
D’ailleurs, ils emmenèrent leur confrontation dans les nuages. Tels des aigles, ils les transperçaient, se suivant l’un l’autre, à tour de rôle. Aucun d’eux ne semblait avoir pris l’ascendant l’un sur l’autre.
Le soleil faisait office de peintre, il colorait avec ses rayons les nuages, donnant à l’affrontement une dimension mythologique, deux sortes de phénix métalliques qui se livraient à un combat à mort.
Le Lézard suivit ce balai céleste de ses grands yeux, ne pouvant donner de prédictions sur un potentiel vainqueur. Celui qui gagnerait le remporterait sur une chose qu’aucune espèce n’avait réussi à dompter ; la chance.
Le Lézard échoué se sentit d’un coup inférieur à ses deux guerriers de l’air. Pourtant, il était un Lézard, jamais un humain n’avait descendu un avion reptilien, encore fallait-il que ces humains aient connaissance de l’existence de reptiles bipèdes, mesurant deux mètres cinquante en moyenne et dont les yeux recouvraient la majeure partie du visage.
Seuls quelques élus, quelques privilégiés de la race humaine connaissaient leur existence. Et les contact entre les deux espèces étaient extrêmement rares. Ces rencontres se déroulaient dans le plus grand secret et seulement des personnalités politiques se rencontraient.
Le Lézard ne savait pas ce qu’il ressortait de ces entretiens. Les deux espèces gardaient le secret de leur rencontre, seulement les hautes sphères politiques des deux races avaient accès aux résultats de ces échanges.
Dernièrement, les humains se menaient une terrible guerre entre eux. Le continent qu’ils appelaient l’Europe était le théâtre d’une guerre terrible. La Terre en tremblait tous les jours. Des milliers d’hommes mourraient en quelques minutes. Il y eut des réunions à ce sujet, demandées par les humains. Le Lézard se doutait bien que ces derniers demandaient le soutien reptilien pour avoir l’ascendant sur l’ennemi. Mais il était coutume que les reptiliens travaillent pour qu’une guerre n’éclate pas, que la paix prospère entre les humains. Ils se sentaient responsables de cette race vivante, car les Lézards leur étaient largement supérieurs. Physiquement, d’une part, mais aussi intellectuellement. Leur technologie était bien au-dessus de celle des humains. Et la société reptilienne vivait en paix depuis quelques milliers d’années. Ils avaient eut, eux aussi, leurs violentes guerres, mais ils avaient réussi à tout le temps trouver un terrain d’entente. Cela ne fut pas simple, mais les générations de celle de notre Lézard, ne connaissant que la paix, trouvaient l’idée de se faire la guerre entre eux invraisemblable.
Jaskiers

