais fou de Las Vegas Parano.

Juan F. Thompson est né en 1964 du côté de San Francisco, en Californie, et a grandi à Woody Creek, Colorado. Il vit à Denver avec sa femme, Jennifer, et leur fils, Will.

« Mais ce qui importe d’avantage pour moi, c’est qu’il était mon père et que j’étais son fils. Et aucun fils ne peut échapper à ce qu’implique cette relation. Bons ou mauvais, faibles ou forts, vivants ou morts, proches ou distants, nos père sont avec nous. » – Juan F. Thompson

Extraits :

À un moment, durant la soirée, les Hell’s Angels ont violé une femme, dans une petite cabane, évènement qui a longtemps hanté Hunter. Au milieu de cette folie, j’étais là, âge d’un an et quelque mois, endormi dans un coin de cabane, bombardé de sensations et d’impressions, sans doute relativement en sécurité, mais dans une situation qui ne cadre pas avec ma conception d’une éducation parentale responsable visant avant tout à protéger sa progéniture.

En 1970, Hunter a couvert le Kentucky Derby pour un magasine éphémère intitulé Scanlan’s, rédigeant le premier article de ce qu’on appellerait le « journalisme Gonzo », terme inventé par un de ses collègues écrivains pour décrire une combinaison unique, propre à Hunter, de subjectivité à la première personne, de rapport factuel et d’hyperbole, rédigée en une prose brute et puissante. Le terme « Gonzo » a fini par qualifier à la fois l’écriture de Thompson et son mode de vie.

[…] Alcoolique, drogué, menant assurément une vie débridée, il était aussi un écrivain brillant, un joaillier de la langue, ce que son aura de personnage incontrôlable semble avoir relégué au second plan. Lorsque les gens entendent le nom de Hunter S. Thompson, s’ils le connaissent, c’est cette image outrancière qui leur vient en premier à l’esprit. Et c’est dommage. Il a toujours été d’abord un écrivain qui au sens le plus exigeant et le plus noble du terme : pour lui, écrire était une vocation, pas un simple métier. Tout le reste était secondaire. La drogue, la famille, les maîtresse, les amis, le sexe, l’aventure, tout cela venait après l’écriture. Et moi je suis arrivé dans son monde en 1964. Il avait alors 27 ans, il était pauvre et vivait dans une cabane non chauffée avec sa jeune épouse.

Bien sur, ce n’est pas un secret et pas besoin d’être Sherlock Holmes pour savoir qu’être l’enfant unique de Thompson ne serait pas une partie de plaisir.

Tous le long de cette biographie, Juan, tout en détestant son père d’un côté et de l’autre l’aimé tendrement, semble chercher à être respecté, à rentrer dans son cercle, à l’assister pour bénéficier de l’attention de son père. Quand on n’y pense, ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Ne serait-ce pas plutôt le père qui devrait être au petit soins pour son enfant, sans bien sûr en faire un enfant roi ?

Il a fallu des décennies à Juan pour enfin recoller (certains) morceaux avec son père, mais c’était toujours le fils qui faisait le premier pas. L’apothéose de leurs relation, le point où ils ont été le plus proche, restera le jour précédant le suicide de Hunter. Juan savait, sans oser le dire que son père n’accepterai jamais la maladie, l’infirmité, la dépendance.

J’ai découvert un aspect que je ne connaissait pas, celui d’être un « fils/fille de ». Loin d’être forcément l’idylle, la vie rêvée, la célébrité d’un ou des parents faits que leurs enfances et leurs vies n’est pas dénué d’embûche, de soucis, de drame.

Se trouver soi-même en essayant de se détacher de la notoriété des parents est une tâche qui semble loin d’être facile. Je ne lis pas forcément les tabloïds, mais on remarque souvent des enfants de stars partirent à la dérive. Riche ou pas, la vie n’épargne personne.

Mais ce qui est intéressant dans se livre, ces que s’est LE FILS de HUNTER S. THOMPSON. Le personnage Thompson est difficilement dissociable du vrai être humain.

La preuve en, c’est Juan qui a du lui même faire les efforts pour construire quelque chose avec lui. Et ce n’était pas forcément une mince affaire. Juan se sentant souvent mise à l’épreuve par son père, notamment au niveau de sa virilité.

L’ouvrage tape aussi dans les cordes sensibles que son les relations parents/enfants quand ces premiers sont addictes. Avec Hunter, accro à l’alcool, à la cocaine et ne crachant que très rarement sur le LSD et autre paradis artificiels , la tâche pour Juan a été de comprendre et d’accepter. Hunter n’a JAMAIS voulu arrêter. Le fiston a dû vivre avec. Voir son père s’autodétruire en quelque sorte en ne pouvant rien faire.

L’ouvrage contient énormément de photographies personnelles de Hunter, Juan et leurs vie de famille, qui bien que compliquée, a résisté jusqu’à la fin pour être présente.

C’est ainsi que ce termine notre série de lecture sur Hunter S. Thompson. Il y a bien sûr encore beaucoup d’ouvrage à lire sur l’homme, mais pour l’instant, ma soif de Gonzo est étanchée et il est tant de passer à d’autres auteurs, d’autres vie et d’autres aventures !

Jaskiers

Sylvain Tesson et 120 personnes du monde des Arts appellent à soutenir l’Arménie et l’Artsakh dans Le Figaro Magazine

J’espère que vous pouvez lire la page du magazine avec ma photographie. Merci de m’avertir en commentaire si ce n’est pas le cas.

En espérant que les choses changent… Comme d’habitude.

En attendant : #jesoutienslarmenie – #jesoutienslartsakh

Jaskiers

C’est dimanche, on a besoin d’un peu de Camus !

Bonjour les lois sur la Covid… #laissezleslibrairiesouvertes

J’ai depuis longtemps envie de lire son essai « Le Mythe de Sisyphe », il a des livres comme ça, que je n’ai pas lu mais dont je sais que l’influence sur moi sera important…

Je vous souhaite un bon dimanche !

Jaskiers