Varúð par Sigur Rós

Varúð par Sigur Rós sur YouTube

J’ai découvert se groupe islandais par hasard après avoir écouté une musique de M83.

J’ai été envoûté par cette musique. L’instrumental d’un autre monde, les voix douces, le rythme qui s’accélère pour finir sur une apothéose liant le tous.

Bien sur, je ne parle pas l’islandais, et bizarrement je n’ai pas envie de regarder la traduction car j’ai envie de garder une part de mystère à cette musique.

Pour ceux qui regarderons le clip, les petits personnages sur la montagne communiquent en morse avec leurs lumières. Je vous laisse découvrir ou faire vos recherches pour savoir de quoi ils parlent !

Tout est dans le mystère.

Crédit photo : NewYorkTimes

Bonne écoute !

Jaskiers

Une petite balade dans mon patelin.

Roméo, 4 mois, prêt pour la petite balade !
Roméo, parti pour l’exploration !
Essayer de faire prendre la pose à un Chihuahua n’est pas aussi simple qu’on pourrai le penser !

Nous sommes partis pour une petite balades durant un bel après midi normand. Du soleil, quelque nuages et bien sur le vent !

Eh bien sur, les masques sur nos ganaches ! #gestesbarrieres

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris de photo et surtout, cela faisait trop longtemps que je n’avais pas posté de photo de mon Chihuahua Roméo qui as maintenant 4 mois et demie. S’est un amour de chien, rempli de fougue, intelligent et n’est pas avare en bisous (en même temps, quand on s’appelle Roméo !).

J’ai pris la décision de prendre des photos des monuments que je trouve très beaux, j’aurai aimé monter près de la statue de Jeanne d’Arc mais l’accès y est interdit depuis plus d’un an maintenant. Pour des raisons que je ne connais pas. La vue sur Rouen y est magnifique.

Monument aux morts
Basilique Notre-Dame de Bonsecours
Ancienne cloches de la basilique. Les gravures dessus sont très intéressantes, malheureusement je n’ai pas pu la prendre en photo sous toutes les coutures car un cimetière se trouve à côté.
Jeanne d’Arc en vue !
Jeanne d’Arc contemplant Rouen.
Jeanne d’Arc veillant sur Rouen
Jeanne d’Arc de trois quart (c’est bien ça?)
Ce n’est pas vraiment une photo que je trouve belle, mais je l’aime bien car on dirait que la statue du soldat tient le drapeau.

J’espère que vous passerez un bon Week end !

Jaskiers

Défense du titre de Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

« J’ai commencé en douceur, avec une victoire sur M. Tourgueniev. Après un entraînement intensif, j’ai envoyé M. de Maupassant au tapis. J’ai livré deux rounds contre M. Stendhal, avec un léger avantage pour moi dans le second. Mais personne ne me fera monter sur le ring pour me mesurer avec M. Tolstoï. Il faudrai que je sois devenu fou ou que je passe une fois pour toutes dans la catégorie supérieure. »

Tout Hemingway est dans ce trait ; pour lui, la passion de la littérature n’est en rien séparable de la vie aventureuse qu’il a mené, car elle tient à la fois de la boxe et de la tauromachie, de la chasse au lion et de la pêche à l’espadon. Mais sous le côté hâbleur, c’est un homme finalement plutôt ironique à l’égard de lui-même que nous livrent ces trente-huit entretiens, publiés entre 1919 et 1965 pour le compte de divers journaux américains, et qui tracent, comme en pointillé, l’autobiographie intellectuelle d’un écrivain devenu presque une légende de son vivant.

Avant de commencer cet article, j’ai trouvé dans se livre, acheté d’occasion, cette belle carte postale qui semble représenter une feria dans les rues de Pampelune. Je ne sais pas si elle appartient à l’ancien propriétaire du livre ou si le libraire qui me l’as expédié l’a mis dedans comme un petit bonus. La tauromachie était la plus grande passion d’Hemingway, ainsi que l’Espagne.

Si vous connaissez l’espagnole, pourriez vous traduire ce qu’il y a de marqué ? Merci d’avance si vous le pouvez !
L’envers de la carte postale.

L’ouvrage est relativement court, mais truffé de magnifique leçon que l’écrivain souhaitait distiller dans ses interviews, même si il détestait se faire interviewer.

L’ouvrage se concentre beaucoup sur les années 50.

J’ai choisi plusieurs extraits et phrases mais les choix ont été difficiles. Il y avait tellement de phrases magnifiques que j’avais envie de partager avec vous, mais j’ai dû me réfréner car j’espère qu’un jour vous aurez le plaisir de le lire.

Même si j’ai noté plus haut qu’il détestait les interviews, il semble vouloir partager sa passion de l’écriture, son art, l’artisanat, l’alchimie comme il le décrit souvent. Certains journalistes le disaient timide, peut-être, certains disaient qu’il rechignait de parler de ses collègues, ami(e)s ou ennemi(e)s, écrivain, cela peut s’avérer vrai. Car quand il daigne parler d’eux, des mots crus qui pour moi son une certaine preuve de décontenance envers ses connaissances. Ne sachant pas comment répondre à ces questions il attaque.

« Pour me donner des coups, la vie, le plus souvent ne m’a pas demandé mon avis » – Ernest Hemingway

En parlant d’attaque, comme écrit sur la quatrième de couverture du livre, Hemingway parle beaucoup en terme de combat, de lutte, il rapporte et s’exprime avec maintes comparaisons à la violence, physique. Ernest ne croyait pas à la psychiatrie. Un jour qu’il rencontra Ava Gardner, la célèbre actrice américaine, cette dernière lui confia qu’elle voyait un psychologue et demanda à Hemingway comment lui pouvait faire sans. Il répondit que pour lui, son psychiatre était une machine à écrire Smith-Corona (s’il vous plaît, pas de mention du virus, ceci est une vraie et bonne marque de machine à écrire).

« – La machine à écrire… elle change le plomb en or, murmura Hemingway. »

Un superbe article relate l’échange entre Hemingway et un apprenti écrivain. Ernest y donne ses méthodes, ses règles, sa vision, sa technique pour écrire. L’article se déroule comme un dialogue et est une mine d’or pour tous ceux qui s’intéressent à l’écriture et/ou s’intéressent à Hemingway et à son processus créatif.

L’article où il prédit l’attaque de Pearl Harbor

Je pense que les journalistes et lecteurs se posent encore trop de question sur Ernest Hemingway, et je crois que les réponses ne tienne qu’à une seule réponse : tout est dans l’écriture. Comme il le fait remarquer dans son discours lors de la réception de son prix Nobel : « Je suis un écrivain et je vous parle depuis trop longtemps. Plutôt que d’exprimer mes pensées à hautes voix, nous devrions toujours prendre la plume. »

Extrait 1 :

Tous les jours, à sept heures du matin, je suis au travail et je m’y tiens jusqu’au début de l’après-midi. Ma première tâche consiste à relire ce qui précède, de façon à me replonger dans le récit avant de prendre une page blanche. J’aligne les mots l’un après l’autre, avec autant de soi qu’un maçon disposant ses briques, à la main, toujours. J’ai bien essayé des techniques d’écriture rapide en repoussant à plus tard le travail de mise en forme, mais comment savoir où est la place du roman dans le chaos qui s’installe inévitablement ?

Extrait 2 :

« Le premier devoir de l’écrivain est la sincérité. Brasseur de fiction, le romancier doit puiser ses sujets dans sa propre expérience. Non pour offrir une photographie banale de la vie, sombrer dans le réalisme, mais pour faire preuve de hardiesse tout en étant fidèle à ce qu’il sait de la réalité. Être original, pour un écrivain, c’est être soi-même. »

Jaskiers

Mes saisons en enfer | Cinq voyages cauchemardesques de Martha Gellhorn

Photographie de couverture par Robert Capa prise en 1940.

Quatrième de couverture :

Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l’illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant – souvent – de ne pas être de l’aventure.

« Le bréviaire du reportage en milieu hostile. »

Sylvain Tesson, Lire

« Une magnifique héroïne garantie sans testostérone. »

Marguerite Baux, Elle

L’introduction nous présente une biographie courte de Martha, aucune biographie française n’as été publiée pour l’instant. Ce que j’ai appris, c’est qu’à ses débuts, Gellhorn faisait beaucoup de fautes d’orthographes, comme Hemingway et F.Scott Fitzgerald (ce dernier, selon Hemingway, été à la limite de l’alphabétisme, il n’a jamais su écrire Hemingway correctement) !

Hemingway est présent dans la première histoire de se livre sous le nom de : CR. Que veux dire CR ? Compagnon réticent ! Cette première histoire se passe en Chine durant la guerre Sino-Japonaise. Martha avoue avoir poussée Hemingway à la suivre dans cette aventure. Chose qu’elle regrettera, les chocs culturels, politiques, climatiques seront trop pour elle. Ce dont Ernest, qui lui s’habitue plus facilement, utilisera pour se moquer d’elle à chaque fois qu’elle se plaint « C’est toi qui a voulu venir ! ».

Il n’y a pas que du mauvais écrit sur Hemingway, Martha relate aussi des péripéties et des frasques typiques d’Hemingway, qui pourraient vous arracher un petit sourire ou deux !

Durant un voyage en Amérique Centrale, Martha découvrira l’horreur des bagnes français en Guyane. Horreur qui semble n’être connue de plus personne en France. Une honte pour le pays des Droits de l’Homme. Enfin, si il n’y avait que ça que la France devait avoir honte…

Le livre ne traite que peu de la guerre. Je pensais qu’elle parlerai de ses voyages sur le front, sur des théâtres de guerres. Mais ses récits sont en faite des voyages cauchemardesques comme vous et moi aurions pu faire il y a de ça des décennies ou même encore aujourd’hui même si les Tour-opérateurs et autres agences de voyages vous évite, je pense, de galérer comme Martha l’as fait en Afrique.

La partie sur l’Afrique est la plus conséquente du livre, mais aussi la plus dérangeante car Martha semble se prendre pour une anthropologue, comparant les Africains aux Européens de manière assez dures et je dirai même irrespectueuse. Je n’ai pas aimé cette grosse partie du livre et je trouve que cette mentalité de jugé par la couleur de peau allant jusqu’à la nationalité m’as gêné. Peut-être est-ce moi qui ai tord au final mais je ne vois plus la dame de la même manière.

C’était une autre époque, bien sur, mais cela excuse-t-il tous ces propos, osons le dire, raciste ?

Il n’en reste pas moins que Gellhorn était une grande journaliste et écrivaine, philanthrope oui, mais se texte sur l’Afrique reste dérangeant et je n’ai pas apprécié la lecture de ce voyage… En faite, à mon grand désarroi, je n’ai pas vraiment aimé le livre globalement.

Pour faire court, c’est le livre d’une américaine qui décide de voyager et écrit ses plaintes concernant les aléas et soucis de son périple. Pendant 500 pages, ne lire que des plaintes devient un peu énervant et frustrant. Je ne m’attendais pas à cela en achetant se livre.

Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de respect et d’admiration pour Martha Gellhorn, sa vie et son œuvre. Je pense juste que ce livre n’était pas pour moi, je ne pense pas avoir compris ce terrible passage sur l’Afrique et j’espère me tromper en ayant parler de racisme. Il faut que je l’avoue, ce livre a terni l’image que j’avais de Martha Gellhorn.-

Jaskiers

C’est dimanche, du Jack Kerouac pour vous !

Suite à mon article sur le tapuscrit de « Sur la route » de Jack Kerouac qui vous as, semble-t-il, plut, je vous laisse avec quelques citations du vagabond écrivain. Aussi, bonne Saint-Valentin !
La folie, c’est peut-être d’être écrivain.
La folie, compagne des écrivains.
Folie, muse des écrivains.
Folie !
Et encore joyeuse Saint-Valentin !

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #3 – Le jour où j’ai rencontré Hervé Vilard devant chez lui.

Source de la photo : Wikipedia

Il y a de ça très longtemps. Impossible pour moi de me rappeler l’année, j’avais dans les 12 ou 13 ans peut-être.

Je vivais chez mon père, dont l’une de ses passions était le moto. Quelque fois, il m’emmenait faire des promenades dans la campagne. C’était si je m’en rappel bien une Yamaha 125 CBR. Ces balades étaient l’un de ces rares petits moments père-fils que nous avions.

Un jour en faisant tourner sa moto, il me dit : « – Tu connais Hervé Vilard ? »

J’avais 12 ans Cher lecteur/lectrice. Hervé Vilard était inconnu dans le bataillon de ma playlist.

À ma réponse négative il me dit : « – C’était l’amoureux à ta mère ! Quand on été ensemble elle l’adorait ! »

Ah bon d’accord. Elle ne m’en avait jamais parlée… Et à mon paternel de rajouter : « – Il habite pas loin d’ici, 25 km environ. Ça te dirai d’y aller ?

– Allons-y, ça va faire une belle et longue balade. »

Nous voilà parti dans la campagne. La moto s’est sympa, mais derrière on se fait sacrément… chier pour être honnête.

Nous passâmes sur des petites routes au milieux des champs. J’en déduisais que mon père n’était pas à son premier voyage dans le village de Mr Vilard. Lui aussi était un fan on dirais !

Nous arrivâmes finalement devant une petite église avec à droite, un très long mur avec une porte.

« – Voila, c’est ici qu’il habite. C’est son église ! Il l’a racheté et rénové. Derrière ce long mur il y a sa maison je crois.

– Ah d’accord. »

C’était propre si je m’en rappel bien. La propreté m’a marqué pour une certaine raison.

On entendit un chien japper derrière le mur.

« – Il y a sûrement le jardinier. Je vais aller toquer à la porte on verra bien, dit mon père.

– D’accord, moi je vais visiter la petite église alors. »

Je rentre dans la petite église, elle était petite, belle et vraiment propre. Là, j’entend la voix de mon père et la voix d’un autre homme. Je décide de sortir.

Mon père parlait avec un monsieur avec les cheveux blancs. Le monsieur avait l’air un peu blasé. Mon père était complètement choqué. Ses yeux étaient grands ouverts et il peinait à trouver ses mots. J’ai compris qui était le monsieur aux cheveux blancs. Hervé Vilard.

« – Voici mon fils Monsieur, il a visité l’église…

– Il a bien fait, il a bien fait.

– Il s’appel Jaskiers, il a —

– Laissez le se présenter je crois qu’il est assez grand.

– Bonjour, votre église est très belle et très propres, dis-je.

– Merci. Tu peux te présenter ?

– Je m’appel Jaskiers, j’ai 12 (ou 13) ans. Je viens de Nevers. J’ai déménagé dans l’Allier avec mon père après la mort de mon frère… Et je suis au collège.

– D’accord très bien. C’est bien d’avoir visité l’église. »

Je ne répondis pas. J’avais tout à coup et sans le connaître pris la mesure du monsieur avec qui je parlais. Mais malheureusement, après cette réalisation, c’était déjà la fin de notre discutions.

« – Hey bien messieurs, je vous laisse repartir, faite bonne route au revoir. »

Nous lui serrâmes la main et partîmes. Sous le choc.

Mon père avait un énorme sourire sur le visage.

« – Dés qu’on rentre, tu appel ta mère, elle ne te croire JAMAIS ! »

Nous n’arrêtâmes pas de rigoler tous le long du chemin à la maison. Même derrière les casques et les vibrations de la moto, on s’entendais ricaner. Mon père était comme un gosse.

Arrivé à la maison, je pris mon téléphone et appela ma mère :

« – Maman ! Devine quoi ! J’ai parlé à un certain Hervé Vilard ! »

Bien sur, il a fallu lui raconter notre aventure et comment s’est passé la rencontre. Elle a peiné à me croire mais elle a compris.

Encore aujourd’hui, je lui raconte l’histoire et elle me répond :

« – Quelle chance tu as eu ! Je l’adore tellement ! J’en suis amoureuse ! »

Voici comment se termine la fois où j’ai rencontré Hervé Vilard sans savoir vraiment qui il était. Je garde en tête le toupet de mon défunt père qui a été cogner chez ce Monsieur comme si il était un ami de longue date du chanteur.

Je ne suis jamais retourner dans son village, ni dans son église, encore moins cogner à sa porte.

Hervé Vilard, la première (et dernière ?) fois que j’ai rencontré un grand artiste et une grande célébrité.

Ce sont des êtres humains comme nous au final. Ce qui m’as marqué, c’est la simplicité du monsieur. Même pas rasé, je présume qu’il faisait son jardin. Il avait par contre l’air fatigué mais heureux qu’un adolescent est visité son église. Église, qui, si je me rappel bien a été rénovée par ses soins car elle appartenait au curé qui l’avait recueillit. L’histoire est belle.

Et j’ai aussi appris que des fois, il fallait juste oser.

Jaskiers

Une histoire vraie personnelle #1 – Le Monsieur du train

L’histoire s’est passée il y a plus de 10 ans. Je crois. En fait, je pourrai être sur de la date et de l’année mais je n’ai pas envie de vérifier. Pas envie de trop remuer le passé. Je le sais, ça va être quelque chose sur lequel je vais avoir besoin de travailler, mais pas tout de suite… De toute façon cela n’a pas d’influence sur l’histoire vraie que je vais vous raconter.

J’étais en échec scolaire, ou plutôt en décrochage. On parlerai aujourd’hui de « Phobie Scolaire », mais à cette période, on n’utilisé pas vraiment ce terme. On décrivais plutôt cette maladie avec ces phrases : « Ce jeune homme est rebelle.

Ce jeune homme est fainéant. Ne veut rien faire de sa vie. Ce jeune homme va devenir un futur délinquant. Ce jeune va terminer en prison. »

Ce n’est pas moi qui ai dit ça, c’est un juge des affaires familiales.

Mon père m’emmena donc en train passer des « tests » pour la SNCF. Il était tôt, dans un matin glacial, attendant un train pour Paris dans une petite gare de village.

Le train arriva, nous montâmes dans un wagon première classe. Non pas que nous avions l’argent mais parce que mon père étant ancien cheminot nous avions encore quelques avantages.

Nous nous assîmes sur une place avec table au milieu. À côté de nous, un Monsieur métisse, recroquevillé sur lui même semblait plongé dans un sommeil profond. Je jeta un regard amusé à mon père. Je lui chuchota :

« Ça c’est une sieste de gueule de bois »

Il sourit. Il faut dire que la gueule de bois, il savait ce que c’était…

Le train était en marche depuis peut-être trois quart d’heures. Le monsieur se réveil, nous regarde et sourit. Mon père dit :

« – Gueule de bois ?

– Oui ! Je reviens d’une fête avec des amis. On était dans un chalet. Un mal de crâne ! Mais j’en ai vu pire ! »

J’ai souri, par politesse. Et je suis retourné écouter ma musique. À bas volume car je voulais écouter la discutions que mon paternel, toujours très sociable, avait avec ce Monsieur.

Ce Monsieur était grand, costaud, pas gros mais costaud, comme un Hemingway. Il venait, si je me rappel bien, de la Réunion. La discussion n’était pas très interessante, pour moi, l’adolescent « destiné à être une crapule ». Je décida donc de monter le volume de ma musique dans mes écouteurs tout en planifiant comment je pourrai faire un hold-up dans le train pour prouver au juge, se voyant, se médium, qu’il avait raison. J’étais pas malade, j’étais juste un Billy The Kid en puissance !

Jusqu’à ce que mon père me fasse signe d’enlever les écouteurs. Ce que je fis. Billy The Kid écoutait-il son père alcoolique ? J’en sais rien cher lecteur, demandez au juge. Mais moi, ça m’arrivais…

Le monsieur, m’a dit :

« – Et toi garçon ! Tu fais quoi ?

– Bah rien.

– C’est pour ça que tu es là avec ton père ?

– Oui, pour faire des tests.

– Tests de quoi ?

– Pour… en faite j’en sais rien. Lui, je pointai du doigt mon père, m’a presque forcé à aller à se truc.

– D’accord, donc tu sais pas quoi faire et tu te laisse entraîner à ce test loin de ta campagne.

– C’est ça en gros »

À ce moment, j’avais honte. Tous ce que je voulais c’était retourner à ma musique et à mon futur plan machiavélique pour devenir le gangster le plus notoire de tous les temps…

« – Tu as quel âge ?

– 15 ans

– 15 ans ? C’est triste. C’est quoi ton problème avec l’école alors ?

– J’ai pas envie d’en parler. Il y a d’autres gens dans le wagon…

– On s’en fou, de tout façon ils sont loin dans le wagon. Alors dit moi. »

Mon père me regardait curieusement. Cet inconnu allait-il retirer les raisons des problèmes scolaires de SON fils, alors que lui même, le paternel, ne savait plus par quel moyen s’y prendre ?

J’ai inspiré et répondu :

« – J’en ai juste marre. Assis, toujours assis. Obéir, écouter, être sage, surveillé, entouré de jeunes de mon âge sois disant mature comparé au collège alors qui, au final, sont aussi méchants voir plus qu’au collège. J’ai envie d’air. La vérité je veux être le plus loin du lycée possible. J’ai besoin d’air. De me reposer. De rassurer mon corps et mon esprit que je ne vais pas me réveiller encore tous les jours pendant 3 ans à 5 heure du matin à attendre un train qui vient une fois sur deux en retards. Arriver au lycée à la bourre où le motif de « retard de train » n’était accepté que deux fois après c’était heures de colles. Et avec se foutu sac à dos pesant 2 tonnes. On veut faire de nous des citoyens ou des esclaves ? Oui madame. Non monsieur. Si vous répondez, on vous colle. Rien à foutre qu’il n’y ait plus de train à une certaine heure. Vous resterez dans la rue tant qu’à faire ça vous apprendra. Vous vous dites peut-être que je résonne comme un adolescent rebel. Mais j’ai vécus des drames que la plupart des gens ici n’ont pas vécus et par chance, peut être, ne vivront jamais. Au final j’en ai juste plein le cul, je veux être libre.

– De quel drame parle tu ?

– Mon grand frère qui se tue en scooter à 18 ans ? »

Mon père déglutit. Le sujet est difficile pour lui. Mais il voulait que je parle au Monsieur, je l’ai fais.

« – Crois moi ou pas, mais je te comprends me dit le Monsieur. Regarde moi. »

À mon tour de déglutir, à la limite de pleurer. J’ai craché, un peu, de mon mal-être à un inconnu. Je me tourne vers lui et il me dit :

« – On a tous un parcours différent. Moi non plus j’ai pas eu la vie facile. Mais au final, ça m’a construit en tant qu’homme. J’ai vécus et vis encore une vie que j’ai choisis. J’ai été traducteur en Asie dans une zone dangereuse. Je me suis pris une balle dans le bras vois-tu. »

Il remonte la manche de son bras gauche, je crois, et me montre la cicatrice.

Je regarde avec circonspection, carrément ! Une balle ! J’ai devant moi un putain de vrai aventurier ! Encore aujourd’hui je me dis Wow !

« – Est-ce que je regrette d’avoir été la bas me prendre une bastos ? NON. Parce que c’était MON choix ! Les regrets, c’est soit pour les vieillards ou ceux sur leurs lits de morts gamins. Ce qui compte, c’est que TU décide de ce qui est important pour toi ou pas. Des fois, tu va te tromper sur mais ne le regrette pas. Les erreurs c’est la vie. Si on vivez une vie sans erreurs on se ferait sacrément chier non ? »

Il regarda mon père puis moi :

« – Fais tes choix ! C’est ta vie. Pas celle de ton père, de personne. Tu te plante. Tu te relève, tu avance. Tant bien que mal. »

Je reste silencieux. À ce moment, on entend que le bruit hypnotisant du train.

Je me sens… Vide mais en même temps j’ai l’impression de voir plus clair. Mon père reste silencieux. Je regarde mon reflet par la fenêtre, putain, pourquoi on a pas des profs comme ça, des gens qui transpercent votre armure en douceur et vous font comprendre des choses, passer des idées au lieu de prof qui passe sois leurs temps à gueuler, humilier, punir, à réciter leurs cours comme des robots ou les complètements déjantés, à la limite de la folie ou qui se pensent cool ou se comporte comme des demi-dieux, en n’oubliant pas les dépressifs, alcooliques et ceux à la limite d’une crise de nerf. Pourquoi ne pas mettre des professeurs avec du vécus, des êtres humains avec l’expérience de la vie, des gens ouverts, passionné par leurs travailles. Prêt à aider, assister sans bousculer, avec passion et bienveillance. Bien sur, j’ai eu la chance d’avoir des professeurs passionnés par leurs métiers. Ce genre de profs n’ont pas besoin d’élever la voix pour calmer la classe car tous les élèves sont intéressés par le cour. Le lâcher d’endorphines dans notre cerveau est tel que le cour devient un PLAISIR plutôt qu’une tare. Même les cancres se taisent et suivent. Ces professeurs, je les comptes sur les doigts d’une main…

Durant cet instant de silence, après cette leçon du Monsieur, j’ai envie de retourner en cour et d’affronter les difficultés. De faire de mon mieux. De faire mon bonhomme de chemin sans faire attention aux autres. C’est MA vie après tous.

Une discussion reprends entre mon père et le Monsieur. C’est à propos de moi, des choses que j’ai vécus. Je ne veux pas écouter. J’ai vécus ces drames j’ai pas besoin d’entendre quelqu’un les raconter. Je remets mes écouteurs. Cette fois, je vois un futur. Celui que j’ai choisis. Désolé Mr le Juge mais dealer de la drogue, être un gangster, un voyou n’est pas dans mes plans. Ils ne l’ont d’ailleurs jamais été.

Le train arrive à Paris. Nous descendons tous les trois. On se dit au revoir.

Sorti de la gare, j’entends crier mon prénom, c’est le Monsieur qui m’appel et me dit de venir vers lui. Je m’exécute.

« – Jaskiers, serre moins la main. »

Je lui tends une mains, molle, sans conviction.

« – Jaskiers, à partir de maintenant quand tu serrera la main à quelqu’un, tu tends une main ferme, tu sers la main fermement sur celle de ton interlocuteur et tu le regarde droit dans les yeux, quelqu’il ou elle soit. Maintenant recommence. »

Je tends une main ferme, le regarde droit dans les yeux.

« – Tu fera ça à chaque fois que quelqu’un te tends la main à partir de maintenant. Les premières impressions sont importantes. Maintenant je te souhaite bonne chance garçon. Au revoir. »

Il tourne les talons et repart. Sans se retourner.

Je suis bouleversé. Je ne le montre pas, mais ce Monsieur qui part, seul, je l’admire. Quelqu’un de bien encore aujourd’hui, j’en suis sûr…

Avec mon père nous partons directions un bâtiment appartenant à la SNCF. Nous traversons un pont et je m’arrête. J’interpelle mon père et le regarde droit dans les yeux.

« – Papa, j’ai pas envie de passer se test. Cette rencontre était assez. J’ai l’impression que je peux retourner à l’école.

– On n’est pas venus ici pour rien Jaskier. Passe se test et on verra bien ce que la conseillère dira ! »

Je marmonne et proteste… Je cède. Nous arrivons au bâtiment.

La conseillère me fait passer un test sur un logiciel. Logiciel qui ressemble plus à un jeux d’éveil pour enfant qu’un logiciel me permettant de « trouver ma voie ». Le genre de test ou l’on sais où vont mener les réponses. En fin de compte, le test était une excuse pour essayer de me faire inscrire dans un lycée professionnel de la SNCF. « Avec plusieurs débouché à la sortie, mécanicien, aiguilleur ect ect ! » me fait remarquer avec un grand sourire la conseillère.

Je n’ai rien dit. C’était, pour moi, pas du tous ce que je voulais faire. Même le test enfantin qu’elle m’a fait passer prouver que je n’étais pas un « manuel ». D’ailleurs, c’est vrai. Je ne savais rien faire et n’avais aucune connaissance ni intérêt pour tous ça. Je respecte d’ailleurs beaucoup ceux qui font ces métiers car je ne pourrai pas le faire, mes mains ne savent rien faire.

Nous sortîmes de cet entretien sans avoir avancer d’un iota. J’avais encore l’impression, et je l’ai toujours que cette homme dans le train, cet inconnu qui n’était pas payé à me recruter ou à me guider m’a plus aider que ces 3 heures de discutions inutiles avec madame la conseillère avec son test bidon.

Nous en étions, moi et mon père, au même point qu’à l’arrivée. Enfin selon lui, car le Monsieur du train (je ne me souviens plus de son prénom malheureusement) m’a aidé à ouvrir les yeux sur quelque chose d’important. C’est MA vie, et ce jusqu’à mon lit de mort. Si j’ai la chance d’en avoir un…

Depuis se jour, je serre une franche poignée de main avec un regard droit dans les yeux. Et à chaque fois je repense à se Monsieur. J’aimerai tellement le retrouver et parler avec lui, car maintenant je réalise que la vie de se Monsieur était sûrement celle que je voudrai vivre aujourd’hui.

Je profite de cet article que peu de personne vont lire pour le remercier et lui dire que je ne l’ai pas oublié.

Jaskiers

Rhum express de Hunter S. Thompson

Quatrième de couverture :

Dans les années cinquante, Kemp, jeune journaliste globe-trotter, buveur de rhum confirmé et alter égo de l’auteur, quitte Greenwich Village pour Porte Rico où il a décroché un boulot de reporter au San Juan Daily News. Toutes sortes d’individus y travaillent : misanthropes désabusés, ratés, ambitieux prêt à refaire le monde, tous parias en quête d’une existence meilleure sous les tropiques.

Mais la paradisiaque triade rum, sex, sun vire aux cuites prolongées, aux fêtes débraillées, à la sexualité sauvage. Et en même temps qu’il bute contre la dérisoire liberté de l’ennui, Kemp assiste à la longue agonie d’une île rongée par l’argent, les ambitions de l’Amérique et la compromission hypocrite des journalistes.

Premier roman d’un écrivain qui deviendra célèbre, Rhum express, chronique mordante d’une désillusion, tranche avec tout ce que l’on connaît de Hunter S. Thompson.

Une petite rédaction de journalistes américains en plein Porte Rico dans les années suivant la Deuxième guerre mondiale… Imaginez ! Des tous jeunes trentenaires alcooliques, dépressifs, névrosés, violents dans une partie du globe qui ne tient pas forcément à la présence de ces Yankees insolents.

Hunter nous offres pour notre plus grand bonheur le bordel total dans lequel ces journalistes, perdues dans une époque de questionnement et de recherches intenses de sens et de sécurité, qui se saoul à grands coups de rhum et de bières.

Il partage avec nous des personnages loufoques, d’autres au bout de la corde et d’autres aux ambitions douteuses qui s’entremêlent sur l’île de Porto Rico. Nous partons avec eux dans des péripéties et des petites aventures souvent stupides, pathétiques avec un arrière goût de politique et de philosophie.

Jaskiers

Despérados

Inspiré par Rihanna – Despérados (Album Anti)

Nous avons roulé toute la nuit. Somme nous si fatigué de ces ennuis, ces ennemis, nos yeux cernés, depuis l’aurore ont s’enfuis. Avec nos doutes, nos non-dits, incapables d’affronter de face, plus la force, la vie est un éternel recommencement, autant brisé de cercle vicieux, défier les dieux à deux. Casser le cercle infernal, même si au bout, Dante nous attends. Au moins somme nous déjà loin, enfin, aucun cavalier n’a suivis, courrir a l’aube sans soucis. La route sans âme n’attends que nous, traversons, sortons, vivons. Partout les problèmes nous aspire comme un siphon, diantre tes démons, on vois leurs vagues, le typhon. Dégaine maintenant, le doigt sur la détente, la gâchette, la pression. Tonnerre de tous les diables, nous sommes la, invivable. Vidons ensemble notre dernier verre, ensemble nous franchirons le Styx mais oublions les Champs Élysée, le Tartare a une place réservé pour nous , les amants fous, les âmes en peine, nous rencontreront Tantale et d’autres amis. Faisons le dernier des voyages, les billets sous la langue, prêts à affronter l’éternité.

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Jaskiers

« Lendemain de guerre en Afghanistan et en Irak » de Anne Nivat

Quatrième de couverture : Lendemain de guerre n’est pas une nouvelle analyse géopolitique de la situation « post-11 septembre » en Afghanistan et en Irak. Ce n’est pas non plus un pamphlet anti-américain. Ce livre est un long « grand reportage » dans le style qui n’a cessé d’être le mien depuis que je me suis intéressée au journalisme. J’ai interrogé des centaines de gens qui vivent sur place, aiment leur terre, tâchent de continuer à y vivre malgré le chaos régnant depuis les interventions militaires. J’ai vécu parmi eux, me suis habillée comme eux, ai partagé leurs logis et leurs repas. J’ai avant tout voulu donner la parole à celle et à ceux qui ne l’ont jamais. Anne Nivat

J’ai commencé ce livre et ai tout de suite réalisé qu’il était un peu daté, de 2004. Et des choses ont changer en Irak et en Afghanistan depuis tous ce temps. Mais il n’en reste pas moins un livre utile mais, je l’avoue, difficile à comprendre. Entre les différentes ethnies, religions, croyances, conflits, il m’as été difficile de tous comprendre. La mort de Saddam Hussein, les attentats du 11 septembre, la guerre, les talibans, les djihadistes, peshmergas, civiles Irakiens et Afghans, la démocratie, les religions et croyances, l’armée Américaine et son omniprésence…Voilà ce qui est dans ce livre qui date de 2004 et où l’ont réalise, aujourd’hui encore, que les problèmes du Moyens Orient ne sont toujours pas terminés, qu’ils ont parfois empirés… Malheureusement. Voici donc encore un livre de Anne Nivat, grande journaliste et grand écrivaine. J’ai pour elle un grand respect pour son intellect, son courage et son immense talent. Une femme qui a réussis à s’imposer dans un monde et dans certains territoires extrêmement dangereux, encore plus si vous êtes une femmes. Mais Anne Nivat est un exemple, au moins pour moi, de courage journalistique. Jaskiers