
Peu importe qui était dans cette chambre, il semblait que ce groupe de personnes ne lui voulait pas de mal.
Elle posa sa poignée sur la porte, et l’ouvrit doucement.
Rien. La chambre était plongée dans l’obscurité totale, plus aucunes voix, plus aucun bruit, plus d’odeurs de tabac. L’air était froid.
Ouvrant la porte en grand pour laisser rentrer un peu de lumière, elle vit que la chambre était bel et bien vide, et dans un état lamentable. Le matelas, déchiré, penchait sur l’armature du lit, une table était renversée au milieu de la pièce.
Confuse, elle resta sans bouger, cherchant une explication plausible à ce qu’elle venait de vivre.
« – Dégagez ! Dégagez d’ici ! Comment ?! Vous osez entrer dans la chambre des clients sans avertissements ?! Dégagez ! J’en ai tué pour moins que ça ! »
Alva ne se laissa pas prévenir deux fois par cette bruyante et effrayante voix de femme.
Elle se précipita à son bureau pour récupérer son thermos de café, cadeau d’anniversaire de mariage de sa femme, si elle l’oubliait, elle allait devoir aussi affronter les reproches de sa femme, et sortit comme une furie vers le parking.
Avant d’entrer dans sa voiture, un cri terrible, aigu, lui fit lâcher ses clefs. Elle les ramassa et enfonça la clé dans la serrure de la portière tout en tremblant.
Ce cri, c’était celui d’une femme, d’une femme qui devait avoir vu la mort en face, pensait la jeune femme en démarrant sa voiture.
Elle roulait, le pied sur l’accélérateur, et arriva chez elle en trombe.
Sa femme se leva, le visage encore endormis mais marquant une surprise mélangé de peur, et lui demanda ce qu’il s’était passé.
Alva, lui expliquait entre ses sanglots ce qu’elle venait de vivre, et surtout, le cri terrifiant en partant.
Elles décidèrent d’appeler la police immédiatement. Même si ce n’était que le fruit de son imagination, ce dont Alva n’était pas persuadé. Peut-être qu’une personne était vraiment en détresse, il fallait prévenir les autorités.
Sa femme s’en chargea. La police répondit qu’il irait jeter un coup d’œil dans la nuit et qu’ils rappelleraient pour les tenir informer.
Alva finit par s’endormir dans les bras de sa femme et dormît d’un sommeil agiter, puis la sonnerie du téléphone la réveilla.
La Police était au bout du fil, demandant pourquoi Alva était dans cet hôtel désaffecté et abandonné depuis plus d’une décennie au milieu de la nuit.
Jaskiers