Ma petite trouvaille personnelle. Ou pas !

Quand je lisais En Ligne, recueil d’article d’Hemingway, j’ai lu un article dont un passage me rappelai fortement une photographie de lui sur le front espagnol à Teruel, lors de la guerre civile espagnole. Voici l’extrait :

La chute de Teruel (dépêche de la North American Newspaper Alliance).

[…] Le soldat près duquel j’étais allongé avait des ennuis avec son fusil qui se bloquait après chaque coup de feu et je lui montrai comment ouvrir la culasse avec un cailloux […]

Et voici la photographie que je me souvenais avoir vu :

Je n’ai malheureusement pas pu trouver l’auteur de la photo, j’ai pensé à Robert Capa mais je n’ai rien trouvé.

Je ne pense pas avoir fait une découverte inédite, beaucoup de gens ont dû faire le rapprochement, mais je voulais juste partager avec vous ma petite trouvaille personnelle.

Si cela se trouve, j’ai complètement faux sur toute la ligne mais la photographie a bel et bien était prise sur le front de Teruel.

Jaskiers

Le photographe de Mauthausen (bande-dessinée) par

Quatrième de couverture :

Et si le vole du siècle avait eu lieu… dans un camp de concentration nazi ?

En 1941, Francisco Boix, matricule 5385, du camp de concentration de Mauthausen, échafaude avec ses camarades un plan pour voler des photographies témoignant dans crimes commis dans le camp et incriminant les plus hauts dignitaires nazis. Ce plan risqué n’est que le début de son périple pour révéler la vérité.

Une histoire vraie, basée sur des faits réels.

Après avoir lu le livre dont j’ai déjà rédigé l’article et se trouve sur le blog, je devais m’attaquer à la BD.

Je ne suis pas le plus grand connaisseur de bandes dessinés même si je pense avoir lu quelques classiques.

Le scénario prends quelques « liberté » avec la réalité, mais l’auteur, Salva Rubio le mentionne. La réalité a été modifié pour le bien du scénario. Au moins c’est sincère, et cela apporte pas mal de perspectives sur la vie dans le camp de Francisco.

Les photographies de Boix sont inséré en dessin dans la BD, et rends le récit encore plus réel, les manières et les raisons dont celle-ci ont été prises est parfaitement incluse dans l’histoire.

Les dessins sont bons et ressemblent au vrai camp. Je pense que le dessinateur Pedro J. Colombo a dû être influencé par le manga, car par moment, je retrouve l’esthétisme propre à cet art japonais. Ayant lu ma dose de manga dans la jeunesse, je ne pense pas me tromper, en tous cas c’est comme cela que je l’ai ressenti. Cela ne nie en rien à la qualité de la BD. Les transitions sont subtiles, intelligentes et s’harmonisent bien avec le récit.

Le travail sur la couleur est excellente. Sans trop spoiler, les scènes se passant dans le camp sont sombres, grises, oppressantes tandis que les scènes dehors sont colorées pleines de vies et de lumières.

Partie documentaire :

Cette partie est extrêmement intéressante, vraiment un ajout important pour l’œuvre.

Une biographie simple avec beaucoup de photos de Boix, petit, des anecdotes, les vraies photographies que l’ont peux trouver en dessin dans la BD qui apportent énormément à l’ensemble de votre lecture et à la compréhension de celle-ci ainsi que de l’épopée de Bloix.

À la fin, les mots très intimes et pleins de courage des auteurs espagnols de cette ouvrage, mettant en avant leurs jeunesses et leurs quêtes de vérités.

Un atout majeure après la BD, une vraie bonne addition.

J’aimerai ajouter que, personnellement, l’école ne m’avait jamais appris le sort des réfugiés républicains, et encore moins de leurs traitements inhumains de certains français à leurs égards.

Je vous laisse avec un extrait de la partie documentaire :

[…] Boix a lui même affirmé possède plus de 20 000 négatifs, […] et qui sont peut-être reste à Paris. Si tel est le cas, il se peut qu’un jour ils soient retrouvés, comme la célèbre « valise mexicaine » de Robert Capa.

Une telle découverte ne serait pas une première : en 2013, un nouveau lot 706 photos de la guerre civile espagnole a été retrouvé. Les photos ont été identifiées par l’association Fotoconnexio comment ayant été prise par un tout jeune Boix. Les autres photos de Mauthausen ainsi que le livre que Boix a écrit en captivité, intitulé Spaniaker, seront-ils un jour retrouvés ?

— Dedico este artículo a los refugiados españoles de la Segunda Guerra Mundial a quienes Francia traicionó. —

Jaskiers

L’élection présidentielle américaine, une analyse approfondie et sérieuse.

D’un côté, Donald J. Trump, candidat à sa propre réélection. Caractériel, incisif, dur, cruel, impulsif, ancienne star de la télé réalité. Qualifié de raciste, d’antisémite, sexiste, qualifiant les suprematistes blanc comme des « good guys » et accros à Twitter. De l’autre côté, Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama. Il se présente avec Kamala Harris comme vice présidente, elle pourrait être la première femme Vice Présidente des Etats-Unis. Biden est plus connu sur l’internet comme étant le « Biden Bro », un meme devenu populaire après la victoire , surprise, de Trump en 2016, où les internautes le mettaient en scène en train d’essayer de faire de mauvaise blague à Trump quand avant son entrée à la Maison Blanche. Voilà pour la présentation des protagonistes.

Maintenant, comment fonctionne l’élection présidentielle américaine. Pas par le vote à la majorité comme chez nous en France (celui qui a le plus de vote gagne) mais par le vote des grands électeurs. Ainsi…

Non sérieusement, je crois qu’on à assez bouffé de politique américaine ces derniers jours, et de la politique de Trump et ses péripéties aussi pathétiques qu’inquiétantes les unes que les autres. Alors voilà un gif de chat et un gif de chien (pas de jaloux comme ça) pour oublié ce bordel mondial dans lequel nous vivons.

J’attends le prix Pullitzer pour cet article. Ne me remerciez pas.

P.s : Biden a gagné et tant mieux, je pense et je j’espère que l’Amérique pansera ses plaies laissé par l’administration Trump.

Jaskiers