Bienvenue à la cure de Rien – Partie 5

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Je me réveillais allongé dans un lit. J’avais l’impression d’avoir fait la fête toute la nuit. J’avais une soif terrible, la tête lourde et une légère envie de vomir.

Oui, j’étais allongé dans un lit, confortable, la chambre était d’une blancheur à faire mal aux yeux. Une grande fenêtre sur ma droite laissait entrer les rayons d’un soleil voilé par les nuages.

Je fus pris d’une légère crise de panique, car je ne me rappelais plus vraiment où j’étais et comment j’avais fini ici. La mémoire me revint rapidement.

Il y avait un bureau, avec un ordinateur portable fermé dans le coin droit, en face de moi. Dans le coin gauche, une penderie, entre les deux, la porte d’entrée.

À la gauche du lit se trouvait une table et deux chaises avec une jolie vase fleurit par les fleurs que j’avais pu admirer en chemin pour arriver ici.

À droite ma droite, une lampe moderne, design, avec son réveil intégré, un grand verre d’eau que je m’empressais de boire et une note :

« Pour votre réveil !

Désolé pour ce traitement assez difficile, mais pour changer, il faut parfois se faire violence. Vous n’êtes pas notre prisonnier, nous ne sommes pas du Gouvernement Unique. Je suis bien le Docteur Proust, je suis bien là pour vous aider à revivre. Je sais aussi que vous n’êtes pas un agent infiltré.

Disons que notre entretien était certes brutal mais il fallait en passer par là pour être sûr.

Nous ne sommes jamais trop prudent n’est-ce pas ?

Vous, moi-même et tous les gens ici sont en danger, nous nous devons d’être scrupuleux quand nous acceptons un nouveau patient.

Nous avons déjà eu à faire avec des agents essayant de s’infiltrer.

Enfin, reposez-vous, buvez, manger si vous le voulez, un petit en-cas se trouve dans le tiroir de la table de chevet.

Si vous vous sentez d’attaque, vous pouvez tout de suite me demander en utilisant le téléphone incorporé à la lampe de chevet, qui d’ailleurs, fait aussi réveil ! On n’arrête pas le progrès !

N’hésitez pas à vous reposer, j’insiste. Ces dernières heures ont sûrement été les plus mouvementés de votre vie.

En espérant avoir votre confiance, vitale pour votre guérison et votre futur.

Respectueusement, Docteur Gilberte Proust. »

Après avoir lu ces lignes et fini mon verre d’eau, je m’allongeais de tout mon long, j’essayais de reposer mon corps, mes muscles et surtout mes nerfs.

Je savais que j’étais entre de bonnes mains, que je n’étais pas piégé.

Mon esprit vagabonda jusqu’à me rappeler Selena.

Selena ! Elle qui souffre depuis des années, mais qui n’a jamais baissé les bras et qui est maintenant sur la route, encore et toujours.

Une femme… je n’avais jamais pensé aux femmes. Jamais vraiment tombé amoureux, et Selena était la seule femme avec qui j’avais eu une conversation normale, en dehors du travail, depuis des décennies.

Je regardais le téléphone-lampe-réveil. Et si je contactais le docteur Proust pour parler du cas de Selena ? Sûrement, elle avait des contacts avec les autres groupuscules de Divergents, peut-être pourrait-elle la retrouver et l’aider. Ou peut-être pourrai-je l’appeler directement avec le vieux téléphone portable qu’elle m’avait donné dans l’avion…

Mais mon esprit fatigué se rappela à moi, je devais me reposer encore quelques heures pour avoir les idées clairs et détendre mes nerfs encore à vif. Puis, j’aviserai.

Il ne nous reste que ça à faire quand nous avons perdu le contrôle, pour notre propre bien-être, de notre vie, aviser et faire confiance.

Et réfléchir à la suite… car j’étais loin de me douter que je n’étais plus en sécurité, moi et toute la clinique.

À suivre.

Jaskiers

Et Bis Repetita | The Times They Are A-Changin’

Gif Source : Pinterest

https://youtube.com/watch?v=90WD_ats6eE

Come gather around people, wherever you roam
And admit that the waters around you have grown
And accept it that soon you’ll be drenched to the bone
If your time to you is worth savin’

Then you better start swimmin’ or you’ll sink like a stone

For the times they are a-changin’

Come writers and critics, who prophesize with your pen
And keep your eyes wide, the chance won’t come again
And don’t speak too soon, for the wheel’s still in spin
And there’s no tellin’ who that it’s namin’
For the loser now will be later to win

For the times they are a-changin’

Come senators, congressmen, please heed the call
Don’t stand in the doorway, don’t block up the hall

For he that gets hurt will be he who has stalled
The battle outside ragin’
Will soon shake your windows and rattle your walls

For the times they are a-changin’

Come mothers and fathers throughout the land
And don’t criticize what you can’t understand
Your sons and your daughters are beyond your command
Your old road is rapidly aging
Please get out of the new one if you can’t lend your hand

For the times they are a-changin’

The line it is drawn, the curse it is cast

The slow one now will later be fast
As the present now will later be past
The order is rapidly fadin’
And the first one now will later be last
For the times they are a-changin’

Crédit photo : Lev Radin

Jaskiers