Terres de sang – L’Europe entre Hitler et Staline – par Timothy Snyder

Quatrième de couverture :

« Voici l’histoire d’un meurtre politique de masse. » C’est par ces mots que Timothy Snyder entame le récit de la catastrophe au cours de laquelle, entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été tués par l’Allemagne nazie et l’Union soviétique stalinienne. Tous l’ont été dans un même territoire, que l’auteur appelle les « terres de sang » et qui s’étend de la Pologne centrale à la Russie occidentale en passant par l’Ukraine, la Biélorussie et les pays Baltes.

Plus de la moitié d’entre eux sont morts de faim, du fait de deux des plus grands massacres de l’histoire : les famines préméditées par Staline, principalement en Ukraine, au début des années 1930, qui ont fait plus de 4 millions de morts, et l’affamement par Hitler de quelque 3 millions et demi de prisonniers de guerres soviétiques, au début des années 1940. Ils ont précédé l’Holocauste et, selon Timothy Snyder, aident à le comprendre.

Timothy Snyder en offre pour la première fois une synthèse si puissante qu’un nouveau chapitre de l’histoire de l’Europe paraît s’ouvrir avec lui.

Avertissement : le contenu de cet article est choquant.

Le « pari » est osé. L’auteur pense que les crimes commis avant l’Holocauste peuvent nous aider à « comprendre » la Shoah. La quatrième de couverture nous annonce même un nouveau chapitre potentiel de l’Histoire européenne qui s’ouvrira avec se livre. Quant est-il ?

Les « terres de sang » selon l’auteur.

L’ouvrage commence logiquement sur l’accès au pouvoir des deux dictateurs Hitler et Staline. Si vous avez bien suivis vos cours d’histoires-géographies je n’ai pas grand chose à vous apprendre là dessus.

Suit bien sur la grande famine en Ukraine de 1933 provoquée par Staline. Et c’est là que le livre devient un vrai livre d’histoire. Et que l’horreur prends de la vitesse. Car en plus du récit historique, l’histoire agrémente son travail de plusieurs extraits de témoins. Écrivains, journalistes, artistes et mêmes civiles. Le lecteur est plongé encore plus dans le cauchemar.

Le livre a encore plus raffermi mon opinion, ni communisme, ni nazisme. Les deux régimes bien que différents aux premiers abords sont en faite les mêmes. Et heureusement qu’ils finissent tous, à la fin, par mordre leurs propres queues.

L’auteur commence donc son ouvrage sur la famine en Ukraine provoqué par Staline. Le récit est terrifiant. Rarement j’ai lu autant d’horreur. Voici un petit extrait, et encore, se passage n’est pas le plus glauque.

Extrait : attention passage choquant.

Face à la famine, certaines familles se déchiraient, des parents se retournaient contre leurs enfants, et les enfants les uns contre les autres. La police d’Etat, l’Oguépéou, fut bien obligé de le reconnaître : en Ukraine soviétique, « des familles tuent les plus faibles, habituellement les enfants, pour en manger la chair ». D’innombrables parents tuèrent et mangèrent leurs enfants, avant de finir par mourrir de faim quand même. Une mère fit cuire son fils pour nourrir sa fille et elle-même. Une fillette de six ans fut sauvée par des parents : la dernière fois qu’elle vit son père, il affûté un couteau pour la tuer. Toutes les combinaisons étaient bien entendu possibles. Dans une famille, on tua une belle-fille pour donner sa tête au cochon et faire rôtir le reste de son corps.

La paranoïa de Staline est inimaginable. Trouvant et manipulant le plus possible, il exécute par centaine de milliers d’innocents. L’excuse qu’il trouve pour convaincre son parti que les ukrainiens faméliques que les cadres du parti voient en Ukraine est… que les ukrainiens font exprès de mourrir de faim pour saboter le grand plan quinquennal du parti…

Paysans affamés à Kharkiv en 1933. Ukraine.

Vient aussi la comparaison avec Hitler. Le pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS, la Pologne divisée par les deux puissances. Les polonais subiront des exactions commises dans les deux camps.

Puis, le déclenchement de la guerre. Hitler et Staline, deux dictateurs sanguinaires, sans pitié aucune pour la vie humaine. L’irrespect des conventions de Genève, la mise à mort et le privation de nourriture pour des millions de personnes.

Voici un extrait du livre sur le siège de Lenindrad par les allemands :

-Le journal le plus marquant d’une petite leningradoise est celui de Tania Savitcheva, que je cite ici dans son intégralité :

Jenia est morte le 28 décembre 1941 à minuit trente.

Grand-mère est morte le 25 janvier 1942 à 15 heures.

Leska est morte le 5 mars 1942 à 5 heures du matin.

Oncle Vassia est mort le 13 avril 1942 à 2 heures du matin.

Oncle Lecha est mort le 10 mai 1942 à 16 heures.

Maman est morte le 13 mai 1942 à 7 h 30 du matin.

Les Savitchev sont mort.

Il ne reste que Tania.

Tania Savitcheva est morte en 1944.-

Trois hommes enterrant les victimes du sièges de Leningrad. 1 octobre 1942.

L’horreur ne fini jamais dans les pays coincés entre les deux belligérants. La Pologne, l’Ukraine, la Biélorussie sont mis à feu et à sang, par les deux camps. Les civiles sont assassinés, hommes, femmes et enfants sans aucune autre forme de procès. Les témoignages sont terribles, les survivants, très peu nombreux, ne parleront que des décennies plus tard, libérés du joug soviétique.

Officiers Nazis exécutant un civil russe.

La Biélorussie sera le pays le plus touché par les atrocités, autant nazis que soviétiques.

Extrait :

Autour de 2 millions de mort sur le territoire de l’actuelle Biélorussie au cours de la Seconde Guerre Mondiale est une estimation apparemment raisonnable et sans doute en deçà de la réalité. Plus d’un million d’habitants fuirent les Allemands, et deux autres furent déportés comme travailleurs forcés ou déplacés pour une autre raison. À partir de 1944, les Soviétiques déportérent 250 000 personnes vers la Pologne et des dizaines de milliers d’autres à destination du Goulag. À la fin de la guerre, la moitié de la population de la Biélorussie avait été tuée ou déplacée. On ne saurait en dire autant d’aucun autre pays européen.

Trois civile Biélorusse pendus par les SS. Sur le panneau est écrit : Nous sommes des partisans et avons tiré sur des soldats allemands. Écrit en Russe et en Allemand. 1942.

Le massacre commis par deux régimes anti-démocratique, mené par des hommes prêt à tout pour prouver qui est le meilleur. Quitte à massacrer, trouvant toujours quelqu’un pour mener ces massacres d’innocents. Et ces gens n’étaient pas des « monstres », ils étaient comme vous et moi.

L’auteur précise avec justesse et démonte la « pensée » que le plupart des Juifs étaient partis à la mort sans résister. Cela est faux. Les Juifs du ghetto de Varsovie ont tenus en respect des soldats SS très entraînés et armés jusqu’aux dents avec de simple pistolet et quelques grenades. Himmler en deviendra fou furieux, demanda à la Whermacht et à la SS de brûler et raser le ghetto. Contrairement à une idée « populaire » la Wehrmacht a bien commis des crimes de guerres et exécutés des Juifs.

Une fois rasé, le ghetto de Varsovie deviendra un camp de concentration. Chose que je ne savais pas.

Résistant juif arrêté par les nazis durant l’insurrection de Varsovie. Le soldat allemand à gauche tient un lance-flammes, qui selon l’auteur, aurait-été prêté par la Wehrmacht. Avril 1942. © BELGA/AFP

Les Alliés étaient au courant du génocide et du massacre des juifs mais n’en n’ont jamais fait part dans leurs communiqués. Je vous laisserai en découvrir les raisons dans l’ouvrage. L’enfer de la percussion des Juifs ne finira malheureusement pas avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le Stalinisme usera d’antisémitisme jusqu’au bout. Les horreurs continueront. Et l’antisémitisme est toujours présent aujourd’hui.

La fin du livre permet à l’auteur de rassembler sa « théorie », d’affirmer et d’expliquer sa méthode de travail et de recherche. Il souligne avec raison que les nombres des massacres, 14 millions de morts, selon l’auteur, dans la zone des « terres de sang » n’est pas juste un nombre, 14 millions de personnes, d’être humains qui pensaient, aimaient comme nous, ont été assassinés sans pitié. Par d’autres êtres-humains.

Le pari de l’auteur as-t-il été tenu ? Je dirai oui, mais l’ouvrage tendrai plus à être lu par d’autres chercheurs, historiens et autres spécialistes pour confirmer ou infirmer.

Jaskiers

La guerre Iran-Irak 1980-1988 de Pierre Razoux

Quatrième de couverture :

On ne peut pas comprendre la situation qui prévaut aujourd’hui dans le Golfe sans saisir les frustrations et craintes persistantes qui découlent directement de la guerre entre l’Iran et l’Irak de 1980 à 1988. Terriblement meurtrière, celle-ci a marqué à jamais les esprits par les images dramatiques d’enfants envoyés au combat, les villageois gazés, les villes en ruines, les pétroliers en feu ou les tranchées ensanglantées.

Pour en retracer les événements, et grâce à des sources inédites de première main, Pierre Razoux explique les opérations militaires et détaille les nombreuses affaires – Irangate, attentats en France, enlèvements au Liban – étroitement liées à ce conflit. Une histoire faire de rebondissements permanents au grès de l’attitude des pétro-monarchies, de la Russie, de la Chine et des Etats-Unis, mais aussi caractérisée par la compromission de nombreuses nations, parmi lesquelles la France…

Pierre Razoux est directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM). Praticiens des relations internationales, spécialiste reconnu du Moyen-Orient, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence portant sur les conflits contemporains et le conflit israélo-arabe, en particulier chez Perrin Tsahal. Nouvelle histoire de l’armée israélienne.

« Trente-sept ans après le début des hostilités, Pierre Razoux nous ouvre les portes de ce conflit si déterminant pour le Moyen-Orient, un tournant géopolitique dont les effets perdurent. »

Le Monde

Un soldat irakien observe l’incendie de la raffinerie iranienne d’Abadan. 1980.

Curieusement… en fait non, ce n’est pas surprenant, je ne connaissais rien de ce conflit, absolument rien. Jamais appris de ce conflit à l’école, et cette guerre semble être passée à la trappe de la mémoire collective, françaises du moins. Pourtant, comme souvent au Moyen-Orient, les puissances européennes ne sont jamais loin. Les puits de pétroles, l’or noir en étant la raison principale. Mélanger à cela la guerre froide, l’URSS et les U.S.A. cherchant la destruction de l’un et de l’autre tout en évitant le conflit directe, incorporant dans leur lutte des pays qui souffriront, et qui seront marquées et déstabilisées et dont les blessures et conséquences se voient encore aujourd’hui.

Voici un livre sur la plus longue guerre du XXeme siècle.

Le président (dictateur) irakien Saddam Hussein. Décrit par l’auteur comme un homme violent, attentif mais cruel. N’hésitant pas à exécuter des officiers et généraux à la moindre erreur. (Photo de propagande)
Ayatollah Khomeiny. Le leader spirituel de l’Iran, meneur de la révolution islamique. Le président iranien Abolhassan Bani Sadr n’as presque aucun pouvoir réel dans son pays, le puissant Ayatollah détenant plus d’influence et de popularité. Le conflit interne en Iran opposera le président représentant la laïcité et l’Ayatollah représentant une société islamique. Pendant la guerre, se conflit interne minera l’effort de guerre iranien.
Carte de l’Iran et de l’Irak avec leurs capitales respectives.

La première agression est irakienne. Saddam Hussein voyant l’Iran dans une position précaire suite à la révolution islamique de l’Ayatollah Khomeiny, le dictateur Irakien y voit là l’opportunité idéal d’attaquer son voisin, très rapidement, une attaque à l’allemande de 1939, rapide. Pourquoi cette attaque ? Pour un peu plus de territoire… et d’autre raisons que vous découvrirez par vous même en lisant l’ouvrage.

Il demande à son État-major de préparer une attaque en règle en 1 mois. Malgré l’infériorité numérique de l’Irak, autant humain que technologique, Saddam mise sur l’effet de surprise.

La première attaque irakienne sera aérienne et se soldera par un match nul. Aucun dégât sérieux des deux côté. La riposte de l’Iran aura les mêmes résultats.

Soldat irakien.

Suit l’assaut terrestre, fantassins et blindé irakiens fonce sur les frontières iraniennes. L’attaque se solde par un résultat mitigée, mais le dictateur Baas a gagné du terrain.

Vient ensuite dans le livre un chapitre expliquant la montée au pouvoir des deux protagonistes de cette guerre. Le leader (dictateur) Baas, Saddam Hussein pour l’Irak et l’Ayatollah Komeinyh pour l’Iran. Deux entités complètement différentes. Le premier est considéré comme un gangster, le deuxième comme un potentiel extrémiste islamique par la communauté internationale.

En Iran, l’Ayatollah est le leader religieux, plus important que le président. D’ailleurs, l’Ayatollah a amené au pouvoir le président Abolhassan Bani Sadr, grâce à son influence. L’Ayatollah pourra avoir une certaine emprise sur le président, espérant ainsi le pousser à la faute pour prendre tous les pouvoirs. Le président en Iran n’aura que peu ou pas d’influence sur le pays, il est contrôlé et entouré de proche de l’Ayatollah. L’Iran devient au yeux de la communauté internationale une potentielle enclave islamique extrémiste.

L’Amérique a t-elle influencé Saddam Hussein a attaqué l’Iran ? Cette théorie reste encore d’actualité aujourd’hui. Je vous laisse découvrir l’avis et l’étude de l’auteur pour vous faire votre propre opinion. Toujours est-il que des pays de l’Occident ont des intérêts et influencés la guerre par la vente d’arme. Notamment la France et l’ex-URSS. La Russie cherchant à s’imposer au Moyen-Orient, une Russie qui d’ailleurs partira en guerre contre l’Afghanistan. Avec des conséquences, encore une fois, qui se sont répercutées de manière brutale dans le futur, aujourd’hui encore.

Le conflit Irako-iranien a déstabilisé encore plus le Moyen-Orient. Et les guerres fratricides continues encore aujourd’hui à faire des victimes innocentes.

Plusieurs pays choisissent leurs camps, et en changent souvent, soutenant l’un ou l’autre suivant les intérêts économiques. Pétrole, vente d’armes, opportunité économique diverse. Le but de ses pays, se faire de l’argent. Et de protéger leurs intérêts, surtout pétroliers, que les belligérants n’hésitent pas à attaquer pour influencer l’économie de l’un ou de l’autre.

Les attaques de raffineries sont monnaies courantes et font parties de la stratégie des deux pays.

Les pays arabes ne sont pas en reste. Ils choisissent leurs camps suivant leurs géographies, la menace potentiel, l’argent et l’influence en vu d’une victoire de leur « protégé ».

Ainsi l’ont réalise que la vie humaine ne compte pas du tous dans l’état d’esprit des Etats. Qu’ils soient européens, arabes, américain, russe ou chinois. Même ceux qui se déclare «neutre » font leurs affaires sous-le-manteau, car les pétrodollars sont à la clé.

Ainsi, c’est un conflit où beaucoup de pays apporte leurs aide. Officiellement ou officieusement. Voir sous la contrainte. De nombreuses prises d’otages et attaques terroristes majoritairement commises par les iraniens, pousseront certain pays, notamment la France à collaborer d’une manière ou d’une autre à la guerre.

Extrait : Au total, une quarantaine d’Etats contribueront à l’effort de guerre de l’Irak ou l’Iran. La moitié d’entre eux apporteront un appui matériel à la fois à l’Irak et à l’Iran, à un moment donné ou un autre. Ce sera le cas des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. En Europe, seule l’Irlande pourra se targuer de ne pas s’être sali les mains. Tous les autres États seront impliqués, à des degrés divers, dans des ventes de matériel militaire à l’un ou l’autre des belligérants, bien souvent aux deux. Seul l’éclatement au grand jour de scandales politico-financiers contraindra certains États, dont la France, à mette un peu d’ordre dans leurs affaires.

Soldats iraniens durant la bataille de Khorramshahr.

Revenons au début du conflit.

Bien sur, l’Iran se défend, le conflit s’enlise.

Un nouveau président en Iran est élu en juillet 81, Ali Radjai. Les conflits internes en Iran mine le pays. Il est divisé entre le Président, représentant la laïcité et l’Ayatollah représentant lui d’une société islamique. Et ce dernier compte de plus en plus de partisan.

Ali Radjah décède dans un attentat un mois environ après son investiture. Le complot terroriste semble probable. L’Ayatollah raffermi son pouvoir, plaçant ses hommes de confiances et sous son contrôle aux postes clés.

L’ancien président iranien Abolhassan Bani Sadr s’enfuit en France. L’Iran cri au scandale. La France arme donc l’Irak.

L’Iran contre attaque sur le terrain et gagne rapidement le terrain perdu au début de la guerre.

Soldat iranien tenant sa transfusion.

Et c’est ainsi que continu cette guerre. Attaque de l’un, contre attaque de l’autre. Alliance diverse, vente d’armes contre pétrodollars avec l’Occident et l’Asie. Trahison, civiles bombardés, massacre pour des raisons ethniques. L’ONU appel à l’arrêt des bombardements aveugles sur les civiles et à l’ouverture de pourparlers entre les deux camps. Mais elle n’intervient pas. Le massacre continue.

Acculé dans le nord-est, Saddam Hussein décide d’utiliser le gaz moutarde utilisé pendant la première guerre mondiale. Autre élément qui rappel cette guerre, pendant l’hivers 82-83, les deux camps creusent des tranchées.

Soldat iranien portant un masque à gaz dans une tranchée.

Pour combler la perte énorme de soldat, les iraniens n’hésiteront pas à enrôler des enfants soldats. Ils vivront un calvaire. La plupart non armé, fanatisé et galvanisé, certains partiront sans armes sur le champ de bataille pour ouvrir la voie au soldat de l’armée. Certains jeune irakiens pleureront après avoir abattus des centaines d’enfants.

Enfant soldat iranien embourbé sur le front.

Extrait : Le régime irakien a […] enrôlé des adolescents de 16 ou de 17 ans pour combler les pertes de l’armée populaire, en particulier à la fin de la guerre, mais de manière non systématique. Ce qui s’est avéré choquant, dans le cas iranien, c’est son côté massif, allié au fait que les enfants ont été utilisés, dès l’âge de 12 ans et pendant plusieurs années, comme de la vulgaire chair à canon, dans des missions souvent suicides destinées à ouvrir la voie au reste de l’armée.

Enfant soldat iranien, ils étaient lancés sur les fortins irakien ou les champs de mines pour ouvrir la voie aux soldats réguliers. La plupart n’étaient pas armée.

Couplé l’utilisation d’enfants soldats fanatisés par l’Iran et l’usage d’arme chimique par les deux belligérants et vous avez le cocktail d’une guerre des plus terribles de l’Histoire.

Enfant soldat iranien fanatisé.

Et cette guerre reste toujours la même chose, attaque, contre attaque, alliance, trahison et toujours et encore des civiles utilisés comme monnaie d’échange (notamment les prises d’otages de l’Iran), des civiles innocents recevant des missiles, parfois victime de massacre en guise de représailles pour suspicion de collaboration avec l’ennemi.

Et toujours, et encore, l’Occident, l’Asie et même les Émirats Arabes Unis essayant d’avancer leurs propres agendas, pour de l’influence, de l’armement et surtout et toujours, le nerf de la guerre, la piste qu’il faut suivre durant chaque conflit, l’argent.

Pierre Razoux écrit extrêmement bien. Il est facile de comprendre de conflit grâce à son écriture simple, efficace, droit au but, précis et pédagogique. Les nombreuses cartes montrant les différentes attaques, contre attaques apportent énormément à la compréhension. La fin de l’ouvrage contient des graphiques, des chiffres permettant de réaliser avec encore plus de précision le déroulement de cette guerre.

Je regrette que le sort des civiles n’ait pas été plus détaillé. L’auteur a quand même fait un incroyable travail de recherche sur la guerre. Le livre parle du conflit armé, et non pas des civiles au milieux de celui-ci.

J’appréhendai la lecture de se livre mais je n’avais pas de soucis à me faire, Pierre Razoux a un talent immense, malgré les très nombreux tenants et aboutissants de cette guerre, j’ai compris grâce à son ouvrage l’influence et les retournements de situations du conflit.

Je ne connaissais absolument rien de cette guerre, ce livre est précieux si vous voulez comprendre le déroulement de la guerre Iran-Irak.

Le problème avec cet article, c’est que je ne sais pas vraiment quoi écrire. Je ne veux pas dévoiler l’excellent travail de l’auteur mais j’ai aussi envie de partager ce que j’ai appris durant la lecture avec vous. Mais ce n’est pas vraiment mon but, dans se genre d’article, de révéler tous ce que j’ai lu en espérant que vous lirez un jour un des ouvrages que je présente. J’ai décidé d’écrire sur le début de la guerre, son de déclenchement et les protagonistes. Puis d’écrire les grandes lignes en vous laissant l’opportunité de découvrir l’ouvrage par vous même.

Je pense pouvoir vous dire que se conflit n’as mené à rien du tous, pour les deux camps, à par la ruine financière et des morts.

Jaskiers

Défense du titre de Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

« J’ai commencé en douceur, avec une victoire sur M. Tourgueniev. Après un entraînement intensif, j’ai envoyé M. de Maupassant au tapis. J’ai livré deux rounds contre M. Stendhal, avec un léger avantage pour moi dans le second. Mais personne ne me fera monter sur le ring pour me mesurer avec M. Tolstoï. Il faudrai que je sois devenu fou ou que je passe une fois pour toutes dans la catégorie supérieure. »

Tout Hemingway est dans ce trait ; pour lui, la passion de la littérature n’est en rien séparable de la vie aventureuse qu’il a mené, car elle tient à la fois de la boxe et de la tauromachie, de la chasse au lion et de la pêche à l’espadon. Mais sous le côté hâbleur, c’est un homme finalement plutôt ironique à l’égard de lui-même que nous livrent ces trente-huit entretiens, publiés entre 1919 et 1965 pour le compte de divers journaux américains, et qui tracent, comme en pointillé, l’autobiographie intellectuelle d’un écrivain devenu presque une légende de son vivant.

Avant de commencer cet article, j’ai trouvé dans se livre, acheté d’occasion, cette belle carte postale qui semble représenter une feria dans les rues de Pampelune. Je ne sais pas si elle appartient à l’ancien propriétaire du livre ou si le libraire qui me l’as expédié l’a mis dedans comme un petit bonus. La tauromachie était la plus grande passion d’Hemingway, ainsi que l’Espagne.

Si vous connaissez l’espagnole, pourriez vous traduire ce qu’il y a de marqué ? Merci d’avance si vous le pouvez !
L’envers de la carte postale.

L’ouvrage est relativement court, mais truffé de magnifique leçon que l’écrivain souhaitait distiller dans ses interviews, même si il détestait se faire interviewer.

L’ouvrage se concentre beaucoup sur les années 50.

J’ai choisi plusieurs extraits et phrases mais les choix ont été difficiles. Il y avait tellement de phrases magnifiques que j’avais envie de partager avec vous, mais j’ai dû me réfréner car j’espère qu’un jour vous aurez le plaisir de le lire.

Même si j’ai noté plus haut qu’il détestait les interviews, il semble vouloir partager sa passion de l’écriture, son art, l’artisanat, l’alchimie comme il le décrit souvent. Certains journalistes le disaient timide, peut-être, certains disaient qu’il rechignait de parler de ses collègues, ami(e)s ou ennemi(e)s, écrivain, cela peut s’avérer vrai. Car quand il daigne parler d’eux, des mots crus qui pour moi son une certaine preuve de décontenance envers ses connaissances. Ne sachant pas comment répondre à ces questions il attaque.

« Pour me donner des coups, la vie, le plus souvent ne m’a pas demandé mon avis » – Ernest Hemingway

En parlant d’attaque, comme écrit sur la quatrième de couverture du livre, Hemingway parle beaucoup en terme de combat, de lutte, il rapporte et s’exprime avec maintes comparaisons à la violence, physique. Ernest ne croyait pas à la psychiatrie. Un jour qu’il rencontra Ava Gardner, la célèbre actrice américaine, cette dernière lui confia qu’elle voyait un psychologue et demanda à Hemingway comment lui pouvait faire sans. Il répondit que pour lui, son psychiatre était une machine à écrire Smith-Corona (s’il vous plaît, pas de mention du virus, ceci est une vraie et bonne marque de machine à écrire).

« – La machine à écrire… elle change le plomb en or, murmura Hemingway. »

Un superbe article relate l’échange entre Hemingway et un apprenti écrivain. Ernest y donne ses méthodes, ses règles, sa vision, sa technique pour écrire. L’article se déroule comme un dialogue et est une mine d’or pour tous ceux qui s’intéressent à l’écriture et/ou s’intéressent à Hemingway et à son processus créatif.

L’article où il prédit l’attaque de Pearl Harbor

Je pense que les journalistes et lecteurs se posent encore trop de question sur Ernest Hemingway, et je crois que les réponses ne tienne qu’à une seule réponse : tout est dans l’écriture. Comme il le fait remarquer dans son discours lors de la réception de son prix Nobel : « Je suis un écrivain et je vous parle depuis trop longtemps. Plutôt que d’exprimer mes pensées à hautes voix, nous devrions toujours prendre la plume. »

Extrait 1 :

Tous les jours, à sept heures du matin, je suis au travail et je m’y tiens jusqu’au début de l’après-midi. Ma première tâche consiste à relire ce qui précède, de façon à me replonger dans le récit avant de prendre une page blanche. J’aligne les mots l’un après l’autre, avec autant de soi qu’un maçon disposant ses briques, à la main, toujours. J’ai bien essayé des techniques d’écriture rapide en repoussant à plus tard le travail de mise en forme, mais comment savoir où est la place du roman dans le chaos qui s’installe inévitablement ?

Extrait 2 :

« Le premier devoir de l’écrivain est la sincérité. Brasseur de fiction, le romancier doit puiser ses sujets dans sa propre expérience. Non pour offrir une photographie banale de la vie, sombrer dans le réalisme, mais pour faire preuve de hardiesse tout en étant fidèle à ce qu’il sait de la réalité. Être original, pour un écrivain, c’est être soi-même. »

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #3 – Le jour où j’ai rencontré Hervé Vilard devant chez lui.

Source de la photo : Wikipedia

Il y a de ça très longtemps. Impossible pour moi de me rappeler l’année, j’avais dans les 12 ou 13 ans peut-être.

Je vivais chez mon père, dont l’une de ses passions était le moto. Quelque fois, il m’emmenait faire des promenades dans la campagne. C’était si je m’en rappel bien une Yamaha 125 CBR. Ces balades étaient l’un de ces rares petits moments père-fils que nous avions.

Un jour en faisant tourner sa moto, il me dit : « – Tu connais Hervé Vilard ? »

J’avais 12 ans Cher lecteur/lectrice. Hervé Vilard était inconnu dans le bataillon de ma playlist.

À ma réponse négative il me dit : « – C’était l’amoureux à ta mère ! Quand on été ensemble elle l’adorait ! »

Ah bon d’accord. Elle ne m’en avait jamais parlée… Et à mon paternel de rajouter : « – Il habite pas loin d’ici, 25 km environ. Ça te dirai d’y aller ?

– Allons-y, ça va faire une belle et longue balade. »

Nous voilà parti dans la campagne. La moto s’est sympa, mais derrière on se fait sacrément… chier pour être honnête.

Nous passâmes sur des petites routes au milieux des champs. J’en déduisais que mon père n’était pas à son premier voyage dans le village de Mr Vilard. Lui aussi était un fan on dirais !

Nous arrivâmes finalement devant une petite église avec à droite, un très long mur avec une porte.

« – Voila, c’est ici qu’il habite. C’est son église ! Il l’a racheté et rénové. Derrière ce long mur il y a sa maison je crois.

– Ah d’accord. »

C’était propre si je m’en rappel bien. La propreté m’a marqué pour une certaine raison.

On entendit un chien japper derrière le mur.

« – Il y a sûrement le jardinier. Je vais aller toquer à la porte on verra bien, dit mon père.

– D’accord, moi je vais visiter la petite église alors. »

Je rentre dans la petite église, elle était petite, belle et vraiment propre. Là, j’entend la voix de mon père et la voix d’un autre homme. Je décide de sortir.

Mon père parlait avec un monsieur avec les cheveux blancs. Le monsieur avait l’air un peu blasé. Mon père était complètement choqué. Ses yeux étaient grands ouverts et il peinait à trouver ses mots. J’ai compris qui était le monsieur aux cheveux blancs. Hervé Vilard.

« – Voici mon fils Monsieur, il a visité l’église…

– Il a bien fait, il a bien fait.

– Il s’appel Jaskiers, il a —

– Laissez le se présenter je crois qu’il est assez grand.

– Bonjour, votre église est très belle et très propres, dis-je.

– Merci. Tu peux te présenter ?

– Je m’appel Jaskiers, j’ai 12 (ou 13) ans. Je viens de Nevers. J’ai déménagé dans l’Allier avec mon père après la mort de mon frère… Et je suis au collège.

– D’accord très bien. C’est bien d’avoir visité l’église. »

Je ne répondis pas. J’avais tout à coup et sans le connaître pris la mesure du monsieur avec qui je parlais. Mais malheureusement, après cette réalisation, c’était déjà la fin de notre discutions.

« – Hey bien messieurs, je vous laisse repartir, faite bonne route au revoir. »

Nous lui serrâmes la main et partîmes. Sous le choc.

Mon père avait un énorme sourire sur le visage.

« – Dés qu’on rentre, tu appel ta mère, elle ne te croire JAMAIS ! »

Nous n’arrêtâmes pas de rigoler tous le long du chemin à la maison. Même derrière les casques et les vibrations de la moto, on s’entendais ricaner. Mon père était comme un gosse.

Arrivé à la maison, je pris mon téléphone et appela ma mère :

« – Maman ! Devine quoi ! J’ai parlé à un certain Hervé Vilard ! »

Bien sur, il a fallu lui raconter notre aventure et comment s’est passé la rencontre. Elle a peiné à me croire mais elle a compris.

Encore aujourd’hui, je lui raconte l’histoire et elle me répond :

« – Quelle chance tu as eu ! Je l’adore tellement ! J’en suis amoureuse ! »

Voici comment se termine la fois où j’ai rencontré Hervé Vilard sans savoir vraiment qui il était. Je garde en tête le toupet de mon défunt père qui a été cogner chez ce Monsieur comme si il était un ami de longue date du chanteur.

Je ne suis jamais retourner dans son village, ni dans son église, encore moins cogner à sa porte.

Hervé Vilard, la première (et dernière ?) fois que j’ai rencontré un grand artiste et une grande célébrité.

Ce sont des êtres humains comme nous au final. Ce qui m’as marqué, c’est la simplicité du monsieur. Même pas rasé, je présume qu’il faisait son jardin. Il avait par contre l’air fatigué mais heureux qu’un adolescent est visité son église. Église, qui, si je me rappel bien a été rénovée par ses soins car elle appartenait au curé qui l’avait recueillit. L’histoire est belle.

Et j’ai aussi appris que des fois, il fallait juste oser.

Jaskiers

Hunter S. Thompson Journaliste & hors la loi de William McKeen

Quatrième de couverture :

Hunter S. Thompson (1937-2005) est devenu un mythe de son vivant, comme d’autres écrivains américains avant lui – Twain, Hemingway, Mailer, Kerouac, Burroughs, Capote – avec lesquels il avait en commun cette propension peut-être typiquement américaine : transformer la littérature en spectacle et le spectacle en littérature.

Poussant cette logique jusqu’au délire, chargé d’alcool et de drogues, ne respectant que ses propres règles, se mettant lui même en scène dans des reportages épiques et férocement drôles, notamment pour le magazine Rolling Stone, il a inventé une sorte de journalisme hors-la-loi : le Gonzo.

En trois livres – le récit de sa vie avec un gang de motards (Hell’s Angels), une virée à Las Vegas à la poursuite du Rêve Américain (Las Vegas Parano) et son compte rendu au jour le jour de la campagne de réélection de Richard Nixon (Fear and Loathing : on the campaign trail ‘72) – il a donné voix et sens à l’effondrement des idéaux de la jeunesse des années 1960. Son influence sur les générations suivantes d’écrivains et de journalistes est colossale.

Une biographie de grande ampleur s’imposait, capable de faire la part entre l’homme, l’écrivain et le personnage. C’est le défi qu’a relevé William McKeen. Comme l’écrit Philippe Manœuvre dans sa préface : « Le livre que vous allez lire est captivant, fascinant, bien documenté et surtout relativement détaché. Pas facile de le rester en écrivant sur ce Hunter Thompson qui continue d’exercer une destructrice fascinante sur sa descendance. »

Et oui, ENCORE un livre sur le Dr (oui, le monsieur s’était autoproclamé Docteur en journalisme) Hunter S. Thompson. Et cette fois, nous avons le droit à une biographie !

Une biographie faite avec des mots simples, des témoignages parfois crus, dur, vrais. Pas de langage extravagant. Ce livre parle avant tout et surtout de l’homme, l’être humain, plutôt que de l’artiste. Même si les deux sont liés.

Mais me voilà encore face à un dilemme pour écrire cette article. Essayer de ne pas trop en dévoiler sur l’œuvre et sur l’homme pour vous laisser le plaisir de lire cette biographie qui s’avère être une des plus intéressante sur une personnalité de la littérature américaine. Je ne voudrai pas, en aucun cas, vous gâcher le plaisir que j’ai pris à le lire.

Mais voilà ce que j’ai appris, en faisant large.

L’homme était un « gentlemen du sud » avec ses proches, et un personnage avec le publique. Ce personnage était censé être un rebelle bourré à la cocaïne, au whisky et tirant avec son revolver à n’importe qu’elle heure du jour et de la nuit. L’homme quand à lui était très lunatique, parfois violent mais plus souvent agréable, érudit, ouvert d’esprit fidèle et directe. L’homme s’est parfois, et surtout à la fin de sa vie, fait manger par son propre personnage. Coureur de jupons invétéré. Il était un père souvent distant, un frère tout aussi distant et un fils… distant.

Hunter S. Thompson, journaliste & hors la loi… mais toujours à la recherche de ce quelque chose, du rêve américain ? De l’amour parfait et inconditionnel d’une femme ? Torturé et enfermé par le personnage qu’il s’est lui même créé et laissé enfermer avec ? À vous de vous faire votre avis. Mais ce qui est sur c’est que vous découvrirez l’homme derrière la cigarette.

Extrait :

[La première visite de Thompson dans les locaux de Rolling Stone]

Puis Hunter fit son apparition, vêtu d’une chemise hawaïenne, coiffée d’une perruque de femme blonde, mâchoires crispées sur son fume-cigarette : on aurait dit une sorte de Franklin Roosevelt pris de folie. Il portait une sacoche contenant des chapeaux, d’autres perruques, des sirènes de polices, des couteaux, des fusées éclairantes, quelque manuscrits, et maintint sur ses genoux deux cartons de bières en se vautrant sur le sofa. […]

Hunter parlait comme il écrivait. Il se mit à cracher son venin sur les avocats, les promoteurs cupides d’Aspen, les agents immobiliers, les développeurs, les stars de ciné bidon… Toute la création ou presque. […] Personne d’autre n’eut la chance de parler. « Du rock oral » dira Lombardi. […]

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #2 – La fille en robe bleue

Sortez les violons cher(e)s lecteurs et lectrices car voici mon côté nian-nian et romantico-lourdingue !

C’était, si je m’en rappel bien, l’été où le printemps 2018. J’étais invité au baptême d’une de mes petites cousines.

Au début, je ne voulais pas y aller. Les Églises, depuis la mort de mon père et mon frère n’était pas vraiment ma tasse de thé. Je n’avais rien contre Dieu ni l’Eglise mais c’était comme ça. Pour moi, encore aujourd’hui malheureusement, l’église reste un lieu pour les morts, non pour les vivants. Je sais que les pratiquants qui me liront me diront que non, c’est en fait tous le contraire. Mais chacun sa vision des choses Messieurs Dames. Je respecte la vôtre, respectez la mienne.

Je me suis quand même décidé à assister à la cérémonie à l’Eglise puis de rentrer directement chez moi, pas de repas de fête.

Il y avait du monde dans l’Eglise, non pas que ma famille soit nombreuse mais il devait y avoir une messe et peut-être un autre baptême, je n’en sais rien.

Le baptême se déroula… et bien comme un baptême ! J’ai juste été surpris que ma toute petite cousine n’est pas pleuré quand le curée l’a baptisé. À tous les baptêmes auxquels j’ai assisté, le bébé se mettait à pleurer quand il recevait l’onction (c’est bien comme ça qu’on dis non ? La bénédiction ?).

Une fois la cérémonie terminée, je dis au revoir au membres de ma famille et sorti de l’église.

Il y avait du monde devant l’entrée du lieu de culte… Beaucoup.

J’ai l’habitude, dans la foule, de regarder le sol devant moi, de ne pas regarder les gens. Mais par curiosité, j’ai jeté un regard sur la foule et je vis la plus belle femme que j’ai vu de ma vie…

Bon j’ai 26 ans et je pense avoir encore le temps de voir de belles femmes dans la rue, mais se souvenir revient souvent.

Elle était blonde, grande, yeux bleus captivants et timide mais aussi légèrement hautains, teint hâlé, des jambes qui n’en finissait plus dans une magnifique robe bleu qui s’alliait parfaitement avec ses yeux, son physique et son teint.

Je ne l’ai regardé que, peut-être, 3 secondes avant de détourner le regard et de ressentir comme une vague de fraîcheur.

Je n’avais jamais vu une femme si belle. Elle devait avoir mon âge.

Les cloches sonnaient et j’avais l’impression d’avoir vu un ange.

J’ai continué à marcher en direction de ma maison, avec l’image de cette jeune femme en tête. Je me demandais si il ne fallait pas que je me retourne pour voir si elle était vraie. Si je n’avais pas halluciné. Mais je n’ai pas osé.

Je la revois encore, et j’y repense aussi beaucoup, à sa magnifique robe bleue. D’où sortait elles ? Elle et sa robe ?

C’était un petit village, je connaissais à peu près tous le monde, du moins les jeunes de mon âge. Elle, je ne l’avais jamais vu. Et j’ai commencé à m’imaginer qui elle était, d’où elle venait.

Je me rappel qu’elle était à côté d’un couple âgé d’environ cinquante ans. Ses parents sûrement. Le peu de temps que je l’ai regardé, elle ne semblait pas avoir de « cavalier ». Elle était là, belle. Juste belle, dans le plus beau sens du terme, dans sa plus pure définition. Seule, l’air timide mais en même temps confiante. Comment ce paradoxe est-il possible ? En faite, si il y a tant de paradoxe, c’est peut-être qu’elle était indescriptible. Elle avait l’air inatteignable, comme une apparition divine… Après tous je l’ai vu en sortant d’une église…

Ce n’est pas la seule belle femme que j’ai vu de ma vie hein, il y en a qui j’ai fais la cour ! Maladroitement bien sur. Certaine ont dit oui beaucoup on dit non. Mais jamais je n’avais ressenti une tel intensité en voyant quelqu’un.

Jamais, je n’aurai pu l’aborder. Je n’aurai pas pu trouver les mots, la regarder droit dans les yeux… Mais je reste avec le souvenir que j’ai d’elle pendant ces 3 petites secondes d’une femme dont la beauté et la présence m’ont marqué. Et encore aujourd’hui, je lui invente une vie, pourquoi était-elle là ? Que fait-elle maintenant ? Une chose est sur, je n’ai sûrement pas dû la marquer autant qu’elle m’a marqué. J’étais coiffé à la va-vite, une veste de costume vite fait enfilée sur un t-shirt blanc, un jean bleu foncé et des chaussures noir avec semelles blanches. Je n’étais rien à côté de cette dame.

Ou alors j’ai halluciné, ce qui ne m’est jamais arrivé avant ni après.

Alors oui, l’histoire est sacrément nian-nian mais vous auriez dû la voir !

Jaskiers

Sylvain Tesson et 120 personnes du monde des Arts appellent à soutenir l’Arménie et l’Artsakh dans Le Figaro Magazine

J’espère que vous pouvez lire la page du magazine avec ma photographie. Merci de m’avertir en commentaire si ce n’est pas le cas.

En espérant que les choses changent… Comme d’habitude.

En attendant : #jesoutienslarmenie – #jesoutienslartsakh

Jaskiers

Les brouillards de guerre de Anne Nivat

Quatrième de couverture :

Interrogée lors d’une émission de télévision québécoise sur ses reportages hors normes dans des guerres où il ne fait pas bon être journaliste, Anne Nivat séduit si bien son auditoire que, le lendemain, elle est invitée par un officier canadien, sur le point de partir en mission de combat en Afghanistan, à venir parler à ses hommes. Non seulement elle accepte, mais elle obtient de le rejoindre sur le théâtre d’opération dans la très hostile zone de Kandahar, ex-capitale mythique des taliban, qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonnée à sa façon depuis 10 ans, intégrée dans la population locale et protégée par celle-ci.

Sur place, Anne Nivat troque avec courage et discrétion le gilet pare-balles contre un chadri qui la soustrait aux regards sans l’empêcher d’observer, et multiplie les allers-retours entre les acteurs de cette « drôle de guerre » : militaires alliés, armée locale à l’incertaine loyauté, administration hypercorrompue du président Hamid Karzai, sympathisants talibans, ex-moudjahidine, profiteurs de guerre en tous genre, candidats à l’exil, qui lui font partager leur vision du conflit. Grâce à elle, nous nous glissons dans l’envers du décor, loin des images officielles ou convenues.

À travers ce double regard unique et troublant – côté militaire et côté population – qui aide enfin à en saisir les rouages et les enjeux, Anne Nivat, encore sur le terrain en mai 2011, livre ici un grand document sur l’interminable guerre d’Afghanistan.

Anne Nivat est grand reporter indépendante. En 2000, elle a obtenu le prix Albert-Londres pour Chienne de guerre, son récit de la seconde guerre de Tchétchénie. Depuis le 11-septembre, elle arpente seule et sans protection les théâtres d’opérations les plus dangereux, de l’ex-URSS à l’Asie centrale, de l’Afghanistan à l’Irak. Auteur de nombreux livres, tous publiés aux éditions Fayard, elle collabore au Point, à L’International Herald Tribune, à la revue de reportage Feuilletons et participe à l’émission AgÔra sur France Ô. (photo : Wikipedia)

– Ce n’est pas mon premier livre de Anne Nivat, journaliste et reporter de guerre respectée et que j’admire pour son travail acharné et dangereux. Un travail que très peu d’homme ne fait ou ne peut pas faire… Car oui, être une femme dans certaine situation peut aider. Les gens font souvent plus de confidence à une femme qu’à un homme, même dans des contrée jugée patriarcale. En tous cas, être une femme permet à Anne Nivat de parler aux femmes de ces pays, femmes dont les voix ne sont jamais entendus ou très très peu.

Le problème avec ce genre de livre, c’est qu’il date… Celui là par exemple date de 10 ans. Mais bizarrement, en lisant ce livre, je n’avais pas l’impression que la décennie passée ait changer beaucoup de chose en Afghanistan. L’armée américaine se retire en fin 2020 progressivement d’Afghanistan, en laissant les reines de la sécurité du pays à l’ANA, l’armée nationale Afghane, qui ne semble toujours pas prête à pouvoir se défendre contre toute offensive ou retour massif des taliban.

Anne Nivat, après sa « prestation » dans une émission canadienne ce voit offrir l’opportunité de suivre une division canadienne dans sa dernière intervention en Afghanistan. Elle ne reste que quelques jours auprès d’eux, décidant, comme souvent, de passer de « l’autre côté du rideau ». De passer du temps avec les civiles et débattre avec eux, d’écouter leurs points de vues, de partager leurs griefs et parfois même de rencontrer « l’ennemi ».

L’Afghanistan s’est perdue, le régime des Taliban tombé, ils cherchent tant bien que mal à faire fonctionner une démocratie qu’ils peinent à mettre en place. Les force de l’OTAN, les ONG apporte de l’argent, beaucoup d’argent, et les afghans ne se cachent pas en disant que l’argent est une des seules choses qui les intéressent. Les ONG, par exemple, recrutent beaucoup d’étudiants masculin ayant une bonne maitrise de l’anglais. Ces places pour ces jeunes hommes sont de véritables trésors, avec, souvent comme ambition « dissimulée » de partir d’Afghanistan pour essayaient de trouver une meilleure vie, pour eux et leurs proches.

Malheureusement, la plupart de cet argent fini dans les mains de politiciens véreux, qu’ils utilisent pour leurs propres projets et surtout pour corrompre policiers et autres hauts fonctionnaires. Bien sur, les taliban ne sont jamais loin. Usant de terreur et d’intimidation sur la population pour héberger leurs soldats, les nourrirent et les couvrirent. Les répercussions en cas de refus pourraient être terribles. Kidnapping, prise d’otage, assassinat.

Les militaires de l’OTAN le savent, le gamin que l’on soigne aujourd’hui peuvent être le même qui va cacher des IEDs (engin explosif caché dans le sol et qui explose à la moindre pression ou « télécommandé » par téléphone.) qui blessent, mutilent et tuent les soldats « de l’Ouest ».

Il n’y a pas ou très peu de bataille rangée, ces IEDs sont les seules armes efficaces pour les taliban qui manquent d’armes lourdes pour faire front aux armées de l’OTAN. Cela frustre ces derniers qui voudraient en découdre, tirer, se battre contre un ennemi visible.

Les armée de l’OTAN ont donc miser sur l’assistance à la population. Autant médicale, que financier, ce dont les afghans, comme écrit au dessus, ne se cachent pas de profiter.

Nivat arrive aussi en Afghanistan en même temps que le débat sur le voile intégral fait rage en France. La place des femmes en Afghanistan n’a pas ou peu changé depuis la fin du régime taliban. Les écoles et universités sont ouverts aux femmes, mais peu de parents les laissent partir, par peur de représailles, d’attentat, de kidnapping ou d’être mal vus par les voisins. Certains professeurs sont même assassiner. L’Afghanistan ne compte qu’une seule femme Gouvernante, qui se bat sans se cacher pour les femmes et leurs droits, mais ses efforts sont souvent réduis à néant dans une société puissamment patriarcale. Pour preuve une loi légalisant le viol marital promulguée par le président Karzai.

La démocratie… C’est dur à mettre en place. J’ai réalisé après lecture de ce livre que je suis née dans un pays démocratique, j’en ai eu la chance, je la considère pour acquis, mais pour un pays qui n’a connus que des dictatures et des monarchies, la démocratie est quelque chose de nouveau, compliquée et même un peu effrayante. La démocratie « d’urgence » (terme inventé par les américains) change leurs cultures, leurs manières de vivre, leurs croyances. Doit-elle être imposée abruptement ou s’installer avec souplesse pour garder certains aspects de la vie que les afghans peinent à se délaisser ? Un afghan dira à Nivat : pourquoi nous imposer la démocratie « d’urgence » ? Pourquoi pas directement une vraie démocratie ?

Je sais par la lecture de ce livre et par d’autres antérieures que l’Afghanistan est un magnifique pays, son peuple se fait un devoir d’accueillir l’étranger sous sont toit et de le traiter comme un roi. Ils n’ont pas grand chose mais donne ce qu’ils peuvent. La guerre et les taliban ont ternie l’image de ce pays mais nous, ceux de l’Ouest comme ils nous appellent savons que ce pays est en souffrance et que nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour, ce grand peuple vive dans la paix, l’égalité, la démocratie. Mais certains afghans ne voient pas le futur pays devenir comme ceci. Est-ce que l’Occident doit continuer a essayer d’imposer la démocratie que soutiens la plupart des Afghans ? Ou laissez le pays aux mains d’autorités préférant imposer une vision anti-démocratique et radical islamique ? Le choix n’est pas dans nos mains. La guerre en Afghanistan est, je crois, peine perdue. L’ANA se montrera ferme et courageuse ou alors sera anéanti par le retour des talibans et de leurs régime.

Jaskiers

Le son des cloches | NDA et Remerciements

www.wattpad.com/1008641956

Je voulais tout d’abord remercier ma petite sœur hailsbbie  pour m’avoir fait découvrir Wattpad et m’avoir donnée un coup de pouce pour mes débuts.

Je voudrais ensuite remercier paquerite.com pour avoir été l’une des premières lectrices à me donner son avis sur mon récit, n’hésitez pas à aller consulter son blog !

Mes remerciement à Firenz’ de laplumedemouette.wordpress.com

Aussi, Lili de vivrepourmoi.com pour avoir suivis mon histoire et encouragé !

A tous mes abonné(e)s de WordPress que j’ai omis de citer, merci beaucoup !

Last but not least, mes remerciement à ReiPan      pour ses commentaires, ses likes et ses avis.

Bien sur, je remercie tous ceux qui ont lu, ou liront cette histoire.

J’ai appris beaucoup sur l’écriture d’une histoire. D’abord, organiser et planifier son histoire. J’ai commencé cette histoire en « freestyle » comme j’aime le dire. Pas de plan, pas vraiment d’idée pour la fin, pas de travail préliminaire sur la personnalité des personnages.

Dorénavant, il me faudra écrire un brouillon et travailler la trame de l’histoire, qu’elle reste cohérente, que j’en garde le « contrôle » pour pouvoir la corriger et/ou la modifier avant de la poster.

Je sais qu’il y a de nombreuses fautes de français, les fautes, c’est le Bane de ma vie. J’essaierai à l’avenir de faire plus attention mais des coquilles risques de subsister dans les histoires à venir.

Même si cette histoire est violente, j’ai ressenti un certain « attachement », notamment envers Roméo Ladir. Pourquoi l’avoir tué alors me direz vous… Et bien comme l’auteur du « Trône de Fer », G.R.R. Martin, l’a dit un jour : Kill you darlings.

Pour le tueur en série Hugué, je me suis inspiré d’un tueur en série, Ed Gein. Un homme, vivant avec sa mère castratrice, qui a la mort de cette dernière a tué 20 personnes et a utilisé leurs peaux pour faire des abat-jours et autres horreurs.

Je me suis aussi beaucoup inspiré du type de narration utilisé par Stephen King dans « Carrie ».

Je ne stigmatise en aucun cas la religion Catholique et les croyants. C’était juste pour une histoire, rien de plus.

Je voulais aussi apporter un soutient pour la communauté LGBTQ+ qui souffrent en silence. Si vous êtes victime d’agression homophobe ou transphobie contacter la ligne d’écoute SOS homophobie : 01 48 06 42 41 ou sur leurs site : sos-homophobie.com

Soutiens aussi aux victimes de crimes sexuels, notamment l’inceste. En cas de besoin, contacter le numéro vert gratuit et anonyme 0800 05 12 34 ou sur leurs site : enfance-et-partage.org

Voici donc la fin de « Le son des cloches ». J’espère que vous l’avez apprécié et je vous remercie encore de l’avoir lu. N’hésitez pas à donner votre avis et à me laisser des commentaires !

  • À bientôt pour de nouvelle histoire !