L’homme vide

C’est une vie ou il ne se passe rien. Rien d’interessant. Ou peut-être est-ce ce rien qui la rend unique. Unique ? Non, d’autres personnes vivent leurs vies dans le rien.

C’est au réveil que la différence avec une vie pleine de faits se faisait sentir.

Le réveil sonne et émet sa musique wagnérienne. Étonnant quand rien l’attends.

Toujours le même déjeuner, un bout de pain de mie avec du chocolat à tartiner. Il regarde fixement devant lui, les yeux grands ouverts comme traumatisé. Il pense, essaie de se remémorer ses rêves. Important que de s’en rappeler, c’est dans ses rêves qu’une femme l’aime, qu’il voyage, qu’il s’amuse. Enlever lui ses rêves et vous lui enlever ce qui le lie à l’homme automate moderne. Parfois il les écrivait ses rêves mais ce matin, comme souvent, des bribes disparates et sans queues ni têtes étaient tout ce qui lui restait de son voyage onirique. La frustration, il avait parfois ces rêves où il se sentait tellement bien, ou mal, mais ces rêves étaient impossibles à retranscrire sur le papier tant les détails et les bizarreries en faisaient un charabia trop compliqué à écrire. C’était les sensations qu’ils lui donnaient qu’il appréciait le plus.

Les cauchemars, eux, venaient le hanter toute la journée. Toujours le même genre de cauchemar, celui qui prend vos peurs à pleines mains et instille l’angoisse, la terreur et l’anxiété. Ces cauchemars qui vous trottent dans la tête toute la journée. Pour lui, des sentiments dithyrambiques le liaient à eux. Il ressentait. Pour des journées remplies de vides, de solitude, c’était eux qui lui donnaient l’indicible opportunité de se sentir vivant et humain.

Ses yeux se refermèrent quand il eut fini son déjeuner. Il n’avait pas faim le matin, c’était pour son corps, une entité qu’il avait pris pour acquis jusqu’ici, qu’il mangeait un petit déjeuner. La faim l’assaillirait avec une force encore plus terrible à midi si il n’avait pas manger ne serait-ce qu’une miette au levé.

Ces petits détails de la vie, infimes et futiles pour le commun des vivants étaient, pour lui, une source de réflexion et de tracas. Son esprit se resserrait sur ces détails pour donner un sens à une existence morne.

Posté devant la fenêtre de sa petite salle à manger, il regardait ces gens pressés, pressés d’aller travailler, pressés de donner de leurs temps si précieux, pressés de faire violence à leurs corps, à leurs psychés, pour remplir les poches de leurs patrons. Toujours, ces mines tendues éveillaient sa curiosité, cette violence du mouvement forcé, les stigmates du forçat, les soucis de la vie, tous ceci étaient visible dans leurs yeux. Pas sur les visages, car l’Homme enfile son masque de mensonge tout les matins, cachant les cicatrices du vécue, mais dans les yeux. En regardant bien dans les yeux, il pouvait voir, subrepticement, la détresse, la peur, la fatigue, le stress.

Ce n’était pas, là, les marques de la vie moderne, non. Tous le monde a son histoire, et tous le monde peut lire l’histoire de l’autre en regardant attentivement ses yeux.

C’était déjà l’heure pour lui de ne rien faire jusqu’au coucher. Il s’assit et ne fit rien. A part peut-être manger, boire et faire ses besoins. C’était peut-être ça être humain. Faire ces petites choses à rythme régulier et dans des mœurs normales. Être humain, c’est peut-être combattre l’ennui toute sa vie. Car qui s’ennuie toute sa vie préféra les mystères que la mort lui réserve plutôt que la vie. L’épreuve des vivants : qui fera de sa vie quelque chose qui ne l’ennui pas jusqu’à sa mort.

Jaskiers

Abercrombie Writing prompt 5 – Coup de stress

L’heure de cours de français était enfin finie, il nous restait encore une heure à tiré. Nous avions le droit à une petite pause.

Toute l’heure passée avait été dédiée à « L’assommoir » d’Emile Zola. Je n’avais pas lu entièrement le livre, que nous devions pourtant avoir lu pendant les vacances. Quelle panacée que cette lecture !

Je me rappelle l’avoir lu jusqu’à la moitié, un peu plus peut-être. Tous les soirs avant de me coucher, très tard, je lisais ce que je pouvais, et je n’aimais pas le livre. Bien que j’eus beaucoup apprécié « Germinal », « L’assommoir » était vraiment un… assommoir.

J’ai toujours eu un soucis avec les livres données à lire au lycée. Au collège et même en primaire, je me rappel avoir lu des ouvrages intéressants qui me marquent encore. Mais le lycée semblait vouloir vous dégoûter de la littérature. Et puis, je n’aimais pas ma prof. Je crois que c’est la seule prof de français que je n’ai pas aimé. Quelque chose ne passait pas avec elle. Je ne pouvais pas la voir en peinture, ses cours n’étaient pas forcément mauvais mais elle ne dégageait pas la passion qu’avaient eu mes autres professeurs. Elle avait sa façon à elle de faire son cours, ça plaisait ou ça ne plaisait pas. Moi, ça ne me plaisais pas.

Toujours est-il qu’en essayant de me lever de ma chaise pour sortir dans le couloir, la tirette (petit bout de métal pour ouvrir ou fermer la fermeture éclair) de mon jean s’est coincée entre les lattes de ma chaise.

Donc en me levant, la chaise était collée à mon fessier.

Autant dire que j’ai eu une sacré bouffée de chaleur. J’essayais d’enlever la tirette, mais impossible. Comment j’avais réussis à emmêler ce petit truc dans ma chaise ? Il fallait que je me presse un peu car les élèves sortaient de la classe, j’allais me retrouver seul, avec madame la prof de français.

Déjà, la honte et puis elle aurait l’occasion de parler avec moi. C’était le genre de professeur à étaler votre vie privée, très privée, devant la classe. Sans gênes aucunes !

Et puis mes copains qui m’attendaient à la sortie n’auraient pas manqué l’occasion de se payer ma tronche. Aucunes pitiés !

Je mis ma main sous la chaise, pressa la tirette, la remettant droite, qui libéra enfin mes fesses de la chaise.

Je croisait le regard curieux de la professeur. Non je n’étais pas resté pour vos beaux yeux.

Je sortis dans le couloir, c’était une petite pause de cinq voir dix minutes entre deux heures de cours.

Mes camarades remarquèrent que j’étais un peu bizarre. Je donnais l’excuse de la fatigue du cours sur ce foutu livre, que j’avais bien besoin d’une pause.

Les minutes passèrent rapidement. Nous rentrâmes dans la classe. Elle allait interroger un élève, au tableau, poser des questions, voir si il avait bien lu le livre et bien sûr, c’était noté.

Je détestais, j’exécrais, ce genre de chose. Comme vous sûrement, mais une peur panique m’envahissait à chaque fois que je devais faire ce genre de chose. J’ai toujours détesté l’oral à l’école. Et encore plus avec une prof qui n’allait pas hésiter à faire remarquer à toute la classe que j’avais l’air très stressé. Et surtout, à ce moment précis, je n’avais pas lu entièrement le livre, et j’étais tellement peu passionné par sa lecture que je n’y avais pas compris grand chose.

Après avoir annoncé ça, elle fit ce que tout professeur digne de ce nom fait ; balayer la classe du regard.

La règle dans ce genre de situation, ne pas croiser le regard de la prof. Le visage neutre. Tout le contraire de ce que j’ai fais.

J’entendis la sentence : Jaskiers, allez, au tableau !

Je ne réfléchis même pas. Je me lève et je sens la chaise se lever avec moi. Cette fichue tirette était encore accrochée à mon derrière !

Mon cœur manqua un battement, ou presque. Vous savez cette sensation que vous allez sacrément être humilié devant plus de 30 personnes ? Personnes que vous devez vous coltiner tout les jours en plus de ça.

Je me rassis rapidement, prétextant ranger un truc dans ma trousse. Mais comment vais-je enlever cette chaise accrochée à mon jean sans que personne ne le remarque.

Et puis, la providence intervint !

« – Madame, vous aviez dis la dernière fois que je pouvais faire l’interro oral pour le livre

– Ah mais oui Camille ! Comment on dit Jaskiers ? Sauvé par le gong ! »

Que Dieu et tout ses Saints soient loués ! Mon corps relâcha la tension extrême dans laquelle il était. Mon esprit se déconnecta du présent, occupé à enlever la tirette d’entre l’interstice entre les deux planches de la chaise. Ce qui fut fait en moins de deux, comme si j’étais habitué.

Je chéris ce moment, remercie encore après toutes ces années Camille, la seule personne qui semblait aimer se faire interroger devant toute une classe par une professeure sans tabous ni pitié.

Je n’ai toujours pas lu l’Assommoir.

Jaskiers

California Rocket Fuel – Chapitre 4

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Rappel : California Rocket Fuel est une FICTION

Me revoilà chers lecteurs et lectrices.

Là, on est en voiture, sur le chemin du retour. Déjà j’anticipe la petite engueulade pour savoir qui de nous deux va monter les courses. Ces petites choses de merde de la vie quotidienne m’énervent. Ma grand mère avait coutume de dire que la vie était comme une tartine de merde, on en mange un peu tous les jours. Joël Robuchon (qu’il repose en paix) l’a bien garnis ma tartine, parfois je pense que s’est plutôt Maïté qui me l’a tartiné. Avec autant de classe et de délicatesse que quand elle assommait des anguilles…

Mon traitement, le California Rocket Fuel, l’essence de fusée californienne, est une foutue blague de merde. Censé être un remède contre les insomnies sévères et tenaces ainsi que la dépression aiguë et ses névroses, n’est en faite en rien un truc qui vous fait décollez votre gros cul du canapé. C’est tous l’contraire en faite. Vous dormez d’un sommeil chimique, vous vous réveillez la nuit, le matin, c’est comme une petite gueule de bois. En faite toute la journée est une sorte de gueule de bois où vous avez faim, tout le temps, vous avez la bouche sèche, tout le temps, vous avez la tête lourde, tout le temps, vous êtes fatigué, tous le temps. Les psychiatres sont de sacrés comiques parfois. « Il faut que vous sortiez monsieur Telemaque ». Mais quand t’as l’impression que tu vas tourner de l’œil n’importe quand, t’as pas envie non. T’as pas envie de tomber dans la rue, de rameuter des gens, de finir dans l’ambulance du SAMU ou des pompiers et devoir tout leur expliquer. Non, j’suis mieux chez moi.

Un jour j’ai entendu dire, et là honnêtement je ne me rappel plus où et par qui j’avais entendu ça, que les psychiatres étaient aussi fous que leurs patients. Enfin y’a un truc bizarre avec les psy. D’entre nous tous, ce sont ceux qui devraient être les plus heureux car ils savent quoi faire quand il ne vont pas bien psychologiquement et s’autosoignent ou un truc dans le genre mais je suis sûr que ce n’est pas le cas. On fonctionne bizarrement nous les humains. J’pense que c’est le libre arbitre le problème. On réfléchit beaucoup trop. En faite on réfléchit plus que nécessaire et on se fout un bordel monstre dans le cerveau. Comment dit l’adage déjà, « les cordonniers sont les plus mal chaussés » ?

Toujours est-il que le trajet se fait sans parole. Musique en sourdine. On ne se parle pas, on anticipe l’engueulade. Moi j’ai pas envie de me défoncer le dos à monter les courses mais en même temps je ne veux pas tout laisser à la demoiselle. Mais j’ai payé moi. Ouai c’est ça que j’lui dirais. C’est batard mais je ne sais plus communiquer comme il faut. Ou c’est dans ma nature et on peux rien y changer. Et en ce moment, j’aime blesser verbalement.

Comment elle peut rester avec moi, ça s’est un mystère. Je pense qu’elle doit avoir un autre gentlemen et je ne serai même pas en colère de l’apprendre. J’aurai sûrement fais la même chose. Elle ne reste pas avec moi pour l’argent, ça s’est sur, pour ma beauté, encore moins car je grossis à vu d’œil, pour ma personnalité ? Ah la bonne blague ! Si je pouvais me dédoubler je me mettrai une raclée à moi-même ! Et pour ce qui est du sexe, z’avez sûrement pas couché avec un type sous traitement anti dépressif, parce que c’est une tragi-comédie qui fini souvent par une gêne, tellement gênante que dormir est la seule activité au lit. Sa craint n’est-ce pas ? Enfin je vous en avez déjà parlé au premier chapitre. Je me répète, le traitement donne des trous de mémoires. 30 piges et déjà des symptômes de vieux.

Elle mérite une médaille ma copine comme on dit par ici.

Et nous prenons le dernier virage pour arriver à l’appartement. Des regards de biais. Qui va dire quoi ?

Je me dévoue, je lui propose de partager.
Elle répond oui sans sourciller. Et une fois dans l’appart’, il va falloir tout déballer et ranger. Et j’ai pas envie. Je poserai les sacs et j’irai me vautrer sur le canapé, fidèle ami du dépressif. Et je foutrai ma tronche dans les coussins. Et si je me fais engueuler, et bien j’ai l’habitude. Je le mériterai dans un sens. Je me morfondrai mais ne m’excuserai pas. Jusqu’aux soir, l’heure de bouffer où une autre engueulade risque de s’imposer pour savoir qui fait à bouffer et quoi. Le mieux en début de mois et qu’on a de la thune, c’est qu’on se commande un uber-eat, on se fait livrer par des jeunes gens exploités et on graille comme des morfales.

La race humaine est une sale race. On bouffe pendant que les autres triment et meurent de faim pour nous amener notre manger.

On descend de la voiture. Ça caille. Je jette un œil sur le voisin voyeur mais il est pas là, peut-être a-t-il découvert le porno gratuit sur internet. Et les autres mégères derrières leurs rideaux, on ne peut que supposer qu’elles sont là. Mais je sens des yeux qui me m’observent de partout.

Je demande à la dame de se dépêcher, elle fait se qu’elle peut. Je le sais mais c’est plus fort que moi. Vite, mon petit confort d’occidental privilégié !

J’ouvre l’énorme porte de notre immeuble.

Je vais regarder le courrier, je dis. Comme si c’était un incroyable acte de bravoure. C’en est un pour moi. Limite une preuve d’amour. On donne à l’être aimé ce que l’on peut. C’est-à-dire par grand chose personnellement.

Bien sûr, un tas de pubs que je ne regarderai pas, mademoiselle non plus. Je lui dis qu’il faut vraiment qu’on pense à mettre un stop pub ou un truc comme ça. Ça nous donnera un air « écolo » respectable devant les voisins.

Elle acquiesce et on grimpe l’étage. Devant la porte j’ai un sentiment, pas de sécurité, mais que je retourne où je suis censé être. A l’intérieur chez moi à ne rien foutre, à me morfondre et à comater. C’est ma vie, c’est comme ça. Une fatalité ? À vous de voir, mais honnêtement, votre opinion je m’en fous. Enfin peut-être que non. Je m’en fous un peu. Mais j’vous aime bien quand même hein ?

On se retrouve au prochain chapitre, le dernier, vous avez lu jusqu’ici, vous n’allez pas rater la fin quand même si ? Finissez ce que vous avez commencé ! Et faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Jaskiers

Ce que j’ai appris sur l’écriture durant ma première histoire :

Source de l’image -> ici

J’ai commencé « Le son des cloches » sans n’avoir absolument rien préparé. J’avais juste une idée en tête, un tueur en série macabre et prolifique qui commet ses actes en toute impunité.

Je me rappelais ma lecture de « Carrie » par Stephen King que j’avais lu en anglais et que j’avais beaucoup apprécié, surtout pour sa narration différente de tout autre roman que j’ai pu lire.

Le livre du King alterne entre articles de presses, écrits de livres psychiatriques et parapsychologiques, interrogatoires de police et carnets de notes ou lettres des protagonistes (si je me rappel bien).

J’ai essayé d’utiliser cette méthode de narration, d’une parce que je l’a trouvé intéressante et de deux, pour essayer de me démarquer des autres récits présent sur wattpad.

J’écrivais le brouillon et le poster quelque jours après. Je me gardais une marge de un chapitre d’avance au cas où je trouve un problème sérieux dans la narration. Cela n’a pas empêché de laisser quelques trous dans l’histoire et d’avoir complètement mise au banc certains personnages que je voulais développer et garder dans l’histoire. Je l’ai fait sans m’en rendre compte, voilà le problème quand on ne fait pas de plan, quand on veut « bâcler » son histoire sans le vouloir j’ai gâché beaucoup de choses qui auraient pu être intéressantes.

J’avais trop envie de partager quelque chose, de me jeter directement dans l’aventure. Et ce n’est pas peine d’avoir lu « Écriture : mémoire d’un métier » de Stephen King (encore lui décidément) et de Elizabeth George « Mes secrets d’écrivain ». Dans ce dernier ouvrage, Elizabeth insiste bien sur l’importance de faire une sorte de « plan » pour rester cohérent et surtout maître de son histoire. Malheureusement pour moi, ce qui a été maître dans mon histoire était l’envie d’écrire, de partager au plus vite mon récit et la fainéantise de faire un plan.

Quand j’ai réalisé que tout commençaient à partir à vau-l’-eau, quand je ne me rappelai plus des noms, des personnalités de mes personnages de mon histoire. J’ai lâché mon lecteur dans « Butterbury » sans indication, « voilà un nom de ville et débrouillez vous savez, de toute façon l’histoire est à propos d’un tueur et c’est tout… ».

À la fin de l’histoire, j’ai décidé de déballer du gore et de l’horreur pour compenser le fait que j’ai raté mon histoire, trop mal organisée et brouillonne. Mais encore une fois, j’avais tellement envie d’écrire, n’importe quoi. Sans recherches préliminaires aussi. J’ai commencé le récit avec comme connaissance celle d’un serialkiller, que je ne nommerai pas ici, je l’ai déjà indiqué dans les notes de l’auteur et remerciement sur Wattpad.

Une des leçons du King est de ne jamais mentir à son lecteur, de ne pas le décevoir en dévoilant « notre jeux », qu’il ne découvre pas ou ne déduise pas comment l’histoire finira avec succès. Je pense que dans se cas, je n’ai pas lâché le lecteur, la fin est, je pense, plutôt surprenante. J’ai par contre lâché le lecteur dans l’histoire en ne travaillant pas assez les personnages, leurs personnalités et leurs histoires et leurs liaisons entre eux.

Que vais-je donc faire maintenant ?

D’abord, des recherches, livres (si possible car les livres sont un investissement), sur internet, sur mon propre vécus, celui de l’entourage ect…

Écrivez sur ce que vous connaissez, voilà un conseil qui nous viens d’Hemingway, que j’admire en tant qu’écrivain. Ce conseil, important, m’a un peu refroidi car je ne connais pas grand chose. Si je veux écrire sur un sujet, quelque chose qui m’intéresse mais dont je ne connais pas assez ou suffisamment les tenants et aboutissants mais qui me donne envie d’écrire dessus, que faire ? (Quand est-ce d’ailleurs que l’ont connais son sujet TOTALEMENT ? Comment sait-on quand ont connaît son sujet sur le bout des doigts et que rien ne nous as échappé ?) La lecture et les recherches sont importantes, je pense, mais Hemingway voulait dire par cela qu’il fallait écrire sur ce qu’on avait vécus personnellement. Bien sur j’ai vécus des choses, mais pas forcément des choses sur lesquelles j’ai envie d’écrire. Je dois donc me cantonner à mes livres et internet…

Puis une présentation des personnages sur brouillon pour garder en tête les différences et les informations les concernants.

Puis l’histoire. Là viens mon problème : j’aime commencé à écrire une histoire sans savoir comment celle-ci va terminer (grâce à cette méthode, on ne risque pas de décevoir le lecteur car lui comme vous ne devineront pas comment la suite se déroulera), mais comme noté antérieurement, c’est sacrément casse gueule. Je pense que je vais devoir faire un plan, au minimum. Les personnages, les relations entre eux et comment ces dernières vont évoluer. et une fin, du moins une esquisse de fin.

Le « milieux » de l’histoire (nous n’en somme pas à l’élément déclencheur et choses comme ça, ça me rappel mes vieux cours de français…) sera peut-être à écrire en mode « freestyle », comme j’aime le dire, tout en gardant en tête mon plan. Ou, suivant mon inspiration et/ou ma motivation, j’utiliserai comme possible le plan.

Un autre problème, de taille s’impose… Le temps ! Faire tous cela prends énormément de temps. Le temps devient un investissement. Le futur de mes écrits m’angoisse. J’ai besoin d’écrire, j’ai aussi besoin de me nourrir, de vivre, de trouver un moyen de m’organiser selon mon emploi du temps…

Viens aussi le problème des fautes de français, cela a toujours été un de mes problèmes. Il va falloir investir dans un bon bon vieux Beschrelle ou quelque chose du genre. Je trouve que les fautes de français gâchent tellement un article ou un récit. Et je m’en excuse.

Viens aussi la question du style. Je n’ai jamais vraiment compris précisément ce qu’était un style d’écriture. Je le ressent quand je lis des livres d’auteurs différents, mais je peine à décrire la différence avec des mots. J’ai l’impression que c’est plus un sentiments, une « vibe » que l’auteur réussis à faire passer via se fameux style. Et je ne sais pas du tous quel est le miens… Peut-être tous cela viendra avec l’expérience. Ou pas !

Tous cela m’a fais réaliser qu’écrire, être écrivain, journaliste ou tout autre métiers artistiques étaient bel et bien des MÉTIERS. Et pas des plus simples. (Le journalisme est-il une sorte de métier artistique d’ailleurs ? Un peu ?)

Il me faut maintenant choisir quelle histoire je vais écrire prochainement. J’ai des idées, plusieurs même, mais il ne faudrai pas, en aucun cas, pour moi, travailler sur plusieurs projets. À moi de choisir, et de mener mon bateau jusqu’au bout et arriver à bon port avec la fierté de m’être amélioré par rapport à « Le son des cloches ».

Si vous avez lu jusqu’ici, je vous remercie déjà et je sollicite votre aide.

Wattpad est plutôt sympathique, niveau interface et partage, mais le site est surtout bourré de fanfiction sur des chanteurs, acteurs ect… Ils ne sont pas forcément mauvais, ce n’est juste pas mon truc… Si vous connaissez une plateforme a peu près identique à Wattpad me permettant d’écrire pour un public plus grand et moins tourné vers les fanfictions, je suis preneur.

Merci à vous d’avoir lu mes élucubrations. C’est tous pour cet article !

Jaskiers