La loterie nucléaire – Chapitre 4

Les nerfs souffraient dans les deux pays. L’alcoolisme gagnait les populations. Si ce n’était pas l’alcool, on se faisait prescrire des anxiolytiques, des antidépresseurs et le tour était joué. L’abrutissement psychique semblait un des remèdes les plus efficaces pour les civils pour supporter la guerre moderne.

L’ingénieur alcoolique savait qu’il partait pour travailler sur un chantier militaire. La lettre ne le précisait pas mais les conditions évoquées ne lui laissent guère de doute, la clause de non-disclosure et le « chantier » situé dans la zone ouest.

« – Qu’importe ce qu’ils veulent de moi, je ne ferai pas mon boulot, du moins, par correctement. Je vais salement saboter l’ouvrage, tirer au flanc, rien à foutre de leurs sbires, on sait comment tout cela va terminer… »

Mais cette affirmation, Thomas la regrettait d’emblée. Non, personne ne savait exactement comment cela finirait. Enfin si, ceux en costard cravate. Eux savaient, eux avaient planifié. Il n’était même pas étonnant que les deux côtés furent en fait de très bon amis derrière le théâtre de guerre. Il n’y avait peut-être même pas de côté, ils s’enrichissaient à souhait, sans vergogne ni regret, tout en étant portés aux nues par leur peuple respectif.

« – Et puis, si je crève dans ce train, personne ne me regrettera. »

En effet, Thomas n’avait pas de femme, ni de mari. Pas peine d’avoir essayé pourtant mais l’alcool faisant son effet, il évitait de trop creuser sur ce côté de sa vie. Un échec.

Pas d’enfant non plus. Grand Dieux ! Qui oserait mettre au monde un enfant dans ces conditions ?

Qui ? Beaucoup en fait. De n’importe quel branche de métier, de situations diverses et variées, d’âges également. On trouvait toujours à mettre au monde un enfant même si les conditions de vie étaient exécrables. Peut-être était-ce dû à l’instinct. Perpétuer l’existence (et la subsistance mais Thomas arrête sa pensée là) de la race humaine.

Au sommet de la chaîne alimentaire, au summum de la connerie vivante. Numéro un pour s’entretuer et entraîner les autres espèces dans leur chute. En fait, même sur une planète aux conditions de vie incroyables, réunissant tout ce qui était primordial (et plus ? Trop peut-être ?) pour la vie, l’Homme semblait exceller à entraîner cette immense sphère dans sa chute. Parce que l’être humain a un ego. S’il échoue, tout le monde doit échouer, c’est comme ça. La loi du plus fort. Ou du plus idiot, du plus égocentrique, voir tout ça à la fois.

Le train de Thomas arrivait en gare. L’ingénieur prenait souvent son temps avant d’entrer dans le train, pendant que des passagers descendaient que d’autres montaient, il attendait presque le moment du départ pour admirer la machine qui allait le transporter à une vitesse impressionnante. Le génie humain, quand il est dirigé pour le bien de tous, est une bonne chose. Enfin, tout est relatif…

« – Tout n’est pas à jeter chez l’être humain, il faut chercher, mais on trouve parfois les bons côtés de notre espèce, les bonnes personnes. »

Thomas pensait tout haut, il avait cette habitude depuis tout gamin de laisser s’exprimer sa pensée à haute voix. C’était pour cela que les passagers le regardaient curieusement, le temps d’un instant. Certains s’arrêtaient parfois parce qu’ils pensaient qu’il leur parlait directement. Mais souvent, ils accéléraient le pas quand ils sentaient l’alcool émanent des pores de la peau de l’ingénieur, quand ils voyaient sa démarche titubante. Comme si être saoul était contagieux, comme si, jamais de leur vie ils n’avaient vu quelqu’un alcoolisé. Certains semblaient presque outrés, mais l’ingénieur se fichait du regard des autres depuis longtemps.

Il monta dans le train.

Sabine vit arriver le sien, et elle se demandait si elle devait annoncer la grande nouvelle à son mari.

Non, pas tout de suite. Ce n’est pas le genre d’annonce que l’on fait à la veille d’un enterrement. Quoique…

Benjamin ne desserrait pas la mâchoire, elle était crispée. Son mari était tendu. Quel serait sa réaction ? Quand serait le bon moment pour l’annoncer ?

Jaskiers

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La loterie atomique – Chapitre 3

Les chaînes d’informations, avec leurs présentateurs vedettes, qui ressemblaient à des mannequins de publicité pour shampoing hors de prix, récitaient leur texte, les mêmes pour chacun à peu de mots prêts, fournis par le gouvernement, n’existaient que pour faire peur à la population, tout en les rassurants. Étrange dichotomie.

« – Tout va bien, on reçoit quelques bombes sur la gueule ? Et bien nous leur en envoyons le double ! L’ennemi cri famine ! L’adversaire demande pitié ! Ces salauds ont demandé des pourparlers de paix ! Ils faiblissent de minutes en minutes ! Leur air est irrespirable (peut-être faudrait-il leur dire que ‘l’air’ ne connaît pas les frontières, à moins que ce soit le même nuage toxique que Tchernobyl, lui, il avait le respect des frontières !) Nous sommes les meilleurs ! Nos soldats sont tous surentraînés et l’armée possède encore beaucoup d’armes secrètes qui pourraient mettre un terme définitif à ce conflit ! (Pourquoi ne l’utilisent-ils pas ? C’est sûrement secret ça aussi.) Nos dirigeants ont toujours un temps d’avance sur l’ennemi trop idiot ! Notre économie n’a jamais été si florissante ! L’ennemi n’a même plus de maison où aller se réfugier, ils mangent par terre, sucent des cailloux ! Sur le champ de bataille (il n’y en a pas, rappelez-vous), l’adversaire tremble et s’enfuit face à nos braves ! Le monde entier nous soutient, beaucoup nous admirent, nous demandent le secret de nos incroyables succès guerrier ! Voyez comme nous sommes grands, voyez comme ils sont petits ! Portez vos masques ! Réfugiez-vous dans un abris à chaque alerte ! »

Et de l’autre côté de la frontière de l’Est, la télévision émettait les mêmes propos sur le pays de l’ingénieur.

Thomas aurait aimé dire au gens que ce n’est que purs mensonges. d’ouvrir les yeux. Mais à quoi bon ? Dans la vie, souvent, il ne fait pas bon de dire la Vérité. Toute vérité n’est pas bonne à dire. Surtout que si l’on s’exprime trop ouvertement, le gouvernement à ses sbires, l’unité de protection de la population, ou plutôt l’unité « fermes ta gueule ou bien creuses ta tombe » comme aimait à l’appeler l’ingénieur.

Pour lui, ‘plus le mensonge est gros, plus il passe facilement’ n’était pas un poncif efficace. Thomas dirait plutôt que le mensonge devait être répété, encore et encore jusqu’à ce que les voix qui s’élèvent pour le démentir se fatiguent et abandonnent. Et des mensonges, matraqués tous les soirs à des millions de personnes rivés derrière leurs écrans de télévision, il y en a tous les jours et de toute sorte.

Peut-être qu’au final, boire est exactement ce que son gouvernement voulait qu’il fasse. Tellement plus facile d’endurer quand l’esprit est saoulé. Tellement plus malléable est le cerveau quand il est imbibé de poison. Mais les leaders du pays de Thomas, les mêmes que ceux de Benjamin et Sabine, ne s’inquiétaient pas des pessimistes, des nerveux, des érudits, des intellectuels ou des personnes qui comprenaient le manège qui se tramait derrière ce soit disant conflit.

Ils avaient leur machine à laver le cerveau et les agents pour détruire le corps si besoin.

Pour ces personnes clairvoyantes, ou plutôt avec un esprit critique et une intelligence légèrement supérieure à la moyenne, et à cette époque, il n’était pas difficile de l’être, la vie était un mauvais spectacle mis en scène par des régisseurs richissimes et joué par des acteurs invisible pour un public névrosé et aliéné à souhait.

Peut-être était-ce dû à la frustration, à voir les gens sourire, rigoler, s’aimer, se disputer, se chamailler, faire la fête. C’est peut-être ça la vraie raison de l’alcoolisme de l’ingénieur Thomas. Effet secondaire de l’ignorance : affecte l’entourage. Comme l’alcoolisme.

L’ingénieur faisait partie de ces gens qui réfléchissaient trop. Une mauvaise chose, une maladie psychique qui ne dit pas son nom où ne montre pas sa gravité. Donc Thomas buvait pour éteindre son cerveau, pour l’empoisonner pour devenir lui aussi, le temps que l’alcool se dissolve dans son sang, un ignorant.

Et puis, il était plus facile de prendre un train saoul. En tenant compte de la situation cependant : une fois dans le train en marche, si une bombe nucléaire décidait que c’est sur votre wagon qu’il décide de finir sa sale besogne, il n’y avait pas de fuite possible. Même en dehors d’un train cela dit. Non, en fait, Thomas buvait car à tout moment sa vie pouvait s’arrêter à cause d’un mini engin apocalyptique.

Jaskiers

La loterie nucléaire – Chapitre 2

Benjamin avait beau jouer le dur, faire mine de ne pas être inquiet, elle voyait dans ses traits l’inquiétude. Plus que les traits, l’attitude, les coups d’œil vifs vers le ciel d’un bleu azur vif, les crispations brèves des lèvres, les mains moites dévoilaient la tension nerveuse de son mari.

« – Benny, tout se passera bien, arrête de t’inquiéter.

  • Je peux pas m’en empêcher… désolé. Ça aurait été plus simple si j’avais pu t’accompagner.
  • Tu n’as jamais vu ma grand-mère et puis, ton boulot passe avant. C’est un peu rustre de la dire mais tu le sais, on ne peut pas se permettre un jour de congé tous les deux en même temps.
  • Oui, je sais. Mais c’est comme ça, tu serais sûrement pareil à ma place non ?
  • Oui, mais regarde, les risques sont minimes !
  • C’est toujours quand on s’y attend le moins que le malheur nous tombe sur la tronche.
  • J’ai marié un éternel pessimiste !
  • Et moi une éternelle optimiste !
  • Les opposés s’attirent… enfin je crois que c’est comme ça qu’on le dit.
  • Et un philosophe en plus !
  • Et une comique en plus ! »

Pendant ce temps-là, dans la même gare mais sur un autre quai, Thomas, ingénieur, célibataire et alcoolique invétéré attendait son train pour Bradpost. Une certaine mission de vérification des armements, ou quelque chose comme cela, il ne se rappelle plus vraiment ce que disait le courrier qu’il avait reçu du ministère de la guerre hier matin. Il avait ouvert l’enveloppe avec une gueule de bois terrible, qu’il atténua avec deux bons verres de whisky. Tout ce qu’il avait retenu, c’était qu’il était attendu à l’Ouest, dans une base arrière. Un militaire gradé l’attendrait sur le quai pour l’emmener au site en question.

Thomas n’était pas un militaire, juste un ingénieur civil dans l’aéronautique qui avait atteint doucement mais sûrement la cinquantaine. D’ailleurs, c’était peut-être pour cela qu’il buvait tant. Il regrettait cette jeunesse et cette vie passée trop vite, pourrie par la guerre mais remplie d’histoires de cuite et de soirées délirante dans la capitales. La même chose lui était arrivée à quarante ans. La fameuse crise de la quarantaine, celle qui vous fait regarder en arrière plutôt qu’en avant. Qui vous montre les choses que vous avez manqué et que vous avez raté. Le futur ? Dans le cas de Thomas, il le voyait sombre. Cette guerre stupide, dont tout le monde semblait avoir oublié la raison pour laquelle elle avait commencé, continuait, elle semblait sans fin.

La planète suffoquait, en temps de paix, elle était déjà très mal en point, mais, avec les retombées radioactives, il n’y avait maintenant plus de retour en arrière possible, aucune possibilité de minimiser les dégâts. Tout le monde suffoquait, la faune et la flore dépérissaient à un rythme terrifiant.

D’ailleurs, depuis quelques années, le gouvernement avait commencé à fournir gratuitement des masques à gaz à tous les citoyens. Aucune obligation de le porter, après tout, aux infos, on signalait que le pays de Thomas gagnait, c’est que les attaques ennemis étaient moins puissantes et moins destructives que celle de ses leaders. Mais Thomas avait beau avoir les idées embrouillées, il a compris là que c’était le début de la fin. Les masques à gaz pouvaient être fournis avec des petites bonbonnes d’oxygène. C’étaient aussi des masques à oxygen. Cela se passe de mot. Respirer l’air pur était devenu dangereux, mais tout le monde s’en fichaient. Si le gouvernement avait décrété que les masques et bonbonnes n’étaient pas obligatoires, c’était pour une raison, celle évoquée plus haut ; on gagnait.

Jaskiers

La loterie nucléaire – Chapitre 1

Benjamin, main dans la main avec sa femme sur le quai de la gare de Baptist ne peut s’empêcher de penser au danger, certes minimum mais bien présent, d’une catastrophe nucléaire.

Cette sensation n’est pas chose nouvelle, c’est la guerre et on se bat à coup de petites bombes nucléaires. Moins de dégâts que les grosses, mais balancées sur les civils autant que chez les militaires avec une précision insolente. Une guerre aussi psychologique que physique.

Je te balance une bombe sur un quartier résidentiel, tu me réponds avec une petite bien placée sur une caserne. C’est le jeu de cette nouvelle guerre.

Ce n’est pas une guerre comme nous en avons connu. Jamais nous ne voyons de soldats, ami ou ennemi, jamais de coups de feu, pas de civils mobilisés, pas de champs de bataille.

Si ce n’était que les minis bombes nucléaires, les masques à gaz et les agents de dénucléarisation habillés de leur parka jaunes, ce serait une guerre diplomatique, une guerre de gens en costard. Les gens en costards sont bien là, ils décident qui va être la prochaine victime. Tacticiens mais aussi businessmans, la guerre, la mort, les morts, la misère, ça rapporte… quand on sait où placer son argent et que votre répertoire comporte quelques personnes bien placées.

Sabrina ne s’inquiétait pas, ou du moins ne le montrait pas. Elle partait voir sa grand-mère mourante. Dans des cas comme cela, la mort d’un proche occupe plus votre esprit que la perspective de votre propre mort. Et puis, qu’elles étaient les chances qu’une bombe éclate sur son train à elle ? Sur des milliers qui traversent le pays tous les jours. Il était peu probable, selon elle, qu’un costard cravate trouve utile d’exploser un train d’une poignée de touristes allant en direction de l’ouest. L’ouest, le côté du pays le moins exposé au bombardement, c’était à l’est que le plus de bombe étaient lâchés. Peut-être parce que les deux pays y partageaient une frontière de ce côté-là.

Et ça n’arrive qu’au autre, de mourir dans ces conflits, pas à nous, pas à elle. Du moins, c’est comment l’esprit réfléchit pour éviter de vivre dans une peur perpétuelle. Exactement la même chose quand nous prenons la route. Si l’on pense à l’accident ou à la mort à chaque fois que l’on prend la route, ou dans le cas de Sabrina le train, nous ne vivrons plus. Ça n’arrive qu’aux autres la mort. Ce genre de mort en tout cas. Car sa grand-mère, dévorée par la vieillesse et une pneumonie tenace, elle, allait bien mourir. Ça arrive un proche qui meurt de maladie. Mais d’un accident ? Non !

Elle regarde du coin de l’œil son mari, ils se sont mariés il y a de cela trois mois après deux ans de vie commune. Deux ans de vie commune, c’est pas mal, la troisième sera une année charnière pour leur relation. Enfin, c’est ce qu’elle croit. Et on ne meurt pas qu’en on est jeune marié avec plein de projets d’avenir n’est-ce pas ?

Jaskiers

If It’s The Last Time

[Inspired by Red Dead Redemption 2 – Warning: Spoiler]

As I watch some wild boars devastating the grass at the far end of the forest, I stay here, wondering if smallpox do the same kind of mayhem in my lungs than those wild animals makes in the forest. It probably looks like that in there, like a tornado just have passed.

Coughing blood after every intense activity, seeing myself, my body, weakened, this is probably the end, or at least, this is very close to it.

What’s left of me? A child that die after three hours of being born. And a wife, well, a «should have been wife» that do everything to forget me, friends that I will leave in need, a father figure going mad and a country that is changing way, way too much and way too fast.

Everyone keep telling me that I am a good man, that there is a side of me that is kind but it’s being overshadowed by the evil side, the one that keep thinking and hanging on a lifestyle that doesn’t belong in this new era we are entering in.

What a life, I had a good run. What happen to me is payback for all the ill I’ve done. There is a justice after all. At least, It’s look like it. This is at the very moment that death is around the corner that I finally realise that I have spent my time chasing ghost. And I have left a pile of dreadful things along the way.

What matter to me was nature, the Wild West, the anarchy and the poison of every god damn man in this world, money!

Damn! Money can’t buy me new lungs!

I wish I could have spent more time with that old Native American, riding next to him to the top of the mountain where is used to meditate and think.

Thinking! I have forgotten how to think! Like a raging bull, I’ve been going through life without planning what was waiting for me at the end. And the crash is my illness.

It’s all about love life isn’t it? What’s make us truly happy, for real? Have you noticed how falling in love was the most incredible and powerful things you could experience? It’s… rejuvenating! It’s something that bound us all, human beings. Everything seems pale next to being in love.

We don’t necessarily do great things when we are in love either, but at least, we do it for the most beautiful reason.

I had the chance to love and to be loved. That was a short period of my life, but the happiest one.

Years have gone by so fast! So fast! I always knew I will die young or, at least, not old. I was afraid to be old. And now, I wish I had this opportunity to grow old. Even alone, you don’t need someone to be happy, really.

If I could choose, I would have been a rancher. For once in my life, being stable. Here comes the time when the body can’t travel or being on the run, he can’t handle it anymore.

I would have had horses, cattle, a dog and a cat.

I would smoke a cigar on my porch, drinking whisky as I watch the sun set. Until I die.

But this kind of death isn’t for me, sadly.

The boars are now gone.

And I’m going on my last ride.

I’ll miss nature.

Maybe the other side, if there is one, is ready to welcome me. I hope so at least. I hope whatever decide our faith over here will see the good side of me, if there is one.

Can’t even take one good last breath, I guess I’m punished now to rest peacefully later.

I hope. Some people say faith is more important than anything. If think not. Love is.

Hope keep us going and love give us a purpose and a meaning.

Goodbye.

Jaskiers

À la recherche d’un nouveau défi. Ou peut-être pas.

On continue sur les articles personnels où je ne fais que me plaindre et exprimer mes doutes.

J’écris cet article quelques minutes après le passage du nouvel an. Des voisins saouls ont essayé d’entrer dans mon appartement, rien de méchant, ils se sont juste perdus dans les couloirs.

Ils ont bien plus de 30 ans, je ne sais pas si à cet âge on peut autant s’amuser qu’à 20. En-tout-cas, on m’a dit que les gueules de bois étaient beaucoup plus dures à digérer…

Maintenant, un feu d’artifice éclate quelque part. Le temps est exécrable, un vent fort, une grosse pluie, un temps normand quoi. Je l’aime ce temps. J’aime la pluie qui frappe dans les carreaux, et le vent qui chante. J’ai un problème.

Les voisins ont réussi à trouver la sortie. L’un d’eux a crié et fait rimer « bonne année » avec « beaux nénés »… Magnifique.

J’ai fait un peu de réflexion sur mes lectures cette année (presque une centaine de livres, je ne compte pas, j’estime). J’ai lu tout « À la recherche du temps perdu », je me suis pris une claque magistrale. Proust réussit à décrire à la perfection des sentiments que je pensais, inconsciemment, indescriptibles. Il est même un peu flippant ce Proust.

Une autre lecture, cette fois, qui m’a laissé dubitatif, « Ulysse » de James Joyce. J’avais une bonne édition, bourrée de notes explicatives, je pense avoir compris le gros de son œuvre, mais le plus subtil m’est passé par-dessus la tête, je n’avais pas la culture générale pour comprendre.

« La comédie humaine » de Dante. Un classique. J’avais beaucoup entendu parler de « L’Enfer », j’ai décidé de lire les deux autres parties, « Le Purgatoire » et « Le Paradis », de ce long poème. Une bonne expérience.

Au début de l’année, j’ai voulu relire les classiques antiques, les débuts du « Story Telling », Homère, Hésiode et autres Ovide.

Cela m’a ramené à mes années collèges et latiniste (que j’ai laissé tomber au lycée, j’étais nul, je ne voulais pas apprendre à parler latin, mais apprendre la culture et la mythologie gréco-romaine… Education nationale, petite fouine !).

Ce fût des relectures plaisantes, je suis plus âgé, j’ai compris et découvert d’autres points de vue, d’autre sens à ces lectures qui m’ont appris que les histoires des anciens pouvaient délivrer tout au long de ma (et notre ?) vie.

Je me suis tourné vers la Science-Fiction. Genre que je pensais découvrir… avant de réaliser que j’avais lu la plupart des classiques de ce dernier. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à en écrire.

En toute fin d’année, un vieil amour est revenu reprendre un peu de place dans mon cœur, la littérature de guerre.

J’ai commencé mon épopée littéraire avec des livres sur la Shoah, notamment Primo Levi et Elie Wiesel. Puis, sur des mémoires de soldat, tel que « Le grand cirque » de Pierre Clostermann. Je me rappelle encore de ces lectures, de ces livres, ce furent les premiers que j’achetais avec mon propre argent. Depuis tout gamin, la guerre me fascinait, oui, fascinait. Ça peut paraître stupide, voire irrespectueux, mais c’était comme ça. Une passion qui me vient de mon grand-père paternel que je n’ai pas connu.

J’ai eu un nouveau cauchemar au milieu de l’année, où j’étais dans un camp de concentration nazi. Le premier cauchemar que j’ai fait sur ces camps remonte à mon adolescence. Depuis, je veux lire tous les témoignages, regarder tous les documentaires, sur les camps (incluant les goulags). J’ai lu et vu les principaux films et documentaires (notamment le monumental « Shoah » de Claude Lanzmann), mais j’en ai encore à lire, encore à voir.

Ce cauchemar qui m’est revenu est comme une sorte de message pour moi, je ne parle pas de Dieu, mais de mon inconscient : « Rappelle-toi pourquoi tu as commencé à lire, ce qui t’a poussé à ouvrir les portes de l’enfer humain pour voir ce dont nous sommes capables. Nous oublions, les survivants ne sont plus qu’une poignée, l’antisémitisme grimpe en flèche, ainsi que le nationalisme et toutes les horreurs qu’elle apporte. Des choses contre lesquelles tu t’es toujours juré de lutter. Tu ne veux plus de ces horreurs dans ton monde. »

Puis, mon vieux rêve de devenir journaliste est, lui aussi, réapparut. Depuis le collège… mais… ne parlons pas de ma scolarité.

Le journalisme depuis l’élection de l’Agent Orange, comme l’appelle Spike Lee, à la gouvernance du Monde Libre a été piétiné. De nouveaux mots (maux ?) sont apparus, tels que « Fake News » ou « Alternative Facts » ont envahit l’espace informatif mondiale. (Novlangue much anyone ?) Je ressens le besoin d’apporter quelque chose contre ces dangers qui restent présent, et prolifèrent encore, malgré l’élection d’un autre président.

Et puis, ce projet mêlant le journalisme (enfin je crois que ça pourrait en être) et le travail de mémoire que nous nous devons de faire envers la Shoah, est, lui aussi, revenu s’installer dans mon esprit.

Projet qui, de mon point de vue, est réalisable. Bien sûr, il manque le financement, mais ceci peut être réglé. Suffit d’être débrouillard, je ne le suis pas, ou plutôt plus. Il faut que je m’occupe un peu de ma santé avant.

Mais, chaque chose en son temps. Il me faut progresser encore dans mon écriture, apprendre et lire. Et vivre. Vivre.

Un carnet « reporter » Moleskine, peut-être un nouveau stylo, et oser écrire et lire dehors. Qu’importe, ce n’est peut-être rien, mais il faut que je trouve quelque chose pour continuer à écrire.

Comme vous l’avez remarqué, mes derniers articles sont un peu plus « incisifs », directs et, surtout francs du collier. Cela fait du bien de ne pas mentir, de ne pas se mettre de barrières inutiles, de ne pas s’autocensurer. La vérité peut être autant subjective qu’objective. Mais sur mon blog, je dis la mienne. Et si je découvre que j’ai tort, je l’admettrai.

Merci d’avoir lu jusqu’ici.

Jaskiers

Just Another Haunted Hotel Room Story – Part. 4

FYI: I am not fluent in English, I’m trying to be at least. Sorry for the potentials mistakes. Feel free to correct me in the comment section.

« – Mister? Are you all right?

  • What the fuck happened?
  • A client called me saying she could hear screams coming from you room. I entered and…
  • The fire! Fuck! The fire? Is everyone all right ? Did you take my notebook out of this hellhole?
  • What? No, there is no fire!
  • What the…
  • You are in your room sir, everything all right here. Except you of course.
  • But the TV and the furnitures were on fire and…
  • Jack, the TV is on its stand, there is no fire!
  • I’ve tried to open the window but I couldn’t…
  • Yes, client complaint often about our windows. That why it’s smell like cigarette and shit like that, can’t open it so they… »

Jack T. stopped listening to the young man, because he saw the spot on the ceiling transforming into a picture perfect demoniac face, horns and all.

« – Fuck ! I want to change room right now!

  • Ho ho! Jack! You dull boy! All work and no play, hasn’t changed much it’s seems! »

The writer looked at the young man who’s face was metamorphosing into his wife head and using her voice.

« – You haven’t changed! Asshole!

  • What? Leave! What are you doing here!
  • But I’m your wife!
  • Was…
  • You son of a bitch »

He received a slap on the right cheek and some spit on his face.

« – What the Fuck Rosie! You know you’ve got a restraining order against me, I can’t be close to you!

  • See, I’m gonna call the cops! You will never see the kid again!
  • Bitch! »

Jack pulls up a gun, point it at his wife face and shoot.

The brain matter splatter everywhere and the dead body transform itself as the poor hotel clerk.

« – Shit shit shit! Sorry!

  • What the hell is going on here!
  • I’ve… shoot a man!
  • What?
  • Oh my God Please help me!
  • Hell no ! I’m calling the cops!
  • No! I’m sick!
  • God damn right you sick you son of a bitch! »

The hotel room door shatters and enters a giant snake.

« – What…

  • Sssssss shut up! »

The author points his gun at the snake.

« – No darling please!

  • Stop ! Stop using my wife voice! »

The reptile jump at him and wrap himself around Jack body and tighten his grip. The bones crack and Jack can’t breathe anymore.

And he woke up. The bedsheets are drenched. No dead body, no giant snake.

Feeling terrified, he decides to have a smoke. Maybe with this, he would be sure that he isn’t dreaming.

He doesn’t waste time, put the cigarette between his lips, take the lighter, light up the smoke and inhale.

He coughed. His lungs and throat weren’t used to the smoke anymore.

His heartbeat who was going haywire slowed dawn and the writer exhaled the poisonous vapor and sighted.

Everything was calm. He felt a sensation of appeasement, the nicotine doing their work.

He builds up some courage to take his notebook to write the strange and horrific dreams he had just experienced.

Just as he put the pencil’s lead on the paper, Jack hears a soft knock on the door.

The adrenaline immediately spread their powerful forces into every part of his body.

He waited a few seconds. Maybe he had confused a soft knock with a random noise from outside.

Silence.

And an another knock, more noisy this time.

« – Yeah? Said Jack in a very low voice.

  • Mister, it’s the hotel’s clerk.
  • Did… what do you want?
  • Is everything all right for you?
  • Yeah… why?
  • Just heard some… noise. You know…
  • Well… what kind of noise?
  • Like someone… like you weren’t alone…
  • Ha… no as far as I know I am alone.
  • It’s okay… if there someone with you… you know, one of those ladies of the night…
  • No! God no! No I promise you I’m all alone here.
  • You wouldn’t be the first customer doing that y’know.
  • No! No! I don’t have prostitutes in my room.
  • If you say so… Wouldn’t be surprised y’know. Fame and money get you some puss…
  • I said no God damn it!
  • Won’t you shut the hell up over there!
  • Sorry madame ! I’m just checking out with a client.
  • Well it’s the fucking middle of the night! Damn! You guys gonna have some bad rating on internet!
  • Oh! Well, we’re used to it there so, go on.
  • Jesus! I will get you fired!
  • Ok boomer whatever.
  • Little asshole!
  • What a distinguished vocabulary you have here!
  • Don’t mess with me boy!
  • It’s okay!
  • No it’s not!
  • Holy shit!
  • Boy you think you can fuck with me?
  • Sorry madame!
  • It’s America asshole! We carry guns for a reason!
  • Yes, right, I’m sorry!
  • Jack! I’ve told you I would found you! »

Gunshots erupt, door bust open. Jack’s ex-wife enters the room.

« – Is this a fucking dream?

  • You shit! It’s probably more of a nightmare.
  • Shit! What the fuck is going on!
  • I haven’t forgotten Jacky boy! »

The woman shoots right at the writer.

Jack woke up. In sweat, once again.

Jaskiers

Just Another Haunted Hotel Room Story – Part 1

FYI: I am not fluent in English, I’m trying to be at least. Sorry for the potentials mistakes. Feel free to correct me in the comment section.

Jack T. had landed in Los Angeles, California, at 3 AM from a red-eye flight from Seattle.

After renting a car, he drove south, toward San Diego, where he had a book signing session on the afternoon for his last work, « Travel With A King ». Not his proudest nor his masterpiece. It was a book with no soul, just for the money.

Since this incident in this fancy hotel in Colorado a couple of years ago, he didn’t felt that the writing mojo he used to have was still there. It disappeared in the fire, along with his favorite typewriter, that good old Adler, his loyal comrade since the beginning of his writing career had disappeared. He also lost his wife and little boy. They aren’t dead, they just don’t want to see him ever again since that dreadful day.

On the interstate 5, driving while Jim Morrison sang lyrics that matched the present moment about driving down a freeway after midnight, Jack felt the heavy weight of sleep affecting his eyelid, therefore his driving. He decided to not taunt the devil, and to stop at the first motel with available vacancy to catch a shower and sleep.

After passing the camp Peddleton, he arrived at Carlsbad where a motel with a view on the Pacific Ocean was available.

He parked his car and took a quick look at the hotel. It was a reflex of his job, he used to think, to take time to watch how things looked and made him feel.

This hotel had nothing really noticeable. It was a regular motel, on three level. The picture perfect of an American west coast hotel. No balcony, doors aligned on three levels directly accessible from the outside. You could stay and watch every tenant going in or out of their room.

At the desk, a young man raised his head from his phone as Jack approached.

« – Welcome to the Mo’Hotel. In need of room? He said in a atone voice.

  • Well… yes. It’s say on your billboard that their’s vacancy available. That’s why I’m here.
  • Yeah… so?
  • I’ll take a room buddy.
  • Alright. Sea side view?
  • Yeah, why not.
  • It coast more with a view on the sea.
  • Yeah, give me a room. I just want a good night of sleep.
  • Room 313, the third floor. Here’s the key.
  • Thanks.
  • It’s 35$.
  • Yeah, alright.
  • Also, it’s a weird room.
  • Sorry what?
  • It’s a room with… things.
  • What are you on about?
  • Previous clients complained of noise, knocking on the door. They found their clothes and stuff in a mess, things displaced and weird things like that.
  • Well, that’s sound fun. Do you have some creepy weirdos as client lately?
  • You want my opinion?
  • Yeah…
  • It’s a ghost! It’s been going on for a bit now. Every time I have to go in this room, I do a little prayer even thought I don’t believe in God.
  • Jesus! You surely know how to ease a client!
  • There’s a weird feeling to that room. You’ll probably feel it.
  • Alright. I just want to sleep, maybe a few hours of sleep will not disturb anything that linger here.
  • Well, I hope for you. I’ve seen your face somewhere but I can’t remember where I saw it. Are you famous or something?
  • No. I just write on papers for a living. Anyway, good night buddy.
  • Yeah, good luck… night mister.
  • Thanks! »

Jack started to think that hotels weren’t his things. Everytime, something weird happened when he rented a room, one time, it coasted him his mariage.

As he climbs the series of stairs, a feeling of dread took over his body. Every cells in his body was telling him to leave.

Jaskiers

Ode To A Redemption (A Poem)

FYI: I am not fluent in English, I’m trying to be at least. Sorry for the potentials mistakes. Feel free to correct me in the comment section.

This poem was inspired by Red Dead Redemption 2

Once there was a time
we would have kill for a dime.

No past,
forget the West,
here in the East,
feel like an undesirable guest.
No laugh, just pain,
pest,
and death.

Dreams of majestic beast in the wild,
a free roaming stag.
Everybody here is out of their minds.

Get on horses, run free,
no responsibilities,
no duties.
Just you and me.

It feels like the past,
come at me too fast.

How did we end up here ?
Starting to regret a lifestyle that I’d used to love.
Opened my eyes, should have been with you.
Give each other another shot,
I don’t have much left,
how could I dare,
express myself,
after so many lives destroyed,
by my own hands.

I am ashamed,
and scared.
But I’m waiting for no heaven
‘cause on Earth, I acted like a demon.
I am ready, to join the devil.

This is too easy,
to say sorry,
to ask for forgiveness.

They’re some things you simply can not change,
no going back,
nor going further,
until the end.

I’m roting from the inside,
the mad men I am,
show itself in the outside.

I will not lie,
I had good times,
the ones with you.

You’ll see me next,
six feet under the dirt,
if I have the chance,
to end it all,
with some honor.

As I try to make peace with my God,
I know, coming from me,
this is odd,
Thousand of questions,
starting all with why.
I’ll never have the answer,
I just have to tell you my goodbyes.

Your on my mind,
you were more precious,
than every gold I’ve stolen.
I guess this is the moment,
when we’re about to leave this life,
that everything seem so simple.

Maybe I should forgive everyone,
to disappear,
but know that for you,
I would have gone
a hundred thousand miles,
just to see your eyes.

Maybe one more last kiss,
you’re all I’ve ever missed,
a relationship
gone in the mist.

What a savage I was,
running and ruining
the poisoned gift of a life. Living a lie.

Nothing makes sens,
civilisation is putting fences,
around a property,
working days and night,
weekly,
monthly,
yearly.

That wasn’t the kind of life I’ve ever wanted,
nor a life that I’ve lived.

On the run, constantly,
friends murdered,
the worries.
It took its toll,
on my mind,
on my soul.

I hope that for you, the future hold,
a respectable life,
happiness, that you don’t necessarily
find in dollar bills.

I’ve been hunting for it,
never had enough.
Was I addicted to violence ?
Sure.
You didn’t deserve that life,
no future,
a constant blur.

You’ll live the rest of your existence,
knowing I was yours once.

I hope that you’ll live fully,
proudly,
knowing that all along,
you were in my heart.

I was lucky,
to ride along with you,
even if it was on a rocky road.
Your love was priceless to me,
I was too proud,
to express it,
in front of you face.

I regret too much thing,
but now it’s times,
to go away,
to write down my last will, pay back no depts nor bills
and to spread my wings.

Jaskiers

A Rider On The Storm (A Short Story)

FYI: I am not fluent in English, I’m trying to be at least. Sorry for the potentials mistakes. Feel free to correct me in the comment section.

As the wind blows threw my hair (yes, I’ve lost my hat in the firefight. Better this than my head !), I’m pushing Ernesto at full speed.

Brave horse, brave boy. Never scared of a gun shot nor roaming at full pace trough the dark night filled by a storm. Thunder, heavy rain and that brutal winds that push colds rain drops on my skins like thousand of needles prickling me.

It maybe sounds awful for you to imagine yourself in that situation but my friend, a storm is a dream gateway setting for running away from a bank heist.

The law can follow me, it’s impossible to see at 25 yards around. Can you really see what’s the thief even looks like in those conditions ? I can tell you, it’s like trying to find a shadow in the darkness. It’s dangerous for me to, but I trust myself and my horse, we make a great team, we complete each other.

The only things left to do for them ? Waiting !
Waiting ! The worse beginning for a law man trying to catch a thief.

I’m rich, yeah, of course from the money I’ve stoled, but I also have the luxury of time !

Every minute is a wasted one for the sheriff and his boys. I’m gaining more and more ground, they’re losing more and more opportunity to ever found me !

I bet ya’ that I could go back there one of these days, minding my own business, sip a whisky at the saloon and speaking with the local and they’ll never recognize my ass !

But I won’t do that, let’s not tempt the devil. He has been good to me so far, or maybe it was God.

Will God allow His sheep to be robbed of their money won honestly, through the hardship of a precarious life dedicated to provide for their families ? I don’t know. I’ve seen many poor bastards begging for His help before dying. He never got to help them with one of those miracles we hear He can do from those preachers everywhere.

Maybe God is on my side, after all ! He let me rob a bank to show His followers that money took too much place in their life, in their heart. And I’m just His pawn.

I’m not complaining about it ! Thanks God ! Help me whenever You want from now on ! I will gladly serve You if Your plans for me is: to rob more greedy cunts without any single regret. I won’t go to church thought. I have my limits too !

Heck, I can’t imagine everyone discovering that God will be on their side if they choose to rob from the rich and powerful.

Those rich cunts, never rich enough ! They seem to always want more ! Watch ‘em go to church to clear their guilty souls from the sins they commit on a daily basis.

Does God let us create gunpowder to watch us destroy one another, to judge the brave, the coward, the sinner, the poor and the (filthy) rich? To see where what kind of extremes we can go for one of our antic? Or maybe the devil gave us those tools of destruction. Like Prometheus who stole fire from the Gods to give it to the poor bastards that we were without it.

Of course, if you look at it closely, all religions kinda look the same.

But what am I boring you with?

Let’s conclude with those words : This is America, land of the free. This is God’s country, and I’m nobody to judge Him.

Now that I’m far away with that money, watch me wasting it on booze, alcool and gambling.

God, the hunt for money is not over for me, may I serve You well by stealing. I’ll dedicate from now on every stolen dime and dollars to You !

And for you dear friend don’t step on my toes, bank robbing is my thing, found your own way for your redemption !

God Bless America !

Jaskiers