Dans les geôles de Sibérie par Yoann Barbereau

Quatrième de couverture :

« Cueilli impréparé, j’étais de ces taulards qui font leur entrée dans le monde sans aucun effet personnel. »

Irkoutsk, Sibérie orientale. Yoann Barbereau dirige une Alliance Française depuis plusieurs années. Près du lac Baikal, il cultive passion littéraire et amour de la Russie. Mais un matin de février, sa vie devient un roman, peut-être un film noir. Il est arrêté sous les yeux de sa fille, torturé puis jeté en prison. Dans l’ombre, des hommes ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom inventé par le KGB : kompromat. Il risque quinze années de camp pour un crime qu’il n’a pas commis. L’heure de l’évasion a sonné…

Un fait étonnant que ce livre écrit par un français, emprisonné en Sibérie, et surtout qui se déroule au début de XXIeme siècle.

Le récit d’une vie qui bascule dans l’enfer sans raison. Yann Barbereau se fait arrêter devant sa fille et sa femme de manière brutale. Pourquoi ? La question le hante. Extrait :

Que diable allais-je foutre dans cette galère ? On m’emmènerait en forêt pour un petit exercice d’intimidation ? Pour m’exécuter ? Mais pour quelle raison ? Au nom de quelle religion obsolète ? Au nom de quels intérêts supérieurs ? Ou alors il s’agirait d’un enlèvement… Ils vont réclamer une rançon ? Improbable. Quelle énorme connerie aurais-je faite ? Qui aurais-je pu offenser récemment ?… Personne… Un politique ? Mais non. Peut-être… Je ne vois pas.

Grand amoureux de la Russie, représentant culturel de la France à Irktousk en Sibérie, il se nourri du froid, de la littérature, des gens et d’amour. Extrait :

Le monde était simple. Devant moi, il y avait l’humanité chaude et minuscule, celle qui fend le cœur. J’étais venu en Sibérie pour ça. Je le croyais.

Trahis par le pays, le gouvernement plutôt, qu’il aimait, il va devoir apprendre à vivre comme un zek argot de russe qui signifie prisonnier. Plus qu’un mot en faite, une condition. Extrait :

« Mais pour ce qui te concerne, silence ! Tu fermes ta gueule. C’est capital. Tu es un zek [prisonnier] ici, c’est-à-dire moins qu’une merde. Nous sommes à la merci de salopards qui peuvent nous frapper, nous torturer, nous mettre plus bas que terre. Ils nous écoutent, ils nous regardent.»

Et vivre, non, survivre en tant que Zek dans une prison de Sibérie en attendant son jugement et son envoie très probable en camps de travail.

Mais que s’est-il passé pour que Yoann finisse dans cette terrible situation. Le FSB, anciennement connu sous le nom de KGB, lui a réservé une petit « surprise », elle s’appelle le Kompromat. Qu’est-ce que ce mot veut dire ? Une contraction russe de Compromis et Dossier. Yoann a été piégé. Pourquoi ? Par qui ? Qui a-t-il offensé ? Quel crime a-t-il commis ? Qui voulait le voir souffrir et mourrir ? Je vous laisse le découvrir dans le livre mais je vous rapporte deux extraits de l’ouvrage décrivant ce qu’est dans le fond et la forme se piège russe du XXIe siècle :

Un homme ayant du savoir-vivre privilégiera le kompromat. C’est une expression du jeu social au début du deuxième millénaire. On travail à la ruine d’une réputation et, dans le même mouvement, on déclenche une procédure judiciaire. Avec les appuis nécessaires, on commandite, on piège, on manipule. L’homme fort peut se débarrasser d’une entreprise concurrente, d’un rival, d’un adversaire politique, il rackette, s’empare du bien d’autrui, aplatit les réfractaires ou se venge ni plus ni moins.

Le kompromat est une mécanique grossière et subtile. La manipulation a beau être criante, un fond de vilénie s’accroche à votre peau. Le prestidigitateur fabrique et lance sa poudre par poignées, il sait pouvoir compter sur quelques faux sages et vrais imbeciles qui répéteront toujours d’un air entendu : « Pas de fumée sans feu. »

Quelqu’un manœuvrait dans l’ombre, et ne faisait pas dans la dentelle. On m’en voulait, et ont le faisait bien voir. Il ne s’agissait pas seulement de m’empêcher de travailler, pas même de m’écarter de la ville ou du pays. On voulait m’enterrer, que j’étouffe sous des tonnes de boue et que j’aille crever en silence dans un camp.

Heureusement, Yoann est plein de ressource, son amour et sa connaissance de la littérature russe, Soljenitsyne, Varlam Chalamov et leurs récits de l’horreur des goulags en tête lui permettront de garder la tête hors de l’eau. Extrait :

Dans un texte sur le monde du crime :

« L’attention des gardiens est toujours moins grande que celle du détenu, nous le savons par Stendhal, qui dit dans La Chartreuse de Parme : ‘Le geôlier pense moins à ses clés que le prisonnier à s’enfuir.’ »

Barbereau s’évade par la lecture et l’écriture. Comme beaucoup, il ne sera jamais seul en présence d’un livre, d’un papier et d’un crayon. Extrait :

La solitude est un bienfait dès lors que l’on dispose de livres, de papier et d’un crayon.

S’évader, l’auteur ne se contentera pas de la lecture et de l’écriture pour cela. Armé de courage, de connaissances et d’alliés russes et de soutiens français (ces derniers donnant une aide plutôt timorée pour la libération d’un compatriote), Yoann réussira, affrontant bien des obstacles et utilisant de subterfuges digne de roman et de film d’espionnage à s’enfuir.

Yoann Barbereau a une plume magnifique. Un amoureux de la littérature russe et française. Le livre n’est pas dénué d’humour, d’amour et de sexe. La vérité a tenu la plume de Yoann, ainsi qu’elle a révélé un talent d’écrivain mélangeant le verbe français avec la culture russe.

Mélange de références d’écrivains et de poètes de l’hexagone et russe, nous avons l’impression, surprenante et désagréable que les récits de Chalamov, Guinsbourg ou autre Soljenitsyne sont encore d’actualités en Russie.

Pays et peuple et culture magnifique, malheureusement plombé par des forces gouvernementales violentes, racistes, homophobique et ploutocratique. L’impression que la Russie est un tableau de maître que les politiques et surtout les oligarques barbouillent sans scrupules.

Jaskiers

Récit de la Kolyma de Varlam Chalamov

Quatrième de couverture :

Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français, retracent l’expérience de Varlam Chamalov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie.

Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d’une œuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces récits dessinent une construction complexe, qui s’élabore à travers six recueils. Chaque texte s’ouvre sur une scène du camp. Il n’y a jamais de préambule, jamais d’explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, porte en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s’éloigne de l’expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l’impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grand préoccupation de Chamalov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de « crevard », composée de vingt vocables à peine ?

Les récits s’agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance.

On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C’est un texte agissant. A l’inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s’inscrit en eux. Le camp aura servi à l’écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses.

Les camps, dit Chamalov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s’y passe, ni même le savoir. Il s’agit en fait d’une connaissance essentielle, une connaissance de l’être, de l’état ultime de l’homme, mais acquise à un prix trop élevé.

C’est aussi un savoir que l’art, désormais, ne saurait éluder.

Varlam Chalamov lors de sa première arrestation en 1929.

Avec une telle quatrième de couverture, dur d’écrire sur cette l’œuvre. Mais je vais essayer.

J’ai eu envie d’acheter cet ouvrage après voir lu « L’archipel du Goulag » de Alexandre Soljenitsyne, autre auteur étant passé par le Goulag, par le système de répression et de « nettoyage » ethnique et idéologique de l’état Soviétique. Le passage qui m’a le plus marqué dans l’œuvre de Soljenitsyne, et celui ou il déclare que l’homme cesse d’être un être humain quand une figure d’autorité use de violence physique. C’est encore d’actualité.

D’ailleurs, ces deux auteurs, Chalamov et Alexandre Soljenitsyne, ont communiqué par lettre. Je crois même qu’un recueil de leurs échanges est disponible. Malheureusement, leurs amitié ne durera pas longtemps, Chalamov reprochant à Soljenitsyne d’écrire des récits trop « doux » sur son vécu au Goulag.

Chamalov vise aussi Dostoïevski et sa « Maison des morts », qu’il juge, la encore trop doux, portant aux nues les truands.

L’emplacement de la Kolyma.

1 500 pages. 1 500 d’histoires, que l’on pourrait appelé un « recueil de nouvelles » écrit par un prisonnier, un Zek, un « crevard » des goulags, ou comme le dirai Chalamov, des camps d’exterminations stalinien. Chalamov connaîtra la détention dès la vingtaine pour n’en ressortir que vers la cinquantaine.

Chalamov n’était pas un prisonnier de droit commun, un truand, ceux là sont la terreurs des camps. Non Chalamov était un « 58 », emprisonné pour activités anti-soviétiques. Ces détenus étaient voués à être exterminer par le travail, par leurs gardes, par les truands, ces derniers étaient considérés comme des personnes à rééduquer et non des ennemis du peuple.

Être un « 58 », nom de l’article condamnant les activités anti-soviétiques dans le « code-penal » de l’ex-URSS de Staline, c’était être condamner à piocher, creuser, pousser des brouettes, être frappé, humilié, violé, assassiné et j’en passe. Vous pouviez être arrêter sur dénonciation, et souvent, vous étiez condamné sans savoir quel avait été votre crime. Dans l’ignorance. Et votre vie de prisonnier commençait sans que vous n’en connaissiez la raison. Et quand vous étiez accusé, il était impossible de ressortir lavé de tout soupçons, impossible de vous défendre. Vous étiez emprisonné et c’est tout.

Être « 58 », c’est travailler plus de 16 heures par jours, sous un froid de moins 60 dégrées (Celsius), c’est trouvé que moins 40 dégrées (Celsius) c’est doux, presque l’été.

C’est avoir les mains bloqués en position fermée à force de tenir les outils.

C’est avoir le scorbut. La pellagre. La dysenterie. Être utilisé comme objet de pari quand les truands non plus d’objets à parier. C’est d’être voler, de n’avoir aucun objet personnel.

C’est se faire voler la photo de sa femme pour que les truands puissent faire une « session de masturbation collective » avec.

C’est voir un autre 58 se faire éviscérer par des truands, ces derniers utiliseront les intestins de la victime pour étrangler un autre 58.

C’est être victime, 24 heures sur 24. Ne plus avoir de contact avec sa famille.

C’est d’être utilisé comme simple pion dans la politique, le microcosme concentrationnaire.

C’est de travailler jusqu’à l’épuisement total, physique et moral. Avec le ventre vide.

Si vous êtes une femme, c’est de se faire violer, en groupe. Et j’en passe…

Prisonnier de la Kolyma construisant la « route des ossements». Je vous laisse deviner pourquoi cette route se nomme ainsi…

Varlam a vécu tous cela juste parce qu’il avait dit qu’il appréciait un poème de Bakounine…

Je pourrai continuer encore. La lecture de ces 1 500 pages étaient éprouvante. Varlam Chalamov raconte ses histoires à la troisième personnes, ou à la première. Se livre contient tout ses récits, certaines histoires se répètent mais apportent toujours un nouveau détail ou point de vue de l’auteur. L’écriture à là troisième personne est un fait commun dans la littérature, elle permet aux victimes de s’exprimer plus « librement », donnant une certaines distance pour leurs permettre d’écrire.

Chalamov lors de sa deuxième arrestation en 1937

La lecture de cette œuvre immense vous hantera la nuit. Comme un bon roman d’horreur, sauf que se que vous avez lu a été vécus par des centaines de milliers de personne. Hommes, femmes et même adolescent. Vous en sortirez exténué. Vous ne verrez plus un mélèze comme avant. Une pioche, une pelle, une cigarette, une cuiller comme avant. Je conseillerai de lire se livre sur un tapis roulant à vitesse maximale pour bien comprendre la souffrance physique et mentale des récits. Votre corp sera ainsi en symbiose avec se que subit votre psyché. Et vous n’avez pas le droit d’arrêter jusqu’à l’évanouissement. Vous trouvez cela stupide ? Je ne l’ai pas lu comme cela bien sur, mais votre corps sentira la douleur lors de cette lecture. L’enfer est stupide. Les camps, les régimes totalitaires sont stupides. Sortez votre tapis roulant et soyez stupide.

Monument dédié aux morts à Magadane. Le visage de la tristesse.

Il n’y a aucune chronologie logique dans se recueil, vous êtes propulsé à Magadane sur une histoire, pour être propulsé à l’hôpital, puis dans la forêt ou dans les mines. Vous êtes perdu vous aussi, Chamalov vous entraîne avec poésie (si si) dans l’enfer. Et l’enfer concentrationnaire ne connaît pas de temps ni de logique.

La route des ossements aujourd’hui.

L’œuvre complète des Récits de la Kolyma est coûteuse. Je sais que l’ouvrage se vends en plusieurs parties. Je vous conseillerai la partie appelée Le gants.

Varlam Chamalov

Chaque histoire est imprégnée d’horreurs, de dénonciations, d’actes inhumains, cruels. Il n’existe pas d’amour dans les goulags, ni de merci. On y meurt, et si on survit aujourd’hui, demain on meurt. On utilise des tracteurs pour creuser des fosses communes, pour y lâcher des cadavres que même la terre gelée de la Kolyma ne veut pas. Rejetant, conservant, le permafrost ne veut pas de l’horreur humaine. Les mélèzes centenaires n’oublient pas, sont les témoins silencieux du massacre de millions d’êtres n’innocents poussés aux dernières limites de la vie.

J’ai omis volontairement de trop parler de politique, de citer l’action des services soviétiques tél que la Guépéou, le NKVD, la Tchéka, les Troïkas, le NKGB, des services qui massacrent et qui se font massacrer à leur tour quand leur horrible travail est fait.

Chalamov compare les camps d’extermination nazis et les Goulags, similaire selon lui, et je suis d’accord. Selon Varlam, les chambres à gaz sont remplacées par le travail forcée à moins 60 dégrée (Celsius) sans protections adéquates.

De loin une des lectures les plus terribles que j’ai eu l’opportunité de faire.

« La détention en camp est une chose atroce qu’aucun homme ne devrait jamais connaître. L’expérience du camp est, à chaque instant, absolument négative. L’homme n’y fait que devenir plus mauvais. Il ne saurait en être autrement. Au camp, il se passe des choses dont un homme ne devrait jamais être témoin »

Varlam Chamalov

Varlam Chalamov peu avant sa mort. Il finira sa vie dans un hôpital psychiatrique.

Jaskiers

Les nus et les morts – Norman Mailer

Quatrième de couverture :

« Le plus grand roman sur la Seconde Guerre Mondiale… et peut-être sur toutes les guerres. »

San Francisco Chronicle

Provocateur, iconoclaste, talentueux, Norman Mailer a été l’un des enfants terribles de la littérature américaine tout comme l’observateur subversif d’un pays dont il n’a cessé de condamner les dérives.

Lorsqu’il publie Les nus et les morts en 1948, il n’a que vingt-cinq ans mais a déjà vécu l’expérience de la guerre. Traduit en 25 langues, ce récit fulgurant de réalisme et de révolte, qui met en scène des hommes envoyés en mission derrière les îles japonaises pour conquérir une petite île du Pacifique Sud, connaît un retentissement immédiat. Couronné par le prix Pulitzer, il marque l’entrée en littérature mais aussi dans la légende l’un des plus grands romanciers américains.

« Brutal, angoissant, incroyablement puissant. »

Newsweek

« Un livre éclatant de vie, vibrant de vrais personnages, de scènes mémorables. Bien plus qu’un formidable récit sur la Seconde Guerre Mondiale, une œuvre à part entière. »

The Philadephia Inquirer

« Sept cents pages de bruit et de fureur raconté avec un stylo en guise de lance-flammes. »

Éric Neuhoff, Le Figaro

Depuis Les nus et les morts, Norman Mailer (1923-2007) n’a cessé d’occuper le devant de la scène internationale. Ravageur, survolté, vigilant, il fut, avec Un rêve américain, Les armées de la nuit ou Le chant du bourreau, l’écrivain à la « démesure » de l’Amérique de la seconde moitié du XXe siècle.

J’avais tellement entendu parler de Norman Mailer et il semble que je sois tomber sur une de ses meilleurs œuvres.

À 25 ans, publier un ouvrage de 600 pages avec comme sujet son expérience de la guerre et en sortir le prix Pulitzer… l’écrivain doit-être d’un autre monde.

Le premier paragraphe, la première ligne donne le ton et est peut-être une des meilleurs entames romanesque que j’ai lu.

Rien qu’en lisant ces lignes, vous savez le drame qui s’annonce. Surtout qu’au long du roman, vous êtes au côté de ces hommes, qui parlent crûment, comme des charretiers.

Le roman traite plus de la psychologie des soldats que des combats. Mailer démonte avec se roman l’incroyable « fraternité », la relation de frères d’armes qu’Hollywood et même d’autres livres nous ont colporté.

Entre jalousies, manipulations, traîtrises, et disputes, l’image des soldats frères d’armes prends une balle en pleine tête.

La narration utilisée par Norman est atypique, comme noté précédemment, les soldats s’insultent, se révolte, s’énervent, se rebiffent. Le roman est entrecoupé de petits récits, des flash-back, tantôt avec un style journalistique ou l’auteur semble interviewer les proches des soldats sur leurs enfances, d’autres où ils rentrent directement dans l’intimité et l’ancienne vie des soldats. C’est cru. La vraie violence du roman est la cruauté et la haine, pas nécessairement contre les japonais, mais envers eux même, leurs proches, leurs femmes. Fait encore rare dans se genre de roman, l’antisémitisme dans les rangs de l’armée américaine. Le sujet est traité du point de vue d’un soldat juif et pratiquant et d’un soldat juif mais dont la religion n’as aucun poids dans sa vie. Il est intéressant de voir l’antisémitisme dans les rangs américains durant la guerre du Pacifique, tandis qu’en Europe, des américains se battent contre l’Allemagne Nazie et découvrent les horreurs de l’Holocaust.

Encore plus intéressant et rare, l’auteur parle énormément de sexualité, omniprésente jusqu’à la fin. Les hommes parlent de femmes, la peur d’être trompé par la femme restée au pays, l’envie charnelle qui les hantes, les souvenirs d’amours passés et avec espérance, ceux à venir.

Vous aurez vos préférés, ceux envers qui vous vous identifierez, et ceux que vous détesterez. Et certains d’entre eux mourront.

Jaskiers

J’ai commencé sur wattpad…

Sur les conseils de ma petite sœur, j’ai installé WattPad pour mes projets d’écriture plus conséquents. Si vous connaissez et si vous avez un compte, n’hésitez pas à me le communiquer ! Vos conseils et avis seront toujours les bienvenues. Merci -> my.w.tt/SEE4oxvtxbb

Jaskiers