La trilogie de l’aventure McCandless – à suivre bientôt sur le blog-

De gauche à droite : Into the Wild de Jon Krakauer, le film réalisé par Sean Penn Into the Wild et à droite Into the Wild L’Histoire de mon frère par Carine McCandless.

Ces 3 œuvres retracent l’histoire vraie de l’aventure épique du jeune Christopher McCandless.

J’ai encore pas mal d’ouvrage à lire avant de pouvoir dévorer ces 3 là, en attendant, si vous ne connaissez pas l’histoire de Christopher, je vous conseil de faire une petite recherche sur Google.

À bientôt pour cette aventure !

Jaskiers

Gonzo Highway de Hunter S. Thompson

Quatrième de couverture :

Le 21 février 2005, Hunter S. Thompson se tirait une balle dans la tête. Une mort en accord avec la vie qu’il avait choisie – et un point final mis à l’œuvre la plus délirante et la plus féroce de la littérature américaine. Inventeur du journalisme « Gonzo », ou le reporter est à la fois l’auteur et le héros de ses articles, Thompson était alors reconnu depuis peu comme un véritable écrivain. Gonzo Highway, recueil de lettres et de papiers divers, apparaît comme la quintessence de son univers : explosif et comique, sur fond d’autodérision et de saine colère. « J’ai l’impression que les gens préfèrent mes lettres à mes articles », écrivait Thompson. Une chose est sûre : il s’y montre à son meilleur, trublion politique et voyageur lucide, portant haut sa fascination teintée de haine pour le rêve américain – qu’il perpétue en s’acharnant à la détruire.

« Découvrir la littérature sauvage [de Hunter S. Thompson], c’était comme se faire gifler d’un coup par les Stones ou les Clash après des années d’écoute de Georges Brassens : une sensation physique, électrique, sexuelle, le sentiment de coller au plus près à l’urgence du monde et du moment. »

Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

Allez, on continus avec les œuvres de la tête brûlée du journalisme américain ! Cette fois, on s’attaque à la correspondance de Thompson avec son entourage. Thompson peut être un petit romantique, un magicien des mots et du style, mais de l’autre côté, il peut être un homme dont les tourments qui l’ont forgés (et, il faut le dire que ces tourments, il l’ai cherchés !) ont fait de lui un épistolier au langage cru et directe. Un petit peu comme Hemingway. Ernest était même moins violent que Thompson… C’est dire quel genre de bonhomme était Hunter.

Ce livre regroupe des lettres de Thompson envoyé à ses ami(e)s, collègues et « ennemis ». Autant dire que les échanges épistolaire des écrivains est un truc que j’adore lire. Ils contiennent parfois de petites perles, des compléments, une nouvelle perspective sur l’auteur. C’est toujours intéressant, on a l’impression de rentrer dans leurs intimités. Bien sur, si toutes les lettres et courriers que vous aviez envoyé durant toute votre vie se retrouver dans les mains du public, cela ne vous plairez sûrement pas. Je me suis toujours demandé si partager, et lire, ses lettres privées, ne posaient pas un problème éthique, de respect tout simplement. Mais c’est comme tomber sur un magasine people dans la salle d’attente d’un médecin (ou en magasin), on ne résiste pas à jeter juste un petit coup d’œil… Juste pour voir, n’est-ce pas ?

Mais avec Thompson, n’ayez aucun scrupule, il a gardé des copies carbones de toutes ses lettres, pour la postérité.

J’ai souvent considéré Thompson comme un écrivain hurluberlu, accro à l’alcool et à la drogue et aux sensations fortes. Il l’est, en quelque sorte, mais son écriture, ses lettres, ses romans et articles m’on montré une autre facette de l’homme. Très intelligent, sensible, timide et passionné de lettres américaines. Un homme de son siècle ? Non, je dirai en dehors de la courbe, dans le « turfu » comme diraient les jeunes d’aujourd’hui.

Extrait :

Au mois de juin, Hunter était complètement fauché, il s’était fait tabasser par la police, et coffrer pour troubles sur la voie publique et refus d’obtempérer. Il en était réduit à boire de l’eau de pluie, exposé aux piqûres des puces d’eau. Pressentant qu’il risquait un an dans une prison portoricaine, il s’échappa en voilier, cap sur les Caraïbes.

Il m’écrivît des Bermudes : « Cher Monsieur, je m’appelle H.S. Thompson et je souhaiterai travailler pour le San Juan Star… J’ai cru comprendre que Porto Rico était une endroit formidable… Je tiens cette information de trois types rencontrés à l’asile, dans le nord de l’État de New York… C’étaient des gars bien, et j’ai pu comprendre pratiquement tout ce qu’ils disaient. » […]

Sa vie obéi à des desseins inconnus de la plupart des mortels.

Les outils que Hunter allait utiliser par la suite […] dans le bouillonnement de son imagination : un esprit vif et tordu, un sens inné de la moquerie gratuite, le goût de l’excès, une suprême confiance en soi, un sens de la narration puisant à la source d’un ego blessé, et la colère caractéristique du hors-la-loi vertueux.

« Je n’ai pas encore trouvé de drogue qui défonce autant que de s’asseoir à sa table de travail pour écrire » –

Hunter S. Thompson

Jaskiers

Sylvain Tesson et 120 personnes du monde des Arts appellent à soutenir l’Arménie et l’Artsakh dans Le Figaro Magazine

J’espère que vous pouvez lire la page du magazine avec ma photographie. Merci de m’avertir en commentaire si ce n’est pas le cas.

En espérant que les choses changent… Comme d’habitude.

En attendant : #jesoutienslarmenie – #jesoutienslartsakh

Jaskiers

C’est dimanche, on a besoin d’un peu de Camus !

Bonjour les lois sur la Covid… #laissezleslibrairiesouvertes

J’ai depuis longtemps envie de lire son essai « Le Mythe de Sisyphe », il a des livres comme ça, que je n’ai pas lu mais dont je sais que l’influence sur moi sera important…

Je vous souhaite un bon dimanche !

Jaskiers

Fear and Loathing at Rolling Stone de Hunter S. Thompson (English version book)

Quatrième de couverture (en anglais) :

Edited with an Introduction by Jann S. Wenner

Glorious… wave upon wave of wild, ferocious, perfectly rendered prose… Thompson changed the meaning of journalism’ – Wall Street Journal

This is the king of Gonzo journalism’s most scorching, original and inspired work for Rolling Stone, showing a writer’s evolution at the magazine that he helped put on the map. From Thompson’s first piece – on his infamous run for sherif of Aspen in 1970 on the freak party plateform – to his last essay on the Kerry/Bush showdown in 2004, via portraits of Nixon, Watergate, Vietnam and Muhammad Ali, this volume also includes some articles not previously collected, as well as correspondence between Thompson and his friend and editor, Jann S. Wenner. The result is a vital portrait of a writer as he pursues his lifelong obsession : The Death Of the American Dream.

‘The great comic writer of the twentieth century’ Tom Wolfe

Un dilemme s’est imposé à moi pour écrire cette article. Je comprend l’anglais, mais l’écrire est une autre pair de manche ! J’ai donc décidé d’écrire mon article sur ce livre en français. Sachant que la plupart de mes abonné(e)s sont français, et sachant que mon anglais écrit est horrible.

Hunter S. Thompson est le créateur d’un genre de journalisme appelé Gonzo.

Le journalisme Gonzo, c’est quoi ?

Un journaliste Gonzo est un journaliste qui s’infiltre, voir se fond dans son sujet d’écriture avec comme particularité une subjectivité assumée et de l’humour. Le journaliste DEVIENT le sujet.

Qu’est ce qu’on apprend à lire ce livre de Thompson ?

Déjà, que Las Vegas Parano est tiré d’une histoire plus ou moins vraie. Hunter S. Thomson, s’étant présenté à l’élection de Shérif de Aspen (Colorado). Il a perdu, mais de très peu ! S’appuyant sur une politique réunissant les « Deglinguosses » (c’est moi qui traduit, à ma sauce), c’est à dire les laissés pour compte, les drogués, les types qui « écoutent du rock », ont appellerais cela la « Sub-Culture » aujourd’hui.

Grâce à cette presque victoire, il réussis à se faire inviter à Las Vegas à… Une convention pour policier et procureurs sur la drogue. Lui, et son avocat Acosta se rendent donc à cette conférence, défoncés à la marijuana, aux Quualudes (somnifère moyennement puissant, mais qui mélangé à d’autres drogues peut faire l’effet d’un LSD) et à l’acide.

La scène où les deux lurons défoncés racontent à un policier accoudé à un bar que des « drogués à la marijuana devenez des vampires. Qu’ils coupaient les têtes de vendeurs de fast-food pour sucer leurs sang et qu’ils les démembraient pour faire des rites sataniques sur les parkings ». Bien sur, tout cela est faux, mais les voir se payer la tête d’un pauvre policier venant d’un patelin perdu d’Amériques est hilarant. Moins pour le policier c’est sur, mais quel toupet.

Ce livre est aussi un énorme complètement à la lecture du livre de Thompson sur l’élection présidentielle américaine de 1972.

Chose que l’on apprends aussi, c’est que Hunter déteste suivre la politique mais va quand même devenir un grand journaliste politique.

Aussi, vous apprendrez comment il a construit son alter-égo Raoul Duke… et se s’autoproclame chef de la rédaction des sports. Raoul est le type qui aime faire sa loi. Il « menace » la rédaction de Rolling Stone, alors à ses tout débuts, que si il voit de la drogue ou des personnes shootées a la rédaction, il leurs cassera la gueule et démissionneras. Le truc, c’est que Raoul Duke est aussi un gros Junkie lui même. Thompson s’amuse donc à utiliser son alter-égo pour faire rire son lecteur (et la toute jeune rédaction de Rolling Stone).

Vous pensez que c’était finis ? Lisez l’oraison funèbre écrit à la disparition, toujours mystérieuse, de son avocat Acosta avec lequel il a eu beaucoup de problème pour publier son roman « Las Vegas Parano ». Je vous laisse découvrir cet article délirant dans le livre.

Aussi, lisez l’article sur le jour où il secoure un juge et ses prostitués au bords d’une route. Le sauvetage finit avec des échanges de coups de feux avec la police.

Lisez le jour ou, défoncé à la coke, il décide de réciter des passages de la bible en plein hôtel jusqu’à provoquer l’intervention de la sécurité.

Ou le jour où le trésorier de Rolling Stone a reçu une facture de 7 000 $ parce que Hunter avait décidé, pour une raison encore inconnue, de brûler les canapés de l’hôtel. Il était censé écrire un article… qu’il n’écriera finalement pas pour des raisons tout aussi mystérieuses.

Il l’avoue et le revendique, depuis tous jeune, il est un hors-la-loi. Il connaît ces derniers, sait comment les gérer et écrire des articles à ce propos.

Mais absolument rien ne vaut sa haine ténue envers Nixon et Bush Jr.

Des pépites d’humour saupoudre tout ses articles. Le journalisme Gonzo, s’est ça aussi !

Le journalisme de Hunter ne plait pas forcément à tous le monde. Mais l’homme et l’écrivain sont indissociables. Ses articles sont lui, SON expérience. À vous de découvrir pour voir si le Gonzo est pour vous !

Jaskiers

À Combat de Albert Camus

Éditoriaux et articles, 1944-1947. Édition établie, présentée et annotée par Jacqueline Lévi-Valensi.

Quatrième de couverture :

Entre le 21 août 1944 et le 3 juin 1947, Albert Camus est rédacteur en chef et éditorialiste à Combat.

Ses 165 articles — signés, authentifiés, ou légitimement attribuables — nous transmettent le témoignage lucide d’un journaliste conscient de ses responsabilités dans une époque où, au sortir de l’Occupation, il faut à la fois réorganiser la vie quotidienne et dessiner l’avenir de la France et de l’Europe. Sur de multiples sujets — la politique intérieur ; l’épuration ; la politique étrangère ; les droits, les devoirs et le rôle d’une nouvelle presse ; la politique coloniale, et, en particulier, la nécessité de doter l’Algérie d’un nouveau statut —, Camus informe et réagit.

On entend dans ces textes la voix passionnée d’un écrivain dans l’histoire, épris de justice, de liberté et de vérité ; mais aussi obstinément soucieux d’introduire la morale en politique et d’exiger le respect de la dignité humaine.

La morale et l’humanisme en plein tournant de la seconde guerre mondiale. Voilà ce qu’a tenté d’invoquer Albert Camus dans le journal résistant « Combat ».

Camus, fils d’une mère illettrée et d’un père mort sur les champs de batailles de la guerre de 14-18, née dans la pauvreté en Algérie.

Cette article n’est pas là pour faire sa biographie, mais pour ajouter au paragraphe précédant, il monte un talent précoce pour l’écriture et surtout pour la philosophie.

Quand la seconde guerre mondiale éclate, il tente par deux fois de s’inscrire dans l’armée. Les deux fois, il est recalé pour ses problèmes de santé, notamment sa tuberculose.

L’homme n’abandonne pas. Il pense même que ne pas agir, ne pas choisir son camp est un acte de lâcheté.

Fort de son expérience de journaliste et de tout jeune écrivain, il va rejoindre la rédaction d’un journal Résistant à Paris : « Combat ».

Dans ce livre, les articles proposées commence en 1944. Année où l’Allemagne Nazie s’effondre. Ou la Résistance gagne du terrain. Ou la France se libère du joug hitlerien.

Malheureusement, la fin de la guerre ne signifie pas du tous la fin des atrocités et des problèmes en tout genres.

L’épuration : faut-il exécuter les « collabos » sans procès ? Faut il les pardonner ?

L’avis de Camus ? Il est complètement contre la peine de mort, contre la vengeance sans procès. Il veut imposer à la société française la morale. Morale qui a été enterrée durant ces années d’horreur. Il propose avant tout que ces Collabos passe devant la justice, qu’il puisse se défendre. Ne surtout pas appliquer les mêmes méthodes que les Nazis ont utilisé pour terroriser la population des pays qu’ils occupaient.

Viens un sujet très cher à son cœur, l’Algérie. Le respect des musulmans qui se sont battu pour la France, les indigènes. Mais l’Algérie commence à réclamer son indépendance, des sursauts d’insurrections éclatent assez brutalement.

Puis la position de la France sur l’échelle mondiale, fragilisée par la défaite de 1940, de l’occupation de l’Indochine par les Japonais, les colonies d’Afrique du Nord, victime de combat fratricides entre les Forces Françaises Libres, les politiques américains dédaignant laisser la France dans les mains d’un DeGaulle, la peur des communistes, présent en nombre dans la Résistance.

Dans ce livre, un Camus qui s’efforce d’exprimer que l’être humain doit être respecté. Avant tous.

Pour la petite note de la fin, Camus a une très mauvaise opinion de la littérature américaine. La décrivant, comme écriture de « supermarché » (c’est moi qui utilise se mot) comparé à la littérature française.

Albert Camus n’oublie pas aussi l’Espagne et sa République mise en déroute par Franco. Il rappel à ses lecteurs que l’Espagne de Franco est fasciste, que la France, l’Angleterre et tous les autres pays Alliés semblent oublier que des centaines de milliers de réfugiés espagnoles sont encore en danger de mort dans l’Europe libre. Il exhorte la France à aider son voisin européen, abandonné à une dictature dont l’Amérique semble s’accommoder. Du moins laisser de coter.

Après la lecture de se livre, on se rends encore plus compte de l’immense talent d’écrivain, de journaliste et de visionnaire que Camus possédait. Des « prédictions » qu’il faisait des problèmes à venir après la guerre, certains sont encore d’actualités ! À croire que oui, des choses ont changé, pour le meilleurs comme pour le pire, mais que le l’Histoire, l’humanité semble se mettre des bâtons dans les roues. Nous empêchants de vivre en paix.

Jaskiers

Les brouillards de guerre de Anne Nivat

Quatrième de couverture :

Interrogée lors d’une émission de télévision québécoise sur ses reportages hors normes dans des guerres où il ne fait pas bon être journaliste, Anne Nivat séduit si bien son auditoire que, le lendemain, elle est invitée par un officier canadien, sur le point de partir en mission de combat en Afghanistan, à venir parler à ses hommes. Non seulement elle accepte, mais elle obtient de le rejoindre sur le théâtre d’opération dans la très hostile zone de Kandahar, ex-capitale mythique des taliban, qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonnée à sa façon depuis 10 ans, intégrée dans la population locale et protégée par celle-ci.

Sur place, Anne Nivat troque avec courage et discrétion le gilet pare-balles contre un chadri qui la soustrait aux regards sans l’empêcher d’observer, et multiplie les allers-retours entre les acteurs de cette « drôle de guerre » : militaires alliés, armée locale à l’incertaine loyauté, administration hypercorrompue du président Hamid Karzai, sympathisants talibans, ex-moudjahidine, profiteurs de guerre en tous genre, candidats à l’exil, qui lui font partager leur vision du conflit. Grâce à elle, nous nous glissons dans l’envers du décor, loin des images officielles ou convenues.

À travers ce double regard unique et troublant – côté militaire et côté population – qui aide enfin à en saisir les rouages et les enjeux, Anne Nivat, encore sur le terrain en mai 2011, livre ici un grand document sur l’interminable guerre d’Afghanistan.

Anne Nivat est grand reporter indépendante. En 2000, elle a obtenu le prix Albert-Londres pour Chienne de guerre, son récit de la seconde guerre de Tchétchénie. Depuis le 11-septembre, elle arpente seule et sans protection les théâtres d’opérations les plus dangereux, de l’ex-URSS à l’Asie centrale, de l’Afghanistan à l’Irak. Auteur de nombreux livres, tous publiés aux éditions Fayard, elle collabore au Point, à L’International Herald Tribune, à la revue de reportage Feuilletons et participe à l’émission AgÔra sur France Ô. (photo : Wikipedia)

– Ce n’est pas mon premier livre de Anne Nivat, journaliste et reporter de guerre respectée et que j’admire pour son travail acharné et dangereux. Un travail que très peu d’homme ne fait ou ne peut pas faire… Car oui, être une femme dans certaine situation peut aider. Les gens font souvent plus de confidence à une femme qu’à un homme, même dans des contrée jugée patriarcale. En tous cas, être une femme permet à Anne Nivat de parler aux femmes de ces pays, femmes dont les voix ne sont jamais entendus ou très très peu.

Le problème avec ce genre de livre, c’est qu’il date… Celui là par exemple date de 10 ans. Mais bizarrement, en lisant ce livre, je n’avais pas l’impression que la décennie passée ait changer beaucoup de chose en Afghanistan. L’armée américaine se retire en fin 2020 progressivement d’Afghanistan, en laissant les reines de la sécurité du pays à l’ANA, l’armée nationale Afghane, qui ne semble toujours pas prête à pouvoir se défendre contre toute offensive ou retour massif des taliban.

Anne Nivat, après sa « prestation » dans une émission canadienne ce voit offrir l’opportunité de suivre une division canadienne dans sa dernière intervention en Afghanistan. Elle ne reste que quelques jours auprès d’eux, décidant, comme souvent, de passer de « l’autre côté du rideau ». De passer du temps avec les civiles et débattre avec eux, d’écouter leurs points de vues, de partager leurs griefs et parfois même de rencontrer « l’ennemi ».

L’Afghanistan s’est perdue, le régime des Taliban tombé, ils cherchent tant bien que mal à faire fonctionner une démocratie qu’ils peinent à mettre en place. Les force de l’OTAN, les ONG apporte de l’argent, beaucoup d’argent, et les afghans ne se cachent pas en disant que l’argent est une des seules choses qui les intéressent. Les ONG, par exemple, recrutent beaucoup d’étudiants masculin ayant une bonne maitrise de l’anglais. Ces places pour ces jeunes hommes sont de véritables trésors, avec, souvent comme ambition « dissimulée » de partir d’Afghanistan pour essayaient de trouver une meilleure vie, pour eux et leurs proches.

Malheureusement, la plupart de cet argent fini dans les mains de politiciens véreux, qu’ils utilisent pour leurs propres projets et surtout pour corrompre policiers et autres hauts fonctionnaires. Bien sur, les taliban ne sont jamais loin. Usant de terreur et d’intimidation sur la population pour héberger leurs soldats, les nourrirent et les couvrirent. Les répercussions en cas de refus pourraient être terribles. Kidnapping, prise d’otage, assassinat.

Les militaires de l’OTAN le savent, le gamin que l’on soigne aujourd’hui peuvent être le même qui va cacher des IEDs (engin explosif caché dans le sol et qui explose à la moindre pression ou « télécommandé » par téléphone.) qui blessent, mutilent et tuent les soldats « de l’Ouest ».

Il n’y a pas ou très peu de bataille rangée, ces IEDs sont les seules armes efficaces pour les taliban qui manquent d’armes lourdes pour faire front aux armées de l’OTAN. Cela frustre ces derniers qui voudraient en découdre, tirer, se battre contre un ennemi visible.

Les armée de l’OTAN ont donc miser sur l’assistance à la population. Autant médicale, que financier, ce dont les afghans, comme écrit au dessus, ne se cachent pas de profiter.

Nivat arrive aussi en Afghanistan en même temps que le débat sur le voile intégral fait rage en France. La place des femmes en Afghanistan n’a pas ou peu changé depuis la fin du régime taliban. Les écoles et universités sont ouverts aux femmes, mais peu de parents les laissent partir, par peur de représailles, d’attentat, de kidnapping ou d’être mal vus par les voisins. Certains professeurs sont même assassiner. L’Afghanistan ne compte qu’une seule femme Gouvernante, qui se bat sans se cacher pour les femmes et leurs droits, mais ses efforts sont souvent réduis à néant dans une société puissamment patriarcale. Pour preuve une loi légalisant le viol marital promulguée par le président Karzai.

La démocratie… C’est dur à mettre en place. J’ai réalisé après lecture de ce livre que je suis née dans un pays démocratique, j’en ai eu la chance, je la considère pour acquis, mais pour un pays qui n’a connus que des dictatures et des monarchies, la démocratie est quelque chose de nouveau, compliquée et même un peu effrayante. La démocratie « d’urgence » (terme inventé par les américains) change leurs cultures, leurs manières de vivre, leurs croyances. Doit-elle être imposée abruptement ou s’installer avec souplesse pour garder certains aspects de la vie que les afghans peinent à se délaisser ? Un afghan dira à Nivat : pourquoi nous imposer la démocratie « d’urgence » ? Pourquoi pas directement une vraie démocratie ?

Je sais par la lecture de ce livre et par d’autres antérieures que l’Afghanistan est un magnifique pays, son peuple se fait un devoir d’accueillir l’étranger sous sont toit et de le traiter comme un roi. Ils n’ont pas grand chose mais donne ce qu’ils peuvent. La guerre et les taliban ont ternie l’image de ce pays mais nous, ceux de l’Ouest comme ils nous appellent savons que ce pays est en souffrance et que nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour, ce grand peuple vive dans la paix, l’égalité, la démocratie. Mais certains afghans ne voient pas le futur pays devenir comme ceci. Est-ce que l’Occident doit continuer a essayer d’imposer la démocratie que soutiens la plupart des Afghans ? Ou laissez le pays aux mains d’autorités préférant imposer une vision anti-démocratique et radical islamique ? Le choix n’est pas dans nos mains. La guerre en Afghanistan est, je crois, peine perdue. L’ANA se montrera ferme et courageuse ou alors sera anéanti par le retour des talibans et de leurs régime.

Jaskiers

Le son des cloches | NDA et Remerciements

www.wattpad.com/1008641956

Je voulais tout d’abord remercier ma petite sœur hailsbbie  pour m’avoir fait découvrir Wattpad et m’avoir donnée un coup de pouce pour mes débuts.

Je voudrais ensuite remercier paquerite.com pour avoir été l’une des premières lectrices à me donner son avis sur mon récit, n’hésitez pas à aller consulter son blog !

Mes remerciement à Firenz’ de laplumedemouette.wordpress.com

Aussi, Lili de vivrepourmoi.com pour avoir suivis mon histoire et encouragé !

A tous mes abonné(e)s de WordPress que j’ai omis de citer, merci beaucoup !

Last but not least, mes remerciement à ReiPan      pour ses commentaires, ses likes et ses avis.

Bien sur, je remercie tous ceux qui ont lu, ou liront cette histoire.

J’ai appris beaucoup sur l’écriture d’une histoire. D’abord, organiser et planifier son histoire. J’ai commencé cette histoire en « freestyle » comme j’aime le dire. Pas de plan, pas vraiment d’idée pour la fin, pas de travail préliminaire sur la personnalité des personnages.

Dorénavant, il me faudra écrire un brouillon et travailler la trame de l’histoire, qu’elle reste cohérente, que j’en garde le « contrôle » pour pouvoir la corriger et/ou la modifier avant de la poster.

Je sais qu’il y a de nombreuses fautes de français, les fautes, c’est le Bane de ma vie. J’essaierai à l’avenir de faire plus attention mais des coquilles risques de subsister dans les histoires à venir.

Même si cette histoire est violente, j’ai ressenti un certain « attachement », notamment envers Roméo Ladir. Pourquoi l’avoir tué alors me direz vous… Et bien comme l’auteur du « Trône de Fer », G.R.R. Martin, l’a dit un jour : Kill you darlings.

Pour le tueur en série Hugué, je me suis inspiré d’un tueur en série, Ed Gein. Un homme, vivant avec sa mère castratrice, qui a la mort de cette dernière a tué 20 personnes et a utilisé leurs peaux pour faire des abat-jours et autres horreurs.

Je me suis aussi beaucoup inspiré du type de narration utilisé par Stephen King dans « Carrie ».

Je ne stigmatise en aucun cas la religion Catholique et les croyants. C’était juste pour une histoire, rien de plus.

Je voulais aussi apporter un soutient pour la communauté LGBTQ+ qui souffrent en silence. Si vous êtes victime d’agression homophobe ou transphobie contacter la ligne d’écoute SOS homophobie : 01 48 06 42 41 ou sur leurs site : sos-homophobie.com

Soutiens aussi aux victimes de crimes sexuels, notamment l’inceste. En cas de besoin, contacter le numéro vert gratuit et anonyme 0800 05 12 34 ou sur leurs site : enfance-et-partage.org

Voici donc la fin de « Le son des cloches ». J’espère que vous l’avez apprécié et je vous remercie encore de l’avoir lu. N’hésitez pas à donner votre avis et à me laisser des commentaires !

  • À bientôt pour de nouvelle histoire !
  • Journaux de guerre | Geohistoire hors-série

    Quatrième de couverture :

    Les deux guerres mondiales racontées par la presse

    Journaux de Poilus, de Résistant, presse officielles et presse collaborationniste…Cet ouvrage, florilège de documents exceptionnelles et profondément émouvants issus de l’incroyable collection (unique au monde) de Benoit Prot, retrace en images et titres chocs l’histoire des deux guerres mondiales qui ont redessiné les contours du monde.

    1915-18 :

    « Le canard enchaîné prendra la liberté grande de n’insérer, après minutieuse vérification, que des nouvelles rigoureusement inexactes. Chacun sait, en effet, que le presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies. » Le Canard enchaîné, n•1, 10 septembre 1915

    1939-45 :

    « Soyez discrets : ne cherchez pas à savoir qui fait notre journal ; ne chercher pas à savoir d’où il vient. Faites confiance à celui qui vous l’apporte. Ceci dit, n’oubliez pas de faire lire le même exemplaire par dix de vos amis. Ne confondons pas la prudence et la froisse : notre journal n’est pas fait pour ceux qui, bien calés au fond d’un bon fauteuil, le liront en cachette pour ensuite de hâter de la brûler… par prudence ! ». Le Franc-Tireur, février 1942

    Collectionneur de presse passionné, Benoit Prot possède une des plus grande collection de journaux français au monde (plus de 30 000 exemplaires datant de 1631 à nos jours). Il nous dévoile pour cet ouvrage une sélection exceptionnelle de journaux de Poilus, de Résistant et de presse officielle de l’époque

    Partie du magasine sur la Première guerre Mondiale :

    Les Poilus, mécontents du traitement de la guerre des tranchées par les journaux traditionnels et sujettes aux censures et mensonges, ont décidé d’écrire leurs propres journaux. Avec des titres différents suivant les tranchées qu’ils occupaient. Les satires, caricatures et textes, la plupart humoristiques leurs servaient d’exutoires, évitant ainsi la lecture frustrante des journaux officiels. Ces journaux étaient aussi un exutoire aux horreurs de la guerre. Des bribes de vie et de malheurs ont écrits par eux même et des compagnons d’infortunes pour rire, se sentir vivant et accompagné dans cette guerre terrible.

    L’arrière, les civiles, gavés de fausses informations, de propagandes et bercés de récits alambiqués se montrent parfois arrogants, irrespectueux même insultant vis à vis des Poilus en permission, blessés, traumatisés. Les journaux Poilus ne manquent pas de se faire une joie de leurs rendre la pareil !

    Malheureusement, je n’ai pas vu de journaux parlant ou écrit par des tirailleurs sénégalais, marocains ou algériens… On oublie trop souvent leurs sacrifices.

    Journal de poilu : La Greffe Générale du 20 février 1918. « – Cette fois, mon vieux, nous avons un pied dans la tombe… – Oui ! Mais nous savons maintenant sur quel pied danser !!! »
    À droite : dessin d’un journal de Poilus Le Mouchoir du 10 octobres 1916 – Aux camarades et collaborateurs du Mouchoir morts pour la Patrie-

    Extrait d’un article écrit dans Le crapouillot, journal de Poilu :

    « (…) 11 h 20. Dans le large trou ou je viens de rouler avec B…, je suis encore à plat ventre, quand sans une plainte, un homme s’abat et reste sur mon dos. Par dessus mon épaule, je regarde le blessé qui m’écrase. C’est un tout jeune soldat, de la classe 15 ; les mains appuyées au sol, il cherche en vain à se soulever ; de sa bouche ouverte ne sort aucun son ; ses yeux, agrandis d’angoisse, fixés sur moi, semblent me demander s’il va mourrir. Je m’arrache lentement de sous son corps immobile ; il retombe, la face contre terre, sur ses bras repliés sans un cri. Pendant que B… lui enlevé des grenades et une partie de ses cartouches, je lui prends son masque Tambuté, qui ne lui servira plus. […] Le crapouillot, février 1917

    Partie Seconde guerre mondiale :

    La partie du magasine sur la Seconde guerre mondiale est beaucoup plus complète, elle contient de vrais trésors historiques. Allant des journaux de la Résistance, aux journaux collaborateurs (dont je ne posterai aucune photographie ni extrait pour des raisons évidentes), de la drôle de guerre ou les soldats, en attente, s’amuse à tromper l’ennui en créant des petits journaux de guerre, de la débâcle ou les journaux officiels choisissent déjà leurs camps, certains cèdent à l’affolement et au défaitisme menant à la Collaboration, certains appel à continuer la lutte, à réveiller et à soutenir les français dans ses jours sombres. La Résistance commence, à mon avis, ici.

    Edith Piaf : lorsque nous avons décidé de donner une marraine de guerre à ce journal, les uns nous ont conseillé de prendre Mistinguett, les autres Marlène Dietrich. Certains mème allaient jusqu’à nous proposé Maurice Roustant. Nous avons préféré, quand à nous, avoir comme marraine de guerre une vedette qui tout en étant célèbre et populaire serait restée en étroit contact avec son public, une vedette, petite fille des faubourgs que le succès n’aurait pas grisée et qui aurait compris et aimé la mentalité des simples soldats. C’est pourquoi nous avons demandé à Edith PIAF, l’inoubliable créatrice de « Mon Légionnaire » d’être marraine du « Chic à Nied ». C’est avec empressement qu’elle a accepté et nous l’en remercions tous chaleureusement. Espérons que le « CHIC A NIED » comme sa marraine ira vers la gloire et le succès. Le chic à Nied, 10 mars 1940

    La persécution des Juifs est peu présente dans les journaux, résistants ou collaborationnistes. Voici un extrait du journal J’accuse du 20 octobre 1942, journal résistant : « Les nouvelles qui nous parviennent en dépit du silence de la presse vendue annoncent que des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants juifs déportés de France ont été ou bien brûlés vifs dans les wagons plombés ou bien asphyxiés pour expérimenter un nouveau gaz toxique. Les trains de la mort ont amené en Pologne 11 000 cadavres. Telle est l’œuvre sanglante des Huns du 20e siècle, des cannibales de l’ordre nouveau ! Que chaque famille française accueille un enfant persécuté ! »

    Résistance, 15 décembre 1940

    Je pensais que l’action des Résistants qui consisté à produire des journaux et pamphlets aux périls de leurs vies était dangereux, que le risque n’en valait pas la peine. Autant vous avouez qu’après avoir lu ces tracts, j’ai changé d’avis. Dans une France occupée et asservie, ce genre de texte pouvait aider la population à garder le moral, à s’engager dans la Résistance, à réaliser que tout n’était pas perdu.

    Courrier de l’air, journal résistant largué par les Alliés sur la France occupé en 1941 : « On connaît plus d’une façon de manifester sa joie en la victoire. L’emploi de la lettre V en est une. Au surplus, les peuples opprimés ont inventé toute une série de méthodes pour afficher la lettre V, en la traçant à la craie ou la peinture, aux façades ou sur les pavés, en la dessinant avec le doigt dans le sable ou la poussière. Une autre méthode consiste dans l’emploi très simple du code Morse, en tapant, par exemple, sur la table d’un café, ainsi : • • • — , ce qui fait la lettre V »

    Je regrette que le combat des anciennes colonies françaises, tirailleurs Algériens, Marocains, Sénégalais ect… ne soient pas mentionnés. Ils ont bravement combattus sous le drapeau à croix de Lorraine mais aucun extrait dans ces journaux ne semblent en faire mention.

    Libération (édition du bord de la France Libre), 5 septembre 1944

    Les images des journaux sont superbes et tellement intéressant. Tous les journaux viennent d’un passionné, Benoit Prot, qui a difficilement rassemblé tous ces petits trésors aux grès de multiples années de recherches et d’investissements financiers. L’ouvrage est très intéressant et la collection personnelles de Prot est un apport majeur pour l’Histoire. Je préfère vous laisser découvrir ce très belle ouvrage par vous même.

    Jaskiers