Kurt Cobain écrivain ?

Interviewer : Tu mentionne la lecture. Appartiens-tu à cette nouvelle génération de groupes hardcore intellos qui s’inspirent de bouquin ?

Kurt Cobain : Je lisais beaucoup plus que maintenant. Certains livres m’ont marqué, mais je me base sur mes propres expériences, sur des histoires qui me sont arrivés ou que j’invente. Je me considère plutôt comme un écrivain – à ma manière et à mon échelle – au service de la musique.

-Interview par Renaud Montfourny fin 1991-

Source : Les Inrockuptibles : special Neverminds – Juin 2021 –

William Burroughs et Kurt Cobain

Est-si Kurt Cobain avait arrêté le rock pour l’écriture ?

D’un point de vue purement personnel, j’aurai pu le voir devenir un écrivain.

Il tenait un journal depuis très jeune, écrivait les paroles de ses chansons, idolâtrait le monument de la Beat Generation William Burroughs et était un avide lecteur.

Son journal intime, du moins une petite partie publiée, montre un certain talent et surtout beaucoup de chose à exprimer. Krist Novoselic dit dans le documentaire dédié à Kurt, Montage of Heck, que Cobain avait un incessant besoin de s’exprimer par l’art. L’écriture aurait pu être un excellent moyen pour Kurt de s’exprimer et de marquer encore plus de son empreinte sa génération sans s’exposer à la vie frénétique et usante de rockstar.

Dans sa lettre de suicide, il mentionne que performer sur scène ne lui procurait plus la sensation qu’il aimait tant. La musique, du moins performer sur scène, semblait avoir quitter son horizon artistique et ne plus contenter son besoin de s’exprimer.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Jim Morrison. Morrison est mort à Paris, mais que faisait-il dans la ville lumière , allait-il continuer la musique ?

Dans une de ses dernières interview, Jim mentionnait que faire du rock à 27 ans, c’était déjà trop vieux. Il semblait vouloir passer à autre chose. Il était un grand poète, son projet était, selon certains et aux vues des preuves réunies, qu’il voulait devenir écrivain.

Dans la ville lumière, ce n’était pas gagné. D’autant que les Doors n’était pas encore vraiment connus à cette époque en Europe. Ce n’était point la même époque qu’aujourd’hui où grâce à Internet, l’information circule à une vitesse ahurissante. Sa notoriété était à construire.

Accompagné de sa grande amie et cinéaste française Agnès Varda, l’objectif du frontman de The Doors était d’écrire, des poèmes et des romans. Entamer (ou continuer ?) un projet artistique qui semblait lui convenir parfaitement.

Jim Morrison et Agnès Varda

Malheureusement, nous savons comment la jeune vie de Jim a terminé.

Je trouve, comme écrit plus haut, des similitudes entre ces deux monstres de la musique américaine. Leurs vies, leurs démons, leurs arts, leurs personnalités semblent converger.

J’ai trouvé ce petit bout d’interview très intéressant dans Les Inrockuptibles spécial Nevermind. J’ai eu envie de le partagez et d’en parler un peu.

Kurt et son journal

Le lien est fait, deux poètes, deux amoureux de littérature (la chambre de Jim Morrison à Los Angeles était remplie de livres à tel point qu’on ne pouvait y circuler convenablement.)

Je suis persuadé que Kurt et Jim auraient pu produire des livres intéressants. Donnant aux lecteurs une dose de génie créatif, chacun à leurs manières. Apporter une nouveauté dans le monde littéraire américain voir mondial. Ils auraient apporté leur propre style et marquer de leur talent le monde littéraire américain. Du moins l’auraient-ils secoué !

Photo-montage trouvé sur Pinterest.

N’oublions pas qu’un certain Bob Dylan a remporté le prix Nobel de littérature !

Dylan, musicien et poète s’est avéré être un excellent écrivain, voir son autobiographie Chronique Volume I.

On ne peut que supposé les talents d’écrivain potentiel d’un Cobain. Je n’en doute pas personnellement.

Malheureusement, il n’y aura aucune réponse à cette question. Ou comme le chante Bob Dylan :

Jaskiers

New Notebook Alert !

Mon Moleskine ne me servant que 5 minutes par jours pour mon Daily Journaling (je préfère le terme anglais plutôt que français de : journal intime), il me fallait trouver une excuse un autre Notebook pour y écrire des choses ayant plus attraient à l’exercice de l’écriture, à des reflections, à des idées etc…La vérité c’est que je suis tombé sur se carnet et que j’ai craqué.

En cherchant un peu sur internet pour des notebooks qui changeaient un peu de l’ordinaire, je suis tombé sur celui là.

Si vous me suivez depuis longtemps, (merci d’ailleurs), vous savez l’influence qu’a eu Kurt Cobain sur ma vie et sur mon écriture. Je n’ai pas perdu de temps et l’ai commandé.

Je me retrouve donc avec ce Notebook, sans lignes, pages blanches et vierge de toute encre. Comme souvent, je vais avoir du remord à commencer à écrire dedans, puis ça passera, comme un paire de nouvelle chaussure, au début on y fait attention puis inconsciemment, on oublie qu’ils sont à nos pieds.

J’aime les carnets de notes, les notebooks, les journaux intimes depuis que j’ai lu celui de Cobain (qu’il me pardonne si il lit ces lignes). J’écris 5 minutes par jours dans mon Moleskine à propos de la veille. C’est personnel et c’est un exercice plus difficile que ça en a l’air ! Bien sur, j’aimerai que personne ne puisse le lire.

Je pense que j’utiliserai celui si comme je l’ai écris plus haut, pour ces idées qui passent dans votre tête, ces phrases, ces mots, ces rimes qui ne demandent qu’à être posés sur du papier avant de s’envoler dans le néant de nos cerveaux.

Je suis heureux de ma trouvaille, et si vous aussi, vous avez un carnet, un journal, j’aimerai savoir quel type, comment l’utilisez vous, à quelle fréquence etc… Et si comme moi, vous avez tendance à acheter de manière compulsive ces carnets, car ils vous attirent et que vous besoin de les sentir dans vos mains, de voir ces pages et de vous imaginer vider tout l’encre de votre stylo dedans.

Je ne sais pas vous, mais j’ai bien envie de siroter un petit Pennyroyal Tea dans ce Diner.

Un petit pensée pour Lubomír Tomik AKA Midian Poet, AKA Poet, et à une certaine Pandora B.

Jaskiers

Dead dream society | Poème |

Où êtes vous les hippies pourquoi nous avoir laissé tomber ?

Pour la menue monnaie.

Pensiez vous à nous ? Déjà mort-né ?

Peut-être l’avions nous pensés

Ces plaie ouvertes, seule nous devons les panser.

N’aviez qu’à protester.

Nous l’avons fais !

Et que s’est-il passé ?

Vous nous avez frappé.

Génération de fainéant, drogué faible et pleurnichard !

Comme vous vous l’étiez avant de plier genoux, avares !

Partez donc jeune insolent !

Pas avant de faire de votre monde du chiendent !

Jaskiers

Wild Horses par The Rolling Stones

Wild Horses par The Rolling Stones sur YouTube

Laissez moi accompagné votre écoute par un petit texte, écrit à la va-vite.

Il y a de cela plus de 10 ans.

Mon père se garé à côté d’une grande maison, perdu dans la campagne bourbonnaise. Des vieux amis à lui, qu’il m’a dis. Mais nous n’étions pas là pour leurs rendre visite. Nous avions besoin de passer à travers leurs champs, pour arriver à notre destination. En faite, nous étions venus pour pêcher. Le goujon.

La barrière du champs était « ouverte », plutôt qu’ouverture on devrais parler d’une petite faille dans le système de barbelé un peu archaïque, avec nos cannes à pêche, nos seaux, nos casse-croûtes, nos caisses à équipement, nos bottes et la gadoue, c’était sportif ! Nous aurions dis des trou-fions ayant déserté le champs de bataille pas couardise, déterminé à rentrer au bercail le plus vite possible.

Une fois dans l’immense champs, nous nous dirigions vers une petit rivière, qui prenait sa source dans l’Allier, enfin je crois.

Arrives à la limite du champs, ils nous fallait descendre une petite berge, assez abrupte, composée d’arbustes, de cailloux, de racines et de sable. Là aussi, c’était sportif, soit on tenez l’équilibre, soit on tomber sur le cul, et on se laissez glisser jusqu’à un petit banc de sable.

Arrivés sur notre petite bande de plage, la rivière ! Pas très profonde, heureusement d’ailleurs si vous voulez pêcher le goujon.

Après avoir préparé nos gaules, mis nos petits vers pour hameçons, réglé les plombs et la hauteur des bouchons, nous rentrâmes dans l’eau.

La rivière n’était pas large, pas profonde, mais son débit était assez surprenant. Nous marchions à contre-courant, avec mon père qui me disait de faire attention aux trous d’eaux qui avaient failli noyer un de mes oncles il y a quelque décennies de cela.

Marcher à contre-courant contre Mère nature est une petite expérience. Nous comprenions la force de celle-ci et les pièges qu’elles recélait.

Pour pêcher le goujon, il faut battre le fond de la rivière avec vos pieds. Faire du remous, cela les attirent. C’est une belle vision, de regarder à vos pieds l’eau clair devenir marrons, vos pieds sont comme entouré d’une épaisse fumée marron, dans l’eau ! Comme une petite éruption de poussière volcanique. Et puis vous sentez les petits poissons grouillez autour de vos mollets. Même avec mes bottes, ces petites créatures arrivaient à se faire remarquer.

Ma ligne lancée, un petit poisson ne perdit pas de temps pour mordre. À la vue de mon bouchon coulant, je redressais ma canne. Mon premier goujon de l’après-midi ! Ce ne sera pas le dernier.

Après avoir attrapé un de ces petits poissons, il vous faut la mettre dans la bourriche. Cela nécessite une certaine dextérité car le petit poisson est vif, une fois délicatement retiré de l’hameçon, le petit chenapan est glissant. Vos mains mouillées n’aidant pas !

Le soleil tapait, je ne suis pas du genre à mettre une casquette, je suis de ces gens qui ne supportent pas d’avoir quelque chose sur la tête.

Les arbres et leurs racines qui dépassent de la berge me faisaient penser à des gros serpents immobiles, se reposant dans le frais de la terre, pas loin, quelques roseaux se mouvaient aux grès des caprices du vent, je cherchais inconsciemment des coquillages sur les petits bancs de sables (il n’y en avait pas évidemment). Quelques oiseaux virevoltaient, leurs ombres se reflétaient sur les eaux de la rivière de manière saccadée à cause des ondulations de l’eau. Se reflétait aussi le soleil dans la rivière maintenant mouvementée à cause de cette danse rituelle bizarre pour attirer les poissons. Des libellules bleutées ou vertes, dont les corps longitudinal rayonnés au soleil comme si elles avaient été polis, tournoyaient avec cette légèreté qui me fais encore penser à des hélicoptères, des mouches venants se poser sur votre visage le temps d’une seconde avant d’être chassées par un mouvement brusque de l’une de votre mains, le bruit de l’eau s’écoulant tout autour de vous, qui percute des petits rochers, l’odeur de l’herbe mouillée, de votre transpiration, du poisson, des arbres, ces géants qui semblent vouloir garder pour eux seuls le secret de cette rivière des yeux humains.

Moi, je savais que j’allai ressortir bronzé de cette pêche. Et que le soir arrivé, ma grand-mère préparerait les goujons, comme elle en avait le secret, avec du sel et du beurre. Je mangerai le fruit de notre labeur en moins de 10 minutes. Et je serai heureux de cette journée.

Deux heures passèrent, nous avions eu une pêche décente, parfois, même en faisant le plus de battage possible dans l’eau, rien ou peu ne mordait. Mais c’était un jour prolifique ! Il fallait maintenant rebrousser chemin, mettre les poissons en sécurité, replier et ranger le matériel.

Remonter la berge était une petite bataille réservé par Mère nature. Il faut payer de sa personne pour prendre quelque chose d’elle. S’accrocher à une racine, mettre son pied sur une pierre en priant que cette dernière soit bien encastrées dans la terre, s’accrocher à une touffe d’herbe, planter la pointe des pieds, presque comme un alpiniste.

Après maints efforts, nous y sommes arrivés, non sans nous être décoré d’un peu de crasse et écorché les genoux. Le soleil avait déjà commencé son déclin, il nous fallait retraverser le champs.

C’est en contant notre pêche que je sentis le sol vibrer sous mes pas. J’ai pensé à un tremblement de terre, bien que je sache qu’en France, les plaques tectoniques n’étaient pas vraiment actives, merci à nos chaînes de montagnes !

Il me fallut tourner la tête pour voir 6 cheveux, certains noirs, d’autres marrons, galloper dans notre direction.

Cher(e) lecteur/lectrice, je n’avais jamais vu de chevaux galloper, encore moins sentis la puissance de leurs muscles et de leurs sabots marteler le sol, ni le bruit que fait leurs courses, comme un grondement constant d’un orage qui approche.

J’étais fasciné autant qu’effrayer ! Mon père sûrement de même, car nous nous mîmes à courir, avec nos bras pleins de matériels, suants, les pieds dans l’herbe inégale et la boue. Une caméra nous aurait filmé, vous auriez vu deux guignols, les bras écartés, gueulant, à deux doigts de trébucher à chaque pas, les yeux pleins de peurs avec en arrière-plan, une bande de chevaux arrivant à pleine vitesse, leurs sabots arrachants des mottes d’herbes et de terres sans rien pour les arrêter.

La barrière menant au salut était loin, des matadors incongrus dans un immense pré avec comme Toro des immenses équidés. La bataille était perdue d’avance pour nous. Ils allaient nous rattraper, nous étions épuisés. D’un commun accord, nous nous arrêtâmes, regardant derrière nous ces chevaux sans cavalier.

Par chance ils s’arrêtèrent eux aussi ! Bien sur, ils n’étaient pas sauvages, comme dans la chanson, ils étaient juste curieux de voir deux blancs becs sur leurs territoires. Ils nous regardaient, un ou deux hennissaient comme pour dire : « Hey les mecs, c’est juste deux humains qui sentent le poisson, retournons brouter, le dernier arrivé est un âne bâté ! »

Nous avancions maintenant en marche arrière, une question me taraudait l’esprit, je dis donc à mon père :

« – Tu savais qu’ils avaient des chevaux tes amis ?

⁃ Nan ! Ils ne m’en avaient jamais parlés !

⁃ Comment on a fais pour ne pas les voir à l’aller ?

⁃ J’y connais rien aux chevaux !

⁃ Moi non plus figure toi ! ».

Nous arrivâmes finalement à destination, la barrière, plutôt des barbelés, fixés à des poteaux de bois plutôt rudimentaires.

« – Hey pa’, si les chevaux le voulaient, ils pourraient facilement passer à travers ces barrières, ils ont pas peur tes amis ?!

⁃ Ils bougent plus, les bêtes savent ce qui est bon pour eux, ils ne sortiront pas à l’aventure comme ça.

⁃ En tous cas, ils feraient de bon chiens de garde !

⁃ Ou des bons gardes-pêches ! »

Une fois rangé le matériel et notre pêche dans le coffre, nous fîmes demi-tour, en étant, bien sûr, à deux doigts de nous embourber en faisant marche arrière avec notre petite voiture pas du tout tout-terrain. Je savais que les chevaux nous regardaient et se disaient : « Mais quelle chose bizarre que ces humains ! ».

Pourquoi cette histoire ?

Le titre de la musique : Wild Horses en français, chevaux sauvages. Et ces paroles sur la douleur d’une rupture avec un être aimé. Et ces dures paroles :

Wild horses

Couldn’t drag me away

Wild, wild horses

Couldn’t drag me away

I watched you suffer

A dull aching pain

Now you’ve decided

To show me the same

No sweeping exit

Or offstage lines

Could make me feel bitter

Or treat you unkind

Je dédie se texte à mon père. Et me permet un petit clin d’œil a la magnifique nouvelle d’Hemingway : La grande rivière au cœur double qui m’a inspiré pour écrire cette histoire vraie.

Jaskiers

Have You Ever Seen The Rain par Creedance Clearwater Revival

Have You Ever Seen The Rain par Creedance Clearwater Revival sur YouTube

Nous sommes en 1971, quelque part au Vietnam du Sud.

De retour d’une patrouille en pleine jungle qui a tourné au vinaigre, vous avez gagné le droit à un peu de repos à l’arrière.

Vous n’êtes sûrement pas loin de Saigon, certains frères d’armes y sont partis pour s’amuser, filles de joies, opium, herbe et LCD, les boys l’ont bien mérités comme l’a dis votre vieux commandant.

Vous ? Vous avez besoin d’un peu de repos, allongé sur la première chose qui vous semblez confortable. Ou plutôt affalé. La nuit ne vous a pas apaisé. Toutes ces foutues scènes d’horreurs vous reviennent en mémoire. Et les fameux « et si ». Ça vous détruit un homme autant qu’une balle en pleine tête. Ou presque.

Un gars dans la tente allume sa radio. Un type y gueule « Goooooood mooorning Vietnam ! ». Il a l’air sympa se type à la radio. Vous ne savez pas ce qu’il fume pour être d’aussi bonne humeur le matin. Ou peut-être est-ce comme ça pour ceux qui ne cauchemardent pas, qui n’ont pas cette fièvre qui s’allonge sur vous à la fin d’une méchante escarmouche et vous tiens compagnie jusqu’aux petit matin comme une fidèle amante.

Il lance une chanson. La mélodie est entraînante. Presque douce. La voix du chanteur est nasillarde, il semble la pousser aussi fort qu’il peut, c’est à dire pas beaucoup. Vous l’avez déjà entendu se type, se groupe, chanter à propos d’un fils malchanceux ou un truc comme ça.

Là, il vous demande si vous avez déjà vue la pluie tomber un jour ensoleillé.

« Oh que oui » vous avez envie de lui dire. De la pluie orange même. Même une pluie de feu. Vous aimerez bien lui dire de venir voir par lui même, mais qui voudrai venir ici ? À par les couillons « draftés » comme toi et ces têtes brûlées avec leurs appareils photos qui s’embarquent avec vous aussi tranquillement qu’une mouche se pose sur la merde.

La vraie pluie ici au Vietnam, vous avez envie de lui dire, quand elle tombe, elle ne fait pas semblant la garce ! On appelle ça la mousson. Enfin elle rafraîchie. Comme une gaze, imbibée d’onguent qui pue, qui se pose sur votre chair rougeâtre, parfois noircie et brûlante. Tellement froide cette gaze que quant elle se pose au contact de votre moignon, vous pourriez penser y voir de la fumée sortir. Et puis elle disparaît sous le bandage.

Ah oui, vous avez perdu une jambe.

Ça sera bientôt le retour au pays.

Ça gronde sévère là-bas aussi, à la maison. Comme la tempête dans la musique qui passe dans vos oreille tel un mirage. Elle est trop courte cette musique. Trop longue cette guerre.

Vous n’avez rien demandé vous. Les Vietnamiens ne vous ont jamais rien fais de mal. Mais c’était la loi. De retour au pays, vous savez que deux clans vous attends, ceux qui pensent que vous avez fais votre devoir et ceux qui pensent que vous êtes un bourreau de plus.

Pour être franc vous n’en savez rien. Vous voulez juste la paix. Vous êtes fatigué.

Il fait chier cet animateur radio… Pourquoi il a pas mis se Hendrix avec sa guitare bourrée de LSD ?

Votre pied commence à vous faire mal, même si se dernier est quelque part dans la jungle, à des centaines de kilomètres de votre jambe. Vous ressentez une douleur… une douleur fantôme.

Vous avez envie d’entendre la pluie, la fraîcheur oui, la pluie vous berce, son rythme vous hypnotise. Se concentrer sur autre chose que la douleur lancinante, qui vous élance à chaque battements de votre cœur. Finalement, cette musique n’était pas si mal…

I want to know,
Have you ever seen the rain
I want to know,
Have you ever seen the rain
Comin’ down on a sunny day ?

Jaskiers

Our house par Crosby, Still, Nash and Young

Our House par Crosby, Still, Nash and Young sur YouTube

Nous sommes en 1970, un autre monde de nos jours.

Les cheveux sont longs, on combat la guerre par l’amour. La douleur par drogue. La société par la musique.

Le trio Crosby, Stills et Nash est rejoint par un jeune virtuose de la poésie et de la guitare, un certain Neil Young, grand, maigre, cheveux long. Ils sortiront de leur collaboration un magnifique album.

Cette chanson, dans laquelle vous vous plongez, nécessite que vous fermiez les yeux et écoutiez leurs harmonies accompagné de leurs guitares et leurs paroles.

Tout va bien, vous êtes avec l’être que vous aimez, dans une maison parfaite pour vous et vos deux chats qui se prélassent dans le jardin. Vous avez allumé le feu dans la cheminé, des fleurs sont posées par votre âme sœur dans un vase, tout neuf. Après tant de déboire, vous êtes heureux, donc vous chantez.

J’espère que vous apprécierez. Je vous conseil vivement de découvrir Crosby, Still, Nash qui formaient un groupe appelé… Crosby Still and Nash !

Pendant quelques temps, un jeune musicien surnommé The Loner, le solitaire en français, Neil Young, les rejoindra pour ajouter sa voix à la leur. Magie de la musique.

D’une époque où la jeunesse proclamait l’amour contre la haine.

Malheureusement, cette jeunesse a vite retournée sa veste, laissant les futures générations dans la confusion. Encore aujourd’hui…

Our house is a very, very, very fine house

With two cats in the yard

Life used to be so hard

Now everything is easy ’cause of you

Petite anecdote : Neil Young a dit que Kurt Cobain n’était pas juste le meilleur, mais le meilleur de tous les temps.

Jaskiers

Far From Any Road par The Handsome Family

The handsome family

Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé de musique avec vous. Je vous présente donc :

Far From Any Road – The Handsome Family (sur YouTube)

Cette musique est spéciale pour moi, car c’est celle du générique de la saison 1 de True detective, l’une des meilleurs séries que j’ai vu. Je n’ai pas vu la saison 2. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être car je ne pense pas que l’on peux battre le duo Matthew McConaughey – Woody Harrelson. Leurs complicités, leurs énormes talents et leurs longues amitié dans la vraie vie en font une série incroyable.

Regardez déjà l’esthétique du générique, et cette magnifique musique, je pense que l’on pourrais appeler cette musique de Folk ? Doit-on définir le genre d’une musique obligatoirement ? Je pense que non, du moment que nous l’aimons et qu’elle nous donne ces fameux frissons !

En tous cas, les paroles sont enivrantes, mystérieuses, poétique et la mélodie accompagnée d’instruments qui n’ont que rarement dévoilés leurs magies à mes oreilles en font une musique très spéciale pour moi, car liée à une de mes séries préférées.

J’espère que vous aimerez, je vous conseil aussi la saison 1 de True Detective et si vous l’avez déjà vu, je vous conseil une tout autre série, sur laquelle j’écrirai peut-être un jour un article, j’ai nommé The OA. Là encore, la saison 1 est magique, la deuxième m’a moins plus.

Bonne écoute (et bon visionnage si vous décidez de regarder ces séries) !

Jaskiers

J’approche doucement mais sûrement de mes 27 ans et…

Dont expect me to die for thee.

27 ans, c’est l’âge où beaucoup de mes héros ont disparus.

Cobain, Morrison, Joplin, Hendrix.

J’ai découvert sur le tard Morrison, disons vers 20 ans. De même pour Janis Joplin et Hendrix. J’ai même appris la guitare seul dans l’espoir que cela m’aiderai à m’occuper l’esprit, ne pas trop réfléchir. J’ai vite progresser, je n’avais qu’une guitare sèche ce qui limitait pas mal l’univers musical que je voulais réinterpréter. Mais je pouvais (j’ai arrêté il y a 3 ans après ma dépression aiguë) jouer Smell like teen spirit, et la cover Nirvana de The men who sold the world et quelques autres passages de morceaux divers. Ceux qui son guitariste me diront que ce n’est pas grand chose mais en 1 ans de pratique sans professeur, je crois que c’est plutôt pas mal.

J’ai lu deux superbes biographies, une sur Jimi Hendrix et une autre sur Jim Morrison, toutes les deux des éditions Folio. Je vous les conseils.

Le film Feast of friends réalisé par Morrison est pas mal mais Jim n’as jamais eu vraiment le temps de le finir ni de le peaufiner.

Vient maintenant le cœur de l’article. Nirvana, que j’écoute je pense depuis mes 11 ans. À l’époque, je n’avais pas internet, juste un vieux CD de Nevermind. Ce que je savais de Kurt et ses acolytes venait des grands du collège qui arboraient avec fierté des patchs au Nirvana, de Slipknot, de Korn. Des jeunes gens qui bien que gentils ne se laissaient pas faire et préféraient rester en groupe. J’ai souvent été ami avec des gens plus âgé. J’ai passé la plupart de mon enfance en cité, et en cité, on apprend des grands.

Et puis j’ai perdu mon grand frère. Il avait 18 ans. Il aurait eu 34 ans aujourd’hui. Il était mon héros. L’homme le plus important de ma vie, mon modèle, était parti. Brusquement, sans dire au revoir. Les meilleurs partent les premiers comme dirait l’autre mais plus j’y pense, plus j’y crois. Ça pue sacrément les excréments de vaches si vous lisez ça à 80 printemps. (Je plaisante bien sur.)

Je pensais mourrir à mes 18 ans comme mon frère, vivre plus longtemps aurait été le trahir. Mais les années sont passés foutrement vites et me passer la corde au cou, me foutre sous un train, m’ouvrir les veines, c’était beaucoup trop dur à faire pour moi. On peux penser ce que l’on veut du suicide. Je ne l’encourage pas. Certains disent que c’est lâche, je ne débattrai pas là dessus, mais passer à l’acte, vous enlevez votre propre vie, c’est pas si facile que ça. Il doit y avoir le côté reptilien, primaire, au fond de nous qui bombarde notre cerveau de je ne sais quelle matière chimique pour vous en empêcher. Dans ce cas pourquoi pas les médicaments et l’alcool ? C’est casse gueule l’ami. J’en ai vu beaucoup, en faite tous, se rater. Ratage signifie hôpital psychiatrique, et un séjour là-bas les ami(e)s, c’est peut-être ce que vous avez besoin pour, qu’une fois sortie vous preniez un flingue et le mettez dans la bouche. Là encore vous pouvez vous rater, l’instinct de survie, paraît-il, ferait que par réflexe de conservation la main peut dévier le pistolet au moment où vous appuyez sur la gâchette. Vous retrouvez défiguré dans un hôpital psychiatrique. Aucun moyen de partir. À part peut-être avec l’aide d’un Jack Nicholson, et encore.

Putain qu’elle tangante j’ai prise cher lecteur, toujours est-il qu’à 18 ans, j’étais occupé à me saouler tous les week ends, à faire les 400 coups, trouver des remèdes contre la gueule de bois (jamais vraiment trouver, je peux la réduire mais pas la faire disparaître), conquêtes amoureuses qui ne mèneront strictement nul part, car j’étais un connard il faut le dire.

Passé le cap de ces 18 ans, il me fallait un autre héros. Je suis revenu à Nirvana. Avec internet, j’en avais déjà appris un peu plus sur Cobain, Krist et Dave. Quand l’argent a commencé à rentrer, j’ai cassé ma tirelire, acheté les CD qu’ils me manquaient. Puis est arrivé « Montage of Heck » que j’ai acheté. Dvd et livre. Et l’attachement à un nouveau héros s’est fait naturellement.

Cobain, était loin d’être juste un Junkie suicidaire que le premier venu qui n’écoute et ne connaît que Smell Like Teen Spirit aime à la dire. J’ai découvert quelqu’un qui pouvait remplacer mon frère. Mon frère et Cobain sont différents sur beaucoup de plan. En faite totalement. Ce n’est pas parce que j’ai pris Cobain pour héros que je me suis mis à l’héroïne, la coke. La seule « drogue » que j’ai pris était du Shit, que je déteste, et de la Marijuana que je porte plus dans mon cœur même si le conditionnement dans lequel j’ai grandit, c’est à dire drogue = prison, m’a empêché de trop en consommer. Cela fait peut-être 5 ans que je n’en ai pas fumer et je n’étais vraiment pas un gros consommateur, du tout. Ça, et surtout l’alcool les week-ends, a été remplacé par le Xanax et les antis-dépresseurs. Le xanax c’est légale, l’herbe non. Allez savoir pourquoi.

Cobain et Burroughs dans le jardin de ce dernier.

J’ai ouvert du William S. Burroughs grâce à Kurt. Allen étant l’écrivain préféré de de Cobain.

Burroughs et Cobain dans la maison de William.

Burroughs m’a ouvert les portes de la Beat Génération, Kerouac et tous le gang. Les portes de la littérature américaine se sont ouverte, les unes après les autres, toujours un nouveau livre à me procurer. Qu’est ce que j’ai lu. On dirait pas hein ? Mais je vous promet que j’ai dépensé des milliers d’euros en livre. Mon bureau de travail était rempli de bouquin comme l’était la chambre de Morrison.

Burroughs et Cobain.

Les années ont finalement passées, avec d’autres événements et drames que j’ai déjà conté précédemment sur le blog, et j’arrive à 27 ans dans quelques jours. J’ai laissé mon frangin sur le bord de la route en restant en vie tout se temps. Il me manque et le deuil n’est toujours pas fait.

Passé les 27 ans dans quelques semaines, j’aurai Cobain dans ma tête. Pourrais-je encore écouter sa musique, son travail ? Dive, Plateau, Scentless apprentice, The men who sold the world, Polly, Pennyroyal Tea, Jesus doesn’t want me for a sunbeam, Dumb, Lake of fire, All apologies, Radio Frendly Unit Shapeshifter, Lithium, Stay away, Something in the way, Breed, Aneurysm, School, About a girl, Been a son, The money will roll right in, D-7, Territorial Pissing… (Pour les puristes, je sais qu’il y a beaucoup de covers, notamment The Vaselines, ne me brûlé pas dans les commentaires…)

Kurt restera dans chacun de mes écrits, c’est à cause de lui que j’écris. Kurt tenait des journaux intimes, on appellerai ça Scrapbook si vous étiez une influenceuse Instagram trop fashionnable aujourd’hui. Un de ses journaux intimes est en vente, disponible partout. Je l’ai lu, j’ai décidé de faire pareil, ça va faire 7 ans que je tiens un journal intime, 5 minutes d’écritures après la cigarette du matin (je sais fumer c’est mal.) Un moment pour moi.

Je n’aimerai pas que quiconque lise mes journaux, je présume que pour Kurt, ce serait pareil… Je me suis sentie comme un voyeur, mais en même temps ça m’a donné envie d’écrire. Une thérapie. Il m’a ouvert un monde que je ne pensais jamais ouvrir. Pour compenser cette gêne d’avoir lu son journal, je n’ai jamais lu entièrement sa lettre de suicide.

Si vous auriez dis au moi de 15 ans, que dans 10 ans je lirai 3 heures par jours en moyenne avec l’envie d’écrire aussi. Cet ado de 15 ans vous aurait regardé avec des yeux ronds et serait retourné jouer à la console.

Mais ceci est comme cela.

Je ne me butterai pas à 27 ans. M’étant trouvé un Hemingway comme nouvel héros. De Kurt Cobain (et grâce à) je suis passé à Hemingway. Deux hommes que presque tout opposent, quoique…

Lui s’est tiré une balle a 61 ans. J’ai le temps de voir venir. J’aurai bien choisis un Abel Tesfaye, AKA The Weeknd, mais il n’est pas mort, Dieu merci qu’il le garde le plus longtemps possible avec nous.

J’avais écouté un neuro physicien dire que 27 ans était un âge pivot dans une vie. Une histoire de passage de l’enfant à adulte ou quelque chose de se genre. Un truc qui se passerai dans le cerveau (tous ce passe dans le cerveau à bien y regarder). Je prends cette information avec précaution, le type a sorti ça et d’une certaine manière je me suis dit qu’il n’avait peut-être pas tord. Mais tous le monde peut s’autoproclamer médecin sur internet.

J’ai qu’un vieil article tout pourri bourré de faute et mal organisé pour rendre un hommage à mon frangin le jour de son anniversaire.

Mais s’est Punk ça non ? Qu’elle était gênante cette question, j’ai honte de moi, je deviens vieux tout doucement. C’est moche.

L’art permet à beaucoup de personne de s’accrocher à la vie et de lui donner parfois un sens. En tous cas pour moi.

Et dire que Cobain détestait être un Role-Model…

Want’s some help, help myself.

P.S. : même si j’ai parlé de suicide, je ne vais PAS me suicider. Le travail que j’ai fais et que je fais encore sur moi même m’a éloigné définitivement de cette perspective d’avenir. Si on peux appeler ça une perspective. Si vous avez des idées suicidaires ou connaissez un proche à la limite de passer à l’acte, voici un numéro d’urgence : 0800 23 52 36.

Jaskiers

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash

Pauvre Bob qui reçoit une bonne grosse tape de Johnny Cash sur le torse !

Girl from the North Country – Bob Dylan featuring Johnny Cash sur YouTube

Un magnifique « Folk Song » interprété par deux légendes de la musique américaine. Bob Dylan le vagabond avec Johnny Cash, l’ex-tollard ! Magie et douceur de la folk (country ?) américaine !

J’espère que vous apprécierez ces deux hommes en duo !

Je dédicace cette article à můj přítel Midian Poet !

So, if you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
She once was a true love of mine

Jaskiers

C’est dimanche, c’est Bob Dylan, The Original Vagabond !

J’aurai pu y penser avant ! Voici du Bob Dylan, un des plus grands poètes de notre époque, ce n’est pas que moi qui le dis, Sir Elton John l’avoue aussi !

J’espère que vous aimerez les citations du vagabond, le prix Nobel de littérature, l’éternel rebelle qui ne l’avoue pas ! Mais tu l’es Bob, avec ta guitare (sèche ou électrique), ton harmonica et ta tignasse !

Passez un agréable dimanche (confiné ? Moi oui…)

Jaskiers