Le son des cloches

Journal intime de la fille de la famille X. Preuve Numero 441 dossier 2-B1.

[CONFIDENTIEL]

26/12/202X : Cher journal, aujourd’hui c’est le jour, je me lache. Je commence mon journal INTIME ! Je dois m’y engager, à toi, cher journal. T’as couleur bleu, ta couverture toute douce, on dirait qu’on carasse un petit animal. J’espère te faire honneur et j’espère vivre beaucoup d’aventure avec toi. Et mes secrets, mes histoires à dormir debout, mes rêves, mes cauchemars. Et tous et tous ! Aussi, maman elle m’a acheté ce petit stylo plume bleu, un peu plus foncé que toi cher journal. Elle n’a pas oublié la réserve de cartouche d’encre. Vais-je écrire tous les jours ? Hmmm… Je n’sais pas. À la rentré, peut être pas. Je rentre tard car je reste en étude avant que maman, des fois papa, viennent me chercher. Ils ont un emploi du temps chargé ! Surtout ces dernières semaines, avant les vacances de noel. Ils sont tous deux de bonnes humeurs, c’est sûrement grâce aux fêtes de fin d’année, et les vacances et cette nouvelle maison dans laquelle nous avons aménagé en début d’année. Février je crois. C’était un peu une surprise pour moi, presque du jour au lendemain. Ça m’a fais bizarre de changer de maison. Celle si est plus grande, plus proche de la ville, de l’école et tous. Jardin un peu plus grand que celle que l’ont a quitté, l’herbe était devenu de mauvaise qualité, le jardin était plein de terre, presque plus d’herbe. Maman dit qu’on a essayé de retourner la terre pour faire repartir le gazon mais ça ne faisait rien. En plus sa puai des fois. J’ai pas perdu mes copines, Angela, Melyne et Roméo. J’en ai d’autres mais se sont mes meilleurs amis ! J’avais une copine, Charlotte, mais elle voulait plus venir à la maison. Ont été tous le temps ensemble. Elle est venue dormir à la maison, on a parlé garçon bien sur, Steven Oulala !!!, on a regardé un film d’horreur. Je crois qu’elle a eu trop peur. Le lendemain matin elle est vite repartie, elle avait mal dormis on aurai dit que le film l’avait traumatisé !!! Depuis pendant la récré elle ne vient plus et reste souvent toute seule. Quand je lui parle elle répond presque pas. Elle m’inquiète mais si elle ne veut plus me parler, c’est son problème. J’ai d’autres amies comparé à elle. Sinon cher journal, je t’ai beaucoup attendu, toi aussi Mr stylo plume super classe ! Je dois trouver où vous planquer, je ne veux pas qu’on lise ce que je pense. Surtout pas que Steven découvre que j’ai un peu un crush sur lui. J’ai eu d’autre cadeau à Noël mais toi cher journal je crois que es mon préféré ! Je te laisse !

Commissariat de Blanc Bec 16/04/202X à 16h40. Interrogatoire de Charlotte X par l’officier Morné

Retranscription écrite de l’interrogatoire

Officier Morné : je veux que tu sache que tu n’est pas en danger, plus maintenant, nous sommes là pour t’aider. Il faut tout nous dire d’accord ? Charlotte X : Oui… M : tu n’as rien fait de mal, n’oublie pas. Tu es protégé maintenant. Courage, tu peux tout me dire, même si tu ne pense pas que c’est important, je suis là pour t’aider, pour faire en sorte que ce qu’il s’est passé dans notre petite ville ne recommence plus jamais, et toi tu peux nous aider !

C : oui… je vais essayé mais des fois c’est dur… j’en parle avec maman et ça me donne envie de… partir…

M : partir où ma grande ?

C : loin… très loin. J’arrive pas à croire, ont vois ça que dans les films ou les documentaires. Mais là en vrai c’est pas pareil vous savez j’en fais des cauchemars la nuit.

M : j’imagine ta souffrance et je suis désolé, j’ai une petite fille de ton âge, ou presque. Tu verra, on avancera ensemble.

C : ok… Mes parents seront protégés aussi ?

M : bien sur ! On surveille ta maison et toi, tu ne risque rien ! Alors maintenant, tu te souviens de qu’elle jour, la date du jour où tu est allé dormir chez Helena X ?

C : deux semaines avant Noël je crois, environ.

M : d’accord, donc un peu avant Noël. C’est Helena qui t’as invitée ?

C : oui, enfin on voulait passer une soirée film d’horreur depuis longtemps donc… En fait on l’a un peu organisé à deux. On a dû prévoir avec nos parents.

M : est-ce que t’es parents ont rencontrés ceux d’Helena ?

C : ils se sont eu au téléphone, c’était plus simple pour eux, ils travaillent tous à des heures pas possible.

M : donc vous deux vous attendiez vraiment impatiemment cette soirée entre copines, ce faire peur et tous. Quel films vous aviez prévue de regarder ? Une nuit blanche de film d’horreur ?

C : au début ont été sur internet à regarder des tik tok. A regarder des vidéos drôles sur YouTube, ont rigolez bien. La nuit commence à tomber et on s’est dis qu’on allez regarder Scream car mon grand frère m’en avait parlé et il dit qu’il avait eu peur quand il était petit.

M : d’accord, vous regarder Scream. Vous faites des poses ou vous regarder le film entièrement.

C : une petite pose pour manger des gâteaux et boire du jus d’orange.

M : tu es allé chercher les gâteaux avec Helena ou vous aviez déjà tous sur place, tout préparé.

C : non, Helena est descendu puis est revenue avec les gâteaux.

M : et quand elle est revenue, elle avait l’air comment ?

C : normal… Je peux pas croire qu’elle ai pu vivre dans cette enfer, ça se trouve… pleurs… elle a… elle a aidé ou… ou… elle a vu et a du vivre avec… Comment j’comprends plus rien.

M : tu veux faire une pause ? De l’eau ? Voir tes parents, ils sont dans la salle à côté, tu veux les voir ?

C : mais si j’avais su pour tous ça, je me disais bien qu’en rentrant, quelque chose cloché, avec eux, cette maison. On avait l’impression que… silence.

M : tu avait l’impression que quoi Charlotte ? Tu as vu quelque chose dès que tu es entrée ?

C : ça sentait la MORT, y’avais du parfum mais ça se sentait… Quelque chose de démoniaque. Vous êtes flic, vous connaissez cette odeurs !

M : oui, je co…

C : non vous pouvez pas comprendre, pas à ce point. Une odeur de cadavre c’est sûrement quelque chose mais l’odeur de plusieurs… C’est…

Fin de la première partie de l’interrogatoire de Charlotte X.

Fin du premier chapitre. La suite sur @jasquiers sur Wattpad ! (Bientôt)

P.S : si vous vous y connaissez dans le monde du droit, les méthodes, la classification des preuves ou que vous avez de bonne adresse pour que je puisse me renseigner, je suis preneur ! MERCI !

Jaskiers

Un hasard heureux ?

Hier, j’ai posté un article rempli de photographies et de gif d’un jeune Alain Delon. Ce soir en faisant les courses et en passant devant le rayon magazine, je tombe sur un France Dimanche hors-série sur LE MONSIEUR !

Un heureux hasard ? Oui ou non, j’ai 225 photos exclusives de Delon à regarder alors à la prochaine !

Jaskiers

Alain Delon jeune parce que c’est dimanche :

Fumer c’est mal !
Avec Romy Schneider bien sur
Fumer c’est très mal Alain !
Wow…
Ma prochaine coupe de cheveu pour sur !
Flippant le petit air de Ted Bundy
Wow V2
Profitons, c’est encore dimanche !
Freddy Mercury ´stache
On a dis c’est dimanche pas de travail Alain !
Après la baignade, voilà pas de travail !
Oui, demain c’est lundi Alain…

Si vous aussi vous êtes un homme hétérosexuel et que vous avez questionné votre sexualité après ces images et gifs, saches que vous n’êtes pas le seul !

Jaskiers

Surveiller et punir, naissance de la prison de Michel Foucault

Image de couverture : Max Ernst, La Vierge corrigeant l’Enfant Jésus devant trois témoins : Paul Éluard, André Breton et Max Ernst 1926 (muséum de Ludwig, Cologne)

Quatrième de couverture :

Peut-être avons nous honte aujourd’hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier des forteresses qu’il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Elles figuraient toute une entreprise d’orthopédie sociale. Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D’où viennent cette étrange pratique et le curieux projet d’enfermer pour redresser ? Un ciel héritage des cachots du Moyen Àge ? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois « dociles et utiles ». Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s’est développé au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l’armée, dans les écoles, les collèges, ou les ateliers : la discipline. Penser les relations de pouvoir aujourd’hui ne peut se faire sans prendre en compte l’ouvrage de Michel Foucault (1926-1984), devenu aussi indispensable à notre époque que le Léviathan de Hobbes le fut à l’époque moderne.

-Il faut s’accrocher pour lire ce livre et surtout le comprendre, en même temps c’est un livre de Michel Foucault, il fallait s’y attendre. Ce que j’ai appris, c’est que le monde carcéral, les règles de la prison sont en faite un peu présentent partout dans notre société. Surtout à l’époque de la Covid. Respectez les règles ou vous serrez punis. Faites ceci, surtout pas cela, si vous le faites, les sanctions tomberont. Toutes les règles de notre société semblent êtres régis par des codes, des lois, que nul citoyens ne doit ignorer. Il faut apporter à la société ou sinon vous êtes un pestiféré, quelqu’un de potentiellement incontrôlable, dangereux. Ces règles sont en vigueurs, pour notre bien, dans les hôpitaux, les écoles et même les entreprises et bien sur l’armée.La docilité, plus important la discipline nous ont été inculquées dès l’école. Plus intéressant et au sujet de la première partie de l’ouvrage, le corps, en tant qu’entité prends une place importante dans la punition du criminel, la torture et la mise à mort sont un spectacle, au fil du temps, la mise à mort seul, puis l’esclavage et pour finir la prison. Foucault n’omet pas de stipuler que les plus riches s’en sortent beaucoup plus facilement, pire leurs crimes beaucoup « subtiles » sont plus difficiles à découvrir. Le livre date un peu et propose une analyse du système de la prison au XIXe siècle, mais même dans cette analyse qui date, nous voyons ressurgir des problèmes qui demeurent. Notamment l’état d’insalubrité des prisons et le travail carcéral qui peine à trouver ça place et sa légitimité dans la société. Les illustrations en fin d’ouvrages offrent une perceptive intéressante sur le fonctionnement des êtres humains sous l’égide des règles de notre société, dans les multiples milieux déjà cités plus haut.

Deux petites paroles de deux musiques mythique de deux groupes tout autant mythiques me sont venues à l’esprit pendant ma lecture, je me permets de le partager avec vous :

You can check out anytime you like but you can never live – Hotel California The Eagles

All in all it’s just another brick in the wall. All in all you’re juste another brick on the wall. – Another brick in the wall Pink Floyd

Jaskiers

Art de la petite sœur : les teletubbies psychopathes

Fait par ma sœur à 17 ans

J’ai trouvé ce petit tableau de ma sœur plutôt badass, elle l’a fait quand elle avait 17 ans. Les trucs glauques et flippant voir mystérieux, c’est son truc. Elle sait bien chanter aussi, mais on l’entends que sous la douche. Elle est connue par ici sous le doux pseudonyme de « niquetarace12 »…Bref, si vous avez un groupe de musique ou êtes un directeur de galerie d’art, contactez moi, je me ferai l’agent artistique de ma sœur. Aussi petite sœur, je prends 70% de commission.

Jaskiers

J’ai commencé sur wattpad…

Sur les conseils de ma petite sœur, j’ai installé WattPad pour mes projets d’écriture plus conséquents. Si vous connaissez et si vous avez un compte, n’hésitez pas à me le communiquer ! Vos conseils et avis seront toujours les bienvenues. Merci -> my.w.tt/SEE4oxvtxbb

Jaskiers

Something in the way| Les dernières photos de Kurt Cobain vivant.

Kurt Cobain et son ami de 6 ans, Thor. 10 jours avant sa mort
Lors de la dernière séance photo officiel de Nirvana.
Une des dernières photos de Kurt avec des fans.
It’s better to burn out than to fade away – Nirvana
You can’t fire me because I quit – Nirvana
Lettre de suicide de Kurt, à son ami imaginaire Boddah.

Je n’ai pas voulu me permettre de mettre les photos du corps sans vie de Kurt Cobain, ni les photos de la scène du suicide par respect, pour l’homme et sa famille. Je voulais juste par ces photographies, montrer quel enfer, quelle sombre pensée, un espoir sans lumière au bout du tunnel peut se tapir dans votre psyché. Aussi, ne laissez pas les sourires de l’un de vos proche souffrant vous rassurez. Même si vous avez tout, l’argent, le succès, une famille, les démons peuvent s’installer, détruire votre « moi » intérieur. Les gens diront pourquoi, ils jugeront comme nous jugeons tous. Mais vous êtes vous et ils ne sont pas vous. Chacun est comme il est et porte sa croix. Pour certains, elle est beaucoup trop lourde. Ne nous laissons pas envahir. Vivons, aimons avec compassion. C’est tous ce qu’il nous reste.

Je suis vraiment confus
La mort, c’est qui je suis
J’ai dû mourrir seul, il y a très très longtemps

Si vous avez besoin d’aide, voici la plateforme d’écoute et d’aide en cas de pensée suicidaire : SOS suicide.

Jaskiers

À la recherche de la lumière – Oliver Stone

Une autobiographie.

À la recherche de la lumière : Platoon, Midnight Express, Scarface, Salvador et le milieu du cinéma : écrire, réaliser, et survivre

Quatrième de couverture : Bien avant de connaître la gloire avec Platoon, en 1986, Oliver Stone, figure mythique du cinéma américain, réalisateur et scénariste multi-oscarisé, avait déjà vécu mille vies. Fils d’une française et d’un soldat américain, le jeune Stone a déjà été fantassin pendant la guerre du Vietnam, puis a connu des années de misère, passées à écrire des kilomètres de scripts inaboutis, tout en conduisant des taxis dans les rues de New York pour survivre. Le figure réalisateur de Wall Street décide alors de changer de vie, et traverse les Etats-Unis pour s’installer à Los Angeles. Et c’est là, enfin, que son existence bascule. Aujourd’hui âgé de 74 ans, Oliver Stone se penche sur cette vie digne des plus grands scénarios. Sans complaisance, mais toujours avec une malice et une intelligence fulgurante, il raconte les hauts, les bas ; les succès nombreux, et les coups durs. Avec la verve qui lui est propre, il nous plonge dans ses rendez-vous avec Al Pacino en pleine écriture des scenarii de Scarface, Platoon ou encore Né un 4 juillet, mais se confie aussi sur les démons qui l’ont longtemps poursuivi. Remontant le fil de sa mémoire, Stone nous livre également ses périlleuses recherches dans les bas-fonds de Miami alors qu’il écrivait le scénario de Scarface, ses relations houleuses avec Michael Cimino, réalisateur de Voyage au bout de l’enfer, le tournage pour le moins chaotique de l’inoubliable Midnight express, et bien plus encore… Traversé par une énergie à couper le souffle, À la recherche de la lumière retrace la destinée inégalable d’un talent brut et l’âge d’or d’Hollywood. Né en 1946, Oliver Stone est connu dans le monde entier depuis les années 70 pour son œuvre de réalisateur et de scénaristes, auréolée de nombreux Oscars, Golden Globes et BAFTA Awards. « Tueurs nés, Scarface, Midnight Express, Platoon, JFK, Wall Street… Les mémoires d’un monstre sacré du cinéma américain »

Extrait : Le soleil est quasiment à son zénith, la chaleur suffocante. Je suis prêt à crier : « Moteur ! ». Après quinze ans passés à tenter de réaliser un film de cette ampleur, c’est un rêve qui se réalise aujourd’hui, la concrétisation des rêves d’un gamin trouvant un tas de soldats en plastique et de trains électriques sous son sapin de Noël, la concrétisation de mon univers à moi. J’en suis le concepteur, l’ingénieur, j’ai le pouvoir de décider de qui vit et qui meurt sur cette scène que j’ai moi-même créée. Tout ce qui dans mon enfance m’enthousiasmait au cinéma est réuni : des batailles, des actes pleins de fougue et de panache, et leurs conséquences.

Stone ce dévoile, sans sembler se retenir, sur sa vie, hanté par la guerre du Vietnam, cette autobiographie semble avoir été un douloureux projet. Entre un complexe d’Œdipe assumé, le sexe, l’argent, la drogue, la notoriété, il faut penser à un Oliver Stone trempant sa plume dans les tréfonds de ses démons. Il raconte son enfance, le divorce de ses parents, un père à WallStreet, sévère et distant avec son fils et une mère française, frivole et dépendante de ses multiples amants. Son année sabbatique à l’université qui se transforme en abandons de ses études car Oliver a découvert ce qui le fait vibrer. L’écriture de scénario. De ces débuts chaotiques jusqu’aux plus hauts sommets d’Hollywood, Stone écrit. Les disputes à n’en plus finir avec les producteurs, les agents, les acteurs, les politiciens, les équipes techniques, les difficultés techniques, tous ça et plus passé au crible de la plume de Stone. De cette lecture, j’ai surtout découvert à quel point Stone était hanté par son passage au Vietnam. Malgré les décennies, il ne semble pas avoir pu complètement se détacher de l’enfer, vu et vécu, de cette guerre qu’il trouve stupide. Elle l’a transformé, à la vision de son cinéma, anticonformiste et violent à l’époque d’une Amérique conservatrice et en conflit avec l’URSS au bord de l’implosion. L’homme se battra pour SON cinéma et je crois que l’écriture de son autobiographie était un combat de plus dans une vie rempli de conflit mais aussi d’amour. En bonus, des photographies au milieux du livre plutôt sympathiques mais au final très anecdotiques car le récit d’Oliver Stone est captivant.Jaskiers

Extrait : Ce à quoi s’attache ce livre, c’est au fait de chercher à réaliser un rêve à tout prix, même sans argent. Le fait de rogner sur tout, d’improviser, de baratiner, de bricoler avec les moyens du bord pour faire des films jusqu’au bout et les projeter dans des salles, sans savoir quand tombera le prochain jour de paye, ou quand arrivera la prochaine mousson, ou quand piquera le prochain scorpion. Le fait de ne jamais se contenter d’un « non ». De mentir éhontément, de serrer les dents de toutes ses forces et de survivre. Tout ce chemin parcouru entre une enfance magique à New York et la guerre du Vietnam, toutes mes luttes pour en revenir. C’est un livre sur l’échec, sur la perte de la confiance en soi. Et c’est aussi un livre sur le succès et l’arrogance. Sur les drogues, sur les années, qu’on traverse et qui nous traversent, politiquement et socialement. Sur l’imagination, sur le fait de s’inventer ses propres rêves et de tout faire pour qu’ils deviennent réalité. Et puis bien sur, c’est un livre plein de mensonges, de trahisons, d’escrocs et de héros, de personnes dont la seule présence est un cadeau, et de celles qui n’hésitent pas à vous détruire si vous leur en laissez l’occasion.