J’ai trouvé mon livre préféré dans la rue.

Je n’avais pas envie de sortir aujourd’hui. Mais mon Roméo, mon Chihuahua, avait envie. Et il faisait beau et doux, avec le vent mythique de la Normandie. Le masque sur le nez, je ne pourrais pas vous décrire se que j’ai pu sentir.

Je n’avais pas vraiment le moral, en attente d’une mauvaise nouvelle, une très mauvaise nouvelle qui traîne à venir. Le coup de fil ou le message que personne n’aimerait recevoir. Par chance je ne le recevrai peut-être pas, j’angoisse pour rien. Peut-être.

Il y a des moments durs dans la vie, si si je vous promets ! D’ailleurs vous n’aviez pas remarqué ? Mais celui-là est d’un genre nouveau et cruel pour moi. (Faisons pleurer dans les chaumières !)

Et puis il y a dans ces jours des heureux hasards.

Comme trouver son livre préféré dans la rue. En mauvais état certes mais là ! À mes pieds.

Je l’ai ramassé, c’est un livre de poche, qui ne rentrait dans aucune des miennes mais je l’ai gardé à la main pendant cette petite balade. J’ai pensé à sortir lire dehors. Un jour peut-être. « Peut-être » pourrait-être le deuxième titre de cet article.

J’ai ramené le livre à l’appartement. Je le garde. Je ne pouvais pas le laisser là.

Désolé à celui ou celle qui l’a perdu, mais je ne pouvais pas le laisser dans la rue comme ça. Il est au chaud maintenant, à l’abris du vent cruel de la Normandie, de la pluie et même du soleil.

Et merci de m’avoir redonner un peu de baume au cœur !

Jaskiers