La ligne rouge par James Jones

À chacun sa guerre

Quatrième de couverture :

Par l’auteur de ‘Tant qu’il y aura des hommes’

1942. Une compagnie d’infanterie débarque sur l’île de Guadalcanal, lieu stratégique de l’offensive japonaise visant à contrôler l’ensemble du Pacifique.

Des soldats et des officiers qui ne sont pas des « héros », mais juste des hommes aux prises avec la nécessité de survivre et de se battre.

Un effarant et prodigieux témoignage, dépourvu de toute sentimentalité, pas l’un des plus grands écrivains américains, auteur de « Comme un torrent », qui a lui-même combattu et a été blessé à Guadalcanal.

Sûrement l’un des meilleurs livres jamais écrits sur la guerre, « La ligne rouge » vient d’être adapté au cinéma par Terrence Malick. Un film pour lequel on parle déjà aussi de chef-d’œuvre.

Avant propos de Romain Gary.

L’histoire suit la section C-comme-Charlie de leur débarquement sur Guadalcanal jusqu’à la fin de la campagne de l’île.

Entre ces deux événements, vous connaîtrez les soldats de ce roman intimement, vous irez dans les recoins les plus sombres de leurs êtres traumatisés, vous accompagnerez ces militaires dans leurs première expérience de la guerre. Et plus spécifiquement celle du Pacifique.

La jungle, la chaleur, les rivalités entre officiers, la sexualité, l’homosexualité, l’homophobie, le racisme, la vie, la mort, le courage, la lâcheté, le sadisme, la peur, l’amitié, l’amour, la trahison, la soif, les blessures (physiques et mentales) mélangés au sang. Le sang de jeunes hommes loin de leur pays, sur une île au milieu du Pacifique.

Emmené à attaqué une énorme colline rocailleuse surnommée L’éléphant dansant, ils feront leurs premières expériences de la guerre. Dans tous ce qu’elle a d’injuste, d’inhumain et de cruelle.

La bataille de Guadalcanal, pour ceux qui sont encore debout pour combattre, ne se termine pas là.

La crevette géante bouillie, la limace de mer et le village de BoulaBoula les attends. Ces surnoms viennent des officiers de renseignements, les reliefs des collines ressemblant à ces animaux. Petit clin d’œil de l’auteur pour comparer l’Homme et l’animal ? Peut-être pas, car le roman est tiré du vécu de l’auteur, soldat durant la bataille de Guadalcanal. Je crois qu’il était coutume dans cette guerre de donner des surnoms à plusieurs objectifs, peut-être pour mieux se repérer et, en creusant un peu, prendre un peu de distance avec la réalité brutale qu’est devenu leur quotidien ?

Le roman s’appuie sur le vécu de l’auteur. Il change les noms des protagonistes et des lieux, lui permettant de raconter son histoire et d’écrire sans freins ! La force de la fiction pour raconter la réalité, une leçon d’Hemingway !

Chaque personnage a son histoire, son background, on s’identifie ou non, à certains de ces jeunes bidasses, dans la jungle, la boue, les débris des mortiers, les balles qui fusent et détruisent les corps, les exactions et les tortures dans les deux camps.

La ligne rouge n’est pas un repère géographique ni une limite physique, c’est une expression pour désigner le basculement du psyché des soldats, aller toujours plus loin, puiser dans ses limites jusqu’à franchir, pour certains, la folie. Que faire, ou ne pas faire, pour ne pas franchir cette limite ? Cette Ligne rouge ?

C’est un très bon récit de guerre, un des meilleurs que j’ai lu, même si j’ai peiné à me situer géographiquement dans le récit.

Je dirai que ce roman est dans la même veine que celui de Norman Mailer, Les nus et les morts. Peut-être encore plus vrai, car James Jones parle de sexualité, d’homosexualité, chose que je n’avais jamais lu dans un livre de guerre. Je n’ai jamais lu de livre parlant de relations homosexuelles entre soldats, ce qui fait de ce livre de guerre un livre vrai, unique, sans fioritures, sans censure, sans omission. Brut de décoffrage, réaliste.

L’obsession et la recherche de réponses aux questions qu’ont dû se poser tous les soldats est le sujet principal du livre, c’est à dire, pourquoi nous battons nous ? Pour qui ? Pourquoi toujours les mêmes ? Pourquoi les guerres semblent ne jamais disparaître dans notre société ? La guerre est-elle une chose normale, qui est ancrée dans l’Homme ? Tuer, être tué, pourquoi l’Homme l’accepte-t’il, en grande majorité, quand il s’agit de défendre sa nation ? Et après la guerre, que deviendront-ils ? Sommes nous vraiment libre, au final, quand l’État nous oblige à tuer ? Quand la société nous encourage à tuer le plus d’êtres humains d’ennemis et nous porte en héros ? Autant de question que l’auteur adresse au lecteur, avec ses réponses à lui, parfois, tout en nous laissant réfléchir aux autres de nous même.

James Jones dévoile sa guerre, sous forme de roman, sans rien censurer. C’est là, je pense, que réside le succès du livre.

Voici, comme d’habitudes des extraits importants, de mon point de vu, ayant pour principals sujet la guerre vu par le soldat de terrain.

Tandis qu’ils se préparaient au débarquement, pas un d’entre eux ne doutait, théoriquement, qu’un certain pourcentage de l’effectif demeurerait à jamais dans l’île, que les morts seraient nombreux. Mais pas un ne pensait être de ceux-là.

Un des risques du métier militaire était que tous les vingt ans, c’était réglé comme du papier à musique, la partie de l’humanité à laquelle on appartenait, quelles que soient ses ambitions ou sa politique, se laissait entraîner dans une guerre à laquelle on devait bien participer.

Curieux, avec respect, en silence, en retenant son souffle. Ils ne pouvaient retenir leur curiosité ; le sang frais était si rouge, si vif, si réel, et ces trous béants dans des chairs palpitantes un bien étrange spectacle. Cela avait quelque chose de vaguement obscène. C’était une chose qu’ils n’auraient pas dû regarder, ils le sentaient, mais qui attirait leurs regards, malgré eux, qui donnait envie de s’approcher, pour voir de plus près.

Chacun pour soi, les hommes s’efforçaient d’imaginer leur propre mort, de sentir la balle les traverser, crever le poumon, et ils étaient les jouets de leur propre esprit.

De toute évidence, ils avaient tout bonnement peur ; tandis que lui, il était terrifié, il aurait donné tout ce qu’il possédait au monde – et même ce qu’il ne possédait pas s’il avait pu mettre la main dessus – pour ne pas être là en train de défendre sa patrie. Au Diable la patrie ! Que les autres la défendent !

Comparé au fait qu’il pouvait fort bien être mort le lendemain à la même heure, son courage ne rimait à rien. A côté de sa mort éventuelle le lendemain, rien ne rimait à rien. La vie n’avait pas d’objet. Tout était inutile.

[…] que des créatures qui parlaient un language, qui marchaient debout sur deux jambes, qui portaient des vêtements, qui construisaient des villes et qui prétendaient être des hommes pussent vraiment traiter leurs semblables avec une telle cruauté bestiale. Manifestement, le seul moyen de survivre dans cet univers de prétendue culture humaine élaboré par l’homme et dont l’homme était si fier, c’était de se montrer encore plus dur, encore plus mauvais, encore plus cruel que tous les autres.

Il avait tué un être humain, un homme. Il avait commis la chose la plus atroce qu’un homme pût commettre […] Et personne au monde, personne au monde, ne pouvait le lui reprocher. Personne ne pouvait rien lui faire. Il se tirait à blanc d’un assassinat.

Demain, quelqu’un d’autre serait à sa place. C’était une vision d’horreur ; tous autant qu’ils étaient répétant les mêmes gestes, tout aussi impuissants à y mettre fin, se prenant tous, avec fierté, avec ferveur, pour des hommes libres. La vision s’étendît aux centaines de nations, aux millions d’hommes qui accomplissaient les mêmes gestes sur des milliers de collines à travers le monde entier. Et ça ne s’arrêtait pas là. Ça continuait. C’était le concept – le concept ? Le fait, la réalité – de l’État moderne en pleine action.

Quelle était donc la puissance qui décidait que tel homme serait touché, tué, et non tel autre ?

« – Morts, sanglota-t-il. Tous mort, mon capitaine. Tous jusqu’au dernier. Je suis le seul. Tous les douze. Douze jeunes gens. Je veillais sur eux. Je leur ai appris tout ce que je savais. Je les ai aidés. Ça n’a servi à rien. Ça ne veut plus rien dire. Morts. »

C’était ça la guerre ? Il n’y avait pas de suprême épreuve de force, pas d’actions d’éclat, pas de combats héroïques sabre au clair, pas de cris de guerre de Vikings, pas de tir précis. Il n’y avait que des chiffres. Il était tué pour des chiffres.

Ils se prenaient pour des hommes. Ils croyaient tous qu’ils étaient des êtres réels. Ils le croyaient sincèrement. De quoi rigoler ! Ils se figuraient qu’ils prenaient des décisions, qu’ils menaient leurs vie à leur guise, et s’arrogeaint fièrement du titre d’hommes libres. La vérité, c’étaient qu’ils étaient là, et qu’ils allaient y rester, jusqu’à ce que l’État ou une quelconque autorité leur dise d’aller ailleurs, et ils riaient. Mais ils iraient librement, ils choisiraient d’y aller, car ils avaient leur libre arbitre, ils étaient des hommes libres. Mon cul, tiens.

[…] il y avait cette autre chose, qu’il ne pouvait pas nommer, cette chose sexuelle. Les autres l’éprouvaient-ils ? Se pouvait-il que toute la guerre, toute guerre, fut à la base un acte sexuel ? Une sorte de perversion sexuelle ? Ou un complexe de perversions sexuelles diverses ? Ce serait un sujet de thèse marrant, et que Dieu ait pitié des hommes.

C’était extraordinaire de penser que plus on tenait le coup dans cette histoire, moins on avait de pitié pour les autres qui se faisaient esquinter, du moment que soi-même on était sain et sauf. Il s’en fallait parfois de quelques mètres à peine. Mais la terreur se limitait de plus en plus à ces instants où sa propre peau était en danger.

Brusquement, il se dit qu’il les aimait tous, ses hommes, même ceux qui ne lui plaisaient guère. Qu’aucun homme ne devrait passer par une expérience pareille – non, même pas ceux qui aimaient ça ! Ce n’était pas naturel. A moins que ça ne soit que trop foutrement naturel ?

[Il] ne pouvait s’empêcher de se demander si seulement l’un d’eux était réellement redevenu ce qu’il avait été auparavant. Il ne le pensait pas. Pas franchement, en tous cas. Peut-être, quand la guerre sera finie depuis longtemps, quand chacun aurait érigé selon ses besoins sa propre forteresse de mensonges, et enregistré assez de mensonges sur la propagande nationale leur distillerait […] Ils pourraient alors feindre, aux yeux les un des autres, d’être des hommes. En évitant d’avouer qu’ils avaient un jour distinguer au fond d’eux-mêmes quelque chose de bestial qui les avait terrifié. Mais si l’on allait par là, la plupart d’entre eux s’y appliquaient déjà.

Ils subissaient tous, naturellement, le plus grave choc émotionnel de leur jeune existence […] Tandis que le miséricordieux engourdissement se dissipait, la foi qu’ils avaient eue en leur invulnérabilité leur paraissait de plus en plus ridicule, et la peur de la mort revenait les hanter et les torturer.

Sur le contrefort abrupt, parsemé de pièces de fourniment abandonnées, y compris des fusils, il y avait une civière. Un jeune soldat à la figure encore enfantine y gisait, mort. Les yeux et la bouche étaient fermés, et un bras pendait en dehors du brancard. L’autre main, contre le cuisse, était complètement noyée jusqu’au poignent dans une incroyable mare de sang gélatineux déjà à demi coagulé qui remplissait presque entièrement le creux que faisait le poids du corps dans la toile de la civière. […] « Regarder ce que vous avez fait, vous des êtres humains, à ce gosse qui aurait pu être moi ! Parfaitement, moi, espèce… espèce d’hommes. »

[…] tous les soirs il y avait une séance de cinéma en plein air à laquelle ils assistaient tous, pour rêver avec nostalgie devant les images scintillantes de la vie brillante et libre de Manhattan, de Washington ou de Californie qu’ils étaient là pour défendre, et qu’ils n’avaient jamais connue sauf au cinéma.

Les hommes transforment leurs guerres, dans les années qui suivent les combats. C’était toujours la même histoire : « Je croirai à tes mensonges si tu crois aux miens. » L’Histoire avec un grand H.

Il commençait à en avoir foutrement marre d’expliquer à des petits trou-du-cul morveux que pour le monde, la guerre, la nation, la compagnie ils ne valaient pas tripette ; qu’ils n’étaient qu’une marchandise à dépenser ; qu’il pouvaient tous mourrir jour après jour et un par un, et qu’on s’en foutrait du moment qu’il arrivait des renforts pour les remplacer. Bon Dieu, il se prenait pour quoi ?

Ce qu’il y avait de pire, c’était le pourcentage de chance, le hasard. Le soldat le plus parfait, le mieux entraîné, ne pouvait y échapper, à cet élément de chance, ne pouvait se protéger contre le hasard.

Tout au long de la ligne, bien d’autres soldats éprouvaient aussi cette même impression de vide au creux de l’estomac, ce même picotement nerveux des couilles, et des conversations chuchotées toute la nuit, d’un trou à l’autre, tandis que les hommes fumaient prudemment, dans leurs mains repliées. Ils savaient maintenant qu’il en serait toujours ainsi à la veille d’une attaque.

Il était lui-même intimement persuadé d’être vraiment le seul, mais vraiment le seul, à comprendre de quoi il en retournait. La maison, la famille, la patrie, le drapeau, la liberté, la démocratie, l’honnêteté du Président. De la couille.

La guerre moderne ! On ne pouvait même pas faire semblant qu’elle était humaine !

Oui, eh bien l’humanité, cette bande d’animaux « honorables », elle pouvait aller se faire mettre ! L’humanité, il lui pissait à la raie. C’était tous ce qu’elle méritait, l’humanité !

Des hommes normaux, dans une situation normale, des soldats normaux, tous, qui avaient accepté une mission normale, et la mort les frappa normalement – sauf que personne ne meurt normalement.

Rien que des gars normaux. Une mission relativement normale. Et maintenant, plus que des morts.

—-

J’ai aussi aimé le language cru. L’auteur ne passe pas par quatre chemins, c’est comme ça qu’un militaire parle et pense après tant d’épreuves. Plus le temps pour les beaux mots. La beauté de leur fragile innocence, envolée par la mort omniprésente, leur vocabulaire suit, ainsi que leur attitude, leur valeurs et leur manière de penser, assassinés par la guerre à un si jeune âge.

Je précise que je n’ai pas vu le film. J’ai trouvé sur internet le synopsis du film qui a l’air différent du livre. Dans tous les cas, je ne pourrai pas faire de comparaison entre les deux œuvres. Peut-être l’avez vous vu ? Dans se cas, n’hésitez pas à partager vos impressions sur le film.

Jaskiers

Trois ouvrages de Stéphane Bourgoin sur les serial killers.

Avant de commencer mon article, je suis tombé sur un article très bizarre concernant l’auteur, Stéphane Bourgoin. J’ai donc pris mes pincettes avant de commencer à lire ses ouvrages. Voici l’article en question : https://www.google.com/amp/s/amp.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Stephane-Bourgoin-Serial-Menteur-Dans-Match-il-passe-aux-aveux-1684548

Je tiens aussi à préciser que cet ouvrage et les deux autres qui arrivent sur le blog étaient des cadeaux de Noël offert à une proche, passionnée de ce genre de chose. Et je suis curieux, donc j’ai décidé de m’y ouvrir pour voir de quoi il en sortait.

Descendons ensemble, ou pas, dans l’horreur gratuite.

Quatrième de couverture :

Les terrifiantes confessions de 12 tueurs en série

« Un descente aux enfers dans le psyché des pires criminels que l’histoire a vus naître »

Les Inrockuptibles

Stéphane Bourgoin réunit pour la première fois en un volume les confessions, textes autobiographiques et nouvelles, inédits ou rares, de tueurs en séries, meurtriers de masses et autres criminels. Aussi terribles qu’éprouvante, cette anthologie meurtrière donne à voir l’abîme ouvert par ces esprits maléfiques et dérangeant. Une véritable plongée au cœur d’une machine implacable, où l’autre n’est qu’un simple objet destiné à assouvir le goût du meurtre.

Spécialiste français des tueurs en séries, Stéphane Bourgoin est mondialement reconnu. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et documentaires sur le sujet.

Je n’ai aucune sympathie pour les tueurs en séries. Ce qui peut m’intéresser dans leurs cas, c’est leurs psychologies. On ne peux porter aux nues ces laches qui tuent plus faible qu’eux. Voici l’extrait d’un texte biographique écrit par un de ces serials killers dont je ne nommerai que par ses initiales :

« Si vous prenez la peine d’examiner en détails tous mes crimes, vous vous rendrez compte que j’ai toujours suivi un seul et unique précepte dans l’existence. De m’attaquer aux plus faible, aux plus vulnérables et à ceux qui n’étaient pas sur leurs gardes. C’est ce qu’on m’a appris : la puissance fait Loi. »

C.P.

Autant vous dire que l’ouvrage est un tout petit recueil d’écrits de tueurs agrémenté de commentaires de l’auteur.

Je n’ai rien appris dessus. Non en faite, j’ai appris ce qu’ils ont fais, mais rien d’important dans la lecture ne m’a appris quelque chose d’important. C’est une lecture pour ceux qui ont un intérêt et/ou une curiosité morbide à combler.

J’ai peut-être appris quelque chose en fin de compte, que l’être humain peut tuer sans raison et être lâche. Mensonge, mes lectures précédentes m’ont déjà montré se côté de l’Homme, mais sous d’autres formes.

Je ne conseil pas se livre, à par comme je l’ai dis plus haut, si le gore et le dérangeant (extrêmement d’ailleurs) vous passionne. Les victimes ne sont que très peu mentionner, les survivants non plus. Je pense que l’auteur s’est fait de l’argent facile avec se petit livre. 90 % des textes à l’intérieur proviennent des tueurs en série.

Deuxième Ouvrage

Le livre noir des serial killers de Stéphane Bourgoin

Quatrième de couverture :

Plongeon abyssal dans la tête de tueurs en série

Stéphane Bourgoin a rencontré plus d’une soixantaine de tueurs en série à travers le monde. Il relate ici l’histoire, retrace le profil psychologique et analyse la personnalité de six d’entre eux. Et non des moindres. Du Vampire de Düsseldorf à l’Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibal de Milwaukee, ce sont à chaque fois de véritables monstres auxquels il nous confronte. Âmes sensibles s’abstenir !

Entamons donc la deuxième lecture. Le livre est un peu plus consistant que le premier présenté si-dessus.

Il se concentre sur 6 tueurs, en détails.

Beaucoup de répétitions, beaucoup de détails horribles… J’ai trouvé cet ouvrage un peu plus intéressant, comparant récits de tueurs avec rapports de psychiatre et survivante (car l’écrasante majorité des victimes sont des femmes). Les témoignages sont dure à encaisser. L’horreur, l’inhumanité et la manipulation de ces assassins transpirent via leurs comportements et leurs aveux. Ils manipulent les autorités, les policiers, les lois avec une impressionnante facilitée. Aucun d’eux ne semble éprouver de vrais remords. À part quant il s’agit de manipuler.

Beaucoup de ces tueurs ont eu une enfance difficile. Mais ce n’est pas une excuse. Beaucoup de personnes ont eux une enfance difficile et ne sont pas devenues des assassins sans pitiés. « L’excuse » de l’enfance difficile, bien qu’ayant joué sur le psyché des tueurs n’est pas une explication, ou la raison, de leurs crimes atroces. Puis souvent, ils mentent.

De la documentation provenant du FBI apporte une dose importante dans la compréhension et les manières que les forces de l’ordre utilisent pour appréhender ces criminels. Bien que les forces de l’ordre ai commis d’énormes erreurs, laissant parfois le champs libre à ces criminels pour continuer leurs horribles forfaits.

Voici un passage intéressant que Bourgoin partage, celui de l’agent du FBI Robert Kessler sur la peine de mort (je censure le nom du tueur) :

« D’une certaine manière, K, avec ses souvenirs précis, son regard critique sur les actes qui l’ont amené en prison, illustre parfaitement la nécessité pour la société de maintenir en vie ces meurtriers implacables. Je reste persuadé qu’on commet une grave erreur en les exécutant ; il faut contraire les garder en prison, les soigner et, ce faisant, apprendre d’eux les moyens de combattre à l’avenir une criminalité qui nous dépasse. Oui je maintiens que nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Exécuter de tels assassins n’offre aucun avantage pour la société. La peine capitale n’a rien d’exemplaire, et n’empêchera certainement pas des serial killers en herbe de tuer, tout simplement parce que l’emprise de leurs fantasmes restera toujours la plus forte. De plus, il est faux de prétendre qu’une exécution économise l’argent de l’Etat : aujourd’hui, pour tuer un condamner, il faut dépenser des millions de dollars en frais de justice. Il est bien plus utile de garder des assassins comme K en prison ; nous gagnons beaucoup à les étudier. »

— Troisième Ouvrage —

Serial Killers : enquête mondiale sur les tueurs en série de Stéphane Bourgoin.

Quatrième de couverture :

Noms des tueurs censurés par mes soins

Avec la collaboration d’Isabelle Longuet et Joël Vaillant

Ouvrage de référence, traduit dans le monde entier, cette édition revue et augmentée pour la quatrième fois et le résultat d’une trentaine d’années de recherches sur ces criminels qui tuent en série sans mobile apparent, et le plus souvent sous l’emprise de pulsions sexuelles. Ils commettent leurs forfaits en toute impunité pendant des mois, voire des années.

Stéphane Bourgoin a pu s’entretenir avec plus de soixante-dix de ces serial killers dans des prisons de hautes sécurités. Cannibales, comme O.T. ou le pedophile sud-africain S.W. ; psychotiques, tel G.H., dont le cas inspiré le personnage de Buffalo Bill dans Le silence des agneaux ; ou R.C. et J.R., authentiques vampires modernes ; femmes criminelles, comme M.B. ou C.F. ; tueurs d’enfants à l’exemple de J.J. et A.F. ; nécrophiles et chasseurs de têtes, à l’image de G.S. et E.K. qui sert de modèle au Hannibal Lecter de Thomas Harris ; étrangleurs de prostituées à la façon d’A.S., tous expérimentent les mêmes fantasmes sanglants – et une absence totale de remords.

Grâce à de nombreux séjours à l’étranger, l’auteur a rencontré les agents spéciaux du FBI chargés d’étudier ces assassins hors norme, ainsi que des profilers du monde entier qui utilisent une approche psychologique et des bases de données informatiques pour résoudre les enquêtes. Leurs conclusions sont confrontées à l’avis des plus grands psychiatres dans le domaine.

L’ouvrage est complété par de nouveaux entretiens et portraits de tueurs, un cahier-photos revisité, une étude sur la « détection de la sérialité » par le colonel de gendarmerie Joël Vaillant et une étude sur les nouvelles méthodes d’investigation informatique du FBI.

Le livre est un mastodonte de plus de 1 000 pages, coupé à la moitié par un album photo.

La première partie concerne les manières et tactiques que les forces de l’ordre utilisent pour arrêter ces criminels. Il est terrifiant de réaliser que la Police et la gendarmerie française sont encore très loin d’être au niveau des forces américaines. Nous sommes à la traîne.

Une partie sur les femmes serial killers éclaire les théories selon lesquelles il y a peu de tueuses en série, ce qui est vrai. Mais leurs méthodes sont complètement différentes de celle des hommes. Et tout aussi meurtrière.

L’interview de 3 profilers s’avère très intéressant dans le ressenti et l’impact que se métier peut avoir sur leurs vies.

Stéphane Bourgoin reprend des passages des deux livres précédents, se qui est un peu frustrant. Mot à mot ou presque. Si l’un de ces ouvrages vous intéressent, je vous conseil de prendre celui la. Prenez note qu’il fait plus de 1 000 pages.

L’ouvrage prends un tournant très intéressant, il faut l’avouer. Et il est très bien écrit. Les interviews réalisaient par Bourgoin sur ces tueurs s’avèrent très intéressant, une plongée dans le psyché directement. Sans fard. Je suis maintenant tenté de me procurer des ouvrages sur l’interview de ces tueurs, quelque chose dans ces interviews est captivant, je l’avoue. Mais après la lecture de se livre, j’ai ma dose d’horreur. Ces trois livres ont remplis leur objectif, nourrir ma curiosité morbide, je n’ai plus besoin de dose d’horreur humaine.

La fin du livre est une sorte de « compilation » de tueurs en séries, classés par ordres alphabétiques avec énormément d’ouvrage pour en apprendre plus sur chacun d’entres eux.

Je quitte se livre exténuant en me demandant comment des personnes peuvent bien baigner dans ces horreurs, par « passion », « intérêt ». Je peux comprendre l’utilité de se genre de livre pour les professionnels, gendarmes, enquêteurs, psychiatres, psychologues ect… je ne dénie pas que ces livres pourraient les aider dans leurs métiers, quant à nous, lecteur lambda, je me demande ce qu’ils peuvent bien apporter… peut-être à nous rendre plus attentif envers notre environnement et notre entourage. Peut-être. Car cela pourrait mener à de la paranoïa.

Mais après tout, ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que quelqu’un ne vous suit pas actuellement. Peut-être même que ce quelqu’un vous regarde actuellement.

Mon verdict :

Comme noté au début de mon article, les serial killers ne sont pas une de mes passions. Par contre, je mentirai si je n’avouai pas la curiosité morbide qui m’a attiré à lire ces livres. Avouons le, nous sommes humains, nous aimons nous faire peur, nous ralentissons notre allure quand un accident s’est déroulé sur le bord de la route, et nous nous devons de jeter un coup d’œil.

Ce qui m’intéressais le plus, c’était le côté psychologique. Les maladies. Les personnalités. Les crimes, ça, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Mais j’ai quand même été servis par ces ouvrages.

Je voudrais pointer un problème que j’ai observé sur internet. Celui des gens, et disons la vérité, des femmes, qui adulent ces tueur en séries. Il y a des fanbases de tueurs en séries, des site de Murderabilia (terme signifiant la vente d’œuvres d’arts, d’objets, ayant appartenus à des tueurs sur internet). Je pense qu’il ne faut pas confondre fascination et admiration. Comme il ne faut pas confondre évolution et amélioration. Nous pouvons évoluer (dans tous sujets) négativement comme positivement. Amélioration par contre signifie que quelque chose devient positif, de retour à la normale. Fascination, pour moi, semble synonyme de curiosité, d’intérêt, tandis qu’admiration semble porter un intérêt plus poussé pour un sujet, un modèle, un but. Et cela est effrayant. Effrayant n’est peut-être pas le bon mot, mais je crois qu’admirer un tueur signifie qu’il y a peut-être un petit soucis, un manque à combler ou plus grave, mais je ne suis pas psychiatre. Les tueurs en série sont des lâches, la grande majorité des hommes qui s’attaquent à plus faible qu’eux. On oublie les victimes, les survivants, leurs familles. Imaginez vous, tant que faire se peut, être un proche d’une victime d’un de ces assassins et de voir que des gens l’admirent, le vénèrent, sont même attiré par eux. Que ressentiriez vous ? Certains même de ces fans vont jusqu’à insulter les victimes, les traiter de menteurs.

Tous cela pour dire qu’il faut faire attention sur internet, qu’il ne faut pas se faire berner par ces tueurs qui, si vous les admirez, ne vous considère pas comme des êtres humains mais des objets. Rien n’est possible avec eux.

Ces monstres ne ressemblent pas, pour la plupart, à des tueurs comme notre imaginaire peut se les représenter. Ils ressemblent à des personnes comme vous et moi, on ne peux plus normales. Du moins extérieurement. Certains même ont du charme, de l’intelligence, du savoir-vivre. Les vrais monstres ne ressemblent pas à des monstres. Mais à votre voisin, à votre collègue, voir même peut-être à vos amis.

Voici un extrait de l’avis de Stéphane Bourgoin dans Serial Killers : enquête mondiale sur les tueurs en série. :

Pourquoi un tel intérêt [pour les tueurs en série] ? Serait-ce un moyen pour chacun d’entre nous de transgresser la morale ou une transposition moderne de la « catharsis » ? Ne s’explique-t-il pas aussi par le désir profond de comprendre ce qui peut inciter ces tueurs, que rien ne distingue des honnêtes gens, à passer à l’acte ? Il doit bien exister une raison à ces actes irrationnels ! La réponse n’est pas évidente surtout quand les avis des experts divergent quant aux origines du « mal ». Cette violence résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs : prédispositions génétiques, dérèglements hormonaux ( sérotonine, testostérone…), événements déstructurants (violences familiales, abus sexuels…), influence du milieu dans lequel ils évoluent depuis leur naissance. Difficile aujourd’hui de cerner la part exacte de l’acquis et de l’inné. Les travaux des experts en neurosciences apporteront peut-être d’autres éléments de réponse. Néanmoins pour tous les spécialistes, une seule certitude, on ne naît pas tueur en série, on le devient.

Jaskiers

Saturno devorando a un hijo de Francisco de Goya

Saturne dévorant un de ses fils – Francisco de Goya

J’ai découvert Goya grâce à Hemingway. Goya n’était pas le peintre préféré de Hemingway, lui c’était Cezanne. L’une des occupations préférées d’Ernest en Espagne après la Corrida était de visiter le musée du Prado, il en parlait beaucoup dans ses correspondances, tombant même amoureux d’une peinture ! Il y mentionnait Goya, que j’avais déjà vu en lisant La Peste de Camus car une peinture de Goya, Le préau des pestiférés faisait office de couverture.

Ma curiosité était piquée !

À la première vue de ses œuvres, j’ai ressenti beaucoup de colère, du sombre, de la tristesse et de la violence.

Et la vue de cette peinture sanguinolente m’as interpellé.

Quelle violence ! C’en est presque gore ! C’est dérangeant. Choquant. Je m’imagine Goya, peignant cette œuvre, dans quel état d’esprit était-il ? Pourquoi faire cette œuvre ? Il y a t’il un message personnel ? Un besoin d’extérioriser une colère ? Une angoisse ? Une peur ?

Et que dire du titre de l’œuvre ? À l’image de la terreur que peut exercer sur vous se tableau. Même le nom est dérangeant !

En tous cas, je doute que cette peinture vous ai laissé indifférent.

Je ne suis pas nécessairement amateur de peinture, je n’ai aucune connaissance solide en la matière ni de vraie culture. Je partage juste mon sentiment à l’égard de cette peinture comme le néophyte que je suis.

Voici la page Wikipedia de l’œuvre pour en prendre connaissance.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_d%C3%A9vorant_un_de_ses_fils?wprov=sfti1

Jaskiers

Le son des cloches | NDA et Remerciements

www.wattpad.com/1008641956

Je voulais tout d’abord remercier ma petite sœur hailsbbie  pour m’avoir fait découvrir Wattpad et m’avoir donnée un coup de pouce pour mes débuts.

Je voudrais ensuite remercier paquerite.com pour avoir été l’une des premières lectrices à me donner son avis sur mon récit, n’hésitez pas à aller consulter son blog !

Mes remerciement à Firenz’ de laplumedemouette.wordpress.com

Aussi, Lili de vivrepourmoi.com pour avoir suivis mon histoire et encouragé !

A tous mes abonné(e)s de WordPress que j’ai omis de citer, merci beaucoup !

Last but not least, mes remerciement à ReiPan      pour ses commentaires, ses likes et ses avis.

Bien sur, je remercie tous ceux qui ont lu, ou liront cette histoire.

J’ai appris beaucoup sur l’écriture d’une histoire. D’abord, organiser et planifier son histoire. J’ai commencé cette histoire en « freestyle » comme j’aime le dire. Pas de plan, pas vraiment d’idée pour la fin, pas de travail préliminaire sur la personnalité des personnages.

Dorénavant, il me faudra écrire un brouillon et travailler la trame de l’histoire, qu’elle reste cohérente, que j’en garde le « contrôle » pour pouvoir la corriger et/ou la modifier avant de la poster.

Je sais qu’il y a de nombreuses fautes de français, les fautes, c’est le Bane de ma vie. J’essaierai à l’avenir de faire plus attention mais des coquilles risques de subsister dans les histoires à venir.

Même si cette histoire est violente, j’ai ressenti un certain « attachement », notamment envers Roméo Ladir. Pourquoi l’avoir tué alors me direz vous… Et bien comme l’auteur du « Trône de Fer », G.R.R. Martin, l’a dit un jour : Kill you darlings.

Pour le tueur en série Hugué, je me suis inspiré d’un tueur en série, Ed Gein. Un homme, vivant avec sa mère castratrice, qui a la mort de cette dernière a tué 20 personnes et a utilisé leurs peaux pour faire des abat-jours et autres horreurs.

Je me suis aussi beaucoup inspiré du type de narration utilisé par Stephen King dans « Carrie ».

Je ne stigmatise en aucun cas la religion Catholique et les croyants. C’était juste pour une histoire, rien de plus.

Je voulais aussi apporter un soutient pour la communauté LGBTQ+ qui souffrent en silence. Si vous êtes victime d’agression homophobe ou transphobie contacter la ligne d’écoute SOS homophobie : 01 48 06 42 41 ou sur leurs site : sos-homophobie.com

Soutiens aussi aux victimes de crimes sexuels, notamment l’inceste. En cas de besoin, contacter le numéro vert gratuit et anonyme 0800 05 12 34 ou sur leurs site : enfance-et-partage.org

Voici donc la fin de « Le son des cloches ». J’espère que vous l’avez apprécié et je vous remercie encore de l’avoir lu. N’hésitez pas à donner votre avis et à me laisser des commentaires !

  • À bientôt pour de nouvelle histoire !
  • Joker de Todd Phillips

    Synopsis :

    Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comédien de stand-up raté, est agressé alors qu’il erre dans les rues de Gotham déguisé en clown. Méprise de tous et bafoué, il bascule peu à peu dans la folie pour devenir le Joker, un dangereux tueur psychotique. Un chef d’œuvre du réalisateur Todd Phillips.

    Comme je l’ai écrit pour mon article sur Once upon a Time in Hollywood, je ne suis pas un fin connaisseur de films. MAIS, ce Joker m’as attiré depuis plus d’un an.

    Je me souviens de Phoenix dans Gladiator, film qui m’as marqué. Je connais aussi l’immense De Niro mais surtout, j’ai une fascination bizarre pour le Joker.

    Car le Joker est peut-être le vilain le plus connus, mais aussi et surtout, je suis fasciné par la « psychologie » du personnage. Le Joker semble être un rôle que beaucoup d’acteur rêve de jouer, et ceux qui l’ont incarné précédemment (Mark Hamill, Jack Nicholson, Heath Ledger…) ont tous endossés avec brio et sérieux le rôle du vilain. Heath Ledger remportera, à titre posthume, l’Oscar du meilleur acteur pour un second rôle pour son interprétation du Joker dans Batman : The Dark Knight. Et au début de l’année 2020, Joaquin Phoenix a remporté l’Oscar du meilleur acteur pour Joker.

    J’avais donc beaucoup de raisons d’espérer voir un bon film, un chef-d’œuvre comme présenté dans le résumé.

    Trivia sympa : l’inspiration pour la création du Joker et de son sourire vient du film muet allemand L’homme qui rit, tiré du roman eponyme de Victor Hugo ! Les traits de l’acteur Conrad Veidt ont servit pour la création graphique du Joker ! (voir photo)

    Place maintenant au film.

    J’ai beaucoup lu d’articles décrivant des spectateurs sortant du cinéma (le film est sorti fin 2019, un temps où il n’y avait pas de Covid, oui oui, vous vous rappelez de ce temps ?) car le film était « trop violent » et je dois dire que je ne suis pas d’accord, loin d’être gore ou violant à outrance. Certes oui la violence est présente, mais placée judicieusement.

    Je crois que le succès du film vient aussi de l’époque où l’on vie. Certaines scènes peuvent rappeler des problèmes qui ont eux lieu pendant la « crise des gilets jaunes » et maintenant la crise de la Covid.

    Récemment, dans des soulèvements qui ont eux lieu à Hong-Kong, Londres, Beyrouth et aux États-Unis, des manifestants portaient le masque du Joker. -> https://www.midilibre.fr/2019/10/24/manifestations-le-masque-du-joker-un-symbole-de-protestation-qui-fait-le-tour-du-monde,8502223.php

    Un autre sujet important, pour moi, et le problème des traitements psychiatriques et comment, la société considère, souvent péjorativement les malades. À mon humble avis, la psychiatrie a encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à soigner dignement et efficacement les patients et la société aussi, à besoin d’apprendre et de comprendre les malades, qui ne sont pas fous, mais malades.

    Dans le cas du Joker, sa pathologie s’empire avec l’effondrement du système sanitaire et du manque d’argent pour ce dernier.

    Je ne puis en dire plus, je pense, par peur de vous spoiler le film.

    On peut par contre parler de la prestation, superbe, de Joaquin Phoenix. Le Joker, un homme malade, qui souffre du syndrome pseudo-bulbaire(PBA) qui provoque chez le malade des crises de fou rire incontrôlable http://pseudo-bulbaire(PBA), devient un psychopathe. L’environnement, une faiblesse de la société et une enfance traumatisante et le cocktail est prêt. Le psychopathe est né.

    Joaquin interprète et glisse de l’homme au tueur avec une certaine « finesse », le directeur Todd Phillips doit en être pour quelque chose aussi. La transition est parfaite, l’interprétation de même.

    Je conseil le film à un public averti et mature.

    Le Vilain le plus connus est charismatique certe, mais cela reste du cinéma, une fiction et j’ai peur que certaines personnes prennent le caractère du Joker comme quelque chose de « normal ». Ce qu’il n’est pas. Il reste un meurtrier de sang froid, de masse, un opportuniste, prenant avantage de la situation pour commettre ses crimes. Cela reste un bon film, qui a tapé pile au moment de sa sortie.

    Jaskiers

    Despérados

    Inspiré par Rihanna – Despérados (Album Anti)

    Nous avons roulé toute la nuit. Somme nous si fatigué de ces ennuis, ces ennemis, nos yeux cernés, depuis l’aurore ont s’enfuis. Avec nos doutes, nos non-dits, incapables d’affronter de face, plus la force, la vie est un éternel recommencement, autant brisé de cercle vicieux, défier les dieux à deux. Casser le cercle infernal, même si au bout, Dante nous attends. Au moins somme nous déjà loin, enfin, aucun cavalier n’a suivis, courrir a l’aube sans soucis. La route sans âme n’attends que nous, traversons, sortons, vivons. Partout les problèmes nous aspire comme un siphon, diantre tes démons, on vois leurs vagues, le typhon. Dégaine maintenant, le doigt sur la détente, la gâchette, la pression. Tonnerre de tous les diables, nous sommes la, invivable. Vidons ensemble notre dernier verre, ensemble nous franchirons le Styx mais oublions les Champs Élysée, le Tartare a une place réservé pour nous , les amants fous, les âmes en peine, nous rencontreront Tantale et d’autres amis. Faisons le dernier des voyages, les billets sous la langue, prêts à affronter l’éternité.

    D’autre poème, nouvelles, texte et prose sur mon Wattpad @jasquiers

    Jaskiers