La pièce maîtresse – Partie 2/2(?)

Je m’y approchais, posais mon pied dessus et doucement, j’appuyais mon pied gauche, de la pointe du pied. Je tapotais sur les lattes de bois, qui me semblait raisonner légèrement. J’appliquais avec légèrement plus de pression, tout en bougeant mon pied à gauche et à droite, et je sentis un certain jeu.

Il devait y avoir quelque chose, je m’accroupissais pour essayer de trouver un moyen d’ouvrir ce grand rectangle. Évidemment, il n’y avait pas de poignée. Il n’y avait pas assez d’espace pour placer un seul doigt pour soulever cette trappe.

Je cognais avec ma main gauche au milieu de ce rectangle, je sentais les vibrations dans ma paume, mais le bruit raisonnait plus clairement maintenant que mon visage était plus près du sol.

Je pensais au couteau suisse que je gardais toujours dans ma voiture.

Après l’avoir récupéré, j’encastrais la lame dans une des trois fentes qui se présentait à moi, les deux derniers côtés de cette trappe étant les murs faisant l’angle.

J’engageais un mouvement de levier, et le bois craqua doucement, de la poussière retombait dans un vide noir.

Je finissais d’ouvrir avec mes mains, la plaque entière s’enleva facilement, laissant paraître un trou noir.

Je ne pouvais rien voir, la lumière du jour ne tapait pas dans ce coin de la pièce, c’est pourquoi la télé avait été placée ici.

Je sortis donc mon téléphone, alluma le flash. Et je vis…

(À suivre ?)

Jaskiers

Demain est une autre nuit – Partie 2/2

Cette fois, Henry était décidé à trouver la raison de cette folie.

Assis sur son lit, il ne se sentit pas s’endormir.

Il se retrouvait une nouvelle fois dans son monde onirique, où il était encore une fois installé dans sa voiture-savon. Mais cette fois, au lieu de foncer à toute vitesse droit devant lui, il reculait.

Il accélérait en appuyant sur un simple bouton situé sur le tableau de bord. Mais il reculait, encore et encore. Il repassa par le voile qu’il avait brisé dans ses deux autres rêves, il quittait le territoire des lianes pour revenir sur une route vide et entourée de pâtures.

Un violent coup de volant involontaire et inattendu le fit le réveiller en sursaut.

Le réveil affichait 5 h 30.

Il essaya de se rappeler comment il avait pu s’endormir sans s’en rendre compte, assis sur le bord de son lit. Il venait de se réveiller emmitouflé dans ses draps.

5 h 31.

L’obscurité de la nuit commençait à peser sur son moral, autant que cette étrange situation. Il alluma sa table de chevet. Enfin un peu de lumière.

Henry se leva et se dirigea à sa fenêtre de chambre pour voir si des gens se trouvaient dans la même situation. Mais il doutait. Que feraient les voisins à la fenêtre ? Il tendit l’oreille, peut-être que quelqu’un crierait son désarroi et qu’ils pourraient se réunir ensemble pour trouver une solution. Mais le silence régnait en maître.

5 h 32.

Il décida de se laisser encore un peu le temps de réfléchir. L’homme décida de se couvrir. Le temps de mettre un léger veston, il était maintenant 5 h 33.

Il ouvrit les yeux, 5 h 30. Henry comprit. Il ne pouvait rester éveillé que trois minutes ! À 5 h 33 il replongeait dans un sommeil et se réveillait dans son lit à 5 h 30.

Ce doit être le pire cauchemar de ma vie, de l’existence du monde, de l’humanité ! Quand est-ce que je vais me réveiller… s’est ça ! Il faut que je me réveille ! Je sais, je sais, je vais sauter par la fenêtre ! Ça sera comme ces rêves où l’on tombe et on se réveille en sursautant.

5 h 31. Henry ouvrit la fenêtre. L’air frais de la nuit l’enveloppa et une pressente envie de retourner dans ses draps l’enveloppa. Il douta un temps de son idée, mais c’était selon lui le meilleur moyen de sortir de cette boucle cauchemardesque.

Il enjamba le rebord de la fenêtre, jeta un coup d’œil à son réveil : 5 h 32.

Il hésita encore quelques instants et sauta.

C’était exactement la sensation qu’Henry attendait. Mais au moment de l’impact, son réveil affichait 5 h 33.

Il se réveilla. La même heure, encore et, semble-t-il, toujours.

Sauf que cette fois, les chiffres s’affichant sur son réveil étaient de couleur bleue, et non rouge.

Pressentant qu’il avait fait avancer le mystère, il alluma sa lampe de chevet. Son simple lit deux place était devenu un lit à baldaquin.

L’homme se redressa, regarda le voile autour du lit.

On dirait le même voile que celui de mon rêve avec la voiture-savon…

La solution était peut-être derrière ce fin tissus. Il passa sa tête et ses épaules à travers et vit que les murs de sa nouvelle chambre étaient bleus. Aucun meuble, aucun tapis, rien que quatre murs d’un bleu intense, sans aucune fenêtre. Et une porte blanche immaculée.

Henry décida qu’il se devait de passer cette porte, il n’avait que ça à faire.

Machinalement, il jeta un coup d’œil à son réveil, 5 h 32.

Il se précipita vers la porte, l’ouvrit et se retrouva devant des centaines de ce qu’il pensait être des lianes, toutes pendaient depuis le plafond, droites, raides et traversant le sol.

Ces étranges lianes lui firent penser à cette théorie qu’il avait un jour découverte en voguant sur le net, la théorie des cordes.

Bien sûr il n’avait pas compris exactement cette théorie scientifique, mais il avait retenu l’idée principale : la matière et l’énergie étaient faites de minuscules cordes qui vibrent.

S’en se soucier des conséquences potentielles, il attrapa une corde, et non plus une liane comme il le pensait quelques secondes plus tôt, et décida de la mouvoir, voir de la casser, en pesant de tout son poids sur elle.

Tout commença à vibrer, comme un violent tremblement de terre, la pièce tourna sur elle-même, envoyant Henry cogner contre un mur.

Et la pièce continua à tourner de plus en plus vite. Lui se retrouva comme flottant au milieu de la pièce où les cordes avaient disparu.. Épargné quelque temps par cette folle farandole, son corps se mit à tourner lentement puis de plus en plus vite jusqu’à le faire s’évanouir.

Il se réveilla, il était 7 h 30. L’heure de se lever pour aller travailler.

FIN

Jaskiers